Archive for the Jason Aaron Category

Jason Aaron et Jason Latour – Southern Bastards, Retour au bercail (Tome 3)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Jason Aaron, Séries, Urban Comics, Urban Indies, [DL 2016], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 16 décembre 2016 by Yvan

Let’s make America great again !

Jason Aaron et Jason Latour - Southern Bastards, Retour au bercail (Tome 3)Ce troisième volet de Southern Bastards poursuit donc la petite balade imaginée par Jason Aaron dans le Sud des États-Unis, région dont il est originaire, tout comme le dessinateur Jason Latour. Lors du premier volet, les deux invitaient à suivre les pas d’Earl Tubb, de retour à Craw County, quarante ans après avoir fui ce trou perdu de l’Alabama. Le seul petit hic, c’est que le vieux qui était juste venu vider la maison de son vieil oncle Buhl, était reparti les pieds devant suite à une altercation avec des autochtones à la solde du « Boss ». Le deuxième volet prenait le lecteur à contre-pied en revenant sur le passé Euless Boss, le chef de ce petit bled paumé du Texas et l’entraîneur de l’équipe locale de foot, alors qu’il s’attendait à passer un tome en compagnie de la progéniture d’Earl Tubb.

Si la couverture de ce troisième volet laisse penser que l’on aura enfin droit à la vengeance de la fille d’Earl Tubb, les épisodes #9 à #14 repris dans cet album s’intéressent surtout aux personnages secondaires croisés lors des tomes précédents. L’intrigue renoue certes avec le présent, mais conserve tout de même la fille d’Earl dans le placard jusqu’au tout dernier épisode afin de nous présenter quelques beaux spécimens de l’Alabama, toujours sur fond de football américain puisque les Runnin’ Rebs se préparent à affronter leurs ennemis de toujours : l’équipe de Wetumpka !

Alors que les tomes précédents se concentraient sur un protagoniste en particulier, celui-ci s’intéresse à plusieurs personnages différents au fil des chapitres. Des doutes du shérif Hardy aux remords de coach Big, en passant par les hommes de main d’Euless Boss ou les parties de chasse du mystérieux Deacon Boone, l’auteur de Scalped excelle de nouveau au niveau de la caractérisation des protagonistes. S’il brosse avec brio le portrait sans concession (et certes peu nuancé) de cette Amérique profonde bien burnée, mais dépourvue de neurones, il ramène ensuite le lecteur là où il l’avait abandonné en fin de premier tome : en compagnie de Roberta Tubb, qui est de retour au bercail après avoir combattu en Afghanistan…

Visuellement, le trait anguleux et énergique de Jason Latour (« Django Unchained ») contribue à plonger l’ensemble dans une ambiance pesante et poisseuse à souhait. L’expressivité des personnages et la bichromie aux tons rouges renforcent encore l’atmosphère violente de ce bled dirigé par une belle brochette d’écervelés.

Où comme dirait Donald Trump : Vive le Sud… and let’s make America Great again !

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top comics de l’année !

Jason Aaron et Simone Bianchi – Thanos, L’ascension de Thanos

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Jason Aaron, One-shots, Panini, [Avec super-héros], [DL 2016] with tags on 26 février 2016 by Yvan

La genèse d’un tueur de peuples !

Jason Aaron et Simone Bianchi - Thanos, L'ascension de ThanosThanos est un super-vilain qui est apparu pour la première fois en 1973, sous la plume de Jim Starlin. Si le personnage a pris du galon lors du crossover « Le Gant de l’Infini », c’est son apparition lors du générique de fin du film Avengers qui l’a fait connaître auprès du grand public.

Les informations sur les origines du Titan étant plutôt limitées et de surcroît éparpillées dans plusieurs récits, c’est donc une excellente idée d’avoir demandé à Jason Aaron et Simone Bianchi de narrer la genèse du personnage.

Lors de cette mini-série en cinq épisodes, Jason Aaron revient donc sur la vie du super-vilain, de sa naissance jusqu’à ce surpuissant cosmique craint de tous. Cette ascension du personnage passe par plusieurs événements marquants qui l’ont fait basculer du côté obscur de la force. De la réaction de sa mère après sa naissance à sa carrière de pirate, en passant par cette étrange camarade de classe qui l’entraîne sur le chemin de la violence, Jason Aaron dresse le portrait d’un génie solitaire en quête de réponses, à la recherche de sa raison d’être.

Le lecteur n’a donc pas droit à un récit porté sur l’action, mais au développement psychologique lent et efficace d’un garçon initialement incapable d’effectuer une biopsie, mais qui finira par devenir le responsable de multiples génocides. Le parcours de ce gamin différent des autres, qui prend progressivement goût au meurtre, fait à ce titre penser à celui d’autres tueurs en série. Si l’auteur aborde intelligemment l’attirance de Thanos pour la mort, il a néanmoins plus de mal à créer de l’empathie envers son personnage.

Graphiquement, le travail de Simone Bianchi est excellent. Il parvient non seulement à plonger ce récit psychologique dans une atmosphère sombre, mais il livre également un Thanos aussi imposant que puissant.

Un très bon récit qui ravira les néophytes et tous ceux qui désirent en apprendre plus sur les origines de Thanos !

Allez hop, j’ouvre mon Top comics de l’année !

Jason Aaron et Ron Garney – Men of Wrath

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Jason Aaron, One-shots, Séries, Urban Comics, Urban Indies, [DL 2015], [Sans super-héros] with tags , on 4 septembre 2015 by Yvan

Le poids de l’héritage !

Jason Aaron et Ron Garney - Men of WrathCe one-shot reprend les cinq épisodes de la mini-série « Men of Wrath », écrits par Jason Aaron, dessinés par Ron Garney et mis en couleurs par Matt Mila.

Inspirée d’éléments autobiographiques, l’intrigue s’attarde tout d’abord sur la généalogie de la famille Rath. Depuis 1903, moment choisi par Isom Rath pour tuer Erastus Grievers d’un coup de couteau pour une stupide histoire de moutons, les Rath baignent en effet dans le sang. Cette fatalité nous emmène jusqu’à Ruben Rath, fils d’Ira, avec une certitude : meurtres et violence seront au programme !

Une fois la lignée sanguinaire des Rath mise en place, le récit se concentre donc sur les tensions entre Ira Rath et son fils Ruben. Le premier est un tueur à gages sans scrupules qui élimine tout et n’importe quoi pour le compte du clan Polk. Le second n’est pas seulement le fils du premier, mais également son dernier contrat en date. Et oui, le papa a été engagé pour tuer son fiston : sympa non ?

À l’instar de « Scalped » et de « Southern Bastards », Jason Aaron propose donc une histoire sombre et violente qui ravira les amateurs de thrillers burnés. L’idée de base est certes plutôt simple, mais le lecteur est très vite happé par la narration efficace de Jason Aaron et par l’histoire tragique de ces personnages hauts en couleurs.

Le dessin rugueux de Ron Garney contribue à l’efficacité redoutable de cette tragédie familiale qui démontre une nouvelle fois que l’héritage peut parfois être un lourd fardeau.

Une saga qui a évidemment sa place dans mon Top comics de l’année !

 

Jason Aaron et Jason Latour – Southern Bastards, Sang et sueur (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Jason Aaron, Séries, Urban Comics, Urban Indies, [DL 2015], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 8 juillet 2015 by Yvan

Vive le Sud !

Jason Aaron et Jason Latour - Southern Bastards, Sang et sueur (Tome 2)Ce deuxième volet de Southern Bastards poursuit donc la petite balade imaginée par Jason Aaron dans le Sud des États-Unis, région dont il est originaire, tout comme le dessinateur Jason Latour. Lors du premier volet, les deux invitaient à suivre les pas d’Earl Tubb, de retour à Craw County, quarante ans après avoir fui ce trou perdu de l’Alabama. Le seul petit hic, c’est que le vieux qui était juste venu vider la maison de son vieil oncle Buhl, était reparti les pieds devant suite à une altercation avec des autochtones à la solde du « Boss »…

Les épisodes #5 à #8 repris dans cet album étaient donc condamnés à se poursuivre sans le personnage principal de la saga. Si le lecteur s’attendait à revenir à Craw County en compagnie de la progéniture d’Earl Tubb, il devra cependant encore attendre un tome car la vedette de cette suite n’est autre que la crapule qui a tué le héros du premier volet : Euless Boss, le chef de ce petit bled paumé du Texas et l’entraîneur de l’équipe locale de foot.

Sur fond de football américain, Jason Aaron raconte donc l’histoire de cet ado minable qui, à force de sueur et de sang, est parvenu à devenir l’un des piliers de l’équipe des Runnin’Rebs et à s’emparer du pouvoir à Craw County. Progressivement, l’auteur donne de la profondeur à cette brute épaisse, lui octroyant au passage une dimension beaucoup plus humaine. En alternant le présent du caïd local avec le passé de ce pauvre garçon qui voit le sport comme seul échappatoire à sa condition, il parvient à créer un brin d’empathie envers cet homme qu’on haïssait encore en fin de tome précédent. On notera même plusieurs points communs entre Earl Tubb et le Coach Boss, deux hommes hantés par des souvenirs douloureux et par les images enfuies de cette figure paternelle qui a marqué leur enfance. Ce rapport conflictuel entre père et fils semble d’ailleurs être un thème que le scénariste de Scalped affectionne tout particulièrement.

Si Jason Aaron livre un boulot remarquable au niveau de ce nouveau personnage principal, les personnages secondaires ne sont pas en reste, à l’image de cet ancien jouer de foot noir, devenu aveugle et accompagnant la destinée d’Euless Boss dès le plus jeune âge. Si l’auteur excelle au niveau de la caractérisation des protagonistes, il brosse également le portrait sans concession (et certes peu nuancé) de cette Amérique profonde bien burnée, mais dépourvue de neurones. De plus, en ramenant le lecteur au même endroit qu’en fin de tome 1, il démontre non seulement son talent de scénariste, mais également son envie de jouer avec le lecteur et de le tenir en haleine.

Visuellement, le trait anguleux et énergique de Jason Latour (« Django Unchained ») contribue à plonger l’ensemble dans une ambiance pesante et poisseuse à souhait. L’expressivité des personnages et la bichromie aux tons rouges renforcent encore l’atmosphère violente de ce bled dirigé par une belle brochette d’écervelés. Quant aux flashbacks en rouge et noir, ils continuent de faire ressurgir des souvenirs riche en hémoglobine et en noirceur… Vive le Sud !

Une saga qui a évidemment sa place dans mon Top comics de l’année !

Ils en parlent également : Yaneck

Wolverine and the X-Men, Bienvenue chez les X-Men !

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Deluxe, Jason Aaron, Panini, Séries, Wolverine, X-Men, [Avec super-héros], [DL 2015], [En cours] with tags on 29 mai 2015 by Yvan

Une nouvelle école de mutants, dirigée par Wolverine !

Wolverine and the X-Men, Bienvenue chez les X-Men !Suite aux événements de « X-Men – Schism », Wolverine a décidé de quitter Utopia et les mutants de Cyclope pour rouvrir une nouvelle école pour surdoués dans le comté de Westchester, baptisée Jean Grey School for Higher Learning.

Ce tome reprend les huit premiers épisodes de cette nouvelle saga imaginée par Jason Aaron et dessinée par Chris Bachalo et Nick Bradshaw. Après avoir lu l’excellent Jason Aaron de Scalped, de Thor et de Southern Bastards, j’ai été étonné par le ton léger et humoristique de cette série qui joue pleinement la carte de l’action, surtout que l’ami Wolverine n’est pas non plus connu pour être un enfant de chœur.

Si Logan doit faire face à quelques problèmes administratifs et financiers, qui mettent déjà en péril cette école qui vient d’ouvrir ses portes, les professeurs et les élèves doivent également affronter plusieurs menaces, dont la plupart sont dirigées par Kade Kilgore, le nouveau patron du Club des Damnés. Si le titre repose sur de l’action et de l’humour, il présente également plusieurs personnages attachants. Le lecteur retrouve notamment quelques personnages connus, dont une Kitty Pride enceinte et un Bobby Drake qui se découvrent des nouveaux pouvoirs, mais les plus belles découvertes se situent au niveau des élèves de l’école.

Visuellement, ce tome est illustré par Chris Bachalo (épisodes #1 à #3 et #8) et Nick Bradshaw (épisodes #4 à #7). Si ce dernier livre du bon boulot, notamment lors de cette scène à l’intérieur du corps du Crapaud, j’ai eu beaucoup plus de mal avec le style cartoonesque de Chris Bachalo. Ce n’est pas mauvais au niveau du design des personnages, mais j’ai souvent eu du mal à deviner ce qu’il dessinait lors des scènes d’action.

Bref, une série dynamique, légère et plutôt drôle…

Jason Aaron, Butch Guice et Esad Ribic – Thor, Le massacreur de Dieux (II)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Diptyques, Jason Aaron, Marvel Now, Panini, [Avec super-héros], [DL 2015] with tags , on 22 mai 2015 by Yvan

Conclusion d’un diptyque incontournable !

Jason Aaron, Butch Guice et Esad Ribic – Thor, Le massacreur de Dieux (II)Cet album qui reprend les épisodes #6 à #11 de cette excellente mini-série signée Jason Aaron (lisez Scalped) propose donc la conclusion de cet incontournable diptyque consacré au célèbre fils d’Odin.

Le lecteur retrouve bien évidemment Gorr, un adversaire particulièrement coriace, dont l’activité principale consiste à massacrer toutes les divinités de l’univers. Lors du tome précédent, Jason Aaron avait fait progressivement comprendre à quel point cette nouvelle menace était sérieuse. En début d’album il a la bonne idée de revenir sur l’enfance et sur le passé de ce massacreur de Dieux, dévoilant ainsi les blessures et les motivations de ce personnage charismatique, qui gagne encore en profondeur. Cette genèse du personnage n’est pas mise en images par Esad Ribic, mais par Butch Guice, qui livre de l’excellent boulot sur cette planète aride où le petit Gorr devient le massacreur de Dieux !

Outre cet adversaire on ne peut plus convaincant, le lecteur retrouve également les trois Thor présentés par l’auteur lors du premier volet. Jason Aaron ne se contente en effet pas de proposer une aventure de Thor, mais parvient à montrer l’évolution du héros à travers les âges à l’aide d’une narration aussi intelligente qu’efficace, qui passe d’une période à l’autre et qui invite à croiser le Thor du présent, le vieux Thor du futur et le jeune Thor du passé. En couvrant une période qui va de 893 après Jésus-Christ à des milliers d’années dans le futur, en passant par le présent, Jason Aaron livre donc une histoire divine à travers les temps. Du jeune homme encore indigne de posséder le marteau Mjöllnir, qui s’intéresse surtout aux femmes et aux beuveries, à ce vieil homme aigri et fatigué, en passant par le guerrier au sommet de son art, l’auteur livre trois portraits intéressants du personnage et invite maintenant les trois divinités à unir leurs forces afin de déjouer le plan machiavélique de cet adversaire redoutable. De plus, à travers cette intrigue originale, l’auteur invite à réfléchir sur l’utilité des Dieux en général… Et pour couronner le tout, il y a ces superbes planches dessinées par le croate Esad Ribic et mises en couleurs par Ive Svorcina.

Le premier tome était déjà divin et celui-ci ne fait que confirmer que Jason est bel et bien un Dieu !

Probablement le meilleur titre de cette collection Marvel Now !

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top Comics de l’année !

 

Jason Aaron et Jason Latour – Southern Bastards, Ici repose un homme

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Jason Aaron, Séries, Urban Comics, Urban Indies, [Angoulême 2016], [DL 2015], [En cours], [Sans super-héros] with tags , , on 3 avril 2015 by Yvan

Rien ne vaut un bon coup de batte de baseball dans la tronche !

Jason Aaron et Jason Latour - Southern Bastards, Ici repose un hommeAprès l’incontournable « Scalped », Jason Aaron nous propose une petite balade dans le Sud des États-Unis, dont il est originaire, tout comme le dessinateur Jason Latour. Les deux Jason invitent à suivre les pas d’Earl Tubb, de retour à Craw County, quarante ans après avoir fui ce trou perdu de l’Alabama. Le vieux n’a qu’une chose en tête : vider la maison du vieil oncle Buhl et repartir au plus vite de cet endroit qui fait ressurgir tant de mauvais souvenirs. Il suffira d’une altercation avec deux autochtones à la solde du « Boss » pour que son plan tombe à l’eau…

En seulement quatre épisodes, Jason Aaron et Jason Latour brossent le portrait sans concession (et certes peu nuancé) de cette Amérique profonde bien burnée, mais dépourvue de neurones. Au pays des rednecks, les côtes de porcs baignent dans la corruption et le quotidien dans la violence. Dans ce bled où le football américain est roi, l’on n’apprécie pas trop les étrangers, surtout quand ils se mêlent de ce qui ne les regarde pas.

La caractérisation du personnage principal est excellente. Il y a d’une part cette croisade qu’il tente de mener et qui réveille des souvenirs douloureux et qui fait ressurgir les images enfuies de cette figure paternelle qui a marqué son enfance. Il y a d’autre part ces appels téléphoniques incessants, qui permettent d’en apprendre plus sur les pensées du héros. Au fil des flash-backs, le récit monte lentement en puissance pour déboucher sur un cliff-hanger surprenant, qui s’annonce très prometteur pour la suite de la série.

Visuellement, le trait anguleux et énergique de Jason Latour (Django Unchained) contribue à plonger l’ensemble dans une ambiance pesante et poisseuse à souhait. L’expressivité des personnages et la bichromie aux tons rouges renforcent encore l’atmosphère violente de ce bled dirigé par une belle brochette d’écervelés.

Immanquable, surtout au prix de lancement de 10 euros !

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top comics de l’année !

Ils en parlent également : Dionysos