Archive for the Vertigo Classiques Category

Scott Snyder et Rafael Albuquerque – American Vampire, La septième lignée (Tome 8)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Séries, Scott Snyder, Urban Comics, Vertigo Classiques, [DL 2016], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 3 octobre 2016 by Yvan

La conquête de l’espace !

Scott Snyder et Rafael Albuquerque - American Vampire, La septième lignée (Tome 8)Ce huitième volet qui reprend les épisodes #6 à #11 de la saga US propose donc la suite du second cycle d’American Vampire.

Si le tome précédent faisait apparaître une nouvelle menace particulièrement inquiétante, obligeant Pearl Jones à sortir des crocs qu’elle avait pourtant si soigneusement rangés en vue d’une retraite pépère dans un bled perdu, celui-ci nous en apprend un peu plus sur le véritable Mal qui se cache derrière le Marchand Gris et oblige même les Vassaux de Vénus, emmenés par Felicia Book, à s’associer à Skinner Sweet et à ses deux nouveaux compères : Pearl Jones et Calvin Poole.

Scott Snyder continue également d’ancrer sa série vampirique dans l’histoire des Etats-Unis. L’action se déroule en effet en 1965, en pleine Guerre Froide opposant les États-Unis à l’URSS. C’est donc une époque particulièrement turbulente pour les américains, notamment marquée par une course effrénée à la conquête de l’espace entre les deux nations, mais également pour les vampires américains. La couverture de ce huitième volet dévoile d’ailleurs clairement que Scott Snyder a bel et bien l’intention d’envoyer ses vampires dans l’espace !

Scott Snyder nous réserve donc un tome dynamique et riche en rebondissements, qui se dévore de la première à la dernière page. Néanmoins, en réduisant ses vampires à des petits rigolos par rapport à la véritable menace qui se cache derrière le Marchand Gris, il s’éloigne peut-être un peu trop du thème vampirique initial et détruit un peu l’âme de cette saga. De plus, la conclusion du récit me semble un peu précipitée.

Graphiquement, Rafael Albuquerque livre cependant un travail à nouveau remarquable et d’une efficacité rare. Le Brésilien s’installe au diapason de l’ambiance, livre des protagonistes bien campés et déchire lors de chaque attaque de ses monstres. Son trait dynamique et nerveux accompagne parfaitement la sauvagerie dégagée par ses créatures et permet d’offrir quelques scènes délicieusement terrifiantes.

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Lee Bermejo – Suiciders, Des Hauteurs de l’abîme

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Séries, Urban Comics, Vertigo Classiques, [DL 2016], [En cours], [Sans super-héros] with tags on 15 juillet 2016 by Yvan

Les gladiateurs du futur !

Lee Bermejo - Suiciders, Des Hauteurs de l’abîmeCe premier volet reprend les six premiers épisodes de cette saga écrite et dessinée par Lee Bermejo (Batman – Noël, Batman – Joker, Luthor, Before Watchmen) et mise en couleurs par Matt Hollingsworth. À l’instar de « Batman – Noël », Lee Bermejo est donc seul aux commandes… ce qui m’a d’ailleurs initialement fait hésiter à l’acheter car le garçon est surtout connu pour ses talents de dessinateur. Mais bon, les critiques étant positives, j’ai fini par craquer…

Ce premier volet plonge le lecteur dans un futur peu réjouissant, situé trente ans après un terrible tremblement de terre appelé « The Big One », qui n’a pas laissé grand-chose debout. New Angeles, une mégapole entourée de murs que les exclus tentent de franchir afin de bénéficier d’un meilleur environnement, est totalement aux mains de la Mulholland Corp., qui divertit la population avec des combats de gladiateurs ultra-violents, dignes de la Rome antique. Parmi les participants, surnommés les « Suiciders », Lee Bermejo invite à suivre les pas du plus populaire de tous : le Saint !

En situant son récit dans une ville close, abritant les quelques privilégiés de ce monde post-apocalyptique, l’auteur installe donc un univers particulièrement sombre et violent. Si l’action est omniprésente à travers les affrontements sanglants qui se succèdent dans l’arène de la ville, le récit s’amuse également à progressivement dévoiler le passé nébuleux du personnage principal. Ce guerrier invaincu cache en effet de lourds secrets, dont l’auteur dévoile lentement les zones d’ombre à coups de flash-backs bien dosés. Si l’auteur intègre plusieurs thématiques à son récit, telles que l’immigration clandestine ou l’asservissement des masses à l’aide de jeux stupides, le scénario n’est cependant pas l’attrait principal de cet album… même si l’intrigue n’est pas mauvaise.

Comme d’habitude avec Lee Bermejo, visuellement cet album est en effet une véritable claque. Son dessin hyperréaliste et riche en détails est une nouvelle fois splendide, le tout rehaussé par la colorisation experte de Matt Hollingsworth.

Bref, une intrigue qui donne envie de découvrir la suite et un dessin dont on ne se lassera jamais…

Bill Willingham et Mark Buckingham – Fables, Et ils vécurent heureux… (Tome 24)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Séries, Urban Comics, Vertigo Classiques, [DL 2015], [En cours], [Sans super-héros] with tags on 28 décembre 2015 by Yvan

Avant-dernier tome d’une saga incontournable !

Bill Willingham et Mark Buckingham - Fables, Et ils vécurent heureux... (Tome 24)Ce vingt-quatrième volet, qui reprend les épisodes #141 à #149, est déjà l’avant-dernier de la saga imaginée par Bill Willingham.

Ce tome développe plusieurs intrigues en parallèle, qui convergent progressivement vers le grand final annoncé lors de l’épisode #150. Après un épisode émouvant situé dans l’au-delà, le lecteur retrouve Bigby à New York, où la police tente vainement d’arrêter le carnage qu’il est en train de perpétrer. Bill Willingham revient également sur celui qui est à l’origine de la disparition du Grand Méchant Loup de Fableville et qui est depuis prisonnier des Fables : l’immortel Prince Brandish. Mais la partie la plus intéressante est celle dédiée à Rose Rouge. Après avoir passé le tome précédent à recruter des chevaliers afin de créer une nouvelle Table Ronde, la sœur de Blanche Neige découvre le secret de sa famille et se prépare pour l’affrontement inéluctable contre sa sœur. Notons également le retour du troll Grimble sous la forme d’un petit oiseau bleu.

Si l’auteur place les dernières pièces de son puzzle en vue du dernier épisode, il prend également le temps de faire ses adieux aux différents personnages de la série. Chaque épisode se termine en effet par une histoire courte intitulée « la dernière histoire de… », proposant de découvrir ce qu’il advient d’un des personnages de la série. De Sinbad aux trois souris aveugles, en passant par Babe le taureau bleu miniature, Cendrillon ou Jack of Fables, Bill Willingham referme une à une toutes les pistes narratives de son récit.

Si c’est Mark Buckingham qui s’occupe toujours avec grand brio de la mise en images de l’intrigue principale, ces petites histoires sont néanmoins l’œuvre d’invités prestigieux tels que Terry Moore, Eric Shanower, Jae Lee, Tony Akins, Shawn McManus, Nimit Malavia, Chrissie Zullo et Russ Braun.

Vivement le dernier tome !

Scott Snyder et Rafael Albuquerque – American Vampire, Le marchand gris (Tome 7)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Séries, Scott Snyder, Urban Comics, Vertigo Classiques, [DL 2015], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 20 mars 2015 by Yvan

Une nouvelle menace !

Scott Snyder et Rafael Albuquerque - American Vampire, Le marchand gris (Tome 7)Après un sixième volet aux allures de hors-série faisant défiler un grand nombre de guest stars, ce tome propose les cinq premiers épisodes du second cycle d’American Vampire. Après un petit récapitulatif des évènements qui ont eu lieu lors du cycle précédent, la série vampirique de Scott Snyder reprend le fil de l’intrigue abandonné lors de l’épisode « Le Marchand Gris » en fin de cinquième opus, qui constituait d’ailleurs une sorte de prélude au second cycle.

Quelques années après la retraite d’une Pearl Jones psychologiquement détruite suite à la mort de son mari Henry, le lecteur retrouve l’héroïne dans le bled où elle a grandi et où elle s’occupe dorénavant de jeunes vampires en détresse. L’apparition d’une nouvelle menace particulièrement inquiétante va néanmoins la contraindre à sortir une nouvelle fois les crocs qu’elle avait si soigneusement rangés. Le but principal de ce tome est surtout de présenter cette nouvelle menace qui oblige les différents personnages du premier cycle à unir leurs forces. Si l’on retrouve d’anciens protagonistes, tels que Pearl Jones, Skinner Sweet ou Calvin Poole, Scott Snyder profite également de cette mise en place pour nous présenter une galerie de nouveaux personnages très intéressants.

Le dernier épisode de cet album est un peu particulier car il alterne des pages issus du journal d’un mineur avec des planches classiques qui invitent à suivre les découvertes d’un agent des Vassaux de Vénus sur bases de ces notes. Cet exercice de style mis en images par Matias Bergara permet de nous éclairer un peu plus sur cette nouvelle menace.

Au niveau du graphisme, le reste de l’album est dessiné par Rafael Albuquerque et son travail s’avère à nouveau remarquable et d’une efficacité rare. Le Brésilien s’installe au diapason de l’ambiance, livre des protagonistes bien campés et déchire lors de chaque attaque de ses monstres. Son trait dynamique et nerveux accompagne parfaitement la sauvagerie dégagée par ces nouveaux ennemis et permet d’offrir quelques scènes délicieusement terrifiantes.

Un album que vous retrouverez inévitablement dans mon Top comics de l’année !

Chris Roberson et Shawn McManus – Cendrillon, Bons baisers de Fableville

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Intégrales, Urban Comics, Vertigo Classiques, [DL 2014], [Sans super-héros] with tags on 16 janvier 2015 by Yvan

Encore un spin-off de la série Fables !

Chris Roberson et Shawn McManus - Cendrillon, Bons baisers de FablevilleL’univers de l’incontournable série Fables est d’une telle richesse, qu’il a déjà donné lieu à plusieurs séries dérivées. Après le très bon « 1001 Nuits de neige », le célèbre « Jack of Fables » et le plus récent « Fairest », c’est au tour de Cendrillon de faire l’objet d’un spin-off. Cette saga parallèle est confiée à deux artistes ayant déjà travaillé précédemment sur l’un des titres de l’univers de Fables : Chris Roberson au scénario et Shawn McManus au dessin.

Cet album reprend deux mini-séries de six épisodes (« Cinderella : From Fabletown with love » et « Cinderella : Fables are forever ») qui se concentrent donc sur l’espionne la plus réputée et la plus efficace de Fableville. Dirigée par la Bête depuis la disparition de Bigby Wolf, celle-ci va effectuer deux missions périlleuses pour le bien des habitants de Fableville et… pour le fun, car elle adore son métier de James Bond.

La première mission se déroule au Moyen Orient, où Cendrillon doit démanteler un trafic d’objets magiques qui menace de dévoiler l’existence des Fables aux communs. En parallèle à cette aventure qu’elle mène à bien en compagnie du célèbre Fable Ala Al-Din (plus connu sous le nom d’Aladin), le lecteur assiste également aux déboires de Crispin, le vendeur du magasin de chaussures qui lui sert de couverture. Lors du second récit, Cendrillon vient en aide à Ivan Durak, dont la vie est menacée par « Soulier d’argent », une ennemie de longue date de Cendrillon.

Si chacune des histoires se concentre sur le personnage de Cendrillon, deux autres personnages secondaires de la série mère sont également mis en avant. Il s’agit d’Aladin dans la première aventure et de Dorothy du Magicien d’Oz dans la seconde. Le lecteur croise également d’autres figures de l’univers des Fables, tels que le Chat Botté ou la sorcière Frau Totenkinder.

Ces histoires qui se déroulent en parallèle de la série Fables s’inscrivent pleinement dans le registre du récit d’espionnage. Si l’ensemble n’apporte finalement pas grand-chose à l’univers de Fables et que la narration a un peu trop souvent recours au flash-backs afin d’entremêler d’anciennes aventures/rencontres de Cendrillon au récit principal, la lecture s’avère néanmoins plaisante. Le ton est léger, les rebondissements nombreux et l’héroïne suffisamment convaincante dans son rôle d’espionne pour passer un bon moment. Visuellement, Shawn McManus livre également du bon boulot en proposant un style élégant et une héroïne plus sexy que dans la série originale.

Un spin-off divertissant et efficace, mais pas indispensable !

Bill Willingham et Mark Buckingham – Fables, Camelot (Tome 23)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Séries, Urban Comics, Vertigo Classiques, [DL 2014], [En cours], [Sans super-héros] with tags on 30 décembre 2014 by Yvan

Un tome de transition avant le grand final !

Bill Willingham et Mark Buckingham - Fables, Camelot (Tome 23)Suite à l’affrontement entre Bigby et le Prince Brandish, les Fables doivent dorénavant se débrouiller sans leur Grand Méchant Loup. Ce tome qui reprend les épisodes #130 à #140 de la saga invite à suivre plusieurs histoires en parallèle et a du coup des allures d’album de transition.

Le récit principal est dédié à Rose Rouge, qui recrute des chevaliers afin de créer une nouvelle Table Ronde. Cette phase de recrutement permet certes à Bill Willingham de revisiter le mythe de Camelot et de ses chevaliers, mais n’est pas forcément la partie la plus palpitante de cet album. Il ne faudrait en effet pas oublier les sorcières de Fableville qui tentent de reconstituer le puzzle en verre de Bigby, ainsi que le mystère entourant la pièce manquante. Il y a également le sort réservé à l’immortel Prince Brandish, qui ne manquera pas de séduire le lecteur, tout en créant la zizanie entre Blanche Neige et sa sœur. Il ne faudrait pas non plus oublier de garder un œil sur ce bon vieux Gepetto, qui tente de récupérer un plant de bois sacré à des fins que l’on présume malveillantes. Mais la partie la plus intéressante est celle dédiée à Bigby qui se situe dans l’au-delà. Cet épisode au paradis donne en effet lieu à des retrouvailles émouvantes entre le fils du Nord, son vieil ami Boy Blue et son fils Dare.

Visuellement, Mark Buckingham s’occupe de la mise en images de l’intrigue principale (les épisodes #131 à #137) et se fait remplacer par Barry Kitson sur l’épisode #130, par Russ Braun sur l’épisode #138 et par Steve Leialoha (dont je suis moins fan) sur les deux derniers épisodes.

Bref, un bon tome, avec beaucoup de mise en place, voire peut-être trop, surtout quand l’on sait que cette série incontournable s’achève au numéro #150.

Bill Willingham et Mark Buckingham – Fables, Blanche Neige (Tome 22)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Séries, Urban Comics, Vertigo Classiques, [DL 2014], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 5 novembre 2014 by Yvan

Tout sur la relation extraconjugale de Blanche Neige !

Bill Willingham et Mark Buckingham - Fables, Blanche Neige (Tome 22)Après deux tomes qui s’intéressaient principalement aux louveteaux de Bigby et de Blanche Neige, cette histoire se concentre surtout sur les déboires de leur maman.

Le début de cet album qui reprend les épisodes US de Fables #124 à #129, propose tout d’abord la suite des évènements qui se déroulent au Pays d’Oz. Le tome 20 abandonnait en effet le lecteur sur un cliffhanger de format concernant le sort de Bufkin. Celui-ci avait été capturé par l’armée du roi Nome et devait être pendu, mais cette intrigue secondaire avait été laissée en suspend depuis. Le trait plus cartoonesque de Shawn McManus et les teintes orangées plus chaudes renforcent encore l’aspect plus gentillet de cette révolution entamée par notre ami et qui se termine d’ailleurs de manière plutôt amusante par un lancé de sucette. Malgré quelques passages plus cruels, ce récit offre donc une petite bouffée d’humour entre deux passages plus sombres.

Après un détour par un « Pays des jouets » pas vraiment enchanteur, le récit revient en effet à Fableville et à l’intrigue principale, pour une suite riche en rebondissements, mais toujours aussi cruelle et sombre. Une fois Bigby parti à la recherche de ses deux enfants disparus, Bill Willingham fait en effet ressurgir le premier amour de Blanche Neige, qui n’hésite pas à terroriser son ancienne promise. Le beau Prince rescapé du château de Mister Dark va modifier à jamais l’avenir de Blanche Neige et de sa famille. Le lecteur à donc droit à un excellent récit, qui renoue avec l’intrigue principale et les personnages clés de la série, et qui se termine par les mêmes retrouvailles que lors du tome précédent.

Une saga incontournable et un tome que vous pouvez retrouver dans mon Top de l’année !

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