Archive for the Bastien Vivès Category

Balak, Bastien Vivès et Michaël Sanlaville – Lastman (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Bastien Vivès, Casterman, Franco-Belge, KSTR, Séries, [DL 2013], [En cours], [Grand public] with tags , on 6 août 2013 by Yvan

Du réchauffé cousu de fil blanc… mais vivement conseillé !

Balak, Bastien Vivès et Michaël Sanlaville - Lastman (Tome 2)Le deuxième volet de ce « manga à la française » signé Yves « Balak » Bigerei, Bastien Vivès et Michaël Sanlaville reprend l’action là où le premier tome s’était arrêté. Le jeune Adrian Velba et son co-équipier Richard Aldana, un grand ténébreux sorti de nulle part, continuent donc de progresser dans le grand tournoi annuel organisé par le roi Virgil et la reine Efira.

En recyclant le genre « baston » à la sauce shõnen (manga destiné aux ados) et en reprenant tous les poncifs du genre, les auteurs continuent donc de nous servir du réchauffé. De plus, la trame de cette histoire qui invite à suivre les combats d’un gamin qui s’est entraîné comme une bête pour pouvoir remporter le tournoi d’arts martiaux annuel organisé par son village, n’a rien de vraiment originale. Et pourtant, malgré cette prévisibilité et le côté déjà-vu du récit, le trio d’auteurs parvient à livrer quelque chose de vraiment prenant et de particulièrement divertissant. C’est certes très léger et facile d’accès, mais cela fonctionne à merveille.

Lors du tome précédent, le lecteur pouvait encore s’accrocher à la découverte de nouveaux personnages et d’un nouvel environnement, mais qu’a-t-il à se mettre sous la dent une fois le décor installé et les présentations faites ? Il y a tout d’abord ce savant mélange d’action, d’aventure, d’humour et même de sexe (ben oui, quand on enferme trois types dans un studio, il ne faut pas s’attendre à des miracles hein !), qui est servi avec énormément de savoir-faire et un sens aigu de la narration et de la mise en scène. Mais il y a surtout cette part d’énigme qui est entretenue tout au long de ce récit qui mélange un monde féodal à des éléments volontairement plus modernes.

Au niveau du scénario les auteurs proposent donc un récit dynamique au rythme soutenu, qui joue donc pleinement la carte de l’action. Mais attention, cette histoire est bien plus qu’un tournoi d’arts martiaux sans fond ! L’histoire se déroule dans un endroit qui fait penser à un bled médiéval, mais les personnages y conduisent des motos et y fument des clopes. Ce décalage intrigue immédiatement et se retrouve également au niveau des dialogues, volontairement modernes et drôles par rapport au décor moyenâgeux. Tout en entretenant intelligemment le mystère concernant les origines de Richard, les auteurs distillent régulièrement quelques rebondissements qui tiennent forcément le lecteur en haleine.

Si l’humour fait également mouche, les auteurs prennent également le temps de développer un peu plus la relation entre les différents personnages. Impossible donc, de ne pas s’attacher à ce héros haut comme trois pommes qui veut un bisou avant d’aller faire dodo. Impossible non plus de ne pas vouloir découvrir les origines de ce combattant solitaire qui intrigue dès sa première apparition. Certains prendront également plaisir à contempler les courbes de la mère du petit Adrian qui est une véritable bombasse. Bref, impossible de ne pas s’intéresser aux différents personnages.

Et pour couronner le tout, les auteurs nous servent un final surprenant, qui semble vouloir donner une toute nouvelle tournure à cette saga. Sorte de pied de nez à tous ceux qui croyaient stagner dans cet univers de combats ? Seul le prochain tome pourra apporter la réponse… et je l’attends déjà avec grande impatience.

Je pourrais évidemment aller chercher la réponse sur le net, où la série est également disponible en prépublication gratuite sur le site de Delitoon. Mais je préfère attendre la version papier, surtout que les franco-mangaka s’imposent un rythme de production nippon. Enfermés dans un studio ils ont en effet pour mission de produire vingt pages par semaine ou un tome de 200 pages par trimestre. Je prends donc mon mal en patience et me réjouis d’avance de pouvoir à nouveau contempler et toucher ce dessin hyper moderne qui ne s’attarde pas inutilement dans les détails, mais se contente d’aller à l’essentiel. Les trois compères livrent non seulement des albums dynamiques, mais surtout une petite leçon d’art séquentiel. Si les premières pages sont à nouveau en couleurs, la suite se poursuit en noir et blanc, se contentant de quelques nuances de gris. Un seul mot pour résumer le graphisme : efficace !

C’est frais, divertissant, parfaitement huilé, drôle, accrocheur, léger, dynamique, parfois même intelligent… mais c’est surtout vivement conseillé !!!

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top de l’année !

Bastien Vivès et Michaël Sanlaville – Hollywood Jan

Posted in BANDES DESSINÉES, Bastien Vivès, BD du mercredi, Casterman, Franco-Belge, KSTR, One-shots, [Accessible], [DL 2008] on 31 juillet 2013 by Yvan

Pourquoi ne pas demander conseil à Schwarzy ?

Bastien Vivès et Michaël Sanlaville - Hollywood JanL’avantage et l’inconvénient quand on est fan du travail de Bastien Vivès, c’est qu’il est très prolifique. On a donc d’un côté beaucoup d’albums à se mettre sous la dent, mais de l’autre la difficulté de tout parvenir à lire. Ce one-shot réalisé à quatre mains par Bastien Vivès et Michaël Sanlaville au sein de la collection KSTR fait donc partie de ces albums que je lis avec un certain retard, mais toujours avec grand plaisir.

« Hollywood Jan » invite à suivre les pas d’un adolescent mal dans sa peau, replié sur lui-même, qui a du mal à s’intégrer. Rien de neuf, me direz-vous, sauf que Jan s’invente trois amis imaginaires auprès desquels il trouve refuge… et pas n’importe lesquels, puisqu’il s’agit des stars hollywoodiennes Arnold Schwarzenegger, Sylverster Stallone et Russell Crowe. Excusez du peu !

Partant de cette excellente idée de base, les auteurs s’amusent à mélanger la réalité de Jan à des passages imaginaires mettant en scène les trois acteurs. On a donc d’un côté tous les problèmes liés à l’adolescence (mal être, acceptation de soi, regard des autres…), qui sont abordés avec grande justesse, et de l’autre, un monde imaginaire particulièrement drôle. Le fait de demander conseil à des brutes réputées pour leur tendance à rentrer d’abord dans le lard avant (d’éventuellement) réfléchir donne effectivement lieu à des scènes assez cocasses. Ce qui est également intéressant est de voir la relation entre Jan et ses protecteurs évoluer au fur et à mesure qu’il trouve ses repères et commence à s’affirmer dans la vie réelle.

Graphiquement, ce travail en duo s’inscrit dans la même veine que la plupart des parutions de Vivès, c’est-à-dire un dessin simple et efficace, rehaussé par une colorisation basée sur des aplats.

Encore un bon one-shot signé Vivès !

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Balak, Bastien Vivès et Michaël Sanlaville – Lastman

Posted in BANDES DESSINÉES, Bastien Vivès, Casterman, Festival BD Angoulême, Franco-Belge, KSTR, Séries, [Angoulême 2014], [DL 2013], [En cours], [Grand public] with tags , , on 2 avril 2013 by Yvan

KSTЯ frappe encore une fois très fort !

Balak, Bastien Vivès et Michaël Sanlaville - LastmanEdité par l’excellent label KSTЯ, cette nouvelle saga signée Yves « Balak » Bigerei, Bastien Vivès et Michaël Sanlaville a pour ambition de proposer un manga à la française.

Côté nippon les auteurs recyclent le genre « baston » à la sauce shõnen (manga destiné aux ados) et s’imposent le rythme de production des mangaka. Enfermés dans un studio ils ont dès lors pour mission de produire vingt pages par semaine ou un tome de 200 pages par trimestre pour douze tomes au total. Et oui, il tape bien sur le ciboulot le soleil levant ! Côté franco-belge, ils conservent néanmoins le sens de lecture de gauche à droite et cet humour bien de chez nous.

Bon, ça ressemble donc à du manga, mais ça raconte quoi ? Ben, c’est tout simple : c’est l’histoire d’un gamin de neuf ans qui s’est entraîné comme une bête pour pouvoir remporter le tournoi d’arts martiaux annuel organisé par son village et offrir la coupe pleine de pièces d’or à sa mère. C’est donc très léger et facile d’accès, mais cela fonctionne à merveille. On s’attache d’emblée à ce héros haut comme trois pommes et à sa quête improbable, surtout que cela ne démarre pas très fort pour lui : son partenaire déclare forfait et il faut impérativement être à deux pour participer à cette compétition. Et c’est là que surgit de nulle part le mystérieux Richard Aldana, un combattant solitaire qui intrigue dès sa première apparition. Bref, une belle réussite au niveau des personnages, surtout que la mère du petit Adrian Velba (une boulangère qui distribue donc d’autres sortes de pains) est une véritable bombasse.

Au niveau du scénario les auteurs proposent un récit dynamique au rythme soutenu, qui joue donc pleinement la carte de l’action. Mais attention, cette histoire est bien plus qu’un tournoi d’arts martiaux sans fond ! L’histoire se déroule dans un endroit qui fait penser à un bled médiéval, mais le ténébreux Richard y surgit en moto, muni de clopes. Ce décalage intrigue immédiatement et se retrouve également au niveau des dialogues, volontairement modernes et drôles par rapport au décor moyenâgeux. Si les origines de Richard intriguent, l’humour fait également mouche. Le lecteur ne devra donc pas s’étonner de voir apparaître les frères Bogdanov en lutteurs… et on sent bien que les auteurs rêvaient de leur mettre quelques bonnes tartes à ceux-là.

Visuellement, le dessin ne s’attarde pas inutilement dans les détails, mais se contente d’aller à l’essentiel. Les trois compères livrent ainsi un album dynamique, ainsi qu’une petite leçon d’art séquentiel. Si les premières pages sont en couleurs, la suite se poursuit en noir et blanc, se contentant de quelques nuances de gris. Un seul mot pour résumer le graphisme : efficace !

Si l’album papier risque bien de se vendre comme des petits pains (non, pas dans la tronche monsieur le libraire !), la série est également disponible en prépublication gratuite sur le site de Delitoon. Vous n’y retrouverez pas seulement la série diffusée sous forme de feuilletons hebdomadaires, mais également une parodie du making-off de la bande dessinée. Notons finalement qu’un jeu vidéo est également prévu en 2014.

Bref, de l’excellent divertissement, que vous retrouverez d’ailleurs dans mon Top de l’année !

Bastien Vivès, Florent Ruppert et Jérôme Mulot – La Grande Odalisque

Posted in Aire Libre, BANDES DESSINÉES, Bastien Vivès, Dupuis, Franco-Belge, One-shots, [Accessible], [Angoulême 2013], [DL 2012] with tags , on 14 septembre 2012 by Yvan

« Cat’s Eyes » is back !

Bastien Vivès, Florent Ruppert et Jérôme Mulot - La Grande OdalisqueEtant assez fan du travail de Bastien Vivès, j’ai immédiatement été attiré par ce one-shot édité dans la superbe collection Aire Libre de Dupuis. L’association avec Florent Ruppert & Jérôme Mulot, deux auteurs de la bande dessinée indépendante dont j’ai eu l’occasion de lire « Safari monseigneur » et Panier de singe, est par contre plus surprenante. Si le caractère OuBaPien de ces deux albums édités au sein de la collection Ciboulette aux éditions de l’Association n’avait pas totalement réussi à me séduire malgré quelques inventions graphiques audacieuses, j’étais tout de même curieux de découvrir cette œuvre entièrement réalisée à six mains.

Ce trio d’auteurs invite à suivre les aventures de cambrioleuses hyper sexys, spécialisées dans le vol de tableaux dans les plus grands musées. « La Grande Odalisque » d’Ingres est d’ailleurs la prochaine toile qu’elles doivent dérober au Musée du Louvre pour un commanditaire sans scrupules. Les aventures rocambolesque de ces drôles de dames au physique séduisant font clairement référence aux « Cat’s Eyes » du mangaka Tsukasa Hojo (« City Hunter »).

Les trois auteurs proposent une bande dessinée d’action, saupoudrée d’humour et de sexe, où les cases s’enchaînent à grande vitesse jusqu’à ce final explosif à l’intérieur du Louvre. Multipliant les planches muettes, passant de poursuites en moto à l’affrontement d’un cartel de la drogue au Mexique, cet album se lit très vite et ne laisse pas le temps au lecteur de s’ennuyer. Ce côté James Bond permet de livrer une histoire riche en rebondissements, mais il faut savoir passer outre le manque de réalisme de certains passages. Tout ne doit pas forcément être plausible dans ce genre de récit, mais certaines facilités scénaristiques font quand même froncer les sourcils. Sacrifiant la vraisemblance au profit du divertissement, les auteurs oublient également de donner un véritable but aux actions apparemment vaines de leurs héroïnes (comme c’est le cas dans Cat’s Eyes).

Si tous ont participé au scénario, le graphisme est également le fruit d’un mélange entre les trois auteurs. Sans vraiment s’accorder de tâches précises, ils parviennent néanmoins à livrer une belle réussite visuelle.

Un bon thriller d’action !

Bastien Vivès – Elle(s)

Posted in BANDES DESSINÉES, Bastien Vivès, BD du mercredi, Casterman, Franco-Belge, KSTR, One-shots, [Accessible], [DL 2007] with tags on 4 juillet 2012 by Yvan

Les débuts de Bastien Vivès.

Bastien Vivès - Elle(s)Après avoir adoré la plupart des albums de Bastien Vivès, j’avais envie de m’attaquer à ses débuts. Force est de constater que malgré ses 22 ans à l’époque, l’auteur fait déjà preuve d’une grande maturité lors de ce one-shot.

L’histoire ne déborde certes pas d’originalité, manque peut-être d’intérêt et s’avère finalement assez prévisible, mais d’une manière ou d’une autre Bastien Vivès parvient tout de même à rendre la lecture intéressante. Déjà à l’époque, il démontre cette incroyable capacité à brosser le portrait de jeunes adolescents en quête d’identité avec énormément de réalisme. Malgré la simplicité de l’histoire, il parvient à rendre ses personnages extrêmement attachants en leur insufflant beaucoup d’humanité et à l’aide de dialogues qui font mouche. Du coup, leur sort finit par nous intéresser, tout comme leurs tergiversations amoureuses.

Malgré quelques imperfections au niveau du dessin, il démontre également déjà tout son talent graphique au niveau de la mise en scène et des ambiances.

Un bon petit one-shot !

Ils en parlent également: Choco

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Bastien Vivès – Amitié étroite

Posted in BANDES DESSINÉES, Bastien Vivès, Casterman, Franco-Belge, KSTR, One-shots, [Avancé], [DL 2009] with tags on 26 février 2012 by Yvan

La frontière étroite entre l’amitié et l’amour !

Bastien Vivès - Amitié étroiteComme je n’avais pas encore lu cet album de Bastien Vivès et que j’en avais entendu le plus grand bien, j’ai fini par me le procurer.

Ce récit qui s’inscrit dans la même veine que Dans mes yeux et Le goût du Chlore, invite à suivre la relation entre Bruno et Francesca, deux jeunes Italiens qui ont développé des liens d’amitié très étroits, probablement trop étroits pour ne pas cacher un amour profond.

Si le scénario a de nouveau tendance à se résumer en deux lignes, l’auteur parvient néanmoins à explorer cette frontière entre l’amitié et l’amour avec un talent indéniable. Multipliant les regards et les non-dits, il parvient à rendre avec brio toutes les émotions qui accompagnent ce genre de relation. Le résultat est bluffant de justesse et d’authenticité, voire proche du voyeurisme, et il faut donc une nouvelle fois applaudir cette capacité à rendre le banal tellement intéressant.

Au niveau du visuel, Bastien Vivès alterne un dessin réaliste pour les scènes au présent et des planches totalement floues pour les flash-backs. Cette approche peut surprendre au début, mais s’avère finalement assez efficace.

Bref, un récit plus accessible que Le goût du Chlore et plus abouti que Dans mes yeux, mais son chef-d’œuvre reste évidemment Polina.

ACBD – Le Grand Prix de la Critique 2012

Posted in ACBD, BANDES DESSINÉES, Bastien Vivès, DIVERS, [DL 2011] with tags on 5 décembre 2011 by Yvan

And the winner is …

ACBD - Les 5 finalistes du Grand Prix de la Critique 2012La procédure de désignation du Grand Prix de la Critique 2012 venant soutenir et mettre en valeur, dans un esprit de découverte, un livre de bande dessinée, publié en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquant par sa puissance, son originalité, la nouveauté de son propos ou des moyens que l’auteur y déploie est terminée.

Les membres actifs de l’ACBD (l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée) viennent en effet de désigner le Grand Prix de la Critique 2012 à Polina.

Si ma préférence allait à HabibiPolina était clairement mon second candidat. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il est classé premier dans mon Top BD de l’année.

Les cinq albums finalistes qui étaient en lice pour le Grand Prix de la Critique 2012 étaient :

Pour plus d’info, allez jeter un oeil sur le Site de l’ACBD.

Antonio Altarriba - L'Art de VolerCraig Thompson - HabibiÉtienne Davodeau - Les ignorantsBastine Vivès - PolinaCyril Pedrosa - Portugal