Archive for the DC Classiques Category

Geoff Johns, Peter J.Tomasi et Ivan Reis – Brightest Day, Le retour du héros (Tome 3)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, DC Classiques, Geoff Johns, Trilogies, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2013] with tags on 30 janvier 2014 by Yvan

Conclusion décevante de cet évènement DC majeur !

Geoff Johns, Peter J.Tomasi et Ivan Reis - Brightest Day, Le retour du héros (Tome 3)« Brightest Day » est l’événement DC qui fait suite au crossover de Blackest Night et qui se situe juste avant « Flashpoint » et la renaissance DC avec la remise à zéro de leurs cinquante-deux séries (The new 52). La conclusion de cette trilogie reprend les épisodes #17 à #24 de la saga US « Brightest Day » écrits par Geoff Johns et Peter J.Tomasi et dessinés par Ivan Reis, Patrick Gleason, Ardian Syaf, Scott Clark et Joe Prado, ainsi que les épisodes #1 à #3 de « Brightest Day Aftermath : The Search for Swamp Thing » imaginés par Jonathan Vankin et mis en images par Marco Castiello et Renato Arlem.

L’idée de base de Brightest Day est assez simple : Suite à l’attaque menée par Nekron et ses Black Lantern dans Blackest Night, douze personnages DC de second rang sont revenus d’entre les morts, dont Boston Brand, alias Deadman, qui sert de fil rouge à cette histoire qui met en avant la lumière blanche. Après une mise en place un peu trop lente, qui intégrait progressivement les douze revenants, et une suite bien plus portée sur l’action, qui peinait cependant à faire avancer l’intrigue principal, ce dénouement final s’avère plutôt décevant.

Certaines intrigues secondaires, dont les missions d’Aquaman, d’Hawkman et d’Hawkgirl, demeurent certes intéressantes, tout comme le travail effectué sur le personnage de Deadman, mais l’explication finale n’est vraiment pas à la hauteur des espérances. Outre les nombreux aller-retour entre la vie et la mort qui servent plus le ridicule que la crédibilité de l’ensemble, il faut également déplorer un combat titanesque final pas vraiment emballant et expédié en seulement quelques pages.

Au niveau de la narration, les auteurs abandonnent le va-et-vient continu entre les personnages pour conclure les différentes sous-intrigues les unes à la suite des autres, avant leur regroupement final. Etant donné que toutes les histoires personnelles de ces douze seconds-couteaux issus du cimetière DC ne sont pas développées au sein de ces trois tomes, les curieux devront se tourner vers la VO pour en apprendre plus sur le parcours des autres personnages ressuscités dans les tie-ins.

L’intérêt des trois chapitres de « Brightest Day Aftermath : The Search for Swamp Thing », qui viennent conclure cet album, n’est pas beaucoup plus grand, car ceux-ci cherchent surtout à réunir les univers de DC et Vertigo à la veille du relaunch New 52.

Bref, au lieu de livrer l’apothéose promise, les auteurs s’échappent plutôt par une sortie de secours avant l’arrivée du reboot DC.

Geoff Johns, Peter J.Tomasi et Ivan Reis – Brightest Day, Destins Croisés (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, DC Classiques, Geoff Johns, Trilogies, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2013] with tags on 25 janvier 2014 by Yvan

Le passé des seconds-couteaux du cimetière DC !

Geoff Johns, Peter J.Tomasi et Ivan Reis - Brightest Day, Destins Croisés (Tome 2)« Brightest Day » est l’événement DC qui fait suite au crossover de Blackest Night et qui se situe juste avant « Flashpoint » et la renaissance DC avec la remise à zéro de leurs cinquante-deux séries (The new 52). Ce deuxième des trois volets prévus est l’œuvre de Geoff Johns et Peter J.Tomasi au scénario, de Ivan Reis, Patrick Gleason, Ardian Syaf, Scott Clark et Joe Prado au dessin et reprend les épisodes #8 à #16 de la saga US « Brightest Day ».

L’idée de base de Brightest Day est assez simple : Suite à l’attaque menée par Nekron et ses Black Lantern dans Blackest Night, douze personnages DC de second rang sont revenus d’entre les morts, dont Boston Brand, alias Deadman, qui sert de fil rouge à cette histoire qui met en avant la lumière blanche. Après une mise en place un peu trop lente, qui intégrait progressivement les douze revenants (Arthur Curry (Aquaman), J’onn J’onzz (Le Limier Martien), Carter Hall (Hawkman), Shiera Hall (Hawkgirl), Boston Brand (Deadman), Jade, Firestorm, Osiris, Le Faucon, Boomerang, Maxwell Lord et le professeur Zoom (Nega Flash)), cette suite est plus portée sur l’action et donc beaucoup plus dynamique.

Les auteurs choisissent de se concentrer sur quelques-uns des douze seconds-couteaux issus du cimetière DC. De la mission de Deadman, censé découvrir l’identité du nouveau protecteur de la Terre, au rêve éveillé du Limier Martien qui retrouve les siens et sa chère planète, en passant par le couple Hawkman/Hawkgirl, confrontés à leur ennemi séculaire, Hath-Set, les revenants doivent affronter les démons de leurs vies antérieures. L’alternance entre les aventures du Limier Martien, de Hawkman/Hawkgirl, de Deadman, d’Aquaman et de Firestorm permet de varier les genres, tout en faisant progressivement monter la pression. Ce va-et-vient continu entre les personnages donne certes un aspect un peu décousu à l’ensemble, surtout que ces sous-intrigues ne semblent pas vraiment liées, mais contribue également à garder toute l’attention du lecteur en attendant la conclusion de cette saga, dont l’intrigue principale n’avance que très lentement. Par contre, le fait de développer les histoires personnelles de ses héros moins connus permet aux néophytes d’en apprendre un peu plus sur ces personnages. Notons également la présence en guest-stars de Green Arrow et Batman, qui viennent encore ajouter un peu de piment à l’ensemble.

Visuellement, la multiplication des noms au générique peut faire peur, mais force est de constater que l’unité graphique est conservée. Les styles s’alternent avec fluidité, surtout que chacun se concentre sur une histoire/personnage. Au final, c’est clairement le travail d’Ivan Reis qui sort du lot.

Un deuxième volet qui laisse encore beaucoup de questions en suspens, mais qui s’avère déjà beaucoup plus emballant et dynamique que le précédent.

Il ne me reste donc plus qu’a lire le dernier tome de ce triptyque.

Chuck Dixon et Doug Moench – Batman, Knightfall, La quête (Tome 4)

Posted in BANDES DESSINÉES, Batman, Comics, DC Classiques, Séries, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2013], [En cours] with tags on 24 septembre 2013 by Yvan

Bruce is back !

Chuck Dixon et Doug Moench - Batman, Knightfall, La quête (Tome 4)Voici donc déjà l’avant-dernier volume de cette imposante saga publiée entre 1993 et 1995, qui inspira Christopher Nolan pour son long métrage The Dark Knight Rises.

Le premier tome abandonnait le Dark Knight, la colonne vertébrale brisée sur le genou de ce vilain qui est d’ailleurs magistralement interprété par Tom Hardy au cinéma : le terrifiant Bane ! Le deuxième volet proposait la fin de « Knightfall », avec le remplacement de Bruce Wayne par Jean-Paul Valley dans le costume de Batman, ainsi que les premiers épisodes de « Knightquest: The Search », qui voyait un Bruce Wayne en fauteuil roulant se rendre sur l’île de Santa Prisca à la recherche du Dr Shondra Kinsolving et du père de Tim Drake. Le tome précédent livrait non seulement la suite de « Knightquest: The Search », mais surtout la saga « Knightquest : The Crusade », qui relate ce qu’il se passe à Gotham durant l’absence (et le rétablissement) de Bruce Wayne.

Cette nouvelle brique édité par Urban Comics contient les épisodes Batman #508-510, Batman: Shadow of the Bat #24-27, Detective Comics #674-675, Legends of the Dark Knight #59-61 et Robin #7 et continue sur la lancée du volet précédent. Pour rappel : Les scénaristes ont profité de l’incapacité de Bruce Wayne pour enfiler son costume de chauve-souris sur les épaules de Jean-Paul Valley, alias Azrael, qui poursuit ici sa croisade en tant que nouveau Batman de Gotham City. Le but des auteurs est clairement de proposer un héros beaucoup plus sombre et plus violent, totalement dans l’air du temps. Le début des années 90 est en effet marqué par la popularité de super-héros beaucoup plus borderline tels que le Punisher ou Wolverine. La défaite de Bruce Wayne face à Bane permet à Gotham City de sombrer dans la violence et de créer un environnement particulièrement propice à la création d’un Batman aux méthodes beaucoup plus expéditives. Ce nouveau Batman qui inquiète ses proches, arbore également un nouveau costume plus high-tech et plus menaçant.

Si l’idée n’est pas forcément mauvaise, les missions de ce nouveau protecteur de Gotham ne sont malheureusement pas extraordinaires. D’un psychopathe nommé Abattoir à l’Homme Corrosif, en passant par un couple d’Argile, deux malades de la gâchette et une bande de punks, les ennemis du nouveau Darknight manquent cruellement de charisme. De plus, la plupart des intrigues sont inutilement tirées en longueur sur plusieurs séries en parallèle, ce qui les rend encore moins attractives. Mais, le but de ces affrontements est bien évidemment de poursuivre le développement psychologique de ce personnage qui sombre progressivement dans la folie. Entre ses pulsions meurtrières, ses hallucinations, son conditionnement et le poids qui consiste à endosser le costume de Batman, les auteurs dépeignent un héros violent au comportement assez psychotique, qui ne suscite aucune empathie auprès du lecteur. Si le but est probablement de créer un personnage tellement détestable, incitant ainsi le lecteur à vouloir le retour du véritable Batman, l’envers de la médaille est que le lecteur ne s’attache jamais véritablement au personnage. Le but est évidemment d’accentuer la différence entre le plus grand détective de Gotham et ce justicier ultra violent qui n’arrive pas à tromper le lecteur, ni son entourage. Le vide créé par l’absence du véritable Batman se retrouve encore accentué par l’absence d’Alfred et de Robin. Tout n’est évidemment pas à jeter. Je pense par exemple à la question finale – « Batman doit-il tuer les vilains ? » – que pose inévitablement ce basculement du Chevalier Noir du côté encore plus obscur de la force. Je pense également aux nouvelles positions du commissaire Gordon et de l’agent Bullock par rapport à ce héros plus expéditif, mais au final cela fait tout de même beaucoup de pages pour pas grand-chose… même si cela demeure divertissant.

Et le retour tant attendu de Bruce Wayne me direz-vous… car le lecteur n’attend évidemment qu’une seule chose : virer ce misérable ersatz de Gotham City ! Et bien, il faut attendre la fin de cet imposant volume pour découvrir la conclusion de l’histoire concernant le Dr Kinsolving et Jack Drake. La fin de ces aventures étant bien évidemment ponctuée par la guérison miracle de Bruce Wayne et son retour à Gotham City.

Dans ce tome on a donc à nouveau le choix entre une ville de Gotham sans héros attachant ou des aventures de Bruce Wayne au sein d’un environnement qui fait forcément regretter la ville de Gotham. La publication parallèle des épisodes de « Knightquest: The Search » et de « Knightquest : The Crusade » permet donc surtout de donner envie au lecteur de revoir le véritable Batman à Gotham, mais également de montrer le rétablissement de Bruce Wayne durant cette absence.

Il reste tout de même à espérer que ce retour de Bruce Wayne à Gotham City puisse quelque peu relever le niveau de cette saga, surtout que la première confrontation entre Bruce Wayne et Jean-Paul Valley en fin d’album se révèle légèrement décevante.

Joe Casey et Derec Aucoin – Superman super fiction (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, DC Classiques, Diptyques, Superman, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2012] with tags on 21 juillet 2013 by Yvan

Superman confronté à des menaces originales !

Joe Casey et Derec Aucoin - Superman super fiction (Tome 2)Ce deuxième tome de « Superman – Super fiction », qui reprend les épisodes #617 à #623 de la série US « Adventures of Superman », est sorti peu de temps après le premier tome, mais comme je n’avais pas trop apprécié ce dernier, j’ai mis un peu de temps à attaquer la suite du run écrit par Joe Casey et dessiné par Derec Aucoin.

Après avoir dû affronter des personnages issus d’un roman lors du tome précédent, Superman se retrouve confronté à d’autres menaces toutes aussi originales. De vendeurs d’encyclopédies venus d’une autre dimension à une menace extra-terrestre qui transforme les enfants de Metropolis en insectes, en passant par un adversaire politique de Lex Luthor, L’Homme d’Acier a de nouveau du pain sur la planche.

Si l’originalité est à nouveau au rendez-vous et que la relation Clark Kent/Loïs Lane est développée de manière plutôt intéressante, je n’ai pas du tout accroché aux différentes intrigues. Joe Casey propose certes des menaces originales qui obligent Superman à réagir autrement qu’en utilisant sa force, mais j’ai trouvé l’ensemble assez lourd. Du Minuteman aux jumeaux, en passant par la ballade finale avec Loïs, ça ne m’a vraiment pas emballé.

Visuellement, Derec Aucoin livre un travail plus qu’honnête, avec un style légèrement rétro qui colle assez bien au ton du scénario. Les épisodes dessinés par Charlie Adlard (Walking Dead) sont également très corrects, même si ce sont surtout les couvertures de Lee Bermejo qui ont attiré mon regard.

À réserver aux fans de Superman !

Geoff Johns, Peter J.Tomasi et Ivan Reis – Brightest Day, Secondes chances

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, DC Classiques, Geoff Johns, Trilogies, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2013] with tags on 5 juillet 2013 by Yvan

Mise en place lente, mais divertissante !

Geoff Johns, Peter J.Tomasi et Ivan Reis - Brightest Day, Secondes chances« Brightest Day » est l’événement DC qui fait suite au crossover de Blackest Night et qui se situe juste avant « Flashpoint » et la renaissance DC avec la remise à zéro de leurs cinquante-deux séries (The new 52). Ce premier des trois volets prévus est l’œuvre de Geoff Johns et Peter J.Tomasi au scénario, de Ivan Reis, Patrick Gleason, Fernando Pasarin, Ardian Syaf, Scott Clark et Joe Prado au dessin et reprend les épisodes #0 à #7 de la saga US « Brightest Day ».

Suite à l’attaque menée par Nekron et ses Black Lantern dans Blackest Night, douze personnages DC de second rang sont revenus d’entre les morts, dont Boston Brand, alias Deadman, qui sert de fil rouge à cette histoire qui met en avant la lumière blanche. Passant de l’ombre de l’évent précédent à la lumière de celui-ci, de la nuit au jour, de la mort à la vie, les deux auteurs intègrent progressivement leurs douze revenants : Arthur Curry (Aquaman), J’onn J’onzz (Martian Manhunter), Carter Hall (Hawkman), Shiera Hall (Hawkgirl), Boston Brand (Deadman), Jade, Firestorm, Osiris, Le Faucon, Boomerang, Maxwell Lord et le professeur Zoom (Nega Flash).

Cette mise en place est par contre un peu longue, surtout que les douze ne comprennent pas grand-chose à leur retour à la vie et que Deadman s’avère d’une passivité extrême et ne saisit pas non plus le but de ce come-back. Là où Blackest Night était fortement axé sur l’action, les auteurs prennent ici le temps de poser leurs seconds-couteaux issus du cimetière DC. Ils prennent heureusement également le temps de tisser un puzzle de sous-intrigues assez intéressantes, tout en se gardant bien évidemment de répondre à la question principale : Quel est le but de cette entité blanche ?

Passant du polar (l’enquête passionnante menée par J’onn J’onzz) à la science-fiction (la cohabitation des deux esprits au sein de Firestorm), sans oublier la malédiction qui poursuit Hawkman et Hawkgirl ou les secrets de Mera, les auteurs varient les genres et parviennent à garder l’attention du lecteur. Si tous reçoivent une mission de cette mystérieuse lumière blanche, le lecteur se rend également compte que quelque chose cloche : Aquaman ne commande plus que les animaux marins morts et la végétation meurt au contact du Limier Martien… tant de mystères à résoudre…

Visuellement, la multiplication des noms au générique peut faire peur, mais force est de constater que l’unité graphique est conservée. Les styles s’alternent avec fluidité, surtout que chacun se concentre sur une histoire/personnage. Au final, c’est clairement le travail d’Ivan Reis qui sort du lot.

Un crossover divertissant, qui avance très lentement et qui laisse encore beaucoup de questions en suspens. Heureusement, les deux tomes suivants sortiront déjà en Août et en Octobre.

Geoff Johns, Doug Manhke et Ivan Reis – Blackest Night, L’armée des ténèbres (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, DC Classiques, Diptyques, Geoff Johns, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2013] with tags , on 9 mai 2013 by Yvan

Une gigantesque baston intersidérale !

Geoff Johns, Doug Manhke et Ivan Reis - Blackest Night, L'armée des ténèbres (Tome 2)Voici donc la suite et fin de ce cross-over de format qui bouleversa l’univers DC avant le reboot « New 52 ». Publiée entre 2009 et 2010 chez DC Comics, cette saga touchera d’ailleurs quasi toutes les séries distribuées à l’époque. En proposant deux tomes qui se concentrent sur la saga principale « Blackest Night » et sur les épisodes liés à la série « Green Lantern », Urban Comics a choisi de se limiter à l’essentiel. Après une première intégrale qui regroupait les épisodes #0 à #4 de Blackest Night et #43 à #47 de Green Lantern, ainsi que quelques extras, ce deuxième volet reprend les épisodes #5 à #8 de Blackest Night, #48 à #52 de Green Lantern, ainsi que le numéro #46 de Atom & Hawkman. Aux commandes de cette saga, l’on retrouve évidemment Geoff Johns, le scénariste de Green Lantern, qui se retrouve au cœur même de ce récit.

Après un premier tome qui ramenait les morts à la vie grâce à la force obscure des anneaux noirs et qui installait donc une menace étonnante venue d’outre-tombe et composée de super-héros (et super-vilains) décédés, cette suite joue pleinement la carte de l’action en multipliant les combats entre les Black Lantern de Nekron et les différents Corps stellaires (Bleu, Jaune, Orange, Rouge, Vert, Indigo et les Star Sapphire).

Alors que le tome précédent prenait encore le temps de s’attarder sur les différents personnages, le temps n’est ici plus aux présentations, ni à l’empathie, mais au spectacle. Geoff Johns ne lésine donc pas sur les moyens et propose un tome chaotique, riche en rebondissements, qui enchaîne les scènes de combat sans laisser au lecteur le temps de souffler. Ce scénario au rythme effréné qui frappe non seulement la Terre, mais également l’espace, ratisse très large et a souvent tendance à vouloir en faire de trop. Si l’overdose d’action n’est jamais loin, le récit réserve également quelques passages marquants, tels que le secret dissimulé par les Gardiens, le come-back de Parallax, la distribution de copies d’anneaux de couleurs à quelques personnages emblématiques de DC ou l’apparition du White Lantern Corp.

Si le scénario est visiblement écrit pour en mettre plein la vue, le graphisme n’est évidemment pas en reste. De l’époustouflant travail d’Ivan Reis sur la saga principale « Blackest Night » à l’excellent boulot de Doug Mankhe sur la série « Green Lantern », en passant par le travail de Ryan Sook sur le numéro #46 de Atom & Hawkman, le graphisme a clairement pour but de nous en mettre plein les rétines : des planches qui débordent de personnages, des doubles pages à couper le souffle et une colorisation qui joue également un rôle important au niveau de l’intrigue. C’est donc vif, dynamique (voire chaotique) et la transition entre les différents dessinateurs s’effectue sans heurt. En bonus, le lecteur a droit à la suite du Livre Noir de Blackhand, ainsi qu’à des pages éliminées du montage final.

Bref, un deuxième volet trop dense et trop porté sur l’action, mais qui en met plein la vue et réserve quelques bonnes surprises. Vivement la future saga Brightest Day !

Geoff Johns, Doug Manhke et Ivan Reis – Blackest Night, debout les morts

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, DC Classiques, Diptyques, Geoff Johns, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2013] with tags , on 8 mars 2013 by Yvan

L’irrésistible appel de la mort !

Geoff Johns, Doug Manhke et Ivan Reis - Blackest Night, debout les mortsBlackest Night est un cross-over de format qui bouleversa l’univers DC avant le reboot « New 52 ». Publiée entre 2009 et 2010 chez DC Comics, cette saga touchera d’ailleurs quasi toutes les séries distribuées à l’époque. En proposant deux tomes qui se concentrent sur la saga principale « Blackest Night » et sur les épisodes liés à la série « Green Lantern », Urban Comics a cependant choisi de se limiter à l’essentiel… et ce n’est finalement pas plus mal.

Cette première intégrale regroupe donc les épisodes #0 à #4 de Blackest Night et #43 à #47 de Green Lantern, ainsi que quelques extras, tels que le journal intime de William Hand et des informations supplémentaires sur les personnages de l’histoire. Aux commandes de cette saga, l’on retrouve très logiquement le scénariste de Green Lantern, car les différents Corps de Lanterns se retrouvent au cœur même de ce récit.

Ce premier volet commence par la présentation de William Hand, un garçon qui a grandi dans le funérarium de son père et qui a toujours été fasciné par la mort (un peu comme l’ami Dahmer de Derf Backderf). Après être devenu Black Hand, l’un des ennemis de Green Lantern, il succombe à une voix qui l’invite à le rejoindre : l’appel de la mort !

L’histoire de Johns est particulièrement efficace et repose donc sur cette force obscure, celle des anneaux noirs, qui ramène les morts à la vie. La Justice Ligue et les Green Lanterns doivent ainsi faire face à une menace venue d’outre-tombe et composée de super-héros (et super-vilains) décédés. Si Geoff Johns inclut quasiment tous les héros et qu’il vaut mieux avoir lu la série « Geoff Johns présente Green Lantern » avant d’entamer cette lecture, le néophyte saura cependant également apprécier ce récit car l’histoire n’est pas vraiment compliquée et parfaitement amenée par le scénariste. De plus, la présentation des différents Corps (Bleu, Jaune, Orange, Rouge, Vert, Indigo et les Star Sapphire) est intégrée au récit de manière intelligente, très compréhensible et très complète.

Blackest Night est un événement qui frappe non seulement la Terre, dont la protection est dirigée par Flash, mais également l’espace, où Hal Jordan tente d’unir les différents Corps. Le scénario ratisse donc très large, mais s’attaque également à l’histoire personnelle des super-héros. Le récit joue en effet sur les émotions/réactions humaines (volonté, peur, rage, amour, espoir, avarice et compassion) de protagonistes qui doivent subitement combattre des amis ou parents disparus.

Visuellement, ce titre est également une belle réussite grâce à l’excellent travail de Doug Manhke et d’Ivan Reis, ainsi que de Gene Ha sur un court épisode. Si le noir est à la base du récit, la colorisation joue également un rôle important au niveau de l’intrigue. Et comme dans toute bonne histoire de zombies, il y a également quelques scènes chocs et plusieurs cœurs arrachés au fil des pages.

Une excellente saga que vous pouvez d’ailleurs retrouver dans mon Top de l’année !