Archive for the Trilogies Category

Oscar Martin – Solo, Le Cœur et le Sang (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Trilogies, [DL 2016], [Sans super-héros] with tags on 15 août 2016 by Yvan

Un peu monotone, mais de toute beauté !

Oscar Martin - Solo, Le Cœur et le Sang (Tome 2)Après avoir quitté le cocon familial pour voler de ses propres ailes et s’être transformé en guerrier aguerri au fil des épreuves, Solo a finalement trouvé sa place au sein d’une petite communauté de rats. Promis à des jours heureux auprès de sa chère et tendre, il voit son quotidien bousculé par l’arrivée de l’ami d’enfance de sa compagne. Jaloux de ne plus recevoir toute l’attention de cette dernière et ne supportant pas la rivalité qui s’installe progressivement dans son propre foyer, il quitte le groupe qui l’héberge pour de nouvelles aventures en solitaire…

Le deuxième volet de cette série prévue en trois tomes permet de replonger dans l’univers post-apocalyptique imaginé par Oscar Martin. Dans ce monde violent où le gibier se fait de plus en plus rare et où le danger peut surgir à tout moment, la présence de Lyra au côté de notre héros et l’équilibre trouvé au sein de la colonie promettaient des jours meilleurs. Cette harmonie est néanmoins vite rompue par l’arrivée d’une tierce personne, prolongeant ainsi l’errance solitaire de ce rat doué pour le combat, qui cherche désespérément sa place dans ce milieu peuplé de créatures malintentionnées.

À l’aide d’une voix off particulièrement immersive, l’auteur espagnol se concentre principalement sur le conflit intérieur subi par ce personnage qui partage ses doutes et ses regrets au fil des pages. Fuyant un futur rempli de promesses, Solo part à la recherche de réponses, dévoilant au passage un visage particulièrement humain dans cet univers animalier sombre et dangereux. Cette suite, moins portée sur l’action et soignant principalement la psychologie des personnages, développe certes une histoire d’amour, mais ne déborde pas forcément d’originalité et souffre de quelques longueurs dues à une narration à la première personne parfois assez monotone.

Si le scénario abandonne le lecteur sur sa faim, notamment concernant la menace qui frappe la colonie ratière, il peut néanmoins se consoler avec la présence d’un cahier graphique proposant entre autres des fiches techniques sur les différentes espèces qui se croisent, ainsi que trois histoires courtes assez sympathiques. Graphiquement, cette aventure zoomorphique proposée dans la collection Contrebande des éditions Delcourt est d’ailleurs à nouveau absolument irréprochable. Après sa participation à la série animalière La Guilde chez Casterman, Oscar Martin confirme en effet toute sa maîtrise de l’anthropomorphisme en croquant des personnages très expressifs à l’aide d’un trait Disneyen séduisant à souhait. Issu de l’animation, le dessinateur ibérique fait preuve d’un sens du rythme fabuleux, proposant des combats dynamiques et d’une grande lisibilité. Son travail sur la colorisation est également d’une grande justesse, en parfaite adéquation avec l’environnement hostile et désertique.

Vivement la conclusion de cette aventure de toute beauté !

Jeff Lemire – Sweet Tooth (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Trilogies, Urban Comics, Vertigo Essentiels, [DL 2016], [Sans super-héros] with tags on 5 août 2016 by Yvan

Road-trip en compagnie d’un héros attachant !

Jeff Lemire - Sweet Tooth (Tome 2)Chaque sortie d’un album de Jeff Lemire est pour moi l’occasion de faire sa pub car, malgré une popularité croissante, l’auteur reste à découvrir pour de nombreux lecteurs… et il serait vraiment dommage de passer à côté de son œuvre. De ses œuvres plus personnelles (Essex County, Monsieur Personne, Jack Joseph soudeur sous-marin) aux séries super-héroïques (Green Arrow, Animal Man…), en passant par de la science-fiction (genre dont je ne suis pourtant pas fan) avec le récent Trillium, l’artiste canadien ne déçoit en effet jamais.

Pour cette saga en solo débutée en 2009, l’auteur livre un récit plus long que d’habitude puisqu’il comptabilise quarante épisodes au total. Après un premier volet qui proposait les onze premiers chapitres de cette saga, la suite de cette trilogie replonge immédiatement le lecteur dans ce monde post-apocalyptique, où la majeure partie de la population a été éradiquée par une pandémie, il y a de cela une dizaine d’années. Depuis le début de la catastrophe, des êtres hybrides, mi-humains mi-animaux, sont apparus, dont le petit Gus. Le lecteur retrouve ce gamin de neuf ans qui ressemble à un cerf, là où il l’avait abandonné à la fin du premier volet : enfermé dans une cage avec d’autres enfants hybrides, livrés aux mains d’un scientifique sans scrupules qui espèrent trouver un remède au fléau !

La première partie de l’album développe en parallèle les efforts d’un Jepperd qui s’allie avec une étrange milice pour sauver son ami et le sort de ce pauvre gamin qui intrigue les scientifiques au plus haut point puisqu’il semble être né avant le début de l’épidémie et n’a de surcroît pas de nombril. Une fois libéré de ses tortionnaires, la deuxième partie d’album poursuit le road-trip de Gus et de ses amis, qui décident cette fois de se rendre en Alaska… là où tout aurait débuté. La route est cependant une nouvelle fois parsemée d’embuches et d’étranges rencontres, dont le particulièrement flippant Walter Fish…

Sweet Tooth propose donc un road-trip en compagnie d’un héros dont la naïveté tranche intelligemment avec la dureté du monde qui l’entoure. Le lecteur n’a aucun mal à s’attacher à ce pauvre gamin qui se retrouve tout d’abord livré à lui-même et qui court en suite de désillusion en désillusion lorsqu’il découvre les nombreux travers de l’humanité. De plus, en multipliant les allers-retours afin de donner plus de profondeur à ses personnages et afin de lever le voile sur certaines zones d’ombre de son intrigue, Jeff Lemire démontre une nouvelle fois qu’il est un narrateur hors pair.

Visuellement, j’ai toujours fort apprécié le trait de Jeff Lemire et la colorisation sobre de José Villarrubia (déjà présent sur « Trillium ») s’avère une nouvelle fois très efficace. Le trait particulier de Jeff Lemire peut rebuter au premier abord, mais je le trouve d’une grande efficacité et son découpage est toujours irréprochable. N’hésitant pas à changer de style lors de flash-backs ou lors de passages imaginaires, voire même à passer à un format à l’italienne lors d’un chapitre entier, l’auteur livre un graphisme qui restitue non seulement l’hostilité de l’environnement ambiant, mais qui saisit également avec brio les nombreuses émotions de ses personnages.

Vivement la conclusion !

Wilfrid Lupano et Lucy Mazel – Communardes, Les Eléphants rouges

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, One-shots, Trilogies, Vents d'Ouest, Wilfrid Lupano, [DL 2015], [Grand public] with tags on 29 juillet 2016 by Yvan

Les prémices de la Commune !

Wilfrid Lupano et Lucy Mazel - Communardes, Les Eléphants rougesLes différents tomes de ce triptyque consacré aux figures féminines (réelles ou fictives) de la Commune pouvant se lire de manière totalement indépendante, j’ai donc choisi de lire ce tome dessiné par Lucy Mazel après avoir lu ceux mis en images par Anthony Jean et Xavier Fourquemin.

Pourtant, ce récit imaginé par Wilfrid Lupano nous plonge dans les prémices de la Commune et se situe donc chronologiquement avant les deux autres. Le lecteur y découvre en effet une ville de Paris assiégée par les troupes prussiennes, dont les habitants les plus démunis souffrent de faim et de froid. Durant le siège, les femmes cherchent à se faire entendre et les mouvements féministes revendiquant l’égalité sont de plus en plus présents.

Parmi ces femmes qui veulent combattre sur les barricades et essayent de faire entendre leur voix, il y a Octavie Granger, omniprésente dans les meetings politiques et féministes. Mais il y a surtout sa fille Victorine, qui, à l’image du célèbre Hannibal, rêve de combattre les troupes de Bismarck sur le dos de Pollux et Castor, deux éléphants du Jardin des Plantes auxquels elle s’est liée. De cette petite, dont l’innocence et le goût pour l’aventure font du bien au milieu de toute cette misère, à sa mère, en passant par ses amis et sa tatie Jeannon, Wilfrid Lupano dresse des portraits de personnages particulièrement attachants.

Si, dans le cas présent, l’héroïne est un personnage totalement fictif, Wilfrid Lupano livre tout de même un récit didactique qui permet d’en apprendre plus sur cette page méconnue de l’Histoire de Paris. Alors que le tome consacré à la belle et téméraire Elisabeth Dimitrieff se déroulait durant la commune et que celui dessiné par Xavier Fourquemin s’intéressait également aux événements qui ont suivi cette rébellion, celui-ci se concentre sur la période qui a précédé la Commune, notamment en relatant le destin tragique des animaux du zoo.

Visuellement, cet album m’a permis de découvrir le dessin de Lucy Mazel, une jeune dessinatrice talentueuse dont le style m’a immédiatement plu, que ce soit au niveau de l’expressivité des personnages, de la restitution du Paris de la fin du 19ème siècle ou lors des rêveries de la petite Victorine.

Une bonne trilogie !

Matthieu Gabella et Julien Carette – Le Bourreau, Justice divine ?

Posted in BANDES DESSINÉES, Delcourt, Franco-Belge, Trilogies, [DL 2016], [Grand public] with tags on 6 juillet 2016 by Yvan

Super-héros dans un Paris moyenâgeux !

Matthieu Gabella et Julien Carette - Le Bourreau, Justice divine ?« Justice divine » est le premier volet d’une trilogie qui s’annonce particulièrement ambitieuse au vu du casting : Matthieu Gabella (scénario), Julien Carette (dessin), Jérôme Benoit (décors), Jean-Baptiste Hostache (couleurs), Jean Bastide (couverture), Virginie Augustin (story-board) et Nautilus Studio (coordination artistique).

Cette série médiévale saupoudrée de fantastique plonge le lecteur dans un Paris moyenâgeux, où un justicier surnommé « Le Bourreau » exécute les criminels à l’heure et à l’endroit de son choix. Se considérant comme le serviteur de Dieu, sa justice divine n’est cependant pas appréciée de tous, car souvent considérée au service des puissants de la ville…

Cet exécuteur des basses œuvres qui sévit dans les ruelles sombres de la capitale pourrait faire penser au personnage du « Roy des Ribauds », sauf qu’il possède un double don : celui d’identifier les criminels en touchant un objet ayant appartenu aux victimes et celui de pouvoir convoquer les coupables au lieu et à l’heure de son choix. S’il s’avère de surcroît invulnérable, il doit cependant vivre dans le plus strict anonymat et garder son identité secrète afin de conserver son don. En proposant un personnage aux pouvoirs surhumains, pourvu d’un masque et d’une cape, Mathieu Gabella « La Licorne » revisite clairement le mythe du super-héros, tout en ayant la bonne idée de faire évoluer ses protagonistes au Moyen-Âge. De plus, ce héros qui fait penser à Batman ou Moon Knight dès la couverture a également un Némésis en la personne du Bouffon, une sorte de Joker local, mais défendant plutôt l’intérêt du peuple.

Si la voix-off est parfois un peu trop présente/pesante, les flash-backs sont cependant distillés avec intelligence et permettent d’en apprendre un peu plus sur l’origine du pouvoir surhumain. Le questionnement du héros, qui finit par douter des intérêts qu’il défend, est également assez intéressant à suivre. Quant à Julien Carette, il distille une ambiance sombre et glauque, qui colle parfaitement au récit.

Une mise en bouche très prometteuse !

Stéphan Colman et Eric Maltaite – Choc, Les fantômes de Knightgrave (deuxième partie)

Posted in BANDES DESSINÉES, Dupuis, Franco-Belge, Trilogies, [DL 2016], [Grand public] with tags on 1 juillet 2016 by Yvan

La genèse du pire ennemi de Tif et Tondu !

Stéphan Colman et Eric Maltaite - Choc, Les fantômes de Knightgrave (deuxième partie)Le personnage de Choc n’est pas un inconnu pour les bédéphiles de longue date. Apparu pour la première fois en 1955 dans les pages du Journal de Spirou, ce redoutable chevalier du crime qui dissimule son visage derrière un heaume est en effet le plus grand adversaire du célèbre duo Tif et Tondu. Ce mystérieux personnage créé par Will (Willy Maltaite) et Maurice Rosy a donc droit à un spin-off scénarisé par Stephan Colman et dessiné par Eric Maltaite, qui n’est autre que le fils du regretté Will.

Cette mini-série, qui a pour but de révéler les origines du chef de l’organisation criminelle « la Main Blanche », invite à côtoyer un Choc qui se remémore constamment certains passages de son enfance. Si ce jeu d’allers-retours se révélait encore très habile lors du premier volet, la surenchère de sauts temporels a plutôt tendance à perdre le lecteur lors de cette suite. Stephan Colman continue certes de relater le parcours difficile du personnage et l’origine de sa haine, mais les nombreux allers-retours entre passé (1926 et 1934-1935) et présent (1955) sont plus difficile à suivre, rendant la lecture moins agréable. De son entrée dans une bande de voyous à sa rencontre avec le Duke, en passant par l’origine du symbole de « la Main Blanche », l’auteur dresse un parcours rempli de malheurs et d’injustices et dévoile progressivement la psychologie d’un personnage finalement assez attachant malgré de nombreux actes répréhensibles.

Le ton de cette genèse sombre et violente demeure assez adulte et pourra donc surprendre les lecteurs de Tif et Tondu. Visuellement, le dessin parfaitement maîtrisé d’Eric Maltaite accompagne avec brio ce scénario qui multiplie les époques et les endroits.

Vivement le troisième volet de cette excellente saga… initialement prévue en deux tomes.

Aurélien Ducoudray et Steve Baker – BOTS

Posted in Ankama, BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Trilogies, [Accessible], [DL 2016] with tags , on 15 juin 2016 by Yvan

L’origine du bébé ?

Aurélien Ducoudray et Steve Baker - BOTSAprès « The Grocery », « Young », « Amère Russie », « Bob Morane – Renaissance » et « Leviathan », Aurélien Ducoudray s’attaque à la science-fiction avec un récit prévu en trois tomes.

« BOTS » plonge le lecteur dans un monde ravagé par une guerre perpétuelle entre robots. L’homme ayant disparu de la surface de la Terre, l’auteur nous invite à suivre un trio d’automates aux tâches bien précises : War-Hol le robot guerrier, Rip-R le mécanicien chargé de son entretien et Snoop-i, le robot aux allures de chien chargé de porter le matériel. Le seul petit hic parmi ce trio pas encore très bien rodé et censé faire la guerre à l’ennemi, est que War-Hol s’enfuit au lieu de combattre et qu’il cache une étrange petite chose à l’intérieur de son armure : un bébé humain !

Aurélien Ducoudray brosse tout d’abord le portrait d’une série de personnages finalement très humains pour des machines. Il ne faut donc que quelques pages pour s’attacher à ce chien plutôt drôle, à ce guerrier pacifique et buté et à ce mécano particulièrement râleur. Puis il y a ce bébé, dont la présence intrigue forcément et dont on aimerait découvrir l’origine…

Le scénariste livre ensuite une quête à la recherche de réponses, qui nous plonge dans le passé de cette planète dirigée par l’intelligence artificielle où vécurent jadis les hommes, mais dont quasi personne ne se souvient. À travers cette société futuriste qui a éradiqué l’être humain, l’auteur s’amuse non seulement à pointer du doigt les dérives de notre monde actuel, mais il multiplie également les références en tous genres. Ces nombreux clins d’œil sont particulièrement amusants et raviront le geek qui sommeille en chacun de nous.

Puis il y a le graphisme proposé par Steve Baker, également bourré de nombreuses références, allant de fausses pubs à la présence d’une version robotisé de Captain America et Bucky. Proposant une narration chapitrée visiblement très influencée par les comics, ainsi qu’un character-design très réussi, il livre un dessin qui colle parfaitement au récit.

Avec un prix de lancement de seulement 10 euros, il serait vraiment dommage de passer à côté de cet excellent tome que vous pouvez d’ailleurs retrouver dans mon Top BD de l’année !

Zidrou et Raphaël Beuchot – Un tout petit bout d’elles

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Lombard, One-shots, Trilogies, Zidrou, [DL 2016], [Grand public] with tags , on 8 juin 2016 by Yvan

Stop à l’excision !

Zidrou et Raphaël Beuchot - Un tout petit bout d'ellesVoici déjà le troisième et dernier tome de cette trilogie africaine signée Zidrou et Raphaël Beuchot. Si les trois tomes ont pour cadre l’Afrique, chaque récit est néanmoins totalement indépendant des autres.

Ce nouveau one-shot invite à suivre l’histoire d’amour entre Yue Kiang, un ouvrier chinois qui travaille au Congo, et Antoinette, une jeune maman africaine célibataire. Au fil de leur relation Yue découvre les séquelles de la mutilation qu’Antoinette a subie lorsqu’elle n’était qu’une gamine, ainsi que la détermination de cette mère qui veut que sa fille échappe à cette coutume barbare et traumatisante à vie.

Jusqu’à la découverte de cette terrible tradition de l’excision, l’album se lit comme une simple tranche de vie permettant aux auteurs de nous présenter une Afrique dont les autres pays exploitent les richesses et la main d’œuvre, notamment en dressant le portrait de patrons chinois qui n’ont que peu d’égard envers les autochtones. Mais, comme le titre de cet album laisse subtilement présager, les auteurs ont décidé d’utiliser ce troisième volet pour mettre en avant les horribles mutilations sexuelles dont de milliers de jeunes filles sont quotidiennement victimes. La postface de cet album propose d’ailleurs de plus amples informations sur cette pratique inhumaine et totalement absurde.

Zidrou fait à nouveau preuve d’une justesse incroyable pour aborder un sujet pourtant difficile. C’est empli d’humanité, riche en émotions et saupoudré d’humour, tout en brossant avec grande intelligence la problématique de l’excision. Le langage utilisé par les ouvriers de chantier est certes assez cru, mais c’est souvent dilué avec une bonne dose d’humour, notamment à travers le gag récurrent de ce personnage qui se prend une baffe chaque fois qu’il se marre bêtement des grossièretés proférées par ses collègues. De plus, les auteurs ont inséré plusieurs clins d’œil aux one-shots précédents et en particulier à la merveilleuse histoire de Sans-Façon, ce petit singe devenu incapable de grimper aux arbres et obligé d’affronter les dangers de la savane, dont le terrible Serpention.

Le tout est une nouvelle fois admirablement mis en images par Raphael Beuchot, dont le dessin sert parfaitement le récit, tout en invitant au voyage.

Une trilogie (Tourne-disque, Le montreur d’histoires) vivement conseillée et un troisième volet que vous pouvez retrouver dans mon Top BD de l’année !