Archive for the Manga / Manhwa Category

Taiyou Matsumoto – Sunny (Tome 6)

Posted in BANDES DESSINÉES, Kana, Manga / Manhwa, Séries, Taiyou Matsumoto, [DL 2016], [Terminées] with tags on 27 février 2017 by Yvan

Un dernier voyage à bord de la Sunny !

Taiyou Matsumoto - Sunny (Tome 6)Voici malheureusement le dernier tome de cette saga où Taiyou Matsumoto puise dans ses souvenirs d’enfance, en orphelinat, afin de relater le quotidien d’un centre pour enfants forcés de grandir sans parents. L’auteur d’Amer béton et de Ping Pong emmène le lecteur dans les années 1970 afin d’y faire la connaissance des membres de ce foyer situé en pleine campagne, qui accueille des jeunes qui ne peuvent plus être élevés par leur famille. Si Haruo, Sei, Junsuke, Shôsuke, Kenji, Kiiko, Taro, Megumu et les autres ont des raisons diverses pour expliquer leur présence à l’orphelinat – une mère malade, un père alcoolique, des problèmes financiers, … – ils partagent cependant tous le sentiment d’avoir été abandonnés. Heureusement, perdue au fond d’un terrain vague, l’épave d’une vieille voiture permet aux jeunes de s’évader de cette réalité pesante. Une fois installés à bord de la vieille « Sunny », ils peuvent laisser libre cours à leur imagination et aller là où leurs rêves décident de les emmener… pourquoi pas à la maison…

Chaque chapitre se concentre sur l’un des gamins, sur leur tristesse et sur ce besoin d’amour que le lecteur voudrait tant combler au fur et à mesure qu’il s’attache à ces rejetons. Délicatement, par petites touches, l’auteur brosse le portrait d’une galerie de personnages marqués par ce délaissement. Un pot de Nivea qui fait penser à l’odeur maternelle, une visite chez le médecin qui fait penser à cette mère hospitalisée, un coup de téléphone qui redonne espoir… tant de petits détails parsemés au fil des chapitres, qui permettent de saisir les sentiments de ces gosses en manque d’affection. Empli de tristesse et de mélancolie, le récit se veut également positif. Ne cherchant pas à uniquement dépeindre la noirceur, Taiyou Matsumoto laisse suffisamment de place à la lumière et à l’espoir. Même dans un orphelinat, la vie réserve de beaux moments et vaut la peine d’être vécue…

Ce dernier volet se veut d’ailleurs plus positif que les autres et se concentre d’ailleurs sur ceux qui quittent le centre, que ce soit la fugue d’Haruo et Sei ou l’une des filles qui retourne chez une tante et un oncle. Après avoir narré les premiers instants d’Haruo au centre lors du volet précédent, celui-ci s’attarde sur les derniers instants de plusieurs enfants… Arrivé à la fin, il est temps pour certains de quitter l’orphelinat et d’effectuer un dernier voyage à bord de la vieille « Sunny » qu’ils vont d’ailleurs bientôt venir enlever.

Outre le savoir-faire au niveau de la caractérisation des protagonistes, il faut également souligner le style personnel et immédiatement identifiable du dessin du mangaka, qui croque une nouvelle fois ses différents personnages avec grande affection. La mise en images experte de Taiyou Matsumoto (Printemps bleu, Amer béton, Frères du Japon, Ping Pong, Number 5, Gogo Monster) parvient à capturer le chaos et l’instabilité du quotidien des enfants, tout en accentuant le réalisme de cette chronique douce-amère profondément humaine et touchante de sincérité et d’authenticité.

Une page se tourne donc pour nos amis, permettant à Taiyo Matsumoto de signer un dernier volet qui est peut-être légèrement moins bon, mais qui se veut plus positif que les précédents… de quoi terminer cette série incontournable sur une note un peu plus légère.

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Lorenzo Ceccotti – Golem

Posted in BANDES DESSINÉES, Glénat, Manga / Manhwa, One-shots, [DL 2016] with tags on 2 novembre 2016 by Yvan

Divertissant, mais brouillon…

Lorenzo Ceccotti - GolemEn 2030, Steno vit dans une Italie prospère, où les habitants sont constamment stimulés à assouvir leurs moindre besoins. Un groupe de terroristes, baptisé Shorai, multiplie néanmoins les actions d’éclats afin d’alerter l’opinion publique contre ce système dirigé par quelques multinationales. Un jour, en revenant de l’école, le jeune ado est d’ailleurs témoin de l’une des interventions de ces activistes et assiste au kidnapping de sa meilleure amie, qui est également la fille d’un homme politique influent. En voulant la secourir, il va découvrir l’envers du décor et l’origine des rêves étranges qui le hantent chaque nuit…

Avec Golem, les éditions Glénat proposent une œuvre estampillée comics, venue d’Italie, mais lorgnant plus vers le manga. Pour son premier roman graphique, Lorenzo Ceccotti, alias LRNZ, signe en effet un récit d’anticipation aux influences multiples. Plongeant le lecteur dans un univers futuriste, teinté de science-fiction, il invite à suivre les pas d’un garçon qui se retrouve subitement embarqué dans une intrigue géopolitique musclée. L’auteur transalpin profite de ce futur pas si lointain pour dresser le portrait d’une société de consommation à outrance et pointer du doigt la mondialisation et les dérives sécuritaires.

Malgré des propos très engagés, le contenu s’avère parfois un peu naïf, la narration régulièrement trop brouillonne et les nombreux sujets trop vite survolés. Le divertissement pur demeure néanmoins constamment au rendez-vous, soutenu par un graphisme élégant et particulièrement dynamique. L’auteur ne se laisse pas enfermer dans un genre ou dans un format particulier pour délivrer son message. Mêlant de nombreuses influences, il propose un récit très rythmé, riche en scènes d’action. Pourvu d’un colorisation flashy qui contraste avec l’univers assez sombre, ce dessin à l’allure nippone sied finalement très bien à cette histoire énergique et divertissante.

Taiyou Matsumoto – Sunny (Tome 5)

Posted in BANDES DESSINÉES, Kana, Manga / Manhwa, Séries, Taiyou Matsumoto, [DL 2016], [En cours] with tags , on 30 mai 2016 by Yvan

L’espoir de quitter un jour l’orphelinat !

Taiyou Matsumoto - Sunny (Tome 5)Voici déjà l’avant-dernier tome de cette saga prévue en six tomes, où Taiyou Matsumoto puise dans ses souvenirs d’enfance, en orphelinat, afin de relater le quotidien d’un centre pour enfants forcés de grandir sans parents. L’auteur d’Amer béton et de Ping Pong emmène le lecteur dans les années 1970 afin d’y faire la connaissance des membres de ce foyer situé en pleine campagne, qui accueille des jeunes qui ne peuvent plus être élevés par leur famille. Si Haruo, Sei, Junsuke, Shôsuke, Kenji, Kiiko, Taro, Megumu et les autres ont des raisons diverses pour expliquer leur présence à l’orphelinat – une mère malade, un père alcoolique, des problèmes financiers, … – ils partagent cependant tous le sentiment d’avoir été abandonnés. Heureusement, perdue au fond d’un terrain vague, l’épave d’une vieille voiture permet aux jeunes de s’évader de cette réalité pesante. Une fois installés à bord de la vieille « Sunny », ils peuvent laisser libre cours à leur imagination et aller là où leurs rêves décident de les emmener… pourquoi pas à la maison…

Chaque chapitre se concentre sur l’un des gamins, sur leur tristesse et sur ce besoin d’amour que le lecteur voudrait tant combler au fur et à mesure qu’il s’attache à ces rejetons. Délicatement, par petites touches, l’auteur brosse le portrait d’une galerie de personnages marqués par ce délaissement. Un pot de Nivea qui fait penser à l’odeur maternelle, une visite chez le médecin qui fait penser à cette mère hospitalisée, un coup de téléphone qui redonne espoir… tant de petits détails parsemés au fil des chapitres, qui permettent de saisir les sentiments de ces gosses en manque d’affection. Empli de tristesse et de mélancolie, le récit se veut également positif. Ne cherchant pas à uniquement dépeindre la noirceur, Taiyou Matsumoto laisse suffisamment de place à la lumière et à l’espoir. Même dans un orphelinat, la vie réserve de beaux moments et vaut la peine d’être vécue…

En passant d’une personnalité à l’autre, ce cinquième volet montre comment chacun des enfants réagit à cet abandon. Après avoir découvert la mère d’Haruo et ensuite fait la connaissance de son père, le lecteur découvre maintenant les premiers instants d’Haruo au centre, ce qui permet d’encore mieux cerner le personnage d’Haruo, que je trouve personnellement le plus intéressant de la saga. Les autres passages particulièrement intéressants sont la fugue minutieusement planifiée de Sei, la visite de Junsuke chez le médecin ou la difficulté de Megumu d’aller vivre avec un autre couple. Puis, lors du dernier chapitre, les enfants doivent faire face à l’arrivée d’un typhon… alors qu’ils ont connu déjà tant de tempêtes dans leurs vies…

Outre le savoir-faire au niveau de la caractérisation des protagonistes, il faut également souligner le style personnel et immédiatement identifiable du dessin du mangaka, qui croque une nouvelle fois ses différents personnages avec grande affection. La mise en images experte de Taiyou Matsumoto (Printemps bleu, Amer béton, Frères du Japon, Ping Pong, Number 5, Gogo Monster) parvient à capturer le chaos et l’instabilité du quotidien des enfants, tout en accentuant le réalisme de cette chronique douce-amère profondément humaine et touchante de sincérité et d’authenticité.

Une série incontournable !

Tsuina Miura et Gamon Sakurai – Ajin, Semi-humain (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Glénat, Manga / Manhwa, Séries, [DL 2015], [En cours] with tags on 18 avril 2016 by Yvan

Trahisons et tortures !

Tsuina Miura et Gamon Sakurai - Ajin, Semi-humain (Tome 2)Le premier volet de cette saga plongeait le lecteur dans l’univers des Ajin, des êtres immortels qui ont fait leur apparition sur un champ de bataille en Afrique, il y a dix-sept ans de cela. Depuis, les autorités ont dénombré quarante-six exemplaires dans le monde, dont deux au Japon.

Ce tome d’introduction invitait également à faire la connaissance de Kei Nagai, un jeune lycéen de dix-sept ans qui découvre qu’il fait également partie de cette race capable d’immobiliser leurs adversaires en criant et qui devient non seulement la convoitise du gouvernement, qui cherche à le récupérer afin de l’étudier, mais également d’un groupuscule aux intentions plus mystérieuses…

Si le tome précédent proposait une chasse à l’homme haletante, tout en dévoilant un monde peuplé de créatures immortelles, celui-ci s’oriente plus vers un huis-clos et joue un peu plus la carte de l’horreur. Kei fait effectivement la connaissance des deux autres Ajin (Tanaka et Sato, surnommé « Hat »), mais se retrouve très vite dans de sales draps, livré à des humains qui multiplient les expériences horribles sur le corps du jeune lycéen. Ces tests scientifiques qui s’apparentent plus à des véritables séances de torture insufflent donc une bonne dose de violence au récit.

Ce deuxième volet au rythme toujours aussi endiablé s’avère également très prenant. Outre l’envie de découvrir où se situent les limites du pouvoir de ce nouvel Ajin, le lecteur veut aussi savoir si ces expériences parviendront à provoquer un profond sentiment de haine envers les humains chez le jeune homme… comme l’espère Sato !

Si manipulations et horreur sont au rendez-vous de ce second volet, il présente également quelques nouveaux protagonistes, tel que Keisuke Nakajimi, un jeune lycéen qui, en prenant la défense des Ajin, risque bien de se mettre également dans le pétrin. Puis il y a les personnages déjà aperçus précédemment, mais qui prennent ici de l’ampleur, tel que Sato, dont l’aspect manipulateur est fortement mis en avant.

Visuellement, le travail de Gamon Sakurai demeure également excellent. D’un trait dynamique, il livre des scènes d’action très efficaces, ainsi que des créatures à l’aspect aussi mystérieux qu’angoissant.

Bref, après un début très prometteur, ce titre, qui fait des ravages au Japon, semble tenir toutes ses promesses ! Vous pouvez d’ailleurs le retrouver dans mon Top manga de l’année !

Atsushi Kaneko – Deathco

Posted in BANDES DESSINÉES, Casterman, Manga, Manga / Manhwa, Séries, [DL 2016], [En cours] with tags on 22 février 2016 by Yvan

Un bal masqué sanglant !

Atsushi Kaneko - DeathcoAprès l’excellent « Wet Moon », les éditions Casterman s’attaquent à la nouvelle tuerie du mangaka Atsushi Kaneko en proposant simultanément les deux premiers tomes de sa nouvelle série : « DeathCo ».

Cette saga invite à suivre des « Reapers », des tueurs à gages œuvrant pour le compte d’une mystérieuse guilde, et plus en particulier la petite Deathko. Parmi ces assassins qui ont la particularité d’être grimés et déguisés, on découvre notamment un duo de lapins à vélo armés de haches ou un trio de pom-pom girls surnommé « les Dead Queen Bees », mais surtout une jeune fille au look gothique qui utilise des poupées piégées et autres jouets mortels pour éliminer ses adversaires… eh oui, Deathko !

La première mission des Reapers consiste à éliminer un mafieux en plein deal dans une grande propriété gardée par ses hommes. Très vite, le rythme des tueries s’accélère pour finalement faire émerger notre petite héroïne de ce bal masqué sanglant. Ce festival de violence et de surenchère d’armes atypiques pousse l’exagération jusqu’à la limite du burlesque. Le récit ne s’inscrit donc pas du tout dans la lignée des précédentes séries d’Atsushi Kaneko (Wet Moon, Soil, Bambi), mais l’auteur prend visiblement son pied au sein de cet univers macabre et déjanté.

Si le scénario fait plutôt penser à une bonne série B, le dessin en noir et blanc d’Atsushi Kaneko est toujours aussi impressionnant. Jeu de mot entre Death et Disco, DeathCo propose en effet un magnifique ballet de violence et de psychopathes hors normes, d’une fluidité exemplaire et d’une beauté absolue.

Découvrez d’ailleurs la bande annonce de Deathco :

Yuki Urushibara – Underwater, Le village immergé

Posted in BANDES DESSINÉES, Diptyques, Ki-oon, Manga, Manga / Manhwa, [DL 2016] with tags on 19 février 2016 by Yvan

Une « zenitude » digne de Taniguchi !

Yuki Urushibara - Underwater, Le village immergéCe diptyque imaginé par Yuki Urushibara (Mushishi) invite à suivre les pas de Chimani, une jeune fille qui fait de drôles de rêves. Tout a débuté là fois où elle s’est évanouie en plein cours d’athlétisme. Alors qu’elle venait de perdre connaissance, elle s’était subitement retrouvée sur les berges d’une rivière au bord d’un village immergé. Depuis, chaque fois qu’elle s’endort ou qu’elle somnole, elle retourne toujours dans ce même village, totalement déserté, à l’exception d’un jeune garçon de son âge prénommé Sumio et de son grand-père Tatsumi. Si ces voyages oniriques répétés paraissent initialement étranges, le village et ses deux habitants lui semblent de plus en plus familier…

Au fil des allers-retours entre le monde réel et le monde onirique, le lecteur découvre plusieurs tranches de vie. Il y a d’une part l’histoire de ce vieil homme et de son petit-fils, puis d’autre part, les absences répétées de Chinami qui inquiètent bien entendu sa mère et sa grand-mère, tout en réveillant de douloureux souvenirs chez ces deux dernières. Progressivement, les différents destins finissent pas se croiser, au-delà du songe et des époques, dissipant petit à petit les frontières entre le réel et l’imaginaire. Si l’auteure narre une histoire familiale sur plusieurs générations, elle dévoile également l’histoire de ce petit village, qui fait office de fil rouge à travers le temps.

Mêlant souvenirs, mystères et légendes, Yuki Urushibara livre un récit poétique, émouvant et foncièrement humain. Graphiquement, les dessins dégagent une sorte de « zenitude » qui incite le lecteur à se laisser immerger dans cet univers onirique. L’omniprésence de l’eau apporte beaucoup de quiétude à cette histoire très contemplative, qui prend le temps de développer son intrigue tout en installant une ambiance apaisante. De plus, le grand format de cette collection « Latitudes » permet au lecteur d’encore mieux apprécier ces planches tout à fait somptueuses.

Encore une petite pépite dénichée par les éditions Ki-oon et que vous pouvez retrouver dans mon Top manga de l’année !

One et Yusuke Murata – One-Punch Man, Un poing c’est tout ! (Tome 1)

Posted in BANDES DESSINÉES, Kurokawa, Manga / Manhwa, Séries, [DL 2016], [En cours] with tags on 22 janvier 2016 by Yvan

Parodie amusante de l’univers super-héroïque !

One et Yusuke Murata - One-Punch Man, Un poing c'est tout ! (Tome 1)Pour cette saga fort attendue chez nous, rien que le titre spoile déjà une grande partie du récit car “One-Punch Man” raconte l’histoire d’un homme qui élimine toutes les menaces d’un seul coup de poing.

Il est nul ce pitch ? Et bien oui, mais cette série est pourtant un véritable phénomène au Japon. L’œuvre originale est née sur le blog d’un mystérieux auteur surnommé « One », mais vu le succès de la web-série, les éditeurs s’y sont vite intéressés et c’est finalement Shûeisha qui a publié cette version papier mieux dessinée, grâce à la contribution de Yusuke Murata.

“One-Punch Man” plonge le lecteur dans un Japon régulièrement menacé par toutes sortes de créatures hybrides et où les villes sont nommées de A à Z… question de ne pas trop compliquer ce pitch qui ne vous emballe toujours pas. La saga invite donc à suivre les pas de Saitama, un salaryman au chômage qui, après s’être entraîné comme une bête durant trois ans, est devenu un super-héros capable de terrasser n’importe quel vilain/monstre d’un seul coup de poing.

Et quoi, c’est tout ? Et… euh, il est genre super-cool le héros ? Ben, non, il a un look à chier. C’est un petit chauve de vingt-cinq piges, dénué de tout charisme, qui ne paie pas de mine et affiche constamment un air blasé. En fait, on a même l’impression que ça le fait chier d’être là.

Ah oui, d’accord… mais les super-vilains sont genre super-balèzes et les combats arrachent de la mort ? Ben non, ses adversaires sont encore plus ridicules et les combats ne durent que deux secondes car il ne faut qu’un coup de poing de notre héros pour mettre fin aux hostilités.

Attends, mais c’est carrément de la merde ce manga que t’essaie de nous refiler là ? Et bien non, pas du tout, car ça fonctionne plutôt bien et c’est même assez drôle. Il y a tout d’abord ces super-méchants rendus volontairement grotesques à travers des noms et des pouvoirs absolument ridicules. Puis, il y a ce héros qui en a marre de surclasser tous ses adversaires et qui tourne encore un peu plus en dérision l’univers super-héroïque. Mais il y a surtout le ton décalé et foncièrement drôle de cette saga qui multiplie les dialogues amusants et nous livre des scènes tellement grotesques que humour de situation en devient foncièrement drôle.

Et au final, il faut même bien avouer que l’on finit par s’attacher à ce héros qui rêve de combats acharnés et dantesques, mais qui doit malheureusement se contenter de victoires rapides et sans aucune saveur. De plus, l’arrivée du jeune adolescent cyborg Genos, qui veut absolument devenir son disciple, livre de bonnes perspectives pour la suite car tout semble opposer ces deux super-héros.

Ajouter à cela le dessin de Yusuke Murata, qui excelle non seulement lors des combats, mais qui livre également des planches fourmillantes de détails, et vous obtenez un manga divertissant, frais et particulièrement efficace, dont je suis impatient de découvrir la suite.

Retrouvez d’ailleurs ce manga dans mon Top manga de l’année !