Archive for the Paquet Category

Benjamin Von Eckartsberg et Thomas Von Kummant – Gung Ho, Court-circuit (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Paquet, Séries, [DL 2015], [En cours], [Grand public] with tags , on 18 février 2015 by Yvan

Plus rapides et plus mortels que des zombies !

Benjamin Von Eckartsberg et Thomas Von Kummant - Gung Ho, Court-circuit (Tome 2)Ce deuxième volet poursuit l’excellente saga post-apocalyptique proposée par les auteurs de La chronique des Immortels, Benjamin Von Eckartsberg et Thomas Von Kummant.

Le premier tome invitait à suivre l’intégration de deux adolescents au sein l’enceinte fortifiée de la colonie n°16, également appelée « Fort Apache », et faisait découvrir les règles très strictes qui régissent ces petites communautés confrontées à une menace extérieure redoutable.

Après l’attaque sanglante des monstres qui concluait l’album précédent, la tension retombe un peu au sein de la petite communauté isolée en territoire hostile. Si ce passage plus calme lève un peu plus le voile sur le fonctionnement de ces campements retranchés, il permet également au scénariste d’approfondir les relations entre les personnages, tout en mettant en avant les rivalités existantes entre les différents clans. L’arrivée d’un maître d’armes nippon et de sa jolie fille va d’ailleurs accroître les tensions existantes entre les adolescents.

Si la menace extérieure demeure invisible mais bel et bien présente durant cette première partie d’album, la seconde moitié joue à nouveau pleinement la carte de l’action, dévoilant une nouvelle fois tout le potentiel létal de cette « Plaie Blanche ». De plus, l’attaque du train d’approvisionnement annonce des temps particulièrement difficiles pour la petite colonie…

Visuellement, le graphisme de Thomas von Kummant est à nouveau de toute beauté. Outre des décors fourmillant de détails et des personnages réalistes et très expressifs, il installe une ambiance faussement optimiste à l’aide d’une colorisation chaude. Si ces couleurs printanières sont encore mises en avant par l’absence d’encrage, l’auteur parvient tout de même à y insuffler une menace latente, qui dévoile une nouvelle fois son visage à coups de giclées rouges. Le récit laisse alors une part plus importante à l’action et vire vers l’horrifique, abandonnant de nouveau le lecteur avec l’envie de découvrir la suite au plus vite.

Tout comme lors du premier épisode, l’album est également proposé en deux albums en format deluxe, limité à un tirage de 3000 exemplaires. Le lecteur a ainsi le choix entre la version classique prévue en cinq tomes de quatre-vingt pages et ce tirage spécial en dix tomes grand format enrichis d’un bonus d’une vingtaine de pages.

Une saga vivement conseillée que vous retrouverez également dans mon Top de l’année !

Benjamin Von Eckartsberg et Thomas Von Kummant – Gung Ho, Brebis galeuses

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Franco-Belge, Paquet, Séries, [DL 2013], [En cours], [Grand public] with tags , on 16 octobre 2013 by Yvan

Un univers post-apocalyptique envoûtant !

Benjamin Von Eckartsberg et Thomas Von Kummant - Gung Ho, Brebis galeusesAprès l’excellente saga La chronique des Immortels, Benjamin Von Eckartsberg et Thomas Von Kummant s’attaquent à une nouvelle série prévue en cinq tomes de quatre-vingt pages : « Gung Ho ». Chaque tome sera également proposé en deux albums en format deluxe, limité à un tirage de 3000 exemplaires. Le lecteur aura ainsi le choix entre la version classique et le tirage spécial en dix tomes grand format enrichis d’un bonus d’une vingtaine de pages.

L’histoire se déroule dans un futur proche post-apocalyptique et invite à suivre les pas de deux adolescents qui intègrent l’enceinte fortifiée de la colonie n°16, également appelée « Fort Apache ». Les deux frères Goodwoody sont des « brebies galeuses » qui se font systématiquement expulser de chaque camp fortifié qu’ils rejoignent car ils éprouvent beaucoup de mal à se plier aux règles très strictes qui régissent ces petites communautés confrontées à une menace extérieure visiblement redoutable.

Lors de cette mise en bouche, Benjamin von Eckartsberg montre donc le fonctionnement de ces campements retranchés, ne dévoilant le visage de l’ennemi qu’en toute fin de tome. Il se contente donc de présenter les différents protagonistes, tout en laissant planer une menace, certes invisible, mais bel et bien présente. Le scénariste propose donc un récit d’anticipation assez classique mais parfaitement maîtrisé et particulièrement prenant.

Visuellement, le graphisme de Thomas von Kummant est de toute beauté. Outre des décors fourmillant de détails et des personnages réalistes et très expressifs, il installe une ambiance faussement optimiste à l’aide d’une colorisation chaude. Si ces couleurs printanières sont encore mises en avant par l’absence d’encrage, l’auteur parvient tout de même à y insuffler une menace latente, qui dévoile son visage en fin de tome. Le récit laisse alors une part plus importante à l’action et vire vers l’horrifique, abandonnant le lecteur avec l’envie de découvrir la suite au plus vite.

Une lecture vivement conseillée que vous retrouverez également dans mon Top de l’année !

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Renaud Dillies – Betty blues

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Festival BD Angoulême, Franco-Belge, One-shots, Paquet, [Angoulême 2000-2005], [DL 2000 à 2005], [Grand public] with tags , on 20 février 2013 by Yvan

Un cousin éloigné d’Abélard ?

Renaud Dillies - Betty bluesBetty Blues est un road-movie qui invite à suivre les pas de Little Rice Duck, un canard qui gagnait sa vie en jouant de la trompette dans les clubs de jazz, mais qui a tout abandonné, même son précieux instrument, lorsque Betty, la femme de sa vie, est partie avec un autre homme.

Betty Blues est donc l’histoire d’un chagrin d’amour (de ceux qui donnent le blues) et d’une quête de soi. Le chemin de ce personnage extrêmement attachant qui décide de tout plaquer et de partir vers l’inconnu, à la recherche d’une nouvelle vie et d’une nouvelle flamme, est parsemé de rencontres et de réflexions sur le sens de la vie. Le lecteur y retrouve donc avec grand plaisir les ingrédients qui ont fait le succès d’Abélard.

L’histoire de ce pauvre petit canard trompettiste au cœur brisé, qui part à l’aventure sur les routes, effleure quelques thèmes universels, tels que l’amitié, l’environnement et l’appât de l’argent. Une mélodie dramatique, parsemée de moments philosophiques et poétiques, qui se révèle donc une nouvelle fois très touchante.

L’univers graphique de Renaud Dillies (Bulles & Nacelle, Abélard) joue une nouvelle fois un rôle très important dans le succès de cet album, tout comme les couleurs d’Anne-Claire Jouvray, qui accompagnent avec brio les émotions des différents personnages. Pourvu d’un découpage en gaufrier de six cases qui rend l’ensemble très accessible, ce récit invite à suivre des personnages aussi expressifs qu’attachants dans une ambiance très jazzy, qui se place au diapason du scénario.

Cette première partition de Renaud Dillies a d’ailleurs remportée le Prix du premier album au Festival d’Angoulême en 2004.

Une lecture commune que je partage (avec beaucoup de retard ayant mis du temps à tomber sur cet album) avec Mo’, OliV, Joëlle et Chtimie.

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Jim Henson, Jerry Juhl et Ramón K. Pérez – Tale of Sand

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, One-shots, Paquet, [DL 2012], [Sans super-héros] with tags on 10 décembre 2012 by Yvan

Issu des archives de l’auteur du Muppet Show !

Jim Henson, Jerry Juhl et Ramón K. Pérez - Tale of SandDans une petite ville perdue en plein désert, Mac observe les festivités qui s’y déroulent. Sans trop savoir ce qu’il se fête, il se laisse emporter par l’ambiance et place même quelques pas de danse avec une charmante inconnue. Au bout d’un moment, la foule, toujours aussi déchaînée, l’emmène chez le sheriff Tate, où il se voit confier une étrange mission : rejoindre coûte que coûte « la montagne de l’aigle ». Pour y parvenir, il dispose d’un sac à dos rempli de choses dont l’utilité lui échappe totalement et de dix minutes d’avance… Sur qui ? Pourquoi ? Aucune idée ! Sans trop comprendre ce qu’il lui arrive et toujours acclamé par les gens de cet mystérieux patelin, Mac franchit la ligne de départ tracée pour l’occasion. Le compte à rebours peut commencer…

Avant de devenir mondialement connu pour son travail sur Sesame Street et le Muppet Show, Jim Henson était un artiste touche-à-tout. C’est de cette période expérimentale que date ce scénario de long métrage, imaginé avec son complice d’écriture Jerry Juhl. Dormant dans les archives depuis 1974, ce projet cinématographique qui ne vit jamais le jour refait maintenant surface sous la forme d’une bande dessinée.

L’histoire de Tale of Sand, pour autant qu’il y en ait une, est celle d’une chasse à l’homme surréaliste dans les plaines arides du sud-ouest américain. Fruit d’une imagination débordante, cette fiction complètement déjantée invite le lecteur à suivre une course poursuite totalement absurde, à mi-chemin entre le rêve et la réalité. Chaque page réserve de nouvelles surprises, les auteurs prenant un malin plaisir à jalonner le parcours de ce malheureux héros de péripéties, toutes plus étonnantes les unes que les autres. De joueurs de football US à ces deux vieilles qui jouent au golf, en passant par ce type qui traverse le désert en tirant un immense glaçon, cette comédie multiplie les idées saugrenues et les situations improbables.

Le style cartoonesque de Ramón K. Pérez accompagne d’ailleurs à merveille le ton loufoque de cette aventure hors du commun. Insufflant un rythme effréné à cette œuvre quasi muette, comme en témoigne ce héros qui ne trouve même pas le temps d’allumer son unique cigarette, il fait preuve d’une inventivité à toute épreuve pour mettre ce délire en images, tout en saisissant l’essence du travail de Jim Henson.

Tale of Sand est un voyage graphique surprenant, récompensé de nombreux prix outre-Atlantique, dont trois Eisner Awards.

Venez discuter de cet album sur BDGest.

Tony Sandoval – Le cadavre et le sofa

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Franco-Belge, One-shots, Paquet, [Avancé], [DL 2007] with tags on 12 septembre 2012 by Yvan

Histoire d’amour sur fond macabre !

Tony Sandoval - Le cadavre et le sofaLe cadavre et le sofa invite à suivre les vacances d’été de deux adolescents: Polo et Sophie. C’est sur fond d’histoire de disparition et de meurtre que Tony Sandoval développe l’histoire d’amour entre ce jeune garçon solitaire et cette étrange fillette.

Le récit oscille constamment entre conte enfantin, romance adolescente, ambiance fantastique et fable macabre. Le lecteur passe ainsi du mignon au glauque, en passant par le suspense et la poésie, sans vraiment savoir où l’auteur désire l’emmener.

Cette alternance se retrouve également au niveau du graphisme, car l’artiste mexicain multiplie les styles, passant d’un dessin tout en rondeurs superbement colorisé à une bichromie dont je suis déjà moins fan. Visuellement, cela reste cependant parfaitement maîtrisé, avec plusieurs pleines planches magnifiques.

Un one-shot original et séduisant, mais pas totalement abouti.

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Benjamin Von Eckartsberg & Thomas Von Kummant – La Chronique des Immortels

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Paquet, Trilogies, [Accessible], [DL 2011] with tags , on 18 juin 2011 by Yvan

Le mythe du vampire revisité par un duo 100% germanique !

Benjamin Von Eckartsberg & Thomas Von Kummant - La Chronique des ImmortelsVoici enfin la suite et fin de cette adaptation du livre de fantasy éponyme écrit par Wolfgang Hohlbein. Une adaptation également 100% germanique, car elle est l’oeuvre de Benjamin Von Eckartsberg et Thomas Von Kummant.

Après second tome très (trop) maigre, cette conclusion permet enfin de connaître le secret des Delany. Si l’aventure d’Andrej Delany et du jeune Frédéric a pour but de délivrer les villageois retenus prisonniers à Constanta, le lecteur veut surtout connaître les origines d’Andrei et la véritable nature de ces ennemis aux casques dorés. C’est chose faite après lecture de ce troisième volet, même s’il faudra attendre le deuxième cycle pour connaître le destin des villageois.

Si ce premier cycle revisite habilement le mythe du vampire et apporte finalement toutes les réponses concernant les origines du héros, on ne peut s’empêcher de déplorer le choix éditorial de l’éditeur suisse, qui a choisi de publier la deuxième moitié de ce récit en deux albums d’une trentaine de pages (et je ne parle même pas du rythme de parution). Cela n’enlève rien à la qualité de cette saga à l’ambiance sombre et angoissante, mais c’est tout de même frustrant.

Visuellement, le style de Von Kummant a changé depuis le premier volet, mais les planches demeurent superbes. J’avais certes une préférence pour le décor rural du premier tome, mais l’ambiance malsaine de cette ville moyenâgeuse est également parfaitement restituée. L’atmosphère est toujours aussi sombre avec une narration en voix-off du personnage principal, toujours aussi pesante. Les dialogues sonnent toujours aussi justes et les rebondissements sont nombreux malgré le nombre de pages réduit.

La fin de l’album est à nouveau complétée par une galerie d’illustrations réalisées par divers artistes tels que Marini ou Mathieu Laufray.

Une très bonne trilogie, dont la fin très ouverte appelle à une suite !