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Damien Marie et Sébastien Goethals – Dans mes veines (Tome 2)

Posted in Bamboo, BANDES DESSINÉES, Damien Marie, Diptyques, Franco-Belge, [DL 2014], [Grand public] with tags on 20 août 2014 by Yvan

Polar sombre dans le milieu de la mode !

Damien Marie et Sébastien Goethals - Dans mes veines (Tome 2)C’est donc plus de trois ans après la parution du premier tome et grâce à un pack très alléchant proposant les deux tomes à moins de 14€ que j’ai découvert ce diptyque signé Damien Marie et Sébastien Goethals.

Après une mise en place classique, mais bigrement efficace, c’est donc avec grand plaisir que je m’attaque à la suite des déboires de Barbara, dite Barbie, une ex-flic qui découvre le corps sans vie de son ex-petite amie sur le sol de sa cuisine. Une découverte qui marquait le début d’une cavale au cours de laquelle notre héroïne comptait bien découvrir la vérité sur la mort sanglante et mystérieuse de son ex, mais qui se terminait malheureusement en fin de volet précédent par sa capture par Georges, commissaire à la BRB (la brigade de répression du banditisme).

Cette arrestation est accompagnée d’une série de révélations qui permettent de lever le voile sur le passé sombre de ce top-modèle retrouvé mort et de découvrir le rôle de chacun des personnages croisés lors du premier tome. Ces réponses vont contribuer à transformer la cavale de Barbara en une quête vengeresse, visant à remonter la piste de celui qui a assassiné sa dulcinée.

En multipliant des découvertes de plus en plus glauques, l’auteur s’enfonce également plus profondément dans les coulisses peu reluisantes de ce milieu de la mode parisienne qui exploite les femmes venues de l’Est comme de la vulgaire marchandise. Réseaux proxénètes, drogue, corruption et meurtres sont donc au programme de cette conclusion qui aborde certains thèmes parfaitement exploités dans l’excellente série « Cellule Poison ».

Comme à son habitude, Damien Marie utilise principalement un mode narratif en voix-off qui permet non seulement de partager les pensées de l’héroïne, mais qui s’installe également au diapason de l’ambiance sombre qui accompagne ce polar. Pour l’accompagner dans cette noirceur scénaristique, Damien Marie s’associe une nouvelle fois à Sébastien Goethals, son comparse sur « Ceci est mon corps » et « Need ». D’un dessin réaliste et très lisible, ce dernier accompagne avec grande efficacité l’ambiance glauque du scénario et la descente aux enfers de l’héroïne.

Un diptyque classique, mais efficace !

Aurélien Ducoudray et Anlor – Amère Russie, Les amazones de Bassaïev

Posted in Bamboo, BANDES DESSINÉES, Diptyques, Franco-Belge, Guerre, [DL 2014], [Grand public] with tags , , , on 6 août 2014 by Yvan

Une mère russe plongée dans l’enfer tchétchène !

Aurélien Ducoudray et Anlor - Amère Russie, Les amazones de BassaïevCe diptyque signé Aurélien Ducoudray (The Grocery) et Anlor invite à suivre les pas d’une mère au foyer russe qui tente de retrouver son fils soldat, fait prisonnier par les hommes du chef tchétchène Bassaïev.

Les auteurs dressent le portrait attendrissant d’une mère-courage qui remue ciel et terre pour récupérer son fiston. Au fil des pages et d’un voyage regorgeant de dangers et de rencontres surprenantes, le lecteur s’attache inévitablement à ce petit bout de femme qui allie courage et naïveté. Armée d’une obstination maternelle à toute épreuve, cette héroïne atypique ne manque en effet pas de séduire.

Cette quête humaine jonchée d’obstacles sert également de prétexte pour s’intéresser au conflit intestin qui oppose la mère Russie au peuple tchétchène. Si l’auteur ne manque pas de pointer du doigt l’absurdité de cette guerre civile, tout en intégrant des éléments historiques, tels que ces femmes snipers évoquées dans le titre et auxquelles un bonus de plusieurs pages est consacré en fin d’album, l’ancrage historique se retrouve très vite en arrière-plan de cette incroyable aventure humaine. L’innocence de cette maman particulièrement attachante et les cabrioles de son petit chien contribuent également à insuffler un brin d’humour au récit, atténuant ainsi l’horreur de cette guerre que l’auteur décrit de manière non partisane, la barbarie n’étant pas le fruit d’un seul des deux camps.

Visuellement, le dessin semi-réaliste d’Anlor accompagne avec brio le scénario de Ducoudray. Proposant des personnages expressifs et hauts en couleurs et restituant avec grande efficacité les décors dévastés par le conflit, la dessinatrice livre un véritable sans-faute.

Vivement la conclusion de ce récit qui mêle émotions et action sur fond historique.

Retrouvez cet album dans mon Top de l’année et dans mon Top du mois.

Damien Marie et Sébastien Goethals – Dans mes veines

Posted in Bamboo, BANDES DESSINÉES, Damien Marie, Diptyques, Franco-Belge, [DL 2011], [Grand public] with tags on 22 juillet 2014 by Yvan

Polar sombre dans le milieu de la mode !

Damien Marie et Sébastien Goethals - Dans mes veinesPour une raison que je n’explique pas, surtout que je suis particulièrement friand des scénarii de Damien Marie, je suis totalement passé à côté du premier volet de ce diptyque. Je profite donc du pack très alléchant proposant les deux tomes à moins de 14€ pour combler cette erreur.

« Dans mes veines » invite à suivre les déboires de Barbara, dite Barbie, une ex-flic qui découvre le corps sans vie de son ex-petite amie sur le sol de sa cuisine. Cette découverte marque le début d’une cavale au cours de laquelle notre héroïne compte bien découvrir la vérité sur la mort sanglante et mystérieuse de son ex après deux ans d’absence.

S’associant une nouvelle fois à Sébastien Goethals, son comparse sur « Ceci est mon corps » et « Need », Damien Marie propose donc un thriller haletant et à nouveau très sombre, ayant pour cadre le milieu de la mode parisienne.

L’auteur alterne avec brio des flash-backs qui reviennent sur le passé des deux femmes et des scènes du présent qui montrent une héroïne tentant de se sortir d’un piège machiavélique tout en essayant de découvrir l’identité du coupable. Comme à son habitude, Damien Marie utilise principalement un mode narratif en voix-off qui permet non seulement de partager les pensées de l’héroïne, mais qui s’installe également au diapason de l’ambiance sombre qui accompagne ce polar.

Le choix d’une femme-flic homosexuelle droguée sert sans doute à apporter une touche d’originalité à une intrigue aussi classique qu’efficace, mais la relation amoureuse développée avec ce top-modèle retrouvé mort n’apporte finalement pas grand-chose au récit. Si l’auteur exploite plutôt bien l’envers peu reluisant de ce milieu qui exploitent les femmes venues de l’Est, il ne va par exemple pas aussi loin que l’excellente série « Cellule Poison ».

Visuellement, Sébastien Goethals livre à nouveau de l’excellent travail. D’un dessin réaliste et très lisible, il accompagne avec grande efficacité l’ambiance glauque du scénario et la descente aux enfers de l’héroïne.

Classique, mais efficace !

Jim – Une nuit à Rome (Tome 2)

Posted in Bamboo, BANDES DESSINÉES, Diptyques, Franco-Belge, [DL 2013], [Grand public] with tags on 28 décembre 2013 by Yvan

Une sacrée promesse !

Jim - Une nuit à Rome (Tome 2)Une nuit à Rome est l’histoire d’une promesse faite dans une chambre d’hôtel à Rome : celle de deux amoureux qui, au soir de leurs 20 ans, se donnent rendez-vous dans la même ville le jour de leur quarante ans… pour une nouvelle nuit pleine de passion.

Une nuit à Rome est surtout l’histoire d’un dilemme, celui de Raphaël qui, à l’aube de ses quarante ans, hésite à rejoindre la capitale italienne pour retrouver l’amour de jeunesse qui n’a jamais cessé de hanter son esprit.

Si le premier volet présentait tout d’abord les différents acteurs de cette comédie romantique avant de se concentrer sur les tourments de Raphaël, cette conclusion embarque le lecteur pour Rome. En abandonnant sa copine sur le quai de la gare, Raphaël choisit donc de répondre à cette promesse vieille de vingt ans, en prenant le risque de tourner le dos à tout ce qu’il a construit depuis.

Si le scénario est plutôt léger, Jim parvient cependant à saisir les états d’âme de son personnage avec grand brio et propose des dialogues parfaitement ciselés. Il prend également le temps de se concentrer sur les répercussions du choix de Raphaël. La liberté qu’il s’octroie en pleine crise de la quarantaine se paie cash et les dommages collatéraux sont montrés à travers le désespoir des compagnons respectifs de Marie et Raphaël.

Le changement de décor et les retrouvailles des deux anciens amoureux permet également à Jim de restituer toute la beauté de la capitale italienne, tout en livrant quelques scènes particulièrement sensuelles. Chauffée au soleil italien, la colorisation experte de Delphine continue de rehausser la mise en images alléchante de Jim. À l’aide d’un découpage efficace, il parvient également à donner du rythme à ce récit dont une adaptation cinématographique est d’ores et déjà annoncée.

Un bon diptyque !

Laurent Galandon et Alexandre Daniel – Pour un peu de bonheur, Aurélien (Tome 2)

Posted in Bamboo, BANDES DESSINÉES, Diptyques, Franco-Belge, Guerre, [DL 2013], [Grand public] with tags , on 4 juin 2013 by Yvan

Dénouement d’un excellent diptyque !

Laurent Galandon et Alexandre Daniel - Pour un peu de bonheur, Aurélien (Tome 2)Après un premier volet très prometteur, qui laissait encore pas mal de questions en suspens, cette conclusion lève progressivement le voile sur toutes les intrigues abordées par l’auteur.

« Pour un peu de bonheur » est un diptyque qui se déroule juste après la Première Guerre mondiale et qui se concentre sur ceux qui reviennent mutilés de la Der des Ders. À travers ce récit dirigé de main de maître, Laurent Galandon se concentre sur les soldats qui ne sont pas ressortis physiquement et psychologiquement indemnes de cette guerre des tranchées. Cette histoire n’évoque donc pas directement la Grande guerre, mais traite néanmoins de ses séquelles à travers le retour au pays de cet homme qui a laissé un vide de près de cinq ans et d’un policier qui compte bien résoudre l’énigme de ce tireur isolé qui met tout un village en émoi.

Du regard des autres aux amis qui n’ont pas survécu, en passant par le temps perdu et le fossé qui s’est creusé avec ses proches, le retour de ce soldat qui a perdu une partie de son identité s’avère particulièrement intéressant à suivre. Alors que l’on voyait Félix revivre petit à petit, quelques allers-retours subtilement distillés vont très vite éclairer son passé et rouvrir certaines blessures qui peinaient à se cicatriser. Si l’auteur distille progressivement ses vérités, il n’oublie pas d’entretenir la dimension humaine de son histoire, tout en brossant le portrait d’un bled rural où les ragots mènent la belle vie. Afin de tenir le lecteur en haleine, le scénariste propose également de suivre une enquête policière autour d’un mystérieux tireur isolé qui abat les animaux des paysans et qui tient finalement toutes ses promesses.

Si j’ai eu un peu de mal à m’habituer au dessin très épuré d’Alexandre Daniel, qui ne s’attarde que très peu sur les décors pyrénéens, il accompagne finalement très bien cette histoire humaine et prenante.

« Pour un peu de bonheur » est une enquête policière très humaine, qui permet d’aborder la Première Guerre mondiale sous un autre angle. Une excellente surprise que vous retrouverez dans mon Top de l’année !

Luc Brunschwig et Olivier Martin – Lloyd Singer, 1985 (Tome 8)

Posted in Bamboo, BANDES DESSINÉES, Diptyques, Franco-Belge, Luc Brunschwig, [DL 2013], [Grand public] with tags , on 1 mai 2013 by Yvan

Bye bye Lloyd Singer !

Luc Brunschwig et Olivier Martin - Lloyd Singer, 1985 (Tome 8)Non mais allô quoi, t’aime la BD et tu n’as pas lu « Lloyd Singer » ? Non mais allô quoi !

C’est quoi ton problème ? Le changement d’éditeur et de nom de cette saga qui vit le jour chez Dupuis (Makabi) et qui a finalement eu droit à une deuxième jeunesse au sein du catalogue « Grand Angle » des éditions Bamboo ? Une nouvelle identité, un nouveau look, un nouveau flacon… certes, mais l’ivresse est là, 100% garantie ! Allez, juste une gorgée ?

Quoi ? Le changement de dessinateur, c’est ça ? Ben non, c’est Olivier qui dessine du début à la fin. Le changement de nom de famille ? Bah, c’est uniquement pour ajuster cette série aux valeurs plus cinématographiques de cette nouvelle collection, sans véritable cassure de style. Tu verras, ça passe comme une lettre à la poste !

Pardon ? La tronche du héros ne te plaît pas ? Bon, là, c’est vrai… entre l’agent gouvernemental binoclard, avec sa tête à claques, et son double « Makabi », avec son sac à deux balles sur la tête, j’avoue que le personnage n’a pas beaucoup d’atouts pour séduire. Mais, les deux personnalités s’emboîtent pourtant avec brio, rendant le personnage central plus complexe qu’il ne paraît… et je peux te garantir qu’au fil des tomes tu vas l’adorer ce p’tit con !

En fait, le seul point négatif de cette saga est qu’elle se termine après seulement huit tomes ! Et oui, c’est terminé, car « 1985 » ne conclut pas seulement le troisième cycle de la série, c’est aussi le dernier tome de cette saga… et c’est à nouveau une véritable tuerie que tu as loupé ! Ah, c’est ton libraire qui ne te l’as pas conseillé ? Et bien, tu changes de libraire illico presto et tu vas chez un pro !!! Non, mais allô quoi, une BD, ça ne s’achète pas n’importe où ! Au supermarché, t’achète tes salades, mais pas du neuvième art !

Oui, tout à fait, de l’art messieurs dames, du grand art même ! Normalement, quand je parle d’une série policière que j’ai apprécié, je bassine le lecteur pendant des heures avec les qualités de l’intrigue pour terminer par un « … et le scénariste soigne également parfaitement le développement psychologique des personnages ». Mais ici, la dimension humaine est tellement poussée, que j’oublierais presque de te dire à quel point l’intrigue policière est menée de main de maître. Pourquoi cet oubli ? Parce que cette histoire de sérial-killer est intimement liée au passé de la famille Singer et que les agissements de ce vieillard ne sont pas incorporés par hasard, juste pour occuper le lecteur avec un petit polar classique. Non, cette histoire de meurtres est intégrée avec grande méticulosité, entièrement au service du développement psychologique futur des personnages. La grande classe quoi… ouais comme Nabila, mais en beaucoup mieux !

Parlons-en d’ailleurs, de la dimension psychologique de ce scénario parfaitement huilé, riche en surprises et qui tient en haleine du début à la fin. Lors de la première partie de ce diptyque, Luc Brunschwig avait déjà allongé toute la famille Singer sur le divan d’une psychiatre afin de trouver l’origine de l’anorexie qui ronge la fille ainée. Il continue de faire le point sur les fêlures qui sont à l’origine du mal collectif qui ronge la famille Singer et plonge encore plus profondément dans les zones d’ombre du passé de ce personnage qui devient de plus en plus attachant au fil des tomes. En multipliant les flashbacks qui remontent à l’enfance de Lloyd, l’auteur parvient à installer une tension émouvante tout au long de l’album, tout en développant une histoire aussi prenante que bouleversante. À l’aide de dialogues parfaitement maîtrisés, il nourrit l’empathie grandissante envers des personnages complexes et attachants, qu’il dévoile par petites touches et dont on finit par comprendre la fragilité émotionnelle et la rage au fil des pages. Des rapports ambigus entre les parents de Lloyd à l’assassinat d’une employée de l’épicerie familiale, l’auteur va très loin dans la mise à nu de son personnage, recherchant l’origine des névroses et du traumatisme qui la poussé à revêtir un masque et à endosser une identité sécrète. Arrivé au bout de cette lecture riche en émotions, tout devient clair, la boucle est bouclée et il est alors temps de faire ses adieux à un personnage pour lequel on s’est pris d’affection. On aimerait certes en apprendre plus sur cette famille, sur la prochaine mission de Lloyd… mais non, il est temps de refermer cette porte d’hôpital, le cœur lourd, très lourd… ah qu’il est difficile de refermer un tel chef-d’œuvre !

… et dire qu’on ne le reverra probablement plus… non mais allô quoi ?

Adieu Llloyd !

P.S. : Le « non mais allô quoi » est une marque déposée par Nabilla, alors tu ne le lis pas tout haut, sinon tu douilles ! T’as compris ? Allez, va vite te procurer cette saga maintenant, sinon tu ne reviens plus ici !!!

Retrouvez cet album dans mon Top du mois et dans mon Top de l’année !

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Zidrou et Serge Ernst – Boule à zéro

Posted in Bamboo, BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Franco-Belge, Maladie, Séries, Zidrou, [DL 2012], [En cours], [Grand public] with tags , , on 14 novembre 2012 by Yvan

L’univers des enfants hospitalisés par Zidrou et Ernst !

Zidrou et Serge Ernst - Boule à zéro« Boule à zéro » invite à suivre les pas de Zita Sayyah, une jeune fille de treize ans qui vit depuis près de neuf ans dans la chambre 612 de l’hôpital Le Goff. La petite patiente d’origine marocaine est le boute-en-train du service et son côté espiègle séduit dès les premières planches. L’univers de celle que l’on surnomme « Boule à zéro » depuis que les nombreuses séances de chimiothérapie ont eu raison de sa chevelure, n’a pourtant rien de réjouissant. Ses conversations avec Madame ou Monsieur La Mort et ses pannes de cœur sont d’ailleurs là pour nous le rappeler.

Les auteurs ont néanmoins choisi de ne pas sombres dans le pathos en nous invitant à venir fêter le treizième anniversaire de la petite. C’est dans cette ambiance déjà plus festive que le lecteur découvre une galerie de personnages délicieusement attachants. De la complicité des membres du personnel soignant aux surnoms amusants des autres malades (Wilfrite le grand brûlé, Puzzle pour la fille aux os brisés, Supermalade, 90% coton, …), tout est fait pour que le lecteur se sente un peu plus à l’aise dans un environnement qu’il imaginait probablement moins accueillant.

La qualité principale de cet album est donc d’avoir su aborder un sujet grave et délicat avec énormément de justesse, mais surtout avec beaucoup de tendresse et d’humour. En optant pour le rire comme exécutoire à cet environnement difficile, les auteurs évitent donc de tomber dans le larmoyant et proposent une bande dessinée pleine d’humanité et de sensibilité, sans pour autant tourner le dos à la réalité. En dédiant cet album à toutes les Marine du monde, Serge Ernst se souvient de la fille d’un ami qui a gagné son combat contre un cancer du rein et démontre que ce projet lui tient à cœur. En donnant vie à des personnages aussi expressifs qu’attachants et en proposant un graphisme qui met l’accent sur le regard optimiste et enfantin des patients, tout en tournant le dos à l’aspect lugubre de l’endroit, il livre un bien bel album et un superbe témoignage qui comblera petits et grands.

Du coup, j’ajoute Zidrou à la liste de mes auteurs préférés !

Ils en parlent également: Yaneck, David

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