Archive for the Contrebande Category

Robert Kirkman, Charlie Adlard et Stefano Gaudiano – Walking Dead, Les Chuchoteurs (Tome 27)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Robert Kirkman, Séries, [DL 2017], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 12 mai 2017 by Yvan

La guerre est déclarée !

Robert Kirkman, Charlie Adlard et Stefano Gaudiano - Walking Dead, Les Chuchoteurs (Tome 27)Comme le titre laisse suggérer, la menace représentée par les Chuchoteurs prend encore de l’ampleur dans de ce vingt-septième volet reprenant les épisodes US #157 à #162.

Depuis l’introduction de ces étranges individus qui se cachent sous un masque de chairs pour passer inaperçu aux yeux des vrais morts-vivants, il ne faisait aucun doute que la saga allait se diriger vers une confrontation entre la communauté de Rick Grimes et ce groupe qui ne cherche pas à reconstruire l’ancien monde, mais qui souhaite au contraire vivre en harmonie avec les morts-vivants. En utilisant et en se mêlant aux hordes de zombies, les Chuchoteurs insufflent une nouveauté bienvenue à la menace des morts-vivants, obligeant la communauté de Rick à imaginer des nouvelles stratégies de combat afin de venir à bout de ce nouvel ennemi.

Suite au cliff-hanger inattendu du tome précédent, le lecteur était inévitablement très curieux de voir quel rôle Robert Kirkman allait réserver à Negan. Lorsque les premières planches montrent un Negan tout sourire qui se dirige vers la communauté de Rick un cadeau sous le bras, ceux qui s’attendaient à le voir à la tête des Chuchoteurs pour se venger de Rick seront pour le moins surpris. Si la capacité de Robert Kirkman à nous surprendre à travers les actions de ce personnage charismatique s’avère à nouveau grande, le plaisir de retrouver Negan et sa batte de baseball sur le devant de la scène l’est également.

Ce tome est également marqué par de nouvelles menaces qui se profilent à l’horizon, démontrant que Robert Kirkman ne compte pas s’arrêter là, mais nous concocte encore quelques belles intrigues à venir. Il y a d’une part la communauté du Sanctuaire qui refuse de prêter main forte à Rick face aux Chuchoteurs. Mais il ne faudrait pas non plus oublier les actions d’Eugène Porter qui, à force de chipoter avec sa radio, parvient à entrer en contact avec un mystérieux interlocuteur et, connaissant Kirkman, cela ne présage rien de bon.

Visuellement, Charlie Adlard se fait aider par Stefano Gaudiano à l’encrage depuis plusieurs tomes et le duo continue de se montrer particulièrement efficace. Une collaboration fortement saluée car elle permet d’augmenter le rythme de production sans nuire à la qualité de l’ensemble. J’ai uniquement eu un peu plus de mal à identifier les différents personnages lorsque ceux-ci s’affrontaient au milieu des morts-vivants avec leurs visages recouverts d’un masque de chairs… mais difficile d’en vouloir aux dessinateurs car ce problème est inhérent à cette nouvelle technique de combat.

Une valeur fixe dans mon Top comics de l’année !

Ils en parlent également : Bibliocosme

Mark Waid et J.G. Jones – Strange fruit

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, One-shots, [Avec super-héros], [DL 2017] with tags on 3 mai 2017 by Yvan

Un super-héros noir dans le Sud raciste des années 20 !

Mark Waid et J.G. Jones - Strange fruit« Strange Fruit » se déroule dans le Mississippi, durant les crues historiques du fleuve éponyme en 1927, tout en imaginant l’arrivée sur Terre d’un super-héros à la peau noire.

Le titre de ce one-shot fait référence à une chanson de Billie Holiday et plus précisément aux noirs que les membres du Ku Klux Klan pendaient aux branches des arbres tels des fruits étranges. Les thèmes principaux du récit sont donc bel et bien le racisme et la ségrégation qui sévissent dans les états du Sud à cette époque. Malgré l’abolition de l’esclavage, la population blanche raciste du Sud des Etats-Unis fonctionne toujours dans la logique de l’exploitation d’une main d’œuvre noire qui n’a pas droit à la parole. L’idée d’ajouter un colosse surhumain noir à cet ancrage réaliste n’est donc certainement pas une mauvaise idée afin de venir modifier le rapport de force entre blanc et noirs…

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Mark Waid (« Irrécupérable ») exploite le genre super-héroïque à des fins diverses. En habillant son surhomme noir tombé du ciel d’un drapeau sudiste, l’auteur lance un message très clair, tout en transformant son héros en symbole pour cette population noire oppressée par les blancs. En seulement quatre épisodes, le lecteur n’a malheureusement pas le temps de s’attacher à ce héros dont la psychologie n’est pas suffisamment développée et dont la carrière est finalement beaucoup trop éphémère. D’autres personnages, tels que l’ingénieur McCoy, qui a réussi à s’affranchir dans le Nord du pays, ou le pauvre Sonny, principale victime de la haine des blancs, sont à ce titre beaucoup plus intéressants. De plus, malgré une idée de base assez originale, l’intrigue s’avère finalement assez simpliste et ne contribue donc pas non plus à faire véritablement décoller cette histoire. Par contre, au niveau du graphisme, le travail de l’artiste britannique J.G. Jones (« Wanted ») est tout bonnement sublime. A l’instar d’un Alex Ross, son style photo-réaliste fait des merveilles.

Bref, une idée de base intéressante et une mise en images de toute beauté, mais un one-shot qui aura néanmoins du mal à rester dans les mémoires.

Ils en parlent également : Yaneck

Joshua Williamson et Andrei Bressan – Birthright, Histoire de famille (Tome 4)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Séries, [DL 2017], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 14 avril 2017 by Yvan

Un tome riche en révélations !

Joshua Williamson et Andrei Bressan – Birthright, Histoire de famille (Tome 4)Ce quatrième volet, qui reprend les épisodes #16 à #20 de la saga, propose la suite de ce récit imaginé par Joshua Williamson, dessiné par Andrei Bressan et mis en couleurs par Adriano Lucas.

Brennan Rhodes est toujours en fuite avec son petit frère Mikey, revenu d’une autre dimension où le temps s’écoule plus vite, muni d’un arsenal d’armes moyenâgeuses et prétendant être de retour pour sauver l’Humanité. Rejoint par leur père, ils trouvent refuge dans la cache secrète du mage Sameal afin de soigner Mikey. Pendant ce temps, leur mère et Rya, la compagne de Mikey revenue enceinte de Terrenos, sont retenue auprès de Mastema, la puissante magicienne.

Comme le titre laisse présager, il est question de liens familiaux lors de ce quatrième volet. Le retour surprenant d’un membre de la famille Rhodes vient en effet booster la quête de Mikey et Brennan. Après la mise en place rapide et efficace de l’univers qu’il a imaginé, Joshua Williamson poursuit donc non seulement ce récit mêlant thriller contemporain et héroïc fantasy, mais multiplie également les révélations. Par le biais de flash-backs, le lecteur passe régulièrement d’un univers fantasy, où il en apprend plus sur Terrenos et sur le lien qui unit les différents mages, à un monde contemporain, où il suit la cavale des deux frères, tout en découvrant les motivations des différents membres de la famille Rhodes. Le voile qui plane sur les véritables intentions de personnages ambigus pousse également le lecteur à vouloir découvrir la suite de cette aventure au plus vite afin de découvrir qui est le véritable héros/élu et où se situent finalement le Bien et le Mal.

Visuellement, cet album continue également de séduire. L’artiste brésilien Andrei Bressan accompagne le récit de manière particulièrement efficace et permet au lecteur de se projeter immédiatement dans les différents environnements imaginés par le scénariste, le tout rehaussé par la colorisation experte d’Adriano Lucas. Que ce soit dans la cache de Sameal, débordante de détails, ou lors des affrontements avec les mages, le dessinateur en met également plein la vue.

Un excellent tome, riche en révélations, qui mérite une belle place dans mon Top comics de l’année !

Robert Kirkman et Ryan Ottley – Invincible, Amis et alliés (Tome 20)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Robert Kirkman, Séries, [Avec super-héros], [DL 2017], [En cours] with tags on 1 mars 2017 by Yvan

Le viol de Mark !

Robert Kirkman et Ryan Ottley – Invincible, Amis et alliés (Tome 20)Ce vingtième volet reprend les épisodes #109 à #114 de la saga et propose surtout la suite de l’opus précédent, qui se terminait sur un cliff-hanger insoutenable..

Mark Grayson se retrouvait en effet dans une situation pour le moins embarrassante : coincé dans une autre dimension et trahi par un Robot bien décidé à prendre le contrôle de la Terre. Ce tome ne débute d’ailleurs pas sous de meilleurs auspices puisque notre héros se voit immédiatement affublé d’une coupe de cheveux totalement ridicule. Pourtant, ce nouveau look ne l’empêche pas d’avoir du succès auprès des femmes… et même de se faire violer par l’une d’entre elles. Vous aurez donc compris que Robert Kirkman ne ménage pas son personnage, surtout que l’accueil que lui réserve sa femme enceinte lors de son retour est plutôt froid…

Après un excellent tome centré autour de la menace d’Angstrom Levy, l’auteur dévoile donc les mystérieuses intentions de Robot, tout en proposant un tome riche en rebondissements, qui met son personnage principal à mal. Visuellement, le style cartoony et particulièrement dynamique de Ryan Ottley continue de faire des merveilles. La seule ombre au tableau semble être cette rumeur comme quoi la saga s’arrêterait définitivement au numéro 150, après un arc de 12 épisodes baptisé « The End of All Things ». Cela nous laisse encore quelques tomes en perspective, mais quand même…

Ne passez pas à côté d’Invincible si vous aimez les super-héros !

Robert Kirkman, Charlie Adlard et Stefano Gaudiano – Walking Dead, L’Appel aux armes (Tome 26)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Robert Kirkman, Séries, [DL 2016], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 21 octobre 2016 by Yvan

Sacré Negan !

Robert Kirkman, Charlie Adlard et Stefano Gaudiano - Walking Dead, L’Appel aux armes (Tome 26)Ce vingt-sixième volet reprenant les épisodes US #151 à #156 met inévitablement la menace des Chuchoteurs en avant. Depuis l’introduction de ces étranges individus qui se cachent sous un masque de chairs pour passer inaperçu aux yeux des vrais morts-vivants, il ne faisait aucun doute que la saga allait se diriger vers une confrontation entre la communauté de Rick Grimes et ce groupe qui ne cherche pas à reconstruire l’ancien monde, mais qui souhaite au contraire vivre en harmonie avec les morts-vivants.

Ce tome est donc marqué par la tension qui règne au sein de la communauté de Rick depuis que les Chuchoteurs ont décapité une douzaine d’habitants de la communauté et planté leurs têtes sur des pics afin de délimiter la frontière avec leur camp. Rick ayant préféré ne pas céder à la violence irréfléchie, tente donc de canaliser les peurs au sein de la communauté d’Alexandria et les prépare à la guerre. S’il est à ce titre intéressant de découvrir le nouveau rôle de Dwight, dorénavant en charge de l’entraînement militaire des habitants, la plus grande menace pour Rick se situe cependant une nouvelle fois au sein de sa propre communauté… surtout qu’un certain Negan y croupit toujours au fond d’une cellule.

Si l’on s’attendait inévitablement à ce que le lion s’échappe un jour de sa cage, Robert Kirkman livre tout de même un tome riche en surprises et en rebondissements. Outre le plaisir de retrouver Negan sur le devant de la scène, il faut surtout souligner la capacité de Robert Kirkman de nous surprendre à travers les actions de ce personnage charismatique… à l’image de ce cliff-hanger totalement inattendu en fin de tome. Il ne faudrait pas non plus oublier les actions d’Eugène Porter qui, à force de chipoter avec sa radio, parvient à entrer en contact avec un mystérieux interlocuteur et, connaissant Kirkman, cela voudrait dire qu’une nouvelle menace se profile à l’horizon.

En fait, le seul petit bémol de ce tome découle du fait que l’auteur s’est amusé à multiplier/diviser les communautés. Les nombreux personnages et les discussions parfois moins intéressantes concernant l’organisation des différents endroits m’incitent en effet parfois à décrocher. Heureusement, ces passages n’étaient pas très nombreux lors de cet excellent tome, que vous pouvez d’ailleurs retrouver dans mon Top comics de l’année.

Visuellement, Charlie Adlard se fait aider par Stefano Gaudiano à l’encrage depuis plusieurs tomes et le duo continue de gagner en efficacité. Une collaboration fortement saluée car elle permet d’augmenter le rythme de production sans nuire à la qualité de l’ensemble.

Ils en parlent également : Dionysos, Yaneck

 

Robert Kirkman et Ryan Ottley – Invincible, Etat de siège (Tome 19)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Robert Kirkman, Séries, [Avec super-héros], [DL 2016], [En cours] with tags on 28 septembre 2016 by Yvan

Le retour d’Angstrom Levy !

Robert Kirkman et Ryan Ottley – Invincible, Etat de siège (Tome 19)Après un dix-huitième volet particulièrement explosif, qui reprenait le centième épisode de la série, cet album qui contient les épisodes #103 à #108 de la saga US revient vers une sorte de statu quo.

Mark Grayson a en effet retrouvé ses pouvoirs et la menace des Viltrumites semble définitivement écartée suite à la prise de pouvoir de Nolan et ses désirs de paix. Malgré la grossesse d’une Eve qui doit dorénavant s’abstenir d’utiliser ses pouvoirs, tout semble donc revenir vers la normale. Sauf que le fait qu’Invincible soit vivant et considéré comme le héros qui a sauvé la Terre de Dinosaurus ne plaît pas forcément à tout le monde… et surtout pas à un Angstrom Levy bien décidé à se venger !

Bref, après un tome où Robert Kirkman a peut-être voulu en faire un peu trop, nuisant ainsi par moments à la crédibilité de certains personnages, il revient ici en force avec un excellent tome centré autour de la menace d’Angstrom Levy, sans oublier de développer quelques intrigues parallèles intéressantes, notamment concernant le sort réservé à l’ancien régent Thragg ou à propos des mystérieuses intentions de Robot…

Visuellement, le style cartoony et particulièrement dynamique de Ryan Ottley continue de faire des merveilles. La seule ombre au tableau semble être cette rumeur comme quoi la saga s’arrêterait définitivement au numéro 150, après un arc de 12 épisodes baptisé « The End of All Things ». Cela nous laisse encore quelques tomes en perspective, mais quand même…

Bref, encore un excellent tome !

Oscar Martin – Solo, Le Cœur et le Sang (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Trilogies, [DL 2016], [Sans super-héros] with tags on 15 août 2016 by Yvan

Un peu monotone, mais de toute beauté !

Oscar Martin - Solo, Le Cœur et le Sang (Tome 2)Après avoir quitté le cocon familial pour voler de ses propres ailes et s’être transformé en guerrier aguerri au fil des épreuves, Solo a finalement trouvé sa place au sein d’une petite communauté de rats. Promis à des jours heureux auprès de sa chère et tendre, il voit son quotidien bousculé par l’arrivée de l’ami d’enfance de sa compagne. Jaloux de ne plus recevoir toute l’attention de cette dernière et ne supportant pas la rivalité qui s’installe progressivement dans son propre foyer, il quitte le groupe qui l’héberge pour de nouvelles aventures en solitaire…

Le deuxième volet de cette série prévue en trois tomes permet de replonger dans l’univers post-apocalyptique imaginé par Oscar Martin. Dans ce monde violent où le gibier se fait de plus en plus rare et où le danger peut surgir à tout moment, la présence de Lyra au côté de notre héros et l’équilibre trouvé au sein de la colonie promettaient des jours meilleurs. Cette harmonie est néanmoins vite rompue par l’arrivée d’une tierce personne, prolongeant ainsi l’errance solitaire de ce rat doué pour le combat, qui cherche désespérément sa place dans ce milieu peuplé de créatures malintentionnées.

À l’aide d’une voix off particulièrement immersive, l’auteur espagnol se concentre principalement sur le conflit intérieur subi par ce personnage qui partage ses doutes et ses regrets au fil des pages. Fuyant un futur rempli de promesses, Solo part à la recherche de réponses, dévoilant au passage un visage particulièrement humain dans cet univers animalier sombre et dangereux. Cette suite, moins portée sur l’action et soignant principalement la psychologie des personnages, développe certes une histoire d’amour, mais ne déborde pas forcément d’originalité et souffre de quelques longueurs dues à une narration à la première personne parfois assez monotone.

Si le scénario abandonne le lecteur sur sa faim, notamment concernant la menace qui frappe la colonie ratière, il peut néanmoins se consoler avec la présence d’un cahier graphique proposant entre autres des fiches techniques sur les différentes espèces qui se croisent, ainsi que trois histoires courtes assez sympathiques. Graphiquement, cette aventure zoomorphique proposée dans la collection Contrebande des éditions Delcourt est d’ailleurs à nouveau absolument irréprochable. Après sa participation à la série animalière La Guilde chez Casterman, Oscar Martin confirme en effet toute sa maîtrise de l’anthropomorphisme en croquant des personnages très expressifs à l’aide d’un trait Disneyen séduisant à souhait. Issu de l’animation, le dessinateur ibérique fait preuve d’un sens du rythme fabuleux, proposant des combats dynamiques et d’une grande lisibilité. Son travail sur la colorisation est également d’une grande justesse, en parfaite adéquation avec l’environnement hostile et désertique.

Vivement la conclusion de cette aventure de toute beauté !