Archive for the Rivages/Casterman/Noir Category

James Carlos Blake et Léonard Chemineau – Les amis de Pancho Villa

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Casterman, Franco-Belge, One-shots, Rivages/Casterman/Noir, [Accessible], [DL 2012] with tags , , on 2 mai 2012 by Yvan

¡ Viva la Revolución !

James Carlos Blake et Léonard Chemineau - Les amis de Pancho VillaMexique, 1910. Alors que la guerre civile fait rage, un tueur du nom de Rodolfo Fierro sort de prison. C’est en rencontrant l’un des lieutenants du général Pancho Villa qu’il se découvre une véritable vocation pour la révolution. Très vite surnommé « Le Boucher », il deviendra le plus fidèle bras droit de Villa et le suivra fidèlement dans tous ses combats… jusqu’à la mort !

Remarqué au concours Jeunes Talents du festival d’Angoulême 2009, Léonard Chemineau signe ici son premier album en adaptant un roman du Mexicain James Carlos Blake. Si cette collection Rivages/Casterman/Noir, née de l’association des éditions Rivages et Casterman, est normalement entièrement dédiée à l’adaptation de polars noirs par des auteurs de bandes dessinées, force est de constater que ce one-shot se rapproche plus de la biographie historique que du véritable polar.

Portée par des personnages aux caractères bien trempés, ce tome s’attaque en effet à la Révolution mexicaine du début du XXème siècle. C’est en suivant « El Carnicero », le plus fidèle des compagnons d’armes de Pancho Villa, que le lecteur se retrouve plongé au cœur de cette guerre impitoyable qui mit le Mexique à feu et à sang. Entraîné dans une épopée faite de massacres et de pillages en tous genres, il emprunte ce chemin de la révolution où souffle un vent de liberté, mais qui laisse derrière lui une traînée de poudre et de sang. Tutoyant la mort au sein d’un récit parsemé de victimes, les amis de Pancho Villa permettent de côtoyer les grands acteurs de cette page historique du Mexique (Emiliano Zapata, Carranza, Huerta) et de découvrir toute l’atrocité et les dessous pas toujours reluisants de ce conflit.

Le fait de vivre cette aventure humaine à travers le prisme d’un homme brutal et sans idéal, qui n’a pas pour but de délivrer le peuple de sa misère, mais qui cherche surtout à s’extirper de sa propre condition en optant pour une vie de révolutionnaire, faite de nombreux dangers, mais sans véritable contrainte, est également très intéressant. Visuellement, il faut absolument saluer le travail de Léonard Chemineau et de ses deux coloristes. Pour une première réalisation, le jeune auteur livre un dessin déjà très abouti, parfaitement rehaussé par la colorisation experte de Sophie Dumas et Scarlett Smulkowski. Proposant des protagonistes hauts en couleur au sein de décors particulièrement lumineux, ils restituent à merveille l’ambiance poussiéreuse et suffocante de ce pays en proie au chaos. Chapeau (ou sombrero si vous préférez) !

¡ Viva la Revolución !

Ils en parlent également : BDGest, Jérôme, Wens
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Christian De Metter – Shutter Island

Posted in BANDES DESSINÉES, Casterman, Franco-Belge, One-shots, Rivages/Casterman/Noir, [Angoulême 2009], [DL 2008], [Grand public] with tags , on 2 avril 2010 by Yvan

Shutter island« Shutter Island » est un one-shot de cette collection née de l’association des éditions Rivages et Casterman et récemment inaugurée avec quatre albums (« Pauvres Zhéros », « Pierre qui roule », « Sur les quais », « Nuit de fureur »). Une collection Rivages/Casterman/Noir, dirigée par Matz, qui se concentre sur l’adaptation de polars noirs par des auteurs de bandes dessinées de renommée tel que Christian De Metter (« Figurec », « L’oeil était dans la tombe »), pour cette adaptation du roman éponyme de Dennis Lehane, l’auteur de Mystic River.

« Shutter Island » plonge le lecteur au sein d’un huis clos poignant. Deux enquêteurs se retrouvent sur une île isolée qui abrite un institut psychiatrique de haute sécurité afin d’y enquêter sur la disparition mystérieuse d’une détenue. Au milieu de malades mentaux extrêmement dangereux, d’expériences psychiatriques douteuses et d’énigmes étranges, la tâche du duo ne s’annonce pas aisée. Le lecteur, lui, se laisse vite happé par l’ambiance étouffante et par l’intrigue imaginée par Dennis Lehane. Les rebondissements sont nombreux et, au-delà de la ‘simple’ enquête, l’auteur dissimule avec maestria une fausse piste qui ne manquera pas de prendre le lecteur à contrepied. Au milieu d’apparences trompeuses et d’un jeu sur la psychologie des personnages tout bonnement brillant, l’auteur maîtrise son suspense de la première à la dernière page.

Le graphisme de Christian De Metter est une véritable réussite. Le splendide dessin en couleurs directes renforce encore l’atmosphère angoissante du huis clos imaginé par Dennis Lehane. Les tons verdâtres et sombres baignent cet excellent thriller au sein d’une ambiance glauque et oppressante.

Si l’adaptation cinématographique (de Martin Scorsese) est du même acabit, les cinéphiles pourront se réjouir. En attendant, s’est au tour des bédéphiles de savourer cette adaptation en 120 pages du roman de Dennis Lehane.

Pelot & Baru – Pauvres Zhéros

Posted in BANDES DESSINÉES, Casterman, Franco-Belge, One-shots, Rivages/Casterman/Noir, [Accessible], [Angoulême 2009], [DL 2008] with tags , on 5 mars 2010 by Yvan

Pelot & Baru - Pauvres ZhérosCe one-shot fait partie des quatre albums (« Pauvres Zhéros », « Pierre qui roule », « Sur les quais », « Nuit de fureur ») venus inaugurer cette nouvelle collection chez Casterman, née de l’association des éditions Rivages et Casterman. Cette collection Rivages/Casterman/Noir dirigée par Matz se concentre sur l’adaptation de polars noirs par des auteurs de bandes dessinées de renommée tels que Lax, Matz, Rodolphe ou Baru, pour ce récit tiré du roman éponyme de Pierre Pelot, paru en 1982.

Ce récit campagnard nous plonge dans un petit village des Vosges, dans un bled rural où rien d’intéressant ne se passe … jusqu’au jour où un enfant vient à disparaître. Cet élément fait vaciller l’équilibre qui règne au sein cette bourgade à la population assez marginale et agrémente cette chronique sociale d’un thriller sordide.

Le travail de Baru au niveau des ambiances est remarquable. Ses personnages sont également succulents et très attachants. De plus, le travail au niveau des expressions et du langage non verbal est également impressionnant, même si cela contribue également à la lecture, somme toute rapide de cet album, et cela, malgré un nombre de pages assez conséquent.

Bref, un excellent polar, avec un Baru qui excelle au niveau du graphisme, des personnages et des ambiances.

Retrouvez cet album parmi les titres sélectionnés au Festival d’Angoulême 2009 !