Archive for the Daredevil Category

Charles Soule et Ron Garney – Daredevil, Un témoin gênant (Tome 1)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Daredevil, Panini, Séries, [Avec super-héros], [DL 2016], [En cours] with tags on 9 décembre 2016 by Yvan

Back in black !

Charles Soule et Ron Garney – Daredevil, Un témoin gênant (Tome 1)Etant grand fan de Daredevil, je suis prêt à le manger à toutes les sauces. Peu importe le label (Noir, All-New Marvel Now, All-New All-Different Marvel, etc), je suis donc preneur!

En plus, comme je n’étais pas spécialement fan du déménagement de Daredevil à San Francisco lors du reboot All-New Marvel Now, signé Mark Waid et Chris Samnee, je salue ce retour « back in black » du Diable de Hell’s Kitchen. Attention, les histoires proposées par Mark Waid et Chris Samnee étaient loin d’être mauvaises, mais j’avais du mal avec cette délocalisation qui dénaturait un peu ce héros qui portait du coup très mal son surnom de Diable de Hell’s Kitchen. Cette quatrième saga marquée par un ton plus léger et une ambiance moins sombre par rapports aux runs de Frank Miller, Bendis ou Ed Brubaker proposait en effet un Daredevil beaucoup plus positif, sans parler du décor beaucoup plus ensoleillé de Californie par rapport à l’ambiance sombre et pluvieuse d’Hell’s Kitchen ou de sa relation truffée d’humour avec Kirsten McDuffie.

Ce tome qui reprend les épisodes #1 à #5 de cette nouvelle saga écrite par Charles Soule (Letter 44) et dessinée par Ron Garney (Men of Wrath), ainsi que l’épisode « All-New, All-Different Marvel Point One 1 », se déroule au lendemain du crossover « Secret Wars » et a tout simplement balayé d’un revers de la main l’entièreté du run de Marc Waid. Marvel n’en est bien évidemment pas à sa première pirouette du genre, mais il faut dire que c’est une gomme grand format qu’ils sortent de leur tiroir pour effacer le passage Californien de notre ami. Abracadabra et hop, plus personne ne se souvient que Matt Murdock avait révélé son identité secrète en plein tribunal car la mémoire de tout le monde a été effacée (ben quoi ?). Ah, et il n’est plus radié du barreau de New York non plus et peut donc à nouveau exercer son métier (génial non ?). Sa copine ? Et bien, elle a tout simplement disparu du paysage (Une de perdue…). Paysage qui se veut d’ailleurs à nouveau plus ombre puisque notre ami arpente de nouveau les rues de New York et n’a plus de soucis à se faire concernant sa double identité. Voilà qui est de la balle !

Malgré cette mise en place abracadabrantesque, le plaisir de lecture est néanmoins au rendez-vous. J’adore cette ambiance plus crasseuse et ce héros plus torturé qui nous revient d’ailleurs dans un costume noir, question d’immédiatement souligner le ton à nouveau plus sombre de cette nouvelle saga. L’autre bonne surprise est qu’il n’est plus avocat, mais procureur, ce qui lui permet également de poursuivre les méchants de jour au lieu de s’amuser à les défendre.

Mais le point que j’ai sans doute le plus apprécié est la présence d’un apprenti. Lui qui a toujours arpenté les rues d’Hells Kitchen en solo, se retrouve en effet associé à Samuel Chung, alias Blindspot, un jeune sans papier chinois qui s’est crée un costume qui lui permet de devenir invisible. Bon, il faut certes passer outre le fait que le garçon parvient à développer un tel costume fonctionnant sur des bêtes piles disponibles en grande surface, mais ce gamin ayant également comme idéal de protégé son quartier, China Town, s’avère néanmoins la meilleure trouvaille de cet album.

Et le méchant me direz-vous (car il faut forcément un vilain) ? Bon, le type ne casse pas trois pattes à un canard niveau originalité et il risque de vous énerver un peu car vous ne pourrez pas vous empêcher de compter ses doigts chaque fois qu’il apparaît, mais il fait finalement parfaitement l’affaire lors de ce premier volet. De plus, ce meneur de secte surnommé Dix-Doigts (je vous laisse deviner pourquoi) permet également de ramener « La Main » dans l’équation, ce qui est finalement assez sympa, car cela faisait assez longtemps qu’on n’avait plus eu droit à une bonne dose de ninjas !

Reste à parler du dessin, qui est franchement nickel. Le dessin de Ron Garney m’avait déjà bien plu sur « Men of Wrath » et la colorisation sombre et délicieusement crasseuse de Matt Milla contribue également à ramener enfin cette série là où elle doit se trouver : du côté obscur de la force et pas sous le soleil de Californie !

He’s back in black !

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top comics de l’année !

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Greg Rucka et Salvador Larroca – Ultimate Daredevil et Elektra, La part du Diable

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Daredevil, Deluxe, Greg Rucka, Intégrales, Panini, [Avec super-héros], [DL 2016] with tags on 19 août 2016 by Yvan

Les origines « Ultimates » de la redoutable ninja grecque !

Greg Rucka et Salvador Larroca - Ultimate Daredevil et Elektra, La part du DiableÀ l’université de Colombia, la jeune Elektra Natchios fait la connaissance de sa colocataire Phoebe McAllister. En se rendant en cours, les deux tombent sur une étudiante qui se fait importuner par Trey Langstrom. Douée en arts martiaux et n’ayant pas l’intention de laisser un gosse de riche dicter la loi sur le campus, Elektra intervient… même si elle devra visiblement assumer ce choix par la suite. Le seul garçon qui parvient à l’impressionner est un certain Matt Murdock, qui effectue des prouesses aux barres asymétriques en salle de gym… et qui s’avère de surcroît aveugle.

À l’instar des autres séries de l’univers Ultimate Marvel, Ultimate Daredevil & Elektra propose une version modernisée des personnages, visant à conquérir un jeune public parfois rebuté par quarante ans de continuité. Cette revisite imaginée par Greg Rucka et mise en images par Salvador Larroca ramène le lecteur aux débuts du binôme, alors qu’ils passent encore la plupart de leur temps sur les bancs de la fac. Les couvertures sont à ce titre assez trompeuses, car Elektra Natchios ne mène pas encore une carrière d’assassin et Matt Murdock n’est pas encore un justicier (et ne porte même jamais son célèbre costume rouge dans ce tome). Ce dernier est d’ailleurs plus à considérer comme un personnage secondaire servant principalement à souligner les mauvais choix effectués par une Elektra qui se dirige progressivement vers le côté obscur de la force.

Si le récit se concentre principalement sur les origines d’Elektra, omettant même de revenir sur la provenance des pouvoirs de Matt, il ne met pas en avant le côté super-héroïque des protagonistes, mais privilégie les relations humaines. Du coup de foudre entre Elektra et Matt aux rapports entretenus avec leurs amis de faculté, en passant par la famille d’Elektra ou sa Sensei, Greg Rucka ne livre pas forcément une relecture très ambitieuse, mais elle n’en demeure pas moins agréable à lire. Au niveau de l’intrigue, il faut attendre l’arrivée de Wilson Fisk et de Bulleye (renommé Pointdexter) pour avoir un peu de piment, car le fils à papa qui maltraite les étudiantes s’avère être un peu trop léger/banal dans le rôle du vilain. Graphiquement, par contre, il n’y pas grand-chose à redire à la prestation de Salvador Larroca, qui installe un environnement très réaliste, tout en offrant un dessin particulièrement lisible.

Un récit qui n’arrive forcément pas à la cheville du travail de Frank Miller sur ce personnage qu’il créa au début des années 80 lors de son run mythique sur Daredevil, mais qui devrait tout de même ravir les néophytes qui désirent en apprendre plus sur « la » genèse de cette redoutable ninja grecque.

David Hine et Michael Gaydos – Daredevil, Redemption

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Daredevil, One-shots, Panini, [Avec super-héros], [DL 2016] with tags on 6 avril 2016 by Yvan

Un thriller classique, centré sur Matt Murdock !

David Hine et Michael Gaydos – Daredevil, RedemptionCette mini-série en six épisodes datant de 2015, écrite par David Hine et dessinée par Michael Gaydos, aura mis du temps à être éditée en français. C’est bizarre car, malgré un récit assez classique, la qualité est au rendez-vous.

Bon, à la base, je ne suis pourtant pas fan d’histoires qui s’amusent à sortir mes héros préférés de leur environnement habituel. Si ça ne tenait qu’à moi, Batman resterait donc à Gotham et le Diable de Hell’s Kitchen… et bien forcément dans les rues sombres d’Hell’s Kitchen ! En envoyant Matt Murdock à Redemption Valley, en Alabama, afin d’y défendre un jeune homme accusé d’avoir tué un petit garçon, David Hine prend néanmoins le risque de changer de décor. Il a heureusement la bonne idée de se concentrer sur Matt Murdock dans son rôle d’avocat, ne sortant le déguisement de Daredevil qu’à de rares occasions. Le lecteur n’a donc pas vraiment droit à un récit de super-héros, mais à l’histoire classique d’un type qui se fait accusé à tort dans un bled perdu des États-Unis parce qu’il est différent des autres membres de cette communauté fort croyante… où il ne fait pas bon d’être sataniste (comme le pauvre accusé) ou de se déguiser en Diable (comme son avocat). De plus, le scénariste fait preuve d’ingéniosité afin que notre ami aux sens ultra-développés ne puisse pas déceler si le jeune homme est coupable ou non.

Inspirée d’une histoire véridique, ce récit qui met l’accent sur Matt Murdock et qui emmène le lecteur dans un bled perdu qui dévoile progressivement ses secrets, ne déborde certes pas d’originalité, mais le scénariste parvient tout de même à livrer un récit prenant et efficace. De plus, la mise en images de Michael Gaydos, rehaussé par la colorisation experte de Lee Loughridge, s’avère plutôt réussie.

Un bon one-shot !

Mark Waid, Javier Rodriguez et Chris Samnee – Daredevil, Le diable au couvent (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Daredevil, Marvel Now, Panini, Séries, [Avec super-héros], [DL 2015], [En cours] with tags on 13 juillet 2015 by Yvan

Les origines du départ de la mère de Matt Murdock !

Mark Waid, Javier Rodriguez et Chris Samnee - Daredevil, Le diable au couvent (Tome 2)Ce tome qui reprend les épisodes #6 à #10 de cette quatrième saison de Daredevil poursuit donc les aventures du célèbre héros aveugle à San Francisco. Suite à sa radiation du barreau de New-York après avoir révélé son identité secrète en plein tribunal, notre ami avocat c’est en effet vu contraint d’aller exercer son métier ailleurs. Marvel a donc profité du déménagement de Matt Murdock pour renuméroter les épisodes et démarrer cette quatrième saga estampillée « All-New Marvel Now ».

Ce deuxième volet comprend deux arcs. Lors du premier, Mark Waid profite de l’event « Original Sin » de Jason Aaron pour faire ressurgir des souvenirs douloureux chez Matt Murdock. Il semblerait en effet que Jack « Batlin' » Murdock ne se contentait pas de frapper sur ses adversaires, mais qu’il serait également à l’origine du départ de la mère de Matt. Heureusement, grâce à Frank Miller on sait dorénavant que cette dernière a rejoint un couvent sous le nom de Soeur Maggie.

Excellent idée donc de Mark Waid, de profiter de ce cross-over pour aborder un sujet sensible, sauf qu’apparemment, Matt n’a pas choisi le bon moment pour mener cette enquête. Sa mère se retrouve en effet au beau milieu d’un conflit diplomatique avec le Wakanda. Du coup, cette intrigue délaisse un peu trop la piste de l’introspection au profit d’un récit capillo-tracté qui emmène Daredevil en Afrique pour y affronter la Panthère Noire, la sœur de T’Challa. L’histoire est loin d’être mauvaise, mais aurait pu être bien meilleure car l’idée de base est tout bonnement excellente !

Le second arc surfe également sur le thème de la famille en confrontant Daredevil à Zebediah Killgrave, alias L’Homme Pourpre. Cet ennemi détenant des pouvoirs d’auto-suggestion a en effet réuni ses cinq enfants cachés, qui détiennent les mêmes capacités que leur père. Une histoire qui se laisse lire…

Au final, le lecteur a donc droit à un bon album, même si je continue de regretter cette délocalisation qui dénature un peu ce héros qui porte dorénavant très mal son surnom de Diable de Hell’s Kitchen. Cette saga est marquée par un ton plus léger et une ambiance moins sombre par rapports aux runs de Frank Miller, Bendis ou Ed Brubaker. Daredevil est beaucoup plus positif et sa relation avec Kirsten est truffée d’humour, sans parler du décor beaucoup plus ensoleillé de Californie par rapport à l’ambiance sombre et pluvieuse d’Hell’s Kitchen. Le dessin légèrement rétro de Chris Samnee et la colorisation plus lumineuse collent d’ailleurs parfaitement à cette nouvelle ambiance qui a du mal à me séduire.

Mark Waid et Chris Samnee – Daredevil, Le Diable de Californie

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Daredevil, Marvel Now, Panini, Séries, [Avec super-héros], [DL 2015], [En cours] with tags on 9 avril 2015 by Yvan

Le Diable d’Hell’s Kitchen déménage !

Mark Waid et Chris Samnee - Daredevil, Le Diable de CalifornieLa série Daredevil n’aura pas échappée au reboot All-New Marvel Now, sauf qu’il ne s’agit pas vraiment d’une remise à zéro, mais de la suite directe de la troisième série. Mark Waid et Chris Samnee restent donc aux manettes de cette quatrième série qui profite du déménagement de Matt Murdock pour renuméroter les épisodes. Le seul petit hic de cet album qui reprend les épisodes #0.1 et #1 à #5 de cette « nouvelle » saga, est que Panini a omis de d’abord publier la précédente…

Cette troisième saga (que beaucoup n’auront donc pas lu) se concluait par la radiation du barreau de New York de Matt Murdock, après avoir révélé son identité secrète en plein tribunal. Cette décision a poussé l’avocat à émigrer à San Francisco en compagnie de son amie Kirsten McDuffie afin de pouvoir continuer à exercer son métier. L’album débute heureusement par un épisode introductif consacré au voyage vers la Californie avant de s’intéresser aux premiers pas de Daredevil dans son nouvel environnement.

Lors du voyage, Daredevil doit déjà affronter le Penseur Fou, tandis qu’une fois sur place, il se fait d’abord la main sur quelques petites frappes avant de devoir faire face au Suaire et au Hibou. Le fait que Max Coleridge est également aveugle apporte un petit plus à cette intrigue qui se déroule dans un nouveau décor auquel notre héros n’est pas encore habitué. Si ces affrontements permettent d’insérer une bonne dose d’action au scénario, il faut bien avouer que l’intrigue n’est pas vraiment très passionnante.

Ce qui est plus intéressant par contre, c’est l’acclimatation de notre héros qui prend progressivement ses marques dans cette nouvelle ville. Dorénavant, il collabore également ouvertement avec la police et doit apprendre à gérer ce statut public, tout en se faisant une place en tant que nouveau super-héros de San Francisco. Le dernier épisode, qui revient de manière émouvante sur la mort de son ancien associé Foggy Nelson, est également pas mal, même si la surprise que nous réservent les auteurs n’en est finalement pas une.

Cette saga est également marquée par un ton plus léger et une ambiance moins sombre par rapports aux runs de Frank Miller, Bendis ou Ed Brubaker. Daredevil est beaucoup plus positif et sa relation avec Kirsten est truffée d’humour, sans parler du décor beaucoup plus ensoleillé de Californie par rapport à l’ambiance sombre et pluvieuse d’Hell’s Kitchen. Le dessin légèrement rétro de Chris Samnee et la colorisation plus lumineuse collent d’ailleurs parfaitement à cette nouvelle ambiance. Le travail de Peter Krause sur l’épisode #0.1 est également très bon.

Le seul problème est que pour les lecteurs qui n’ont pas encore lu la troisième série, tous ses changements sont un peu trop brusques car ils ont raté l’évolution progressive des épisodes précédents. Je ne comprends donc pas trop ce choix éditorial de la part de Panini.

Brian Michael Bendis, David Mack, Klaus Janson, Bill Sienkiewicz et Alex Maleev – End of days (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian M Bendis, Comics, Daredevil, Diptyques, Panini, [Avec super-héros], [DL 2013] with tags , on 19 décembre 2013 by Yvan

Que signifie Mapone ?

Brian Michael Bendis, David Mack, Klaus Janson, Bill Sienkiewicz et Alex Maleev - End of days (Tome 2)En reprenant les épisodes #5 à #8 de la mini-série « End of Days », ce deuxième tome propose la conclusion de cette excellente saga que l’on aurait aimé voir publiée dans un format Deluxe au lieu de ces deux volumes 100%.

Le premier volet s’ouvrait sur le meurtre sanglant de Daredevil en pleine rue à Hell’s Kitchen et invitait ensuite à suivre l’enquête du journaliste Ben Urich, qui cherche à comprendre comment son ancien ami en est arrivé là. Après avoir interrogé Nick Fury, Frank Castle, Elektra, la Veuve Noire, Typhoid Mary et Echo, le célèbre journaliste du Daily Bugle continue de rassembler les pièces du puzzle qui ont conduit à la mort du protecteur de Hell’s Kitchen et espère trouver la signification de « Mapone », le dernier mot que l’Homme Sans Peur a prononcé juste avant d’être massacré par Bullseye. D’un ancien vilain nommé Bushwaker à l’ancien Gladiateur Melvin Potter, Ben Urich continue de questionner ceux qui ont connu Matt Murdock, permettant ainsi à Brian Michael Bendis et David Mack de rendre un hommage vibrant à l’histoire de Daredevil.

À l’image du ton désabusé et cynique du narrateur, cette histoire qui se déroule des années après la continuité actuelle dépeint une société peu reluisante où les héros n’ont plus vraiment leur place. Au fil des pages, cette saga qui se déroule après la mort de Daredevil, installe un univers sombre et pessimiste et lève progressivement le voile sur les mystères qui entourent cette fin tragique. Si l’enquête est parfaitement ficelée, le dessin signé Klaus Janson, David Mack, Bill Sienkiewicz et Alex Maleev s’installe immédiatement au diapason de cette tragédie à l’ambiance polar noir. Des illustrations de Klaus Janson à l’encrage de Bill Sienkiewicz, en passant par les couvertures mortelles d’Alex Maleev, cet ouvrage est visuellement époustouflant.

Accessible aux néophytes, incontournable pour les fans de l’Homme Sans Peur et indispensable dans chaque collection de comics qui se respecte, il est quasiment interdit de passer à côté de ce « End of Days ».

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top de l’année !

Brian Michael Bendis, David Mack, Klaus Janson, Bill Sienkiewicz et Alex Maleev – End of days

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian M Bendis, Comics, Daredevil, Diptyques, Panini, [Avec super-héros], [DL 2013] with tags , on 7 octobre 2013 by Yvan

Pourquoi Daredevil est-il mort ?

Brian Michael Bendis, David Mack, Klaus Janson, Bill Sienkiewicz et Alex Maleev - End of daysCet album reprend les quatre premiers épisodes de la mini-série End of Days. Si le choix de publier cette saga en deux volumes 100% au lieu d’un format Deluxe est discutable, nul ne contestera cependant la qualité du contenu.

Dès les premières pages, le lecteur assiste complètement médusé à l’assassinat sauvage de Daredevil en pleine rue à Hell’s Kitchen, au terme d’un long combat sanglant contre l’un de ses pires ennemis, le psychopathe Bullseye. Le récit invite alors à suivre l’enquête et les pensées du journaliste Ben Urich, qui va chercher à comprendre comment son ancien ami en est arrivé là, ainsi que la signification du dernier mot qu’il a prononcé juste avant d’être tué.

En tentant de rassembler les pièces du puzzle qui ont conduit à la mort du protecteur de Hell’s kitchen, le célèbre journaliste du Daily Bugle va retrouver ceux qui l’ont connu et celles qu’il a aimé. De Nick Fury au Punisher, en passant par Elektra, la Veuve Noire, Typhoid Mary et Echo, Brian Michael Bendis et David Mack rendent hommage à l’histoire de Daredevil, tout en installant un univers sombre et pessimiste. À l’image du ton désabusé et cynique du narrateur, cette histoire qui se déroule des années après la continuité actuelle dépeint en effet une société peu reluisante où les héros n’ont plus vraiment leur place.

Si l’enquête est parfaitement ficelée, le dessin signé Klaus Janson, Bill Sienkiewicz et Alex Maleev s’installe immédiatement au diapason de cette tragédie à l’ambiance polar noir. Des illustrations de Klaus Janson à l’encrage de Bill Sienkiewicz, en passant par les couvertures mortelles d’Alex Maleev, cet ouvrage est visuellement époustouflant.

Accessible aux néophytes, incontournable pour les fans de l’Homme Sans Peur et indispensable dans chaque collection de comics qui se respecte, il est quasiment interdit de passer à côté de ce « End of Days ».

Retrouvez cet album dans mon Top de l’année !