Archive for the Cornélius Category

Charles Burns – La Ruche

Posted in BANDES DESSINÉES, Charles Burns, Comics, Cornélius, Festival BD Angoulême, Trilogies, [Angoulême 2013], [DL 2012], [Sans super-héros] with tags , , on 22 décembre 2012 by Yvan

Bienvenue dans l’univers de Charles Burns…

Charles Burns - La RucheCette saga qui marque le retour de l’auteur du cultissime de Black Hole est clairement influencée par l’œuvre d’Hergé et de William S. Burroughs. De la couverture du tome précédent, ouvertement inspirée de « L’Étoile mystérieuse », à cette première scène de l’autre côté du miroir, visiblement tirée de l’album « Le Trésor de Rackham le rouge », en passant par ce personnage à la silhouette caractéristique, flanqué d’une houppette qui l’est tout autant et au nom d’artiste éloquent (Nit Nit, Tintin à l’envers), les références au petit protégé de Moulinsart sont d’ailleurs légion. Pour son premier livre en couleurs, l’auteur s’approprie d’ailleurs également ce style ligne clair familier des tintinophiles, mais ne manquera pas de prendre le lecteur à contre-pied par la suite. Car, si aventure de Tintin il y a, ce sera dans la Quatrième Dimension ! Il devient en effet vite évident qu’en suivant les pas de Doug, Burns a bel et bien l’intention de nous emmener dans son monde à lui, d’évoluer vers un style visuel plus sombre et d’user de la puissance évocatrice de son dessin pour livrer des personnages plus inquiétants et d’ainsi dégager un sentiment de malaise profond au fil des planches.

« La Ruche » poursuit donc le trip halluciné de ce personnage complètement déboussolé. Il y a tout d’abord la version tintinesque de Doug qui poursuit son périple dans un univers onirique suffocant. Abandonné au pied de La Ruche en fin de tome précédent, il se retrouve maintenant à l’intérieur, employé par une créature verte, et se lie d’amitié avec l’une des femmes sur le point d’accoucher d’on ne veut pas trop savoir quoi. Dans la réalité, l’auteur se concentre principalement sur la relation entre Doug et Sarah, deux adolescents qui se découvrent et se livrent au fil des pages.

Construisant son récit sous forme d’ellipses, multipliant les allers-retours et proposant une narration très fragmentée, l’auteur s’amuse à brouiller les pistes et accompagne brillamment les errances de ce héros à la dérive. Passant d’un personnage alité et drogué aux souvenirs enfumés d’une relation avec une fille aux goûts artistiques glauques, sans oublier les flashs psychédéliques au sein d’un monde peuplé de créatures étranges, l’album entremêle habilement le quotidien, les rêves, les cauchemars, les fantasmes et les hallucinations de Doug. Burns prend un malin plaisir à faire disparaître les frontières entre fiction, réalité, passé et présent, comme en témoigne cette scène où Doug feuillette une bande dessinée des aventures de Nitnit, son alter ego tintinesque. Les différentes versions de Doug se superposent avec brio et l’auteur ajoute encore une nouvelle couche en insérant une référence aux vieux romance comics des années 50/60, qu’il s’amuse à mettre en images dans le style de l’époque. Ce nouvel écho à la vie de Doug s’ajoute aux différents niveaux de lecture de cette saga qui intrigue tout en conservant une fluidité déconcertante.

Progressivement Charles Burns livre les pièces de ce puzzle narratif étonnant. D’abord déroutant, avant de devenir prenant, le récit se joue des repères spatio-temporels et permet à Burns d’aborder des thèmes qui lui sont chers, tels que la prise de drogues, le désir, les névroses, l’avortement et les découvertes sexuelles qui caractérisent le mal-être adolescent dans l’Amérique ultra codifiée des années soixante-dix.

Oscillant entre rêve et réalité, ce deuxième volet abandonne son héros en compagnie d’une tête de mort et cela tombe bien car la conclusion de cette trilogie s’intitulera « Calavera ». En attendant, le lecteur, complètement étourdi et légèrement frustré d’être sorti de cet univers envoûtant avant la fin, devra s’armer de patience avant de pouvoir vivre la fin de ce nouveau trip artificiel proposé par ce génie graphiste au style souvent imité mais jamais égalé.

Retrouvez ce comics dans mon Top du Festival d’Angoulême et dans MON TOP de l’année !

Charles Burns – Big Baby

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Charles Burns, Comics, Cornélius, Intégrales, [DL 2000 à 2005], [Sans super-héros] with tags on 25 juillet 2012 by Yvan

Attention c’est du Burns !

Charles Burns - Big BabyPour la plupart des gens qui ont lu son chef-d’œuvre Black Hole, Charles Burns est un véritable dieu. Du coup, tout ce qu’il a un jour produit vaut inévitablement le détour. J’avais donc une bonne raison pour m’attaquer à ce gros bébé publié par les éditions Cornélius.

Big Baby est un recueil de quatre histoires qui mettent en scène le petit Tony Delmonto, un garçon à l’apparence assez singulière qui est de surcroît passionné par les récits horrifiques. Ceux-ci nourrissent non seulement son imaginaire, mais influencent également assez bizarrement son quotidien, comme en témoignent ces quatre histoires :

Dans « Big Baby » Tony s’amusent encore assez gentiment avec des petits soldats, qu’il s’amuse à mettre en face d’un dinosaure. Si ces quelques pages démontrent déjà qu’il a de l’imagination, c’est « La malédiction des hommes-taupes » qui nous plonge véritablement dans l’univers du maître Burns. L’auteur y met en scène un homme particulièrement jaloux, qui tente l’impossible pour prendre sa femme la main dans le sac. Mais, il n’est pas le seul à surveiller la maison de près, car, la nuit venue, à travers la fenêtre de sa chambre, son voisin Tony voit également des choses étranges dans son jardin. Voilà, Burns vient d’ouvrir bien grand la porte de l’étrange et il poursuit de plus belle avec les deux récits suivants. Dans « La peste jeune » c’est la babysit de Tony qui semble victime d’une étrange maladie venue de l’espace, tandis que dans « Le club sanglant », c’est le fantôme d’un petit garçon qui perturbe la colonie de vacances à laquelle participe Big Baby.

Alors certes, cet album n’est sans doute pas aussi indispensable que l’incontournable Black Hole, mais à travers ces récits empreints d’onirisme cauchemardesque et de fantastique, Charles Burns (ToXic) s’amuse à pointer les travers de la société américaine du doigt et plonge le lecteur dans une Amérique des fifties, délicieusement névrosée. Ce récit intelligent, intriguant et perturbant n’est évidemment rien sans le graphisme divin de Burns. Ce dessin noir et blanc qui installe une atmosphère glauque et angoissante tout au long du récit, se place une nouvelle fois au diapason des histoires et confirme que Charles Burns est bel et bien un dieu ! Chacune de ses œuvres est donc une véritable bénédiction…

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Yoshihiro Tatsumi – Une vie dans les marges, Tome 2

Posted in BANDES DESSINÉES, Cornélius, Diptyques, Festival BD Angoulême, Manga / Manhwa, [Angoulême 2012], [DL 2011] with tags , , , , on 24 mars 2012 by Yvan

La naissance du Gekiga, vécue de l’intérieur !

Yoshihiro Tatsumi - Une vie dans les marges, Tome 2 Une vie dans les marges est un récit autobiographique qui revient sur la carrière de Yoshihiro Tatsumi et sur la naissance du genre Gegika. L’auteur aura travaillé près de douze ans sur cet ultime chef-d’œuvre édité par les Éditions Cornélius en deux tomes de plus de quatre-cents pages chacun.

Le premier tome, qui brossait le portrait d’Hiroshi Katsumi (qui n’est autre que l’auteur lui-même) lors d’une adolescence au sein d’une famille qui a du mal à joindre les deux bouts et en compagnie d’une frère aîné malade et jaloux, permettait surtout de découvrir les éléments fondateurs de la carrière de ce mangaka de renom. Ce deuxième volet montre un auteur qui peut enfin vivre de sa passion, mais qui continue de s’interroger sur la route qu’il doit emprunter. Au fil des pages, cet homme qui vit ses premiers émois amoureux continue de remettre son travail en question, peaufinant progressivement sa vision du manga.

L’aspect autobiographique de cette œuvre permet au lecteur de vivre l’avènement du mouvement gekiga de l’intérieur. Né de la passion d’une poignée de jeunes auteurs, ce nouveau genre qui privilégie des récits plus longs, plus réalistes et plus sérieux s’impose progressivement lors du boom qu’a connu le manga au Japon après la Deuxième Guerre Mondiale. Au-delà de la genèse du style gekiga, ce deuxième tome permet de découvrir la révolution du marché du manga lors des années 50-60, offrant ainsi un éclairage nouveau sur le monde de l’édition du temps des librairies de prêt. Mais ce qui fait toute la saveur et la force de cette rétrospective est le ton nostalgique qui se dégage de cette œuvre. Le regard de cet homme âgé, soixante ans après les faits, sur l’une des périodes les plus novatrices qu’ont connu le manga et le Japon, est empli de sagesse et de justesse.

Situé dans les années 50-60, le récit dresse également le portrait d’un Japon d’après guerre, en pleine reconstruction. Cette page d’Histoire relate en effet brièvement les événements culturels, politiques, sportifs et cinématographiques clés de ce pays en pleine mutation. Si cette œuvre est d’une grande richesse culturelle et historique, le trait limpide et la mise en scène forcément cinématographique de Yohihiro Tatsumi, rendent l’ensemble extrêmement lisible et digeste.

Récompensé par le Grand prix du prix culturel Osamu Tezuka en 2009 et par un Will Eisner Award en 2010, cette petite perle servira également de base à un film d’animation réalisé par Eric Khoo, dont voici la bande annonce :

Une œuvre didactique et captivante, indispensable pour les passionnés et incontournable pour les autres !

Retrouvez cet album dans mon Top Manga de l’année et dans mon Top du Festival d’Angoulême !

Yoshihiro Tatsumi – Une vie dans les marges

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Cornélius, Diptyques, DIVERS, Festival BD Angoulême, Manga / Manhwa, [Angoulême 2012], [DL 2011] with tags , , , , on 29 février 2012 by Yvan

La naissance du Gegika !

Yohihiro Tatsumi - Une vie dans les marges Une vie dans les marges est un récit autobiographique qui revient sur la carrière de Yoshihiro Tatsumi et sur la naissance du genre Gegika. L’auteur aura travaillé près de douze ans sur cet ultime chef-d’œuvre édité par les Éditions Cornélius en deux tomes de plus de quatre-cents pages chacun.

En brossant le portrait d’Hiroshi Katsumi, qui n’est autre que l’auteur lui-même, Yoshihiro Tatsumi lève le voile sur sa vie familiale et sur son évolution en tant qu’artiste. De parents qui ont du mal à joindre les deux bouts à ce frère aîné malade et jaloux, en passant par un certain Osamu Tezuka, le lecteur découvre les éléments fondateurs de la carrière de ce mangaka de renom.

Situé à Osaka, au début des années 1950, le récit dresse également le portrait d’un Japon d’après guerre, en pleine reconstruction et se remettant péniblement des conséquences la seconde guerre mondiale sous la tutelle des américains. Cette page d’Histoire est accompagnée d’une véritable révolution du marché du manga, que l’auteur invite à découvrir de l’intérieur. De son admiration pour Osamu Tezuka en passant par le gain de quelques concours de dessin qui permettent à la famille de sortir quelque peu la tête hors de l’eau, le lecteur découvre un genre qui part à la recherche de récits plus longs et plus sérieux et assiste à la naissance du Gegika.

Mais ce qui fait toute la saveur et la force de cette rétrospective est le ton nostalgique qui se dégage de cette œuvre. Le regard de cet homme âgé, soixante ans après les faits, sur l’une des périodes les plus novatrices qu’ont connu le manga et le Japon, est empli de sagesse et de justesse. Allez, viens t’asseoir ici petit, que papy te raconte la révolution qu’a vécu le manga dans un Japon en ruines… tout débute au milieu du siècle dernier, papy n’était qu’un adolescent, son frère était très malade et sa famille n’avait pas un radis. Le papy en question n’est autre que Yoshihiro Tatsumi et le récit de sa vie est passionnant. Un véritable chef-d’œuvre !

Si ce premier tome est d’une grande richesse culturelle et historique, le trait limpide et la mise en scène forcément cinématographique de Yohihiro Tatsumi, rendent l’ensemble extrêmement lisible.

Récompensé par le Grand prix du prix culturel Osamu Tezuka en 2009, par un Will Eisner Award en 2010 et par le Prix regards sur le monde au Festival d’Angoulême en 2012, cette petite perle servira également de base à un film d’animation réalisé par Eric Khoo, dont voici la bande annonce :

Une œuvre incontournable !

Retrouvez cet album dans mon Top Manga de l’année et dans mon Top du Festival d’Angoulême !

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Shigeru Mizuki – Opération Mort

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Cornélius, DIVERS, Festival BD Angoulême, Guerre, One-shots, [Angoulême 2009], [DL 2008] with tags , , , on 11 janvier 2012 by Yvan

Pour la patrie !

Shigeru Mizuki - Opération MortOpération Mort est un manga signé Shigeru Mizuki (Hitler). Ce mangaka qui perdit le bras gauche durant la Seconde Guerre mondiale et qui apprît ensuite à dessiner de la main droite, a déjà accumulé de nombreuses récompenses, dont un prix du meilleur album pour NonNonBâ en 2007, et le prix patrimoine pour cet ouvrage en 2009 au festival d’Angoulême. En relatant un épisode méconnu de la Guerre du Pacifique, l’auteur aborde donc un sujet qui l’a touché personnellement.

Se nourrissant de ses propres souvenirs de guerre, le mangaka invite à suivre l’histoire d’un régiment envoyé en mission sur une île de Papouasie-Nouvelle-Guinée pendant la Seconde Guerre mondiale. Si la menace d’une offensive américaine n’est jamais loin, ce n’est pourtant pas l’ennemi qui est à l’origine du taux de mortalité élevé sur cette île paradisiaque. Le quotidien de ces soldats condamnés à tout sauf au combat lors de travaux de construction éprouvants effectués dans des conditions déplorables, n’a rien de vraiment réjouissant et, à défaut de succomber sous les balles ennemies, ce sont donc la faim, la maladresse, les crocodiles et la maladie qui déciment les vaillantes troupes nippones. Et ceux qui parviennent à survivre à la vie du camp peuvent compter sur la bêtise d’une hiérarchie bien décidée à sauvegarder l’honneur des troupes de l’Empereur, quoi qu’il arrive. Isolés sur île perdue au milieu de l’océan, le destin de ces hommes semble donc inéluctable : mourir d’une mort inutile et stupide, mais…pour la patrie !

Mizuki décrit la réalité des soldats japonais avec beaucoup de brio. Mêlant horreur et humour, il souligne l’absurdité de la situation dans laquelle se trouvent ces hommes conditionnés par les traditions du pays et par une hiérarchie qui incarne la mentalité japonaise de l’époque. Si le sens de l’honneur a souvent raison de l’envie de vivre de ces jeunes soldats, l’auteur dresse néanmoins le portrait de soldats qui n’ont rien de kamikazes fanatiques, mais qui ressemblent plutôt à des victimes d’une idéologie absurde.

Visuellement, Mizuki combine des décors photo-réalistes splendides à des personnages caricaturaux expressifs. Si le mélange peut surprendre, il contribue néanmoins à souligner l’absurdité de la situation dans laquelle se trouvent ces personnes condamnées à mourir pour le bien collectif. Heureusement que ce mangaka n’est pas mort au nom de la patrie…

Retrouvez cet album dans mon Best of du Festival d’Angoûleme 2009 !

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Shigeru Mizuki – Hitler

Posted in BANDES DESSINÉES, Cornélius, Guerre, Manga / Manhwa, One-shots, [DL 2011] with tags , , , on 10 novembre 2011 by Yvan

Portrait réussi du monstre !

Shigeru Mizuki - HitlerCe manga des éditions Cornélius est une biographie de près de 300 pages sur Adolf Hitler, signée Shigeru Mizuki. Ce mangaka qui perdit le bras gauche durant la Seconde Guerre mondiale et qui apprît ensuite à dessiner de la main droite, a déjà accumulé de nombreuses récompenses, dont un prix du meilleur album pour NonNonBâ en 2007, et le prix patrimoine pour « Opération mort » en 2009 au festival d’Angoulême. L’auteur propose ici un récit particulièrement didactique et très fidèle à la réalité, sur un sujet qui l’a touché personnellement.

Si le premier chapitre s’ouvre sur la persécution des juifs et des résistants durant la Seconde Guerre mondiale, le deuxième chapitre entame véritablement l’imposante biographie de ce dictateur qui plongea l’Europe dans l’horreur. Si la fin du récit, connue de tous, a du mal à surprendre, les premiers chapitres, dédiés à la jeunesse d’un loser sans moustache ne manquent pas de surprendre. De ses échecs à l’examen d’entrée de l’Académie des Beaux-Arts de Vienne à son engagement volontaire dans la Première Guerre mondiale, en passant par plusieurs années de galère, proche de la mendicité, où il se forge son antisémitisme, le début de carrière de cet orphelin n’a rien de bien glorieux.

C’est seulement après la signature de l’armistice de 1918 que ce valeureux soldat décoré de la Croix de fer se lance dans la politique et se découvre des talents d’orateur qui feront de lui un personnage charismatique capable de séduire les foules. De son adhésion au « Parti national-socialiste des travailleurs allemands » à sa nomination en tant que Chancelier de la République de Weimar, en passant par le putsch manqué de Munich, l’ascension politique de ce mégalomane hors pair est aussi surprenante que fulgurante. Une fois au sommet du pouvoir, l’auteur de Mein Kampf se lance à la conquête de l’Europe afin de construire son empire qui durera mille ans et d’écrire l’une des pages les plus sombre de l’Histoire de l’Europe.

L’auteur dresse donc différents portraits du célèbre nazi : l’artiste peintre admirateur de Wagner, le clochard, le soldat, le politicien, le chancelier du Reich et le stratège militaire. Ces nombreux visages permettent de dresser le portrait d’un personnage énigmatique, imprévisible, narcissique, rusé et cruel, mais qui demeure malgré tout humain, …alors qu’on aimerait tant se débarrasser de cette dernière étiquette qui le lie encore à nous.

Le fait d’accompagner cet homme durant les différentes étapes de sa vie permet également à l’auteur de distiller de nombreuses informations historiques sur l’évolution de la deuxième guerre mondiale et rend cet album particulièrement didactique. Le fait d’utiliser des photos d’archives pour réaliser les décors, accentue encore le réalisme de cette ascension tragique.

Une œuvre déjà incontournable !

Retrouvez ce manga  dans mon Best Of 2011 !

Lisez également l’avis de Marion !

Winshluss – Smart Monkey

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Cornélius, DIVERS, Franco-Belge, One-shots, Winshluss, [Avancé], [DL 2000 à 2005] with tags on 24 août 2011 by Yvan

Documentaire animalier humoristique…

Winshluss - Smart MonkeyAprès avoir lu le véritable chef-d’œuvre qu’est Pinocchio et avoir fortement apprécié la lecture de « Monsieur Feraille » et Pat Boon, je me devais d’attaquer « Smart Monkey » du même auteur.

La majeure partie de ce one-shot de Winshluss est totalement muet et invite à suivre les périples d’un petit singe légèrement plus évolué que ses congénères. Chassé de son clan par le mâle dominant, Smart Monkey doit affronter seul les dangers de la jungle qui l’entoure. Un périple extrêmement périlleux, mais riche en découvertes. Jouant à fond sur l’humour visuel, l’auteur nous plonge au temps de la préhistoire et invite à suivre les premiers pas d’une évolution mise en avant par Darwin et qu’il ne manque pas d’ironiser à travers cette représentation visuelle totalement muette qui a tout d’un documentaire animalier humoristique.

Vient ensuite un épilogue dialogué qui nous emmène à une période plus contemporaine et qui permet à l’auteur de conclure son récit avec brio, tout en offrant une petite réflexion amusante sur la condition humaine.

Ils en parlent également: Zorg

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