Archive for the Frank Miller Category

Frank Miller – Batman, Dark Knight

Posted in BANDES DESSINÉES, Batman, Comics, Contrebande, Delcourt, Frank Miller, Intégrales, [Avec super-héros], [DL 1900 à 2000] with tags on 3 février 2010 by Yvan

batmanBatman n’est plus qu’un souvenir dans les mémoires et le commissaire Gordon n’est plus qu’à quelques jours de la retraite. Dix ans que l’homme chauve-souris n’a plus déployé ses ailes … mais la bête souffre … les nuits emplies de crimes l’appellent inexorablement.

Bruce Wayne se fait vieux et grisonnant, mais l’assassinat de ses parents continue de le hanter … sa soif de vengeance le ronge alors que son costume est au placard depuis la mort de Robin. Poussée par des pulsions intimes et une détermination sans failles, la bête jaillit à nouveau, mettant de côté toute sagesse et oubliant cette enveloppe charnelle abîmée par les années … le Dark Knight est de retour !

Le Batman de l’auteur de Sin City et 300 est forcément sombre. Son corps l’abandonne, sa ville lui tourne le dos et des pulsions primaires débordent de ce héros déchu, et présenté ici par Miller comme un être flirtant avec cette même folie qui habite ses pires ennemis (Harvey Dent et le Joker). Le chevalier noir est perçu comme un sadique qui Lire la suite

Frank Miller – Daredevil Intégrale 1983

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Daredevil, Frank Miller, Intégrales, Panini, [Avec super-héros], [DL 2005] with tags on 27 janvier 2010 by Yvan

DaredevilLintegrale3MillerEn reprenant les épisodes #185 à #191 du run de Frank Miller sur la série régulière, deux épisodes (#220 et #226) dont l’intrigue est co-signée par Miller et un épisode #219 dessiné par John Buscema, cette troisième intégrale conclût l’incontournable run du célébrissime Frank Miller sur la série.

Commençons tout d’abord par deux remarques concernant la couverture. Premièrement, pourquoi utiliser la couverture de l’épisode #171, repris dans l’intégrale 1981 ? Deuxièmement, cet album estampillé 1983, ne contient que deux épisodes datant de 1983 et cinq datant de 1982, alors que l’intégrale 1982 s’amusait encore à ajouter des histoires d’un niveau discutable et datant de 1981 en fin d’album ? Avouer qu’il y a de quoi perturber le lecteur. Mais bon, si l’on fait abstraction de ces frasques cosmétiques, cette troisième intégrale s’avère à nouveau absolument indispensable !

Les deux premières histoires sont encore un peu légères avec tout d’abord un Foggy Nelson assez amusant qui se prend pour un grand détective dans « Guts » (#185) et l’Homme aux Echasses qui se fait piquer son armure par Turk dans « Stilts » (#186).

La suite (#187-189) monte déjà d’un cran avec un Daredevil qui perd le contrôle de ses sens, le retour de son mentor Stick et la présence de la Veuve Noire, de Kirigi et des Chastes au sein d’une intrigue animée par la Main et ses ninjas. Rythmés par les affrontements, dont un superbe combat en ombres chinoises sur fond rouge, ces épisodes sont également marqués par la tournure désastreuse que prend la relation amoureuse entre Matt et Heather Glenn, ainsi que par un empoisonnement mortel et un sacrifice remarqué.

Puis vient la fin du run de Frank Miller avec deux épisodes brillants. Le premier, intitulé « Resurrection » (#190), marque le retour de la splendide ninja grecque nommée Elektra Natchios et dévoile une partie de son passé. Le deuxième, intitulé « Roulette » (#191), propose un dialogue exquis entre Daredevil et son ennemi juré, le tueur psychopathe d’une précision extrême nommé Bullseye. Cette discussion sur l’influence de la violence sur les jeunes entre un Daredevil éprouvé par les événements et un Bullseye comateux est une petite perle qui conclût de bien belle manière l’incontournable run de Frank Miller sur cette saga.

Viennent ensuite deux épisodes (#220 et #226) dessinées par David Mazzucchelli, qui permettent donc de réunir ce duo d’exception qui publiera plus tard la saga « Batman – Année 1 ». Le premier récit permet de faire le ménage dans la vie affective de Matt Murdock alors que le second fait office de prélude à la fameuse saga « Born Again ». Pour ceux que ça intéresse, cette saga, qui est l’une des meilleures de Daredevil, est reprise dans le récent Marvel Omnibus « Daredevil par Frank Miller« . Notons d’ailleurs que cet épisode #226 (« Warriors ») est également repris dans ce Marvel Omnibus, ainsi que le dernier épisode, intitulé «Badlands» (#219), qui est probablement le plus dispensable de cette intégrale.

Bref, si vous aimez Daredevil ou que vous voulez lire du grand Frank Miller, ces trois intégrales et l’Omnibus « Daredevil par Frank Miller » sont des lectures totalement indispensables !

Frank Miller – Daredevil Intégrale 1981

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Daredevil, Frank Miller, Intégrales, Panini, [Avec super-héros], [DL 2000 à 2005] with tags on 24 janvier 2010 by Yvan

daredevil 1981Cette intégrale reprend les épisodes consacrés au justicier aveugle durant l’année 1981. Mais ce qui rend ces épisodes #168 à #177 spéciaux est surtout le fait que ce sont les dix premiers du célébrissime Frank Miller sur la série.

Et l’auteur commence fort avec un premier épisode (également repris dans le fac-similé du septième tome de la série Marvel – Les Incontournables) qui met en avant une splendide ninja grecque nommée Elektra Natchios. Une histoire sympathique et très classique qui constitue la première apparition d’Elektra au sein de la série. En donnant ensuite une autre dimension au célèbre tueur nommé Bullseye et en signant le splendide retour du Caïd, l’auteur va marquer cette série d’une empreinte indélébile. Il va ainsi coincer le héros de Hell’s Kitchen entre une guerre de gangs orchestrée par le Caïd, une horde de ninja apparue dans le sillage d’une Elektra exilée en Extrême-Orient et un Tueur psychopathe d’une précision extrême. De quoi tenir en haleine les lecteurs de cette incontournable intégrale dédiée au Diable Rouge.

Incontournable !

Frank Miller – Sin City, Cet Enfant de Salaud

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Frank Miller, Rackham, Séries, [DL 1900 à 2000], [Sans super-héros], [Terminées] with tags on 23 janvier 2010 by Yvan

Sin City Miller FrankMême si chronologiquement ce tome se situe avant les 3 premiers tomes et que chaque tome peut se lire indépendamment, je comprends que certaines personnes qui n’ont lu que ce tome, n’aient pas trop aimé.

Ceux qui, par contre ont commencé cette série par le premier tome connaissent déjà la ville de Sin City et ne s’étonne pas du raisonnement primaire et destructeur des personnages et de l’environnement corrompu, glauque et foncièrement sombre de Sin City. Ils n’ont pas besoin d’explications sur les motivations de Hartigan, car ils savent qu’elles se situent au coeur même de l’esprit de Sin City.

Le personnage central de ce tome est Hartigan, le seul flic non corrompu de Sin City. C’est son dernier jour de service avant la retraite et pourtant il va défier la famille la plus puissante de Sin City pour sauver une petite fille de onze ans nommé Nancy.

Hartigan, pétant les plombs, faisant sortir son instinct bestial et repoussant les limites de son corps, fait fortement penser à Marv du premier tome. Tout comme Marv, il aura les couilles de s’attaquer à la famille la plus puissante et la plus malsaine de Sin City : les Roark. Marv s’était attaqué au Cardinal Roark, Hartigan, lui, va s’attaquer au Sénateur Roark et à son sadique de fils. Tout comme dans le premier tome on retrouvera d’ailleurs la ferme des Roark, épicentre de tous les vices de cette famille.

On prendra également plaisir à croiser d’autres personnages des tomes précédents, comme Dwight (et ses problèmes relationnels avec Ava) et Shelly. Mais on découvrira surtout le passé de Nancy Callahan, la danseuse au lasso, à qui Frank Miller aime dédier des planches entières de toute beauté depuis le début de cette série.

Le titre original de ce tome étant «This Yellow bastard», on comprend également mieux l’ajout d’une troisième couleur, alors que les autres tomes ne contrastaient que le noir et le blanc. Et puis, le contraste de deux couleurs, plus l’ajout du jaune pour faire ressortir des éléments et un personnage principal qui a des problèmes cardiaque, moi ça me fait fortement penser à une autre série assassine

Aaah Sin City : Violence gratuite, corruption jusqu’à la moelle, une narration pleine de sentiments bruts qui va racler au plus profond de la psychologie des personnages et un dessin où le blanc et le noir continuent de s’affronter de planche en planche pour un combat graphique de toute beauté.

Exquis !

Frank Miller – Sin City, Le Grand Carnage

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Frank Miller, Rackham, Séries, [DL 1900 à 2000], [Sans super-héros], [Terminées] with tags on 23 janvier 2010 by Yvan

miller sin cityL’orage se rapproche de Sin City, cette ville glauque où putes, truands et flics véreux font la loi et où les cadavres se ramassent à la pelle. Une ville où un quartier en particulier est plus mortel que les autres, un quartier où même les flics ne s’aventurent pas : la vieille ville.

Une ville que l’on croyait sans règles, une ville où l’on pensait que tout était permis, mais ce troisième tome vient prouver le contraire. Il y a bien certaines choses à ne pas faire à Sin City, certains accords à respecter si on ne veut pas compromettre l’équilibre fragile qui règne entre bandits, flics corrompus et catins, certaines choses qu’il faut éviter de faire si on ne veut pas provoquer un Grand Carnage !

Dans ce tome Miller va moins se focaliser sur un personnage afin de mieux explorer les bas-fonds de la vieille ville et de mettre à jour certains accords qui régissent cet univers plein de perversion. Un univers où l’on va cependant retrouver certains personnages des tomes précédents.

Il y a d’abord ces putes tueuses (Gail, Miho, Manute, etc.) qui règnent sur la vieille ville et qui vont jouer un rôle central et ravageur dans cette histoire. Et puis il y a Dwigth Mc Carthy du tome précédent. Mais ce n’est plus le Dwight détective privé qui chasse les couples infidèles et qui se laisse mener par le bout du nez par Ava. Non, le Dwight dans ce tome est différent psychologiquement et aussi physiquement, car il a même un nouveau visage.

Et même si c’est à nouveau à cause d’une femme (Shellie en l’occurrence) que le personnage principal va se voir embarquer dans une histoire sanglante, contrairement aux tomes précédents le personnage principal ne va pas péter les plombs. Alors que dans les tomes précédents la haine et la bête sauvage jaillissaient hors du personnage central, on trouve ici un Dwight plutôt calculateur, aux actions réfléchies. C’est aussi le premier tome sans Marv, un Marv plus impulsif et charismatique que Dwight et qui manque cruellement à ce tome pour ma part.

Ce qui n’a pas changé par contre, c’est la narration divine (ou faut-il dire endiablée) de Frank Miller, ainsi que sa maîtrise graphique incroyable. Des nouvelles scènes exquises sous la pluie battante tout comme dans le premier tome, des femmes aux silhouettes aguichantes et lumineuses qui sortent de l’obscurité répugnante de Sin City. Des contrastes de noir et de blanc, de lumière et d’ombres découpés avec violence et dynamisme de la première à la dernière page.

Frank Miller – Sin City, J’ai tué pour elle

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Frank Miller, Rackham, Séries, [DL 1900 à 2000], [Sans super-héros], [Terminées] with tags , on 23 janvier 2010 by Yvan

Sin City MillerAvec ce deuxième tome de Sin City, Frank Miller continue de construire cette ville glauque et pourrie qu’est Sin City. Une ville d’alcool, de truands et de putes sauvages où certains quartiers sont mortels pour les flics (pour la plupart corrompus).

Contrairement au premier tome ce n’est pas avec Marv, mais en compagnie de Dwight que l’on va continuer de découvrir cet îlot de malheur pour psychopathes avertis qu’est Sin City. Dwight est détective privé avec comme spécialité (peu honorable): la prise en flagrant délit de couples infidèles.

Tout comme Marv (et la quasi totalité des personnages de Sin City), Dwight a un sérieux problème psychologique : il a également une bête qui sommeille en lui et Sin City n’est pas l’endroit idéal pour dompter cette bête. En plus, il a un sérieux problème relationnel avec Ava, femme fatale pour laquelle la plupart des hommes sont prêts à vendre leur âme (ou ce qu’il en reste).

Ava va donc libérer la bête en Dwight, qui va s’enfoncer dans un merdier pas possible et devra faire appel à Marv pour venir faire le ménage et quand Marv fait le ménage, le noir et le blanc ont tendance à gicler des pages.

Le personnage de Dwight est différent et légèrement plus fouillé que cette brute sans pitié qu’est Marv, quant à Ava, elle cache tellement bien son jeu, que même le lecteur a du mal à tirer la ligne entre mensonge et réalité.

La narration va racler au plus profond de la psychologie des personnages de Sin City afin de nous raconter ces choses qu’il est déjà dérangeant de penser. Ces recoins obscurs de la pensée que Miller prend plaisir à mettre à la lumière du jour à l’aide d’une narration pénétrante et d’un dessin où noir et blanc livrent un combat incessant et passionnant.

Magistral !