Archive for the Naoki Urusawa Category

Naoki Urasawa – Happy Tome 10

Posted in BANDES DESSINÉES, Manga / Manhwa, Naoki Urusawa, Panini, Séries, [DL 2012], [Terminées] with tags , , on 5 mars 2012 by Yvan

Retour au Japon !

Naoki Urasawa - Happy Tome 10Naoki Urasawa n’est probablement pas un grand champion de tennis, mais cela ne m’empêche pas de retrouver sa Baby avec grand plaisir, que ce soit sur les courts ou en dehors.

Le dixième tome de cette série sportive prévue en quinze tomes s’attaque tout d’abord à la suite du parcours de Miyuki Umino dans le tableau final de l’US Open. Si la jeune héroïne parvient à se hisser en quarts de finale au détriment de la star montante Wendy Palmer, tous les projecteurs médiatiques restent néanmoins braqués sur la rencontre entre la machiavélique Choko Ryugasaki et la reine du tennis mondial Sabrina Nikolic. Faisant rebondir son intrigue plus vite qu’une balle de tennis, Naoki Urasawa surprend néanmoins le lecteur en quittant le tournoi avant la finale, abandonnant celui-ci bouche bée devant un ultime coup bas de Choko.

Cette conclusion abrupte du tournoi permet cependant à l’auteur de ramener son intrigue au Japon et de se concentrer sur le développement psychologique des personnages secondaires. Cet intermède non tennistique permet premièrement de retrouver les enfants et Kaku Okiku, mais s’attaque surtout aux personnages de Keichiro Ohtori et de Sakurada. C’est la relation entre ces deux protagonistes qui constituent la force de cette deuxième moitié d’album, ainsi que les tensions entre Choko Ryugasaki et Kaku Okiku. Cette dernière retrouve ainsi une place intéressante au sein de l’intrigue et sera d’ailleurs à l’origine du cliff-hanger de ce dixième volet.

Vivement la suite !

Naoki Urasawa – Happy ! T9

Posted in BANDES DESSINÉES, Manga / Manhwa, Naoki Urusawa, Panini, Séries, [DL 2011], [Terminées] with tags , , on 29 décembre 2011 by Yvan

Tous les regards se focalisent sur la petite balle jaune !

Naoki Urasawa – Happy ! T9Alors certes, « Happy » n’est pas l’œuvre la plus aboutie de Naoki Urasawa et les scores affichés tout au long de ce neuvième volet ne sont pas toujours justes, mais cette saga me plaît bien ! Au niveau de l’intrigue et du suspense, on est encore très loin de ses séries cultes, telles que Monster, 20th Century Boys ou Pluto, mais au niveau de la maturité cette série s’avère déjà bien meilleure que les histoires courtes de Naoki Urasawa.

Le neuvième tome de cette série sportive prévue en quinze tomes se déroule dans le tableau final de l’US Open, où Miyuki a réussi à se hisser par la petite porte. Ce tome est donc à nouveau rythmé par les différentes rencontres que Miyuki doit disputer. Si les adversaires sont dorénavant d’une autre trempe, c’est l’adversaire potentielle du troisième tour et son célèbre coach qui suscitent l’intérêt de tous.

Le récit a beau à nouveau se dérouler en majorité sur les courts, ce sont les intermèdes, non tennistiques, mettant en scène les personnages secondaires de la série qui constituent à nouveau l’attrait principal de ce nouveau volet. Ce sont surtout les frasques de l’incorrigible Thunder Ushiyama et de son souffre-douleur Alan Carrington, qui continuent de divertir le lecteur. Si la redondance du passé scatologique qui lie ce personnage secondaire à Thunder Ushiyama continue d’amuser et que l’affrontement qui oppose sa pupille à Wendy Palmer, l’étoile montante du tennis mondial, s’avère passionnant, les passages consacrés à Sakurada et Keichiro Ohtori s’avèrent également très réussis. De la nouvelle orientation professionnelle de Keichiro au soutient inconditionnel de Sakurada, Urasawa n’oublie pas de toucher le lecteur.

Vivement la suite !

Naoki Urasawa – Histoires courtes de Naoki Urasawa

Posted in BANDES DESSINÉES, Intégrales, Kana, Manga / Manhwa, Naoki Urusawa, [DL 2011] with tags on 24 décembre 2011 by Yvan

Urasawa n’a pas toujours été un extra-terrestre !

Naoki Urasawa – Histoires courtes de Naoki UrasawaAvant de créer des chefs-d’œuvre tels que Monster, 20th Century Boys ou PlutoNaoki Urasawa était un mangaka comme les autres, tentant de percer dans le milieu à l’aide de petites histoires courtes. Ce copieux album reprend ainsi des vieux récits publiés entre 1980 et 1986 et faisant une vingtaine de pages en moyenne.

Si certaines histoires parviennent déjà à se démarquer au niveau de l’originalité ou proposent une chute intéressante, c’est surtout la légèreté du ton et le fond humoristique qui caractérisent l’ensemble de ce recueil. Naoki Urasawa parvient également à montrer sa capacité à captiver le lecteur et à proposer des personnages attachants. Si la plupart des histoires sont un peu trop courtes pour parvenir à séduire, d’autres s’étendent sur plusieurs chapitres ou proposent des personnages récurrents, comme ce jeune officier de police, plus dragueur que courageux.

Au niveau du graphisme, les dessins datent certes un peu, mais invitent à découvrir des personnages expressifs et charismatiques. Dans un style déjà très réaliste, le mangaka propose déjà un découpage efficace et un graphisme assez dynamique.

Malgré quelques bonnes histoires, cet album ravira surtout les nombreux fans de Naoki Urasawa, qui apprécieront certainement le fait de découvrir l’imperfection des œuvres de ses débuts, tout en y décelant déjà le talent du futur maître…

Naoki Urasawa – Happy ! T8

Posted in BANDES DESSINÉES, Manga / Manhwa, Naoki Urusawa, Panini, Séries, [DL 2011], [Terminées] with tags , , on 27 octobre 2011 by Yvan

Un tome victime de périples d’impression.

Naoki Urasawa – Happy ! T8Ce huitième tome débute par le match amical très engagé entre Miyuki Umino et la numéro un mondiale du tennis féminin, Sabrina Nikolic, rencontrée par hasard dès les premiers pas de notre héroïne sur le circuit américain.

Malgré le changement de décor opéré à la fin du tome précédent, Naoki Urasawa conserve la même recette pour cette série sportive prévue en quinze tomes. Le fait de recourir à nouveau à cette fameuse botte secrète et de faire jouer son héroïne sous les huées des spectateurs, crée certes une certaine redondance par rapport aux épisodes nippons, mais l’intérêt de ce tome rythmé par les différentes rencontres de Miyuki se situe évidemment ailleurs.

Le récit a beau à nouveau se dérouler en majorité sur les courts, ce sont les intermèdes, non tennistiques, mettant en scène les personnages secondaires de la série qui constituent à nouveau l’attrait principal de ce nouveau volet. Urasawa a beau avoir emmené son héroïne à la conquête des États-Unis, abandonnant quelques personnages clés sur le sol nippon, il emmène tout de même suffisamment de personnages intéressants dans ses bagages pour parvenir à séduire le lecteur. Outre les coups bas classiques de Choco Ryugasaki et les déboires de Keichiro Ohtori et de Sakurada, se sont surtout les frasques de l’incorrigible Thunder Ushiyama qui continuent de divertir le lecteur. Si l’auteur intègre également quelques nouvelles têtes à ce nouvel album, il se trouve surtout un nouveau souffre-douleur en la personne d’Alan, le meilleur entraîneur du monde. On peut même dire que le passé scatologique qui lie ce personnage secondaire à Thunder Ushiyama constitue l’une des intrigues principales de ce huitième tome.

Bref, un bon tome et un scénario toujours aussi distrayant et léger. Notons également que la sortie de ce huitième tome a été marqué par de nombreux déboires d’impression. Faites donc fort attention de ne pas entrer en possession d’un exemplaire défectueux, où de nombreuses pages sont inversées, rendant la lecture quasi impossible.

Naoki Urasawa – Pluto 008

Posted in BANDES DESSINÉES, Manga / Manhwa, Naoki Urusawa, Panini, Séries, [DL 2011], [Terminées] with tags on 14 août 2011 by Yvan

Revisite de l’univers d’Osamu Tezuka par le maître absolu de la narration !

Naoki Urasawa - Pluto 008Arrivé au dernier tome de cette brillante revisite de l’univers d’Osamu Tezuka, avec la disparition émouvante d’Epsilon lors du volet précédent, tous les robots les plus puissants de la Terre sont maintenant morts. C’est dans un climat de fin de monde, rythmé par le compte à rebours d’une bombe à anti-protons, que Naoki Urasawa (Monster, 20th Century Boys, Happy!) et son co-auteur Takashi Nagasaki se lancent donc dans ce sprint final.

Heureusement, tout espoir n’est pas perdu, car Astro s’est réveillé. Mais, en lui injectant la puce contenant les émotions que l’inspecteur Gesicht a ressenties au moment de sa mort, les scientifiques ont pris le risque de le faire sombrer dans la haine et dans la violence. Ce come-back permet donc tout d’abord de raviver la mémoire de l’inspecteur Gesicht, rendant ainsi une sorte de dernier hommage à ce robot qui a servi de fil rouge tout au long de cette enquête policière immergée dans la SF. Mais il permet surtout d’offrir un dernier adversaire de taille aux plans destructeurs des commanditaires de Pluto, ainsi qu’une ultime lueur d’espoir aux habitants de la Terre.

Le combat entre Pluto en Astro s’inscrit d’ailleurs dans la lignée du précédent. Tout comme Epsilon, Astro va tenter d’opposer autre chose que de la haine à la violence de Pluto, proposant donc également une alternative mêlant compréhension et compassion. Si l’affrontement final est particulièrement réussi, on notera également que, contrairement à la fin ouverte de « Monster » ou à la fin quelque peu controversée de « 20th Century Boys », Naoki Urasawa ne loupe pas sa sortie. Ce tome riche en révélations apporte en effet toutes les réponses nécessaires, tout en respectant le message d’espoir distillé par Osamu Tezuka lors de l’une des histoires les plus populaires d’ »Astro Boy » : «Le robot le plus fort du monde».

S’il faut retenir la narration exemplaire de cette saga par un maître en la matière, ainsi que le développement psychologique particulièrement réussi d’androïdes que l’auteur est parvenu à rendre extrêmement humains et attachants, il serait déjà bien de ne retenir qu’une seule chose :

« La haine est un sentiment… stérile… dont rien ne peut naître… »

Retrouvez ce manga dans mon Best Of 2011 !

Naoki Urasawa – Pluto 007

Posted in BANDES DESSINÉES, Manga / Manhwa, Naoki Urusawa, Panini, Séries, [DL 2011], [Terminées] with tags on 11 août 2011 by Yvan

Un tome sans l’inspecteur Gesicht !

Naoki Urasawa - Pluto 007Arrivé à un tome de la fin, la plupart des robots les plus puissants de la Terre sont maintenant morts. Naoki Urasawa (Monster, 20th Century Boys, Happy!) et son co-auteur Takashi Nagasaki, n’en ont plus qu’un sous la main et sont donc forcés de le mettre en avant.

C’est donc Epsilon, ce robot pacifique utilisant l’énergie photonique, qui doit tenter de combler le vide laissé par la disparition de l’inspecteur Gesicht, véritable fil rouge depuis le début de cette saga. Tout comme pour la plupart des robots qu’il met en scène dans cette saga, Urasawa rend celui-ci à nouveau très humain. Malgré sa puissance de frappe, le lecteur découvre un héros très humain, voire même fragile, qui refuse toute forme de violence et qui consacre une grande partie de son temps aux orphelins de la guerre.

Ce côté pacifiste a également une influence sur le déroulement du nouveau combat initié par Pluto. Epsilon étant sa dernière cible, la confrontation est inévitable, mais ne se déroule pas comme les précédents affrontements. C’est d’ailleurs la première fois que le lecteur est invité à suivre le combat de plus près et ce dernier s’avère beaucoup plus psychologique que les précédents. En n’opposant pas de violence à la haine de Pluto, mais de la compréhension et de la compassion, Epsilon parvient à saisir les sentiments qui anime son ennemi.

L’autre grande différence avec les tomes précédents et que l’auteur utilise beaucoup moins de flashbacks et de transition, proposant ainsi un tome plus lineaire qui semble se diriger à plus grande vitesse vers la conclusion de cette revisite l’univers d’Osamu Tezuka. Mais cette accélération du rythme de narration, ne l’empêche donc pas de s’attarder un peu plus sur les combats de Pluto et de proposer un rebondissement final qui annonce un dernier tome particulièrement explosif. Naoki Urasawa est le maître absolu de la narration !

Retrouvez ce manga dans mon Best Of 2011 !

Naoki Urasawa – Happy ! T7

Posted in BANDES DESSINÉES, Manga / Manhwa, Naoki Urusawa, Panini, Séries, [DL 2011], [Terminées] with tags , , on 3 juin 2011 by Yvan

En plein Roland-Garros, Urasawa se prépare déjà pour l’US Open !

Naoki Urasawa – Happy ! T7Qu’y a-t-il de mieux que la lecture d’un tome de Happy en plein Roland-Garros ? Un tome qui fait d’ailleurs honneur au tennis car la majorité du récit se déroule sur les courts.

Il y a tout d’abord Miyuki Umino qui affronte Takana Nikoyama, la sœur jumelle de Wakana, en finale de la coupe Cleopatra. Mais il y a également Keichiro, le fils de Madame Ohtori, qui renoue avec la brique pilée. Si ce retour à la compétition sert surtout à enfoncer encore un peu plus le pauvre Keichiro, c’est la première rencontre qui va rythmer la quasi entièreté de ce tome. Malgré quelques raisonnements peu crédibles (laisser aller un set alors qu’on mène 3 à 0 ?), Naoki Urasawa met en scène une héroïne des plus courageuses, qui se dépasse au fil des points et offre une partie on ne peut plus disputée, ainsi qu’un suspense redoutable.

Même lors des intermèdes, qui se déroulent en dehors des courts et mettent en scène les personnages secondaires de la série, le match d’Umino et le tennis continuent de jouer un rôle prépondérant. Il y a tout d’abord les rumeurs de match truqué qui ne cessent d’enfler, avec un Thunder Ushiyama qui joue très gros sur cette rencontre. Ces passages permettent non seulement d’aborder la thématique des paris truqués, mais permet surtout de découvrir une partie du passé de Thunder. Ce coach au passé chargé, habillé comme un clodo et empestant l’alcool, s’avère souvent plus humain qu’il n’y paraît et apporte un solide plus au récit. On le retrouve ici tiraillé entre son amour pour le sport et son attrait pour le gain.

Il y a évidemment toujours cette bande de yakuza qui met la pression sur Umino et la perfide Choco, dont les bassesses continuent de faire mouche, même si c’est surtout Keichiro qui semble trinquer dans ce tome. Ce dernier semble d’ailleurs être devenu le nouveau souffre-douleur d’Urasawa, alors que le ciel s’éclaircit tout doucement au-dessus de la tête d’Umino. Cette dernière n’est évidemment pas encore sortie de l’auberge et devra encore beaucoup suer avant de pouvoir s’en sortir définitivement.

Et puis, il y a tous les autres personnages secondaires, tels que les entraîneurs, les frères et sœurs d’Umino où le personnage de la Méduse, qui alimentent avec brio les passages plus drôles de ce tome.

La fin de ce septième tome marque également un tournant au sein de cette saga qui relate les déboires tennistiques et privés de Miyuki Umino. Il y a non seulement le changement d’attitude de Madame Ohtori, mais il y a surtout le changement de décor, qui emmène de nombreux protagonistes aux States, à l’aube de l’US Open. Mais, en attendant la tournée US, moi je retourne voir Roland-Garros.