Archive for the DC Essentiels Category

Frank Miller et David Mazzuchelli – Batman, Année un / Year one

Posted in BANDES DESSINÉES, Batman, Comics, Contrebande, DC Essentiels, Delcourt, Frank Miller, Intégrales, Panini, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2012] with tags on 24 août 2012 by Yvan

Les début du Dark Knight !

gif creator onlineDéjà paru sous le titre de « Vengeance oblige » et chez plusieurs éditeurs, ce « Batman – Année 1 » retrace les débuts de Batman en tant que justicier de Gotham City. Plus que la lecture des premiers épisodes en version intégrale, cet album constitue un premier pas idéal pour les néophytes qui veulent s’approfondir sur les origines de Batman avant de s’attaquer au célébrissime Batman – Dark Knight (pourtant publié un an avant « Batman – Année 1 »).

Frank Miller propose une relecture extrêmement dense en informations et délicieusement sombre des premières aventures d’un Bruce Wayne, qui tout comme le lieutenant James Gordon, arrive dans cette ville étouffée par la corruption et la criminalité.

Maîtrisant la narration comme nul autre, c’est sous forme de polar que Frank Miller (Sin City) va explorer la psychologie d’un Batman débutant, essayant de s’affirmer en tant que justicier masqué, et d’un James Gordon incorruptible et ayant du mal à trouver sa place au milieu de collègues pourris jusqu’à l’os. Le développement en parallèle de l’histoire de ces deux personnages-clefs qui vont se lier d’amitié au fil des chapitres, augmente encore la profondeur du récit.

Cet ouvrage pose également, de façon plutôt bien structurée, les bases de l’univers de Batman en mettant en scène des personnages récurants de la série tels que Selina (Catwoman), le Romain, Harvey Dent (Double Face) et l’ironique majordome Alfred. Des personnages manquants encore d’expérience et en proie au doute, mais qui auront tous leur heure de gloire dans cette série culte.

Au niveau du graphisme, David Mazzuchelli, qui n’en est pas à sa première collaboration avec Miller, livre un dessin style ‘eighties’ un peu (trop) rétro. Par contre, si le dessin installe finalement la bonne ambiance avec des personnages très humains, c’est au niveau de la colorisation que le bas blesse un peu.

Bref, une œuvre d’introduction indispensable pour ceux qui veulent s’initier à ce super-héros mythique et une revisite intelligente et noir pour ceux qui suivent l’homme chauve-souris depuis sa naissance.

Mark Waid et Alex Ross – Kingdom Come

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, DC Essentiels, Intégrales, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2012] with tags on 30 avril 2012 by Yvan

Mark Waid et Alex Ross - Kingdom ComeAvec Kingdom Come on effectue un bond d’environs 20 ans dans l’Univers DC, afin d’assister, sur fond d’Apocalypse biblique, à un conflit entre les super-héros ‘traditionnels’ tels que Superman, Wonder Woman et Batman et une nouvelle génération de surhumains immoraux et irresponsables.

Le scénario de cet œuvre n’est pas dénué d’ambitions, car il est sensé aborder le rôle des super-héros, le danger de leur prolifération parmi la population et critiquer cet univers de super-héros qui évolue de plus en plus vers des personnages plus meurtriers et expéditifs, comme « Spawn ».

L’histoire est pourtant assez simpliste à la base : Les anciens héros se sont retrouvés sur la touche et ont fait place à une nouvelle génération plus violente, jusqu’au jour où un incident majeur ‘oblige’ les anciens à revenir mettre de l’ordre.

L’idée de faire revenir des héros torturés, vieillis et désillusionnés est intéressante, mais certainement pas nouvelle, avec « Watchmen » comme référence ultime dans le genre. On retrouve ainsi un Superman solitaire et sans confiance en soi, et un vieux Batman soutenu par un exosquelette.

Par contre, on peut s’interroger sur la nécessité d’intégrer au récit l’entièreté des super-héros édités par DC depuis sa création. En plus, les auteurs y ajoutent une panoplie de super-héros ‘nouvelle génération’, ainsi que la descendance des héros ‘traditionnels’. Alors qu’une bonne dizaine de super-héros suffisaient au récit, on se retrouve avec une multitude de figurants, inutiles ailleurs que dans un quizz pour mangeurs d’encyclopédies DC.

Etant donné la profusion de super-héros, il est d’ailleurs impossible de donner de l’épaisseur à la majorité d’entre eux et, en plus, on a l’impression de louper plein de références. Certains protagonistes comme Orion ou Aquaman donnent également l’impression d’avoir été intégrés de manière totalement artificielle au récit, tellement leur intervention semble inutile. Finalement, on a parfois l’impression de se retrouver à un mariage, en se demandant constamment d’où sortent les trois-quarts des invités.

Ajoutez à cela, le fait que les protagonistes se divisent en quatre groupes, dont les frontières et les revendications ne sont pas toujours aussi claires, et votre confusion sera encore plus grande. On a d’abord Superman et sa ‘Justice League’ (Wonder Woman, Green Lantern, Flash, Hawkman, Red Robin, Red Arrow, …) qui veulent inculquer la notion de ‘morale’ à la nouvelle génération. Batman et ses acolytes (Green Arrow, Blue Beetle, …) qui veulent également résoudre le même problème, mais de manière moins idéaliste. Ensuite il y a Lex Luthor et son Mankind Liberation Front (Catwoman, Captain Marvel, Riddler), visant à rendre le pouvoir aux humains. Et pour terminer, il y a cette nouvelle génération de héros, dont Magog et Von Bach sont les plus récurrents.

Bon, c’est clair que l’auteur développe également d’intéressants liens entre les principaux protagonistes, comme la relation entre Superman et Wonder Woman, la rivalité entre Batman et Superman et l’affrontement inévitable entre Captain Marvel et Superman. Mais, est-ce là une excuse suffisante pour inviter toute la famille DC sur plusieurs générations à cette fête apocalyptique ?

Le dessin d’Alex Ross est, par contre, très réaliste est soigné. Malheureusement, il est desservi par un scénario trop confus, car si le graphisme ‘photo’ de Ross donne à merveille lors des gros plans sur les visages de ces héros fanés, il perd un peu de son intérêt quand il s’agit d’illustrer 50 pingouins en collants qui s’explosent la tronche case après case.

Vous l’aurez compris, malgré l’intérêt de certains thèmes abordés, j’ai trouvé l’histoire trop brouillonne et les personnages trop nombreux.

Morrison & Quitely – All Star Superman

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, DC Essentiels, Deluxe, Intégrales, Panini, Superman, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2011] with tags on 1 mars 2011 by Yvan

Superman, version Ultimate !

Morrison & Quitely - All Star SupermanCette intégrale « DC Deluxe » regroupe les douze épisodes de la maxi-série « All Star Superman », écrite par Grant Morrison et dessinée par Frank Quitely. Cette collection « All Star » – sorte de réponse de DC Comics à l’excellente collection « Ultimate » de Marvel – permet de revisiter des super-héros en dehors des classiques contraintes de continuité de l’univers DC.

Cette liberté scénaristique permet au duo écossais de puiser dans les éléments qui constituent le mythe de Superman, sans devoir se soucier de cette continuité parfois contraignante. C’est donc au sein d’une ville de Metropolis modernisée que le lecteur va retrouver de nombreux personnages et éléments issus de l’histoire de Superman, comme Lois Lane, Lex Luthor, Jimmy Olsen, Doomsday, la forteresse de la solitude, etc…, le tout servi par Morrison, comme bon lui semble. Cette liberté fait également du bien au niveau du personnage de Superman, que l’auteur parvient à rendre vulnérable tout au long du récit, l’obligeant à se surpasser au fil des douze épisodes de cette saga. L’Homme d’Acier de Morrison a pourtant plus de pouvoir qu’auparavant, mais il est intelligemment rendu mortel par l’auteur … et cette contradiction fonctionne parfaitement puisque l’auteur est libre de tuer son héros, une fois libéré des contraintes de continuité !

Même si les fans apprécieront de pouvoir replacer les éléments utilisés par Morrison, ce récit peut également se lire sans avoir aucune connaissance de l’histoire de Superman. Les douze chapitres de cette œuvre sont d’ailleurs à considérer comme des sous-récits indépendants, liés par un fil rouge commun et se recoupant sur la fin. Au fil de chapitres, qui sont au nombre des travaux d’Hercule, Morrison nourrit donc intelligemment son intrigue principale.

Le graphisme de Frank Quitely est également très réussi, avec un sens du découpage parfois surprenant. La différence entre le physique de Superman et de Clark Kent, qui a parfois des allures de petit trapu, est également surprenante.

Un récit original et plutôt bien construit. Il ne reste maintenant plus qu’à attendre le « All Star Batman et Robin » de Frank Miller et Jim Lee …

Retrouvez ce comics dans MON TOP 2011 !

La mort et le retour de Superman

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, DC Essentiels, Intégrales, Omnibus, Panini, Superman, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2008] with tags on 30 juillet 2010 by Yvan

La mort et le retour de SupermanTout débute en 1992. Alors que les ventes de Superman en kiosque stagnent, DC Comics décide de relancer le personnage et de surprendre les lecteurs en bousculant la routine. La mort annoncée du principal héros de l’univers DC aura l’effet escompté, avec un fascicule, intitulé «La Mort de Superman», vendu à plus de quatre millions d’exemplaires et un regain d’intérêt pour le dernier des kryptoniens. A l’instar de la mort de Captain America dans Civil War, l’évènement fait la une des médias à travers le monde et demeure l’un des faits marquants dans l’histoire des comics. L’intégralité de cette saga qui s’étale sur tous les titres mettant en scène Superman est enfin reprise en version française dans cet Omnibus de près de 800 pages. Ce récit, signé Dan Jurgens, Karl Kesel, Jerry Ordway, Louise Simonson, Roger Stern et Gerard Jones au scénario et dessiné par Jon Bogdanove, Tom Grummett, Jackson Guice, Dan Jurgens et Mark D. Bright, est composée de trois parties distinctes: « La Mort de Superman » (paru en VF dans la collection Privilège de Semic), « Un monde sans Superman » et « Le retour de Superman ».

L’intrigue de « La Mort de Superman » se résume en deux lignes. Certes, la mort d’un super-héros d’un tel calibre n’est pas vraiment chose fréquente dans l’univers des comics, surtout qu’il ne s’agit pas d’un humain ayant quelques superpouvoirs, mais d’un extraterrestre quasi omnipotent et jugé indestructible. Le plus surprenant est probablement que les auteurs parviennent à leur fin sans utiliser de kryptonite afin d’ébranler leur héros. A la place, ils créent un vilain, sorti de nulle part, dont la tactique pour venir à bout de Superman est beaucoup moins élaboré que celles utilisés par la famille Luthor ou par les nombreux méchants qui se sont cassés les dents sur le plus grand héros de tout les temps. Pas de plans, pas de complot, pas de cailloux verts ou rouges, juste du rentre-dedans du début à la fin de l’histoire. Le scénario, axé sur le combat et usant d’un monstre sans origines, qui ne prononce pas un mot et qui ne justifie jamais ses actions ou motivations, est donc on ne peut plus basic. Pourtant, cet affrontement incessant dont l’issue est connue d’avance n’est pas vraiment lassant et a même un côté épique assez sympathique.

Après un premier volet d’une linéarité et simplicité extrême, la suite (« Un monde sans Superman » et « Le retour de Superman ») permet aux auteurs de montrer la réaction des proches de Superman tout en développant plusieurs intrigues parallèles concernant sa succession. L’acte héroïque d’autosacrifice fait donc place au deuil, aux regrets et aux souvenirs. Si le monde a perdu son héros et le Daily Planet un journaliste hors pair, Martha, Jonathan, Lana et Lois doivent combler un vide beaucoup plus grand. Tout en jouant sur l’aspect dramatique de la disparition du dernier fils de Krypton, cette deuxième partie donne surtout l’occasion à DC d’introduire de nouveaux personnages, tous prétendant, à des degrés divers, être Superman. A l’image d’Elvis, qui n’a jamais été plus vivant qu’après sa mort, des pseudo-supermen (Superboy, le Superman cyborg, l’Homme d’Acier, alias John Henry Irons, et l’Eradicator) viennent se mêler au bal du renouveau de DC. Au milieu de ces néo-héros, le lecteur n’a plus qu’à choisir le remplaçant qui lui convient le mieux. Si le scénario de cette suite est déjà plus élaboré, l’aspect conceptuel, qui consiste à faire périr un héros pour le faire réapparaître tel un gros lapin blanc sorti d’un chapeau par la suite, se fait tout de même fortement ressentir tout au long de cette saga visant surtout à ressusciter un protagoniste éditorialement proche du décès.

Au niveau du graphisme, malgré quelques illustrations qui marqueront les esprits, tels le corps gisant de Superman devant l’immeuble du Daily Planet ou la couverture du fatidique épisode #75 de Superman, le dessin ultra-classique manque souvent de personnalité. Mais malgré une intrigue audacieuse qui ne déborde pas d’originalité et un graphisme qui n’a rien de spectaculaire, « La mort et le retour de Superman » est un album imposant relatant la mort mythique d’un icône majeure de chez DC, que tout fan de Superman se doit de posséder.

Alan Moore – Watchmen

Posted in Alan Moore, BANDES DESSINÉES, Comics, DC Essentiels, Delcourt, Intégrales, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 1900 à 2000] with tags on 18 janvier 2010 by Yvan

Entrez dans un comics avec vue sur les coulisses, le ridicule et l’impuissance des super-héros ! Les « super » héros de Moore sont vieux, fatigués, alcooliques, bedonnants, psychopathes, corrompus, et j’en passe !

A l’aide d’un scénario complexe et intelligent, cette parodie profonde sur les super-héros place un miroir devant les héros américains.

Le Comédien, le Hibou, Ozymandias, Dr. Manhattan et le fantastiquement névrosé Rorschach parviendront-ils à éviter une guerre nucléaire alors que minuit, l’heure fatidique, approche ? Moore vous le fera découvrir en temps réel pour vous mettre KO à la fin de ce chef-d’œuvre !