Archive for the Brian M Bendis Category

Brian Michael Bendis, David Mack, Klaus Janson, Bill Sienkiewicz et Alex Maleev – End of days (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian M Bendis, Comics, Daredevil, Diptyques, Panini, [Avec super-héros], [DL 2013] with tags , on 19 décembre 2013 by Yvan

Que signifie Mapone ?

Brian Michael Bendis, David Mack, Klaus Janson, Bill Sienkiewicz et Alex Maleev - End of days (Tome 2)En reprenant les épisodes #5 à #8 de la mini-série « End of Days », ce deuxième tome propose la conclusion de cette excellente saga que l’on aurait aimé voir publiée dans un format Deluxe au lieu de ces deux volumes 100%.

Le premier volet s’ouvrait sur le meurtre sanglant de Daredevil en pleine rue à Hell’s Kitchen et invitait ensuite à suivre l’enquête du journaliste Ben Urich, qui cherche à comprendre comment son ancien ami en est arrivé là. Après avoir interrogé Nick Fury, Frank Castle, Elektra, la Veuve Noire, Typhoid Mary et Echo, le célèbre journaliste du Daily Bugle continue de rassembler les pièces du puzzle qui ont conduit à la mort du protecteur de Hell’s Kitchen et espère trouver la signification de « Mapone », le dernier mot que l’Homme Sans Peur a prononcé juste avant d’être massacré par Bullseye. D’un ancien vilain nommé Bushwaker à l’ancien Gladiateur Melvin Potter, Ben Urich continue de questionner ceux qui ont connu Matt Murdock, permettant ainsi à Brian Michael Bendis et David Mack de rendre un hommage vibrant à l’histoire de Daredevil.

À l’image du ton désabusé et cynique du narrateur, cette histoire qui se déroule des années après la continuité actuelle dépeint une société peu reluisante où les héros n’ont plus vraiment leur place. Au fil des pages, cette saga qui se déroule après la mort de Daredevil, installe un univers sombre et pessimiste et lève progressivement le voile sur les mystères qui entourent cette fin tragique. Si l’enquête est parfaitement ficelée, le dessin signé Klaus Janson, David Mack, Bill Sienkiewicz et Alex Maleev s’installe immédiatement au diapason de cette tragédie à l’ambiance polar noir. Des illustrations de Klaus Janson à l’encrage de Bill Sienkiewicz, en passant par les couvertures mortelles d’Alex Maleev, cet ouvrage est visuellement époustouflant.

Accessible aux néophytes, incontournable pour les fans de l’Homme Sans Peur et indispensable dans chaque collection de comics qui se respecte, il est quasiment interdit de passer à côté de ce « End of Days ».

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top de l’année !

Brian Michael Bendis – The New Avengers, A la recherche du sorcier suprême (Tome 6)

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian M Bendis, Comics, Deluxe, Intégrales, Panini, Vengeurs, [Avec super-héros], [DL 2013] with tags on 21 novembre 2013 by Yvan

Les New Avengers perdus en plein Dark Reign !

Brian Michael Bendis - The New Avengers, A la recherche du sorcier suprême (Tome 6)Cette sixième intégrale reprend les épisodes #48 à #60 de la série US New Avengers et contient trois récits : Power (#48 à #50), Search for the Sorcerer Supreme (#51 à #54) et Powerless (#55 à #60).

Si le quatrième volet, qui servait de prologue à « Secret Invasion », risquait de rebuter les néophytes, et que le précédent, voguant entre House of M, « Secret Invasion », Civil War, Shadowland et les réunions d’Illuminatis, pouvait même provoquer une indigestion, celui-ci invite à suivre les New Avengers au lendemain de l’invasion Skrull. Norman Osborn, l’ancien Bouffon Vert, a en effet profité du grabuge provoqué par l’invasion secrète des Skrulls pour prendre la tête S.H.I.E.L.D. et il compte bien mener la vie dure aux Nouveau Vengeurs. Ceux-ci semblent malheureusement un peu perdus face aux Vengeurs Noirs d’Osborn et ont du mal à trouver leur place en plein Dark Reign.

Brian Michael Bendis avait réussi à nous abandonner sur un solide cliffhanger concernant le sort de la fille de Luke Cage et Jessica Jones à la fin du tome précédent, mais cette suite ne s’avère malheureusement pas à la hauteur des espérances. Nos héros partent certes à la recherche du bébé dérobé par le Skrull qui avait pris l’apparence de Jarvis et doivent ensuite aider le Docteur Strange à trouver le Sorcier Suprême, tout cela en faisant face aux Vengeurs Noirs de Norman Osborn et aux criminels à la solde de The Hood, mais l’ensemble est malheureusement d’une lenteur narrative extrême. Brian Michael Bendis, ne sachant probablement pas très bien quoi faire de ses héros, se replie sur l’une de ses grandes forces : les dialogues. Le problème est cependant qu’il n’y a pas grand-chose à raconter…

Il y a donc très peu à se mettre sous la dent, excepté un personnage de Hood qui est creusé plus en profondeur et une quête du sorcier suprême qui permet de montrer un bel aperçu des magiciens de l’univers Marvel. Même au niveau du graphisme, il n’y a pas vraiment de quoi crier au génie car le dessin de Billy Tan est juste correct et même Stuart Immonen n’est pas au meilleur de sa forme sur la dernière partie. Notons par contre la brève apparition d’un Chris Bachalo qui propose comme d’habitude de bien jolies planches.

Un tome lent, très bavard et assez moyen !

Brian Michael Bendis, David Mack, Klaus Janson, Bill Sienkiewicz et Alex Maleev – End of days

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian M Bendis, Comics, Daredevil, Diptyques, Panini, [Avec super-héros], [DL 2013] with tags , on 7 octobre 2013 by Yvan

Pourquoi Daredevil est-il mort ?

Brian Michael Bendis, David Mack, Klaus Janson, Bill Sienkiewicz et Alex Maleev - End of daysCet album reprend les quatre premiers épisodes de la mini-série End of Days. Si le choix de publier cette saga en deux volumes 100% au lieu d’un format Deluxe est discutable, nul ne contestera cependant la qualité du contenu.

Dès les premières pages, le lecteur assiste complètement médusé à l’assassinat sauvage de Daredevil en pleine rue à Hell’s Kitchen, au terme d’un long combat sanglant contre l’un de ses pires ennemis, le psychopathe Bullseye. Le récit invite alors à suivre l’enquête et les pensées du journaliste Ben Urich, qui va chercher à comprendre comment son ancien ami en est arrivé là, ainsi que la signification du dernier mot qu’il a prononcé juste avant d’être tué.

En tentant de rassembler les pièces du puzzle qui ont conduit à la mort du protecteur de Hell’s kitchen, le célèbre journaliste du Daily Bugle va retrouver ceux qui l’ont connu et celles qu’il a aimé. De Nick Fury au Punisher, en passant par Elektra, la Veuve Noire, Typhoid Mary et Echo, Brian Michael Bendis et David Mack rendent hommage à l’histoire de Daredevil, tout en installant un univers sombre et pessimiste. À l’image du ton désabusé et cynique du narrateur, cette histoire qui se déroule des années après la continuité actuelle dépeint en effet une société peu reluisante où les héros n’ont plus vraiment leur place.

Si l’enquête est parfaitement ficelée, le dessin signé Klaus Janson, Bill Sienkiewicz et Alex Maleev s’installe immédiatement au diapason de cette tragédie à l’ambiance polar noir. Des illustrations de Klaus Janson à l’encrage de Bill Sienkiewicz, en passant par les couvertures mortelles d’Alex Maleev, cet ouvrage est visuellement époustouflant.

Accessible aux néophytes, incontournable pour les fans de l’Homme Sans Peur et indispensable dans chaque collection de comics qui se respecte, il est quasiment interdit de passer à côté de ce « End of Days ».

Retrouvez cet album dans mon Top de l’année !

Bendis et Bagley – Ultimate Spider-Man, Le Super-Bouffon (Tome 7)

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian M Bendis, Comics, Deluxe, Intégrales, Panini, Spider-Man, [Avec super-héros], [DL 2013] with tags on 19 juillet 2013 by Yvan

Il y a de l’eau dans le gaz entre Peter et Mary Jane!

Bendis et Bagley – Ultimate Spider-Man, Le Super-Bouffon (Tome 7)La septième intégrale de cette série qui revisite l’histoire de l’homme araignée reprend les épisodes #72 à #85 de la version US Ultimate Spider-Man, écrits par Brian Michael Bendis (« Torso », « Powers », « Daredevil (100% Marvel) », « Goldfish », « Jinx », « Sam and Twitch ») et dessinés par Mark Bagley.

On retrouve donc cette version modernisée de l’univers de Spider-Man et une approche plus contemporaine, visant à conquérir un jeune public parfois rebuté par quarante ans de continuité. Après la revisite des origines de Carnage et la mort de Gwen Stacy lors du tome précédent, la première moitié de cet album (épisodes #72 à #78) marque l’arrivée du Super-Bouffon dans l’univers Ultimate. Le retour d’Harry Osborn ne pousse pas seulement Spider-Man dans ses derniers retranchements, mais affectera également Peter Parker et son entourage. L’attention de Bendis se porte à nouveau sur le développement psychologique de Spidey et de ses proches et sur la relation entre Peter et Mary Jane en particulier. Si, tout comme Carnage dans le tome précédent, cette nouvelle version du Super-Bouffon manque à nouveau de personnalité, cette approche « plus jeune » des personnages et cette envie de prendre le temps de les faire dialoguer afin de leur donner plus de profondeur fonctionne à merveille.

Après « Le Super-Bouffon » (HobGoblin), ce volume propose une deuxième histoire complète (épisodes #79 à #85) intitulée « Guerriers » (Warriors). Spidey y rencontre plusieurs versions Ultimate de héros Marvel, dont certains veulent mettre fin au règne de Wilson Fisk, alias le Caïd. De la Chatte Noir à Elektra, en passant par Iron Fist et Moon Knight, Bendis multiplie les héros au service d’un récit porté sur l’action. Les problèmes personnels de Peter passent donc au second plan, surtout qu’il semble vouloir rejeter son identité civile pour embrasser pleinement sa vie de super-héros. C’est une approche intéressante car la plupart des super-slips ont généralement envie de faire le contraire.

Bref, un tome très « teenage », assez porté sur l’action, mais prenant le temps de développer les personnages en profondeur.

Brian Michael Bendis et Alex Maleev – Moon Knight, Vengeur

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian M Bendis, Comics, Panini, Séries, [Avec super-héros], [DL 2012], [En cours] with tags on 13 août 2012 by Yvan

Un duo de choc pour le relaunch d’un héros de seconde zone !

Brian Michael Bendis et Alex Maleev - Moonknight, VengeurMoon Knight n’est pas le héros qui m’attire le plus dans l’écurie Marvel, mais lorsque ce sont Brian Michael Bendis et Alex Maleev qui viennent relancer la série, la tentation est un peu trop grande pour pouvoir résister.

Ce premier tome, qui reprend donc les sept premiers épisodes de ce relaunch, place Moon Knight dans un nouveau contexte, à Los Angeles. Mais, pas de bol pour notre héros, car certains super-vilains de New York ont remarqué cette opportunité dans le monde du crime et décident d’aller faire joujou à L.A., bien loin de Spider-Man & Co. Notre super-héros de second rang se retrouve donc confronté à une bande de malfrats qui cherche à reconstituer Ultron, le robot capable de détruire l’Humanité. Malheureusement, cette enquête ne s’avère pas vraiment intéressante et la tentative de Bendis de rendre le récit prenant en dissimulant l’identité du mystérieux caïd local, ne fonctionne pas trop.

Le travail de Bendis au niveau du personnage est déjà légèrement plus convaincant. L’auteur tente surtout d’exploiter la personnalité troublée du héros et s’amuse avec ses hallucinations schizophrènes. Cela lui permet d’insérer beaucoup d’humour à son récit et de livrer une fin d’album plutôt réussie. Si les dialogues font également mouche, la surabondance de bulles, due à la présence des voix de Captain America, Spider-Man et Wolverine, a tendance à ralentir un peu trop le rythme du récit. En associant Moon Knight à une autre héroïne de second plan, l’auteur tente également de développer une relation sentimentale entre les deux, mais celle-ci à du mal à convaincre. En (sur)exploitant la surdité de Maya Lopez, alias « Echo », c’est une nouvelle fois l’aspect humoristique de la relation qui prend le dessus sur le reste.

Visuellement, le travail d’Alex Maleev est par contre à nouveau remarquable. Ce dessinateur sied à merveille aux intrigues urbaines, intimistes et sombres de Brian Michael Bendis. Malheureusement, au niveau de la qualité, le récit de ce duo de choc se rapproche plus de ce qu’ils avaient fait sur « Spider-Woman », que de leur excellent run sur Dardevil. Dommage !

Bendis et Bagley – Ultimate Spider-Man, Carnage

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian M Bendis, Comics, Deluxe, Intégrales, Panini, Spider-Man, [Avec super-héros], [DL 2012] with tags on 24 juillet 2012 by Yvan

Sacré Wolverine !

Bendis et Bagley – Ultimate Spider-Man, CarnageLa sixième intégrale de cette série qui revisite l’histoire de l’homme araignée reprend les épisodes #60 à #71 de la version US Ultimate Spider-Man, écrits par Brian Michael Bendis (« Torso », « Powers », « Daredevil (100% Marvel) », « Goldfish », « Jinx », « Sam and Twitch ») et dessinés par Mark Bagley.

On retrouve donc cette version modernisée de l’univers de Spider-Man et une approche plus contemporaine, visant à conquérir un jeune public parfois rebuté par quarante ans de continuité. Après la revisite intelligente des origines de Venom et du Docteur Octopus, la première moitié de cet album (épisodes #60 à #65) marque l’arrivée de Carnage dans l’univers Ultimate. Si la représentation visuelle du super-vilain est une belle réussite, cette nouvelle version dénuée de toute origine symbiotique/extra-terrestre a plus de mal à convaincre. Si ce criminel originaire d’une expérience de laboratoire manque de personnalité, l’intérêt de ce récit se situe ailleurs. Il y a tout d’abord le sort réservé à Gwen Stacy : même si ce passage est survolé un peu rapidement, le développement psychologique de Spidey et de ses proches suite à ce drame est particulièrement soigné. Ce passage constitue un véritable tournant dans l’histoire de Spider-Man et le récit n’est d’ailleurs plus accompagné de son humour légendaire. Si les réactions de Peter, Tante May, Flash et les autres constituent le véritable intérêt de cette première moitié d’album, la fin du combat entre Spider-Man et Carnage permet également à Bendis de faire un clin d’œil amusant à la Saga du Clone.

La deuxième moitié d’album propose trois « team-up » de chaque fois deux épisodes, qui lient respectivement Spider-Man à Wolverine, à la Torche et au Dr. Strange. Les épisodes #66 et #67 sont à mourir de rire et font du bien après l’ambiance assez lourde de l’arc précédent. Spider-Man s’y réveille dans le corps de Wolverine et vice-versa. Cela donne évidemment lieu à quelques passages amusants, dont un Wolverine qui tente de se balancer d’un immeuble à l’autre en utilisant la toile de Spidey. Les deux épisodes suivants sont moins marquants et proposent un échange sympathique entre Spider-Man et un Johnny Storm qui se retrouve dans la même école que Peter Parker. Les deux derniers épisodes mêlent un rendez-vous amoureux entre Peter Parker et MJ à une rencontre avec le Dr. Strange. Rien de vraiment passionnant, même si les cauchemars que doit affronter Spidey, permettent de mieux comprendre l’état d’esprit catastrophique dans lequel il se trouve.

Une très bonne première moitié d’album, suivie de trois récits de transition, dont le premier vaut vraiment le détour. Quant à la couverture…

Brian Michael Bendis – Powers, Légendes

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian M Bendis, Comics, Panini, Séries, [Avec super-héros], [DL 2012], [En cours] with tags on 28 juin 2012 by Yvan

Un monde sans super-héros ?

Brian Michael Bendis - Powers T8Si le tome précédent constituait un hors-série qui permettait de remonter aux origines on ne peut plus lointaines (la préhistoire tout de même !) de notre héros, il ne faut pas oublier la fin du sixième tome, qui proposait un dénouement surprenant qui allait inévitablement affecter l’univers de Powers. Il faut dire que la destruction nucléaire de l’Utah, la mort du Pape par le feu et la destruction totale de la bande de Gaza sont des événements qui risquaient d’avoir de solides conséquences sur la suite de cette saga et sur le regard porté sur les super-héros.

Et… en effet, à l’entame de ce nouveau volet, l’univers de Powers est totalement bouleversé : en déclarant l’utilisation de pouvoirs illégal, le Président a surtout facilité la tâche des super-vilains, mais pas des policiers, qui ne peuvent dorénavant plus compter sur les super-héros. Si, à l’instar de « Small Gods », « Sam & Twitch » ou « Gotham central », « Powers » invite le lecteur à suivre le quotidien d’enquêteurs qui effectuent leur boulot en sachant qu’ils peuvent, à tout moment, être confrontés au surhumain, c’est dorénavant dans un monde sans gentils super-héros que la loi doit tenter de se faire respecter.

Si la tâche est encore moins aisée qu’auparavant, Christian Walker, la moitié masculine de notre duo policier affecté aux homicides impliquant des super-pouvoirs, peut néanmoins à nouveau compter sur sa collègue Deena Pilgrim. Si l’auteur soigne particulièrement le développement psychologique de cette dernière et mène cette nouvelle enquête avec brio, il propose surtout à nouveau un brillant mélange entre polar intelligent et mythe des super-héros.

Une série que j’adore et un tome que vous retrouverez inévitablement dans mon Top de l’année !