Archive for the Milady Category

Joe Hill & Gabriel Rodriguez – Locke & Key T2

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Milady, Séries, [DL 2011], [Sans super-héros], [Terminées] with tags on 3 février 2012 by Yvan

Le fils de Stephen King confirme son talent !

Joe Hill & Gabriel Rodriguez - Locke & Key T2Après un premier tome qui permettait de découvrir les différents personnages et d’installer un univers fantastique particulièrement prometteur, ce second volet confirme tous les espoirs du premier.

Le lecteur retrouve donc cette famille venue prendre un nouveau départ à Lovecraft, dans le Massachusetts, suite à l’assassinat du père par un lycéen. C’est à nouveau le cadet des trois enfants qui, en fouillant dans les recoins de la propriété du frère du défunt, va faire des découvertes de plus en plus surprenantes. Après cette clé qui permettait de quitter son corps, c’est cette fois une clé permettant d’ouvrir son propre crâne qui est au centre de ce second tome. Sans oublier la sorcière du puits qui est dorénavant devenue Luke : un lycéen dont plusieurs personnages semblent se souvenir. Il y a donc suffisamment de bonnes trouvailles pour entretenir le suspense et l’ambiance envoûtante de cette saga. L’intrigue principale pourrait certes avancer un peu plus vite, mais le développement psychologique des personnages et les nombreuses découvertes surprenantes comblent largement cette petite lacune.

Si le scénariste, Joe Hill, qui n’est autre que le fils de Stephen King, confirme le début prometteur et parfaitement maîtrisé de cette saga, Gabriel Rodriguez fait de même aux dessins. Le dessinateur chilien continue de distiller cette atmosphère efficace qui s’installe au diapason de cette saga.

Indispensable aux amateurs de fantastique !

Joe Hill & Gabriel Rodriguez – Locke & Key

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Milady, Séries, [DL 2010], [Sans super-héros], [Terminées] with tags on 26 janvier 2012 by Yvan

Du fantastique, servi par le fils de Stephen King !

Joe Hill & Gabriel Rodriguez - Locke & KeyJe ne suis pas trop fan de récits fantastiques, mais il y a trois raisons qui m’ont poussé à entamer cette saga alors que le troisième tome vient déjà de paraître.

Il y a d’abord les critiques élogieuses des deux côtés de l’Atlantique. Il y a ensuite le fait que Steven Spielberg ait repris les droits en vue d’une adaptation cinématographique. Puis il y a le scénariste, Joe Hill, qui n’est autre que le fils de Stephen King. Bref, suffisamment d’éléments pour m’intriguer !

Le récit invite à suivre les déboires d’une famille dont le père se fait assassiné par un lycéen. Suite à ce drame, les trois enfants se retrouvent chez le frère du défunt, dans la ville de Lovecraft. C’est le plus petit de la bande qui, en fouillant dans les recoins de la propriété familiale, va découvrir bien des secrets et plonger ce récit dans le fantastique (hérédité du scénariste oblige).

Ce premier volet est donc un tome de mise en place qui permet de découvrir les différents personnages et d’installer un univers et une ambiance qui font déjà des merveilles. Malgré son manque d’expérience au sein du neuvième art, Joe Hill installe sa saga avec énormément de maîtrise et propose un début très prometteur. Visuellement, le dessinateur chilien Gabriel Rodriguez contribue également à distiller une atmosphère envoûtante qui incite à vouloir découvrir la suite.

Me voilà donc partant pour lire la suite !

Ils en parlent également : Jérôme

Garth Ennis & Jacen Burrows – Crossed T2

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Garth Ennis, Milady, Séries, [DL 2011], [Sans super-héros], [Terminées] with tags , on 15 octobre 2011 by Yvan

Moins trash et moins malsain, mais toujours aussi sombre !

Garth Ennis & Jacen Burrows - Crossed T2Après un premier tome qui ne faisait pas dans la dentelle en remplaçant les pantins assoiffés d’hémoglobine de George Romero par des sadiques ultra-violents, cette fin de saga qui vogue dans le sillage de l’incontournable Walking Dead s’avère beaucoup moins gore. Alors que viols, démembrements, tortures et autres rythmaient le premier volet de ce diptyque qui baigne dans le sexe et la violence, cette deuxième partie s’avère étonnamment plus calme. Attention, je n’ai pas dit sage hein, cela reste du Garth Ennis, l’auteur de Preacher et « The Boys », grand habitué des lectures averties et adepte de la provocation.

En recentrant les débats sur cette petite bande de survivants qui tente de rallier l’Alaska afin d’échapper à la barbarie des pervers mort-vivants, l’auteur se rapproche cependant un peu plus de l’approche plus psychologique de Walking Dead, délaissant ainsi les scènes particulièrement gores qui constituaient (l’unique) attrait du premier volet. Garth Ennis repousse donc ses créatures totalement dégénérées et particulièrement vicieuses, qui ne sont jamais à court d’idées pour faire souffrir leurs victimes, en arrière-plan pour se concentrer sur les problèmes des survivants. Si cet album s’attarde plus sur ce qu’il reste de l’humanité après la barbarie du tome d’introduction, la tension demeure cependant présente, tout comme la violence, même si celle-ci est déjà beaucoup moins gratuite.

Au niveau du graphisme, c’est à nouveau Jacen Burrows qui signe cette mise en images particulièrement gore et parfaitement à la hauteur du scénario d’Ennis.

Un massacre signé Garth Ennis et distribué par Milady Graphics, dont on applaudira d’ailleurs le kit promotionnel qui montre un album emballé dans une barquette de viande, baignant dans le sang et accompagné d’un couteau à lame rétractable.

À taaaaabbbbblle !

Garth Ennis & Jacen Burrows - Crossed

Retrouvez ce comics dans mon TOP 2011 !

Garth Ennis & Jacen Burrows – Crossed

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Garth Ennis, Milady, Séries, [DL 2011], [Sans super-héros] with tags , on 2 août 2011 by Yvan

Les morts-vivants de George Romero étaient finalement des types bien !

Garth Ennis & Jacen Burrows - CrossedAttention, revoilà Garth Ennis ! L’auteur de Preacher et « The Boys » est un habitué des lectures averties et aime jouer la carte de la provocation. Dans le sillage de Walking Dead, il s’attaque donc également au thème des zombies. Après la variante des créatures légèrement nymphomanes de la série Girls, Garth Ennis imagine une épidémie d’origine inconnue qui ne transforme pas ses victimes en pantins assoiffés d’hémoglobine, mais en sadiques ultra-violents. Autant vous dire tout de suite que c’est vraiment mal barré pour la petite bande de survivants qui tente de rallier l’Alaska afin d’échapper à la barbarie de ces pervers.

Au menu de cette saga qui repousse encore un peu plus la frontière de l’horreur, le lecteur à donc droit à des scènes particulièrement gores. Viols, démembrements, tortures et autres, rien ne nous est épargné au sein de cette histoire qui baigne dans le sexe et la violence. On est donc bien loin de l’approche plus psychologique de « Walking Dead ». Garth Ennis ne propose d’ailleurs pas des zombies décérébrés, mais des créatures totalement dégénérés et particulièrement vicieuses, qui ne sont jamais à court d’idées pour faire souffrir leurs victimes. Alors, Ennis va-t-il trop loin ? Oui, évidemment, mais ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre !

Au niveau du graphisme, Garth Ennis retrouve Jacen Burrows, qui accumule ici les planches particulièrement gores. Une mise en scène à la hauteur du scénario d’Ennis, qui multiplie les scènes chocs. La scène du cercle de sel est à ce titre assez horrible, mais prouve également que l’ensemble n’est pas dénué d’un humour particulièrement sombre.

Après la trilogie thématique composée des one-shots totalement indépendants « Black Summer », No Hero et Supergod, Milady Graphics propose donc un nouvel album qui vaut le détour et qui ne fait pas dans la dentelle.

Retrouvez ce comics dans mon TOP 2011 !

Warren Ellis & Garrie Gastony – Supergod

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Milady, One-shots, Warren Ellis, [Avec super-héros], [DL 2011] with tags on 7 juin 2011 by Yvan

Et l’homme créa Dieu !

Warren Ellis & Garrie Gastony - SupergodRevoilà donc Milady, le nouveau label des éditions Bragelonne qui, bien décidé à ne plus se cantonner dans la Fantasy, publie un nouveau récit super-héroïque signé Warren Ellis. Dans la lignée des très bon « Black Summer » et « No Hero« , Warren Ellis imagine à nouveau des super-héros qui tournent mal et clôture ainsi cette trilogie thématique composée de one-shots totalement indépendants. Si « Black Summer » parlait de super-héros bien trop humains et « No Hero » de super-héros ayant perdu leur humanité, ceux de « Supergod » n’ont jamais vraiment été humains. Alors que les tomes précédents mettaient en scène des super-humains, les entités de cet album se positionnent clairement au-delà du genre humain. D’origine extra-terrestre, métaphysique, technologique ou autres, ces quasi-divinités considèrent les humains comme inférieures … quand ils les considèrent.

Si l’auteur de « The Authority » continue de mettre à mal le mythe du super-héros et propose une nouvelle critique acerbe envers les dérives du pouvoir, ce troisième volet s’avère cependant moins efficace que les précédents. La première cause est cette narration en voix-off qui raconte de manière assez distante comment l’humanité a construit ses propres dieux et comment ces créations ont finalement ravagé la Terre. Le fait de raconter l’entièreté du récit par une seule personne rend l’ensemble tout de même assez monotone. La deuxième cause est due au fait que la finalité du récit est connue d’avance et que les événements qui y conduisent ne réservent finalement que peu de surprises. On se réjouit certes de voir des super-héros originaires d’autres pays que les Etats-Unis, proposant ainsi un aspect géopolitique beaucoup trop rare au sein des comics, mais cela ne suffit malheureusement pas à rendre l’ensemble passionnant.

Visuellement, ce n’est plus Juan José Ryp qui s’occupe du graphisme, mais Garrie Gastony. Dans un style plus réaliste et plus lisible/accessible, il livre de l’excellent travail et quelques représentations divines assez intéressantes.

Une très bonne trilogie, signée Warren Ellis !

Warren Ellis – No Hero

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Milady, One-shots, Warren Ellis, [Avec super-héros], [DL 2010] with tags on 8 août 2010 by Yvan

Jusqu’où iriez-vous pour devenir un super-héros ?

Warren Ellis No HeroCela fait maintenant plusieurs générations qu’ils surveillent nos arrières ! Créés dans les années soixante par un chimiste de génie, les «Levellers» influencent désormais la politique mondiale. Rebaptisés «Front Line» après un changement de look à la fin des années septantes, ils continuent de combattre le crime, de protéger les innocents, d’influencer le déroulement des guerres et de modifier l’avenir du monde. Mais la roue tourne car, depuis peu, quelqu’un s’attaque au groupe dirigé par Carrick Masterson depuis plus de quarante ans. Afin de combler les pertes au sein de l’effectif, il est même temps de penser au recrutement. Un jeune homme, Joshua Carver, semble d’ailleurs tout désigné pour intégrer l’équipe, mais … est-il prêt à prendre du FX7, cette drogue miracle qui est à l’origine des pouvoirs surhumains ?

Revoilà donc Milady, le nouveau label des éditions Bragelonne qui, bien décidé à ne plus se cantonner dans la Fantasy, publie un nouveau récit super-héroïque signé Warren Ellis et Juan Jose Ryp. Dans la lignée du très bon Black Summer, les deux compères posent cette fois une question qui ne manquera pas d’interpeller les fans de comics : «Jusqu’où iriez-vous pour devenir un super-héros ?». Si l’excellent Kick-ass apportait déjà un semblant de réponse, la conclusion de Warren Ellis est tout aussi douloureuse !

Exploitant à merveille les effets de la substance psychotrope à l’origine des super-humains, Warren Ellis associe la conversion super-héroïque à un processus de transformation physique et mental périlleux, loin d’être agréable. Si cette thématique de la drogue permet une nouvelle fois à l’auteur de The Authority de mettre à mal le mythe du super-héros, il livre également une nouvelle critique acerbe envers les dérives du pouvoir. Si Black Summer démarrait très fort, en déchiquetant Georges W. Bush et son administration dans le bureau ovale dès les premières pages, mais laissait finalement un goût d’inachevé, No Hero n’y va pas non plus de main morte, mais s’avère plus équilibré. Outre un aspect politique toujours omniprésent, accompagné d’une réflexion cynique, moderne et intelligente sur les super-pouvoirs, le scénario réserve également quelques rebondissements intéressants en deuxième moitié de l’album.

Au diapason d’une violence assez gore, faite d’ongles arrachés et de super-tortures, la précision chirurgicale du dessin de Juan José Ryp ne manquera pas de marquer les esprits. Un graphisme détaillé et dynamique qui accompagne d’ailleurs à merveille les hallucinations de Joshua Carver après sa prise de FX7.

S’inscrivant dans la foulée de Black Summer, sans être sa suite, No Hero devrait permettre à Milady de se faire un nom parmi les fans du genre, car nul doute que le troisième volet de cette trilogie thématique, Supergod, sera du même acabit.