Archive for the Enfants rouges Category

Nicolas Antona et Nina Jacqmin – La tristesse de l’éléphant

Posted in BANDES DESSINÉES, Enfants rouges, Franco-Belge, One-shots, [Accessible], [DL 2016] on 11 mai 2016 by Yvan

La beauté de l’amitié !

Nicolas Antona et Nina Jacqmin - La tristesse de l’éléphantCe one-shot imaginé par Nicolas Antona et superbement mis en images par Nina Jacqmin invite à suivre les pas lents et maladroits de Louis. Ce jeune orphelin au corps potelé et affublé de grosses lunettes est le souffre-douleur de ses compagnons d’infortune. Si son quotidien n’a rien de vraiment réjouissant, les soirées où le cirque Marcos est de passage dans sa ville contribuent à remplir son cœur d’un peu de bonheur. Il n’y a pas que la magie du spectacle, mais aussi les liens d’amitié qu’il tisse avec la petite Clara, une jeune dresseuse d’éléphants qui ne le juge pas et l’accepte pour ce qu’il est. Depuis cette rencontre, Louis vit chaque année dans l’attente du retour annuel du cirque et de celle qu’il aime…

« La vie c’est des étapes. La plus douce, c’est l’amour. La plus dure c’est la séparation. La plus pénible, c’est les adieux. La plus belle, c’est les retrouvailles. »

Si le récit proposé par Nicolas Antona s’avère d’une grande simplicité, il déborde également d’émotions et de tendresse. Cette merveilleuse histoire d’amour qui aborde l’enfance, la différence, l’exclusion, la solitude, l’amitié, la maladie, la mort et inévitablement la tristesse, est d’une justesse rare. Cette histoire douce et amère qui est tout simplement celle de la vie, est de surcroît magnifiquement mise en images par Nina Jacqmin. Ce dessin très épuré dans des teintes grisâtres, rehaussé de quelques touches de rouges et de bleues, est d’un esthétisme rare et contribue à véhiculer de nombreux sentiments tout au long de l’histoire.

Une histoire triste, mais tellement belle !

Une belle réussite que vous pouvez retrouver dans mon Top BD de l’année !

Ils en parlent également : Moka

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Olivier Mariotti – Le Fils de son père

Posted in BANDES DESSINÉES, DIVERS, Enfants rouges, Franco-Belge, K.BD, One-shots, [Avancé], [DL 2010] with tags , on 21 septembre 2011 by Yvan

Les blessures de l’enfance ne guérissent jamais complètement

Olivier Mariotti - Le Fils de son pèrePour sa première bande dessinée, Olivier Mariotti livre un one-shot autobiographique qui parle de son rapport au père et à la paternité.

Tout débute le jour du vernissage de son exposition. Tous les amis et les proches sont présents, sauf une personne, dont l’ombre plane sur le passé de l’artiste : son père !

En passant régulièrement du passé au présent, l’auteur laisse entrevoir l’origine de cette rupture entre un père et son fils. Cet enchevêtrement habile des époques permet de développer en parallèle ses propres rapports avec ses enfants et des souvenirs d’enfance finalement déchirées par le mensonge et par la trahison de celui qu’il considérait comme son héros.

L’auteur lésine malheureusement un peu sur les explications, privilégiant les non-dits et entretenant le mystère autour de ce père. Cette approche est la principale lacune de cet album et il aurait été bon de briser le tabou qui entoure ce père afin d’expliquer un peu plus en profondeur le pourquoi et le comment de cette blessure. Le lecteur devra cependant se contenter d’une mystérieuse voiture rose, sans connaître les motivations et la vision du père.

Visuellement, l’album est cependant une belle réussite et cela malgré un découpage fort classique en gaufrier de douze cases. Les différentes périodes s’entremêlent avec brio, notamment grâce à une colorisation (de Guillaume Mariotti, le frère d’Olivier) qui varie d’après les époques. Ce graphisme assez doux installe également une ambiance empreinte de poésie et de nostalgie qui donne un cachet particulier à cet album.

« nul ne guérit de son enfance »

Olivier Mariotti - Le Fils de son pèreLisez également l’avis de David sur K.BD !

Joseph Incardona – Fausse route

Posted in BANDES DESSINÉES, Enfants rouges, Franco-Belge, One-shots, [Avancé], [DL 2008] with tags on 16 avril 2010 by Yvan

Joseph Incardona Fausse routeFausse route est un polar comme je les adore !

Premièrement, il y a ce décor sombre et inquiétant qui place d’emblée le lecteur dans l’ambiance oppressante adéquate. Une forêt plongée dans l’obscurité de la nuit quelque part aux Etats-Unis. Une absence de luminosité et d’espoir pour tous ceux qui s’y trouvent.

Deuxièmement, une narration en voix-off qui va à l’essentiel et s’amuse à aller gratter le désespoir de Lire la suite