Archive for the Brian Azzarello Category

Brian Azzarello et Cliff Chiang – Wonder woman, Liens de sang

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian Azzarello, Comics, DC Renaissance, Séries, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2012], [En cours] with tags on 5 juillet 2012 by Yvan

Les bâtards de Zeus !!!

Brian Azzarello et Cliff Chiang - Wonder woman, Liens de sangC’est le grand remue-ménage parmi les divinités. En laissant le trône de l’Olympe vacant, Zeus a tout d’abord déclenché une lutte de pouvoir parmi les dieux. Mais c’est surtout sa relation avec une mortelle qui provoque la fureur de sa femme, Héra, bien décidée à éliminer l’énième produit des infidélités de son mari. Alors que deux centaures sont sur la piste de la jeune femme enceinte du bâtard de Zeus, Hermès s’interpose et parvient à l’envoyer auprès de la princesse des Amazones. Celle-ci décide alors de protéger cette fille de ses poursuivants…

À l’instar de l’excellent Batman – La cour des hiboux et du très bon Catwoman – La Règle du jeu, ce « Liens de sang » fait partie de la première vague du fameux relaunch « The New 52 » de DC Comics, rebaptisé DC Renaissance par Urban Comics. Cette remise à zéro des cinquante-deux séries de l’univers DC propose non seulement une nouvelle porte d’entrée à tous les néophytes, mais est également l’occasion rêvée pour cette héroïne qui ne passionne plus trop les foules de se refaire une santé. C’est Brian Azzarello qui a pour mission de redorer le blason de cette membre émérite de la Justice League, qui n’a plus souvent l’occasion de briller dans des aventures solo.

Surtout célèbre pour ses polars sombres, le scénariste s’adapte parfaitement à l’univers de Wonder Woman et remet la base mythologique de la saga au goût du jour avec un certain brio. Au fil des épisodes, il introduit les différentes divinités du panthéon grec et intègre les fondamentaux de la série dans un cadre plus moderne. Il profite également de conflits parmi les dieux pour redéfinir les origines de Diana et modifier profondément son background. Si le lecteur retrouve une guerrière fière et farouche, Azzarello propose néanmoins une héroïne bien plus terre à terre et plus charismatique. En soignant plus le fond et en jouant moins sur ses formes sexy, il livre un personnage beaucoup plus intéressant à suivre.

Visuellement, Cliff Chiang contribue également à effacer le côté un peu kitch de la belle amazone et à ancrer la saga dans un monde plus contemporain. Derrière une couverture qui peu rebuter au premier abord, son trait légèrement cartoonesque et dynamique finit par convaincre. Lors des deux derniers épisodes, Tony Akins réussit à conserver le même style graphique, mais sans parvenir à égaler la performance de Cliff Chiang.

Mêlant action, complots divins et développement psychologique, cette mise en bouche qui apporte un regard neuf sur Wonder Woman devrait ravir les amateurs de récits saupoudrés de mythologie, ainsi que les lecteurs désirant se lancer dans l’univers DC Comics.

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Brian Azzarello et Eduardo Risso – 100 bullets, Le sens de la chute T15

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian Azzarello, Comics, Séries, Urban Comics, Vertigo Classiques, [DL 2012], [Sans super-héros], [Terminées] with tags on 24 avril 2012 by Yvan

Il est grand temps de choisir son camp !

Brian Azzarello et Eduardo Risso - 100 bullets, Le sens de la chute T15Ce quinzième tome reprend les épisodes US #76 à #83 (Le sens de la chute (76-79), Un choix à faire (80) et Tarentula (81-83)) de cette série phare de Vertigo, prévue en 100 épisodes dès le départ.

Malgré la reprise du catalogue DC/Vertigo par Urban comics, le nouvel éditeur ne perd pas de temps et gâte d’entrée son nouveau lectorat comics. Il propose non seulement une réédition des premiers tomes en version cartonnée, mais propose également la suite de cette saga dans le même format souple que Panini. Le quatrième de couverture de ce quinzième opus rappellera d’ailleurs aux lecteurs qu’il ne reste plus que trois tomes à sortir. Cette formidable aventure touche donc tout doucement à sa fin et il est grand temps pour tous les protagonistes de choisir leur camp.

Brian Azzarello continue donc de bouger ses pions sur le gigantesque échiquier qu’il a mis en place depuis le début de cette saga. Les Minutemen, l’agent Graves et le Trust continuent donc de se repositionner suite aux derniers événements, dans un tome à nouveau riche en machinations, magouilles, alliances et trahisons. Cette partie d’échecs politique assez complexe que l’auteur développe en toile de fond est à nouveau portée par une avalanche de personnages extrêmement charismatiques qui se croisent avec maestria au fil des pages, dans un ballet de dialogues savoureux.

Si l’heure est aux règlements de comptes entre les différents Minutemen, le lecteur devra sérieusement s’accrocher dans ce tome qui fait converger un grand nombre de personnages croisés lors des tomes précédents. Entre ceux qui ont choisi leur camp et les indécis, le lecteur devra effectivement tenter de ne pas se perdre. Si l’on retrouve Remi et Ronnie, les deux frangins issus du tome précédent, Wylie, Victor, Dizzy, Loop, Lono, Jack, Mr. Branch, Benito, Cole Burns et l’agent Graves sont également de la partie. Cela fait effectivement beaucoup de monde pour un seul tome, mais Brian Azzarello s’intéresse surtout au sort de Dizzy, suite à l’assassinat de Sheperd. Si, au passage, l’auteur revient également sur les débuts de Sheperd et Graves, il développe également une histoire de tableaux d’art en Italie en deuxième moitié d’album. Vous l’aurez donc compris : c’est un menu très copieux qui nous est proposé dans ce quinzième tome, mais comme la qualité est à nouveau au rendez-vous, l’on est bien loin d’être rassasiés.

Visuellement, le travail de l’argentin Eduardo Risso (« Je suis un vampire ») demeure irréprochable, tout comme celui de Patricia Mulvihill à la colorisation.

Retrouvez cet album dans mon Top de l’année !

Brian Azzarello & Eduardo Risso – 100 bullets T13

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian Azzarello, Comics, Panini, Séries, [DL 2011], [Sans super-héros], [Terminées] with tags on 7 août 2011 by Yvan

Lono a les boules !

Brian Azzarello & Eduardo Risso - 100 bullets T13Ce treizième tome reprend les épisodes US #64 à #69 de cette série phare de Vertigo, prévue en 100 épisodes dès le départ.

Dans la lignée des quatre derniers épisodes du tome précédent, Brian Azzarello continue de bouger ses pions sur le gigantesque échiquier qu’il a mis en place depuis le début de cette saga. Les Minutemen, l’agent Graves et le Trust continuent donc de se repositionner suite aux derniers événements, dans un tome à nouveau riche en machinations, magouilles, alliances et trahisons.

Cette partie d’échecs politique assez complexe que l’auteur développe en toile de fond est à nouveau portée par une avalanche de personnages extrêmement charismatiques qui se croisent avec maestria au fil des pages, dans un ballet de dialogues savoureux. C’est cette fois Jack qui est placé aux avant-plans, sans oublier Lono qui doit non seulement affronter ce psychopathe suicidaire lors d’un combat de rue, mais qui nous réserve également une scène de torture particulièrement violente et qui risque de vous donner les boules.

Visuellement, le travail de l’argentin Eduardo Risso (« Je suis un vampire ») demeure irréprochable, tout comme celui de Patricia Mulvihill à la colorisation.

Un polar incontournable !

Retrouvez ce comics dans mon TOP 2011 !

Brian Azzarello & Eduardo Risso – 100 bullets T12

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian Azzarello, Comics, Panini, Séries, [DL 2011], [Sans super-héros], [Terminées] with tags on 5 août 2011 by Yvan

Kasparov au sommet de son art !

Brian Azzarello & Eduardo Risso - 100 bullets T12Ce douzième tome reprend les épisodes US #58 à #63 de cette série phare de Vertigo, prévue en 100 épisodes dès le départ.

Et ça débute très fort en compagnie de Wylie Times, Shepherd et Dizzy, sortis tout droit du tome précédent. C’est le fameux mot qui sert à activer les MinuteMen qui va mettre le feu aux poudres, causer la perte de Shepherd en précipiter le retour de Lono et Loop au centre des débats.

Après ce petit crochet par le désert et par la prison de Lono et Loop, le récit quitte définitivement l’ambiance envoutante de la Nouvelle Orléans pour recentrer les débats dans les rues de Miami. Une fois sur place, force est de constater que les événements du début d’album augmentent encore un peu les tensions entre les MinuteMen et le Trust. Les quatre derniers épisodes de l’album (Les enfants terribles #1 à #4) se concentrent d’ailleurs sur la famille Medici et sur leur entourage. L’action fait donc place à un festival de machinations, de magouilles, d’alliances et de trahisons, où tout le monde tente de se repositionner suite à la disparition de Shepherd et aux derniers coups (bas) de l’agent Graves.

Tout en retrouvant Megan, Augustus et son fils, le lecteur en apprend donc un peu plus sur ce puissant cartel composé de treize familles et prend pour ainsi dire place sur le gigantesque échiquier mis en place par un Brian Azzarello en grande forme, qui déplace un à un ses pions avec la même aisance qu’un Kasparov au sommet de son art.

Si la toile de fond politique demeure tout de même encore assez floue, les personnages mis en avant par l’auteur sont à nouveau une véritable réussite. Anciens et nouveaux protagonistes se croisent dans un ballet de dialogues savoureux. Lono, Loop, Victor, Cole, Branch, Graves, … sont tous au rendez-vous. Et comme si ça ne suffisait pas, l’auteur propose également de nouveaux personnages (secondaires) hauts en couleurs, qui ajoutent beaucoup de piment à l’intrigue, tels que Spain et son avocat Terry ou cette femme qui trompe son mari qui est en train de péter un fusible. Magistral !

Et pour couronner le tout, visuellement, l’argentin Eduardo Risso (« Je suis un vampire ») continue de nous soigner aux petits oignons en plongent ce scénario de fou dans une ambiance sombre qui s’installe au diapason de ce polar aussi intelligent que prenant.

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Brian Azzarello & Eduardo Risso – 100 bullets, Périple pour l’échafaud

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian Azzarello, Comics, Panini, Séries, [DL 2010], [Sans super-héros], [Terminées] with tags , on 4 août 2011 by Yvan

Shepherd dans la ligne de mire !

Brian Azzarello & Eduardo Risso - 100 bullets, Périple pour l'échafaudCe onzième tome reprend les épisodes US #51 à #57 de cette série phare de Vertigo. Prévue en 100 épisodes dès le départ, cette saga entame donc la deuxième moitié d’un parcours qui s’avère palpitant depuis le début.

L’histoire se déroule à la Nouvelle Orléans, dans une ambiance particulièrement musicale, et invite à suivre un ancien Minutemen nommé Wylie Times. C’est lui qui, lors du dernier épisode (#42) du huitième tome, recevait une mallette, un flingue et 100 cartouches de l’agent Graves, ainsi qu’une photo qui avait de quoi surprendre. Au fil des pages, le lecteur découvre le passé qui lie Wylie à Shepherd et les raisons qui pourraient le pousser à éliminer cette cible reçue par Graves. En transformant Shepherd en cible, Graves ajoute donc une pierre à sa quête vengeresse. Au fil des tomes, le lecteur comprend que ce dernier ne distribue pas ses mallettes de façon aléatoire, mais concocte un plan visant à déstabiliser le Trust, et que Brian Azzarello développe une intrigue beaucoup plus large, centrée autour d’un puissant cartel composé de treize familles. Tous ces indices, comme le terme « Croatoa » prononcé par Gabe, s’ajoutent au puzzle minutieux concocté par l’auteur.

Si l’intrigue secondaire de ce tome lance Willy sur la piste de deux hommes qui pourchassent une femme, armés d’un piège à ours, elle propose surtout quelques personnages intéressants et des dialogues toujours aussi savoureux. La palme revient indéniablement à Gabe, un musicien tellement laid qu’il ne pourra jamais toucher de jolies femmes, mais donc la musique est si belle qu’elle parvient à caresser leurs âmes. Ce personnage secondaire est une véritable réussite et sa destinée se lie de manière assez tragique à celle de Willy, au sein d’un scénario toujours aussi efficace et parfaitement rythmé.

Visuellement, l’argentin Eduardo Risso (« Je suis un vampire ») demeure irréprochable, tout comme le travail de Patricia Mulvihill à la colorisation. Le dessinateur restitue l’ambiance de la Nouvelle Orléans avec brio, tout en conservant l’ambiance sombre de ce polar aussi intelligent que prenant.

Une série incontournable !

Retrouvez ce comics dans mon TOP 2010 !

Brian Azzarello – Joker

Posted in BANDES DESSINÉES, Batman, Brian Azzarello, Comics, One-shots, Panini, [Avec super-héros], [DL 2009] with tags on 29 mars 2010 by Yvan

Batman JokerLentement, la rumeur se propage dans les rues sombres de Gotham City. Le Joker serait libéré de l’asile d’Arkham ! A peine relâché du célèbre nid de psychopathes, le Joker se rend vite compte des conséquences de son enfermement prolongé : il est fauché ! Des types qui pensaient ne plus jamais le revoir se sont tout partagé. Il croyait avoir laissé sa ville entre des mains compétentes, mais elles lui ont tout pris. Le plus célèbre des clowns revient cependant sur les devants de la scène, bien décidé à mettre fin à ce cirque et… une fois de plus, son rire risque bien de ne pas être contagieux. Pourtant, les autres super-vilains n’ont pas vraiment l’intention de lui rendre son territoire sur un plateau et Harvey Dent, le caïd des rackets, ne compte pas non plus montrer son meilleur profil.

Seulement quelques semaines après la parution sur le marché francophone du cross-over entre Batman et Deathblow, Brian Azzarello et Lee Bermejo consacrent un one-shot au plus célèbre ennemi de l’homme chauve-souris. Derrière cette couverture qui ne dénoterait pas dans la salle d’attente d’un cabinet dentaire, le Joker en met plein les gencives. A travers ce récit situé hors continuité, l’auteur de 100 bullets livre Lire la suite

Brian Azzarello – 100 bullets T9

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian Azzarello, Comics, Panini, Séries, [DL 2010], [Sans super-héros], [Terminées] with tags on 24 mars 2010 by Yvan

Huis clos carcéral impitoyable !

100 bulletsTout en basant la plupart de ses histoires sur une trame redondante consistant à distribuer une mallette contenant un flingue et 100 cartouches, Brian Azzarello parvient à tisser des liens intéressants entre ses personnages et à développer une intrigue beaucoup plus large, centrée autour d’un puissant cartel composé de treize familles. Au fil des tomes l’auteur déplace ses pions sur l’échiquier et profite de ce nouveau récit pour déplacer deux pièces maîtresses sur une case fort sombre, au sein d’une prison.  

Ce neuvième tome, qui reprend seulement quatre épisodes (#43 à #46), propose donc un huis clos prenant au sein d’un univers carcéral impitoyable. Du gardien qui fait valoir sa loi, au caïd qui jure de faire couler le sang, en passant par l’inévitable scène de douche, « Un frisson dans la jungle » reprend la plupart des éléments qui font le succès de la série télé « Oz » ou du film « Un Prophète ».   

Au centre de cet environnement périlleux, le lecteur retrouve Lire la suite