Archive for the Olivier Norek Category

Collectif – Regarder le noir

Posted in Amélie Antoine, Barbara Abel, Littérature, Olivier Norek, R.J. Ellory with tags on 18 juillet 2021 by Yvan

Un excellent recueil de nouvelles !

Collectif - Regarder le noirAyant beaucoup aimé le précédent recueil de nouvelles « Ecouter le noir » et constatant que le suivant « Toucher le noir » était déjà sorti, j’ai vite éliminé celui-ci de ma PÀL.

Force est de constater que ce deuxième volet regroupe à nouveau une belle brochette d’auteurs. Outre une nouvelle histoire de R.J. Ellory et un récit à quatre mains signé Barbara Abel et Karine Giebel, j’ai eu le plaisir de retrouver quelques auteurs de polars que j’apprécie beaucoup, tels que Olivier Norek, Amelie Antoine, Johana Gustawsson (« Mör », « Block 46 »), René Manzor (« A Vif », « Apocryphe »), Claire Favan (« Inexorable ») ou Julie Ewa (« Les petites filles »), mais également quelques auteurs que je n’avais encore jamais lu, tels que Fabrice Papillon, Gaëlle Perrin-Guillet ou Frédéric Mars.

Si le résultat est forcément un peu inégal, avec des styles assez différents malgré une thématique commune autour de la vision, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ces 11 textes. Le roman commence très fort avec un excellent récit d’Olivier Norek (« Regarder les voitures s’envoler ») qui fait froid dans le dos, suivi d’une histoire poignante de trafic d’êtres humains en Inde de Julie Ewa (« Nuit d’acide »). La dernière pépite se situe en toute fin de recueil avec « Darkness », des deux reines du thriller Barbara Abel et Karine Giebel, qui enquêtent sur un crime sordide et referment cet ouvrage sur une chute originale.

Outre ces trois petites perles, j’ai également bien aimé les récits de René Manzor (« Demain »), Amélie Antoine (« Transparente »), R.J. Ellory (« Private eye » ), Johanna Gustawson (« Tout contre moi »), Claire Favan (« le Mur ») et Fred Mars (« The Ox »). J’ai par contre moins accroché à « La tache » de Gaëlle Perrin-Guillet et je suis resté totalement hermétique à « Anaïs » de Fabrice Papillon. Alors que « Ecouter le noir » m’avait donné envie de découvrir les romans de Maud Mayeras (« Reflex » , « Les Monstres ») et François-Xavier Dillard (« Prendre un enfant par la main »), « Regarder le noir » ne m’a donc pas vraiment donné envie de découvrir de nouveaux auteurs. C’est sans doute le seul petit point négatif de cet ouvrage qui parvient de nouveau à attirer des grands noms, tout en proposant de la qualité !

Bref, à nouveau un grand bravo à Yvan Fauth du blog littéraire EmOtionS pour cet ouvrage !

J’irai donc très vite « Toucher le noir » !

Regarder le noir, Collectif, Belfond, 288 p., 19,50€

Ils ont également regardé le noir : Cannibal lecteur, Anthony, Aude, Sonia, Valérie, Virginie, Annick, Lectures du dimanche, Julie, L’oeil noir, Laurence, Océane, Livresse du noir, Collectif Polar, Yvan, Evasion polar, Pierre, Tortellini, Tasse de thé & pile de livres, Imaginoire, Michel, The Love Book

Olivier Norek – Impact

Posted in Littérature, Olivier Norek with tags , on 18 novembre 2020 by Yvan

Vive le terrorisme écologique ?

Olivier Norek – Impact« Impact », c’est du Olivier Norek, donc forcément un excellent thriller avec des personnages percutants, sur lequel je me suis précipité dès sa sortie et que j’ai ensuite dévoré en moins de 2 jours.

La particularité de ce roman est cependant que Norek ne se contente pas d’être un excellent auteur de polars, mais qu’il revête également son costume de militant écologiste en livrant un texte particulièrement engagé. L’auteur n’hésite en effet pas à pointer du doigt les dérives de l’industrialisation à outrance qui aboutiront à notre perte…preuves à l’appui !

Son héros, Virgil Solal, sorte de Greta Thunberg 3.0, s’attaque en effet au plus gros pollueurs de la planète et à tous ceux qui contribuent à détruire notre environnement… et il y va fort ! Alors certes, ce personnage principal manque parfois un peu de crédibilité et la fin ne justifie probablement pas les moyens qu’il utilise, mais cela n’empêche pas de s’y attacher et d’avoir envie d’arborer un masque de panda afin d’adhérer à sa cause. Et comment ne pas apprécier ce duo d’enquêteurs, Nathan Modis et Diane Meyer, qui sont chargés de l’arrêter alors qu’ils ne sont finalement pas non plus insensibles à sa cause ?

Malgré un récit un peu trop manichéen, une vulgarisation exagérée d’une thématique complexe et une fin plutôt utopique et précipitée, l’auteur parvient à faire passer un message qui ne manquera pas de vous percuter en pleine face. Il reste donc à espérer que son texte contribue à éveiller les consciences et à influencer nos comportements… sans pour autant ouvrir la porte à l’écoterrorisme !

Bref, moins abouti qu’ « Entre deux mondes », mais tout de même excellent, malgré ces quelques défauts.

Impact, Olivier Norek, Michel Lafon, 348 p., 19,95€

Ils en parlent également : EmOtionS, Lord Arsenik, AurélieAnthony, Mes échappées livresques, Nath, Laure, Aude, CarolineLire et courir, LilieDomi, Petite étoile livresque, ImaginoireLivresse du noirPapivoreAddiction polar,  Evasion polar, Collectif polarJe lis et je raconte, Narre ton livre, LittéLecture, Céline, Black-Books, Un livre après l’autre, Balades en livres, Rose, Mirelle, Les pages qui tournent, Lettres it be

Olivier Norek – Surface

Posted in Littérature, Olivier Norek with tags , on 15 mai 2019 by Yvan

Norek à la campagne !

Olivier Norek - SurfaceJ’avais déjà beaucoup aimé la trilogie d’Olivier Norek (Code 93, Territoires et Surtensions), mais depuis l’excellentissime « Entre deux mondes » chacun de ses romans est dorénavant condamné à atterrir au sommet de ma PAL.

Pour son nouveau polar, Olivier Norek délaisse non seulement la banlieue parisienne, mais également son enquêteur fétiche, le capitaine Victor Coste, ainsi que son équipe. Il invite en effet à suivre les pas de Noémie Chastain, capitaine de police qui se prend une balle en plein visage lors d’une intervention policière qui tourne mal. Complètement défigurée, elle ne peut malheureusement pas compter sur le soutien de sa hiérarchie et se retrouve sur une voie de garage au fin fond de l’Aveyron. Une France rurale qui lui réservera cependant quelques surprises…

Olivier Norek nous sert d’une part un véritable page-turner en faisant progressivement remonter quelques sombres secrets, profondément enfuis au sein de ce petit village à l’apparence si tranquille. Il dresse d’autre part le portrait profondément humain d’une femme obligée de se reconstruire, invitant le lecteur à regarder au-delà de la surface de cette gueule cassée, en partageant avec brio les sentiments et la souffrance de cette nouvelle héroïne foncièrement attachante.

Bref, une vieille affaire qui remonte à la surface, des chapitres courts et parfaitement rythmés, des dialogues parfaitement ciselés, énormément de réalisme et d’humanité… de quoi séduire tous les amateurs de bons polars !

Surface, Olivier Norek, Michel Lafon, 424 p., 19,95€

Ils en parlent également : EmOtionS, SybouletteMadameOurseMes Lectures du Dimanche, Au Fil de l’imaginaire, Le cygne noirSonia, BlandineAzilisJuju, Aude, Ibidouu, PaïkanneSangpages, Evasion polar, Addiction polarCollectif Polar, Lire & courir, Je lis et je raconte, Des plumes et des pinceaux, A la page des livresLe Nez dans les Bouquins, Songe d’une nuit d’étéGirl kissed by fire, Ma passion les livres, Un livre dans la poche, Petit pingouin vert, La papivore, BigmammyEntre deux livres, Black-Books

Olivier Norek – Entre deux mondes

Posted in Littérature, Olivier Norek with tags on 10 novembre 2017 by Yvan

Entre deux mondes, au cœur du nôtre…

Olivier Norek - Entre deux mondesLe dernier roman d’Olivier Norek nous emmène entre deux mondes, celui des guerres et des dictatures fuies par les migrants et celui de la terre promise, qu’ils prononcent Youké et qu’ils tentent désespérément d’atteindre depuis la Jungle de Calais, souvent au péril de leur vie.

Propulsant ses personnages dans le plus grand bidonville d’Europe, coincés entre l’enfer de leur pays d’origine et le paradis incarné par l’Angleterre, Olivier Norek, lui-même ancien flic, invite forcément à suivre deux policiers au cœur de ce beau merdier. Le premier, Français, tente de gérer cette zone de non-droit de l’extérieur tout en recevant comme consigne de regarder ailleurs. Le deuxième, originaire de Syrie, (sur)vit au cœur du camp, bercé par l’espoir de retrouver sa famille et sachant parfaitement qu’il vaut mieux regarder ailleurs au sein de cet endroit où règne la loi du plus fort et où même ce dernier doit faire attention de ne pas devenir fou. Animés par des valeurs d’entraide et de justice, tout deux vont se trouver un but commun : aider Kilani, un jeune soudanais que la vie n’a pas épargné, mais qui continue néanmoins d’arborer ce grand sourire qu’il aurait déjà du perdre depuis bien longtemps…

Olivier Norek délaisse donc le capitaine Victor Coste, héros récurrent de ses précédents romans (« Code 93 », « Territoires », « Surtensions »), au profit de deux nouveaux policiers issus d’horizons différents. Pourtant, au fil des pages, je n’ai pas ressenti cette lecture comme un polar à proprement parler, mais plutôt comme un témoignage impartial, mais poignant, de l’impuissance de notre société face au flux migratoire venu entasser la misère du monde dans la Jungle de Calais, peu de temps avant son démantèlement. En se plaçant à hauteur d’homme, l’auteur livre non seulement un récit particulièrement humain, mêlant espoir, écœurement, révolte, injustice, compassion et de nombreux autres sentiments, mais il livre surtout une vision d’ensemble de cette réalité toute proche, qui fait froid dans le dos tout en invitant à réfléchir. En nous faisant ressentir la détresse des Calaisiens, des camionneurs, des organisations humanitaires, des réfugiés et des policiers, Olivier Norek livre un message qui invite à refermer ce bouquin les joues rouges de honte et la main sur un cœur beaucoup plus lourd et plus gros qu’à la première page…

Excellente lecture !

Olivier Norek – Code 93

Posted in Littérature, Olivier Norek with tags on 21 septembre 2016 by Yvan

Un polar qui sent le vécu !

Olivier Norek - Code 93Après quinze années passées dans la PJ de Seine-Saint-Denis, Olivier Norek sait de quoi il parle lorsqu’il nous propose ce premier roman qui invite à suivre l’enquête de Victor Coste, capitaine de police au groupe crime de la SDPJ du 9-3.

Tout débute par la découverte du corps sans vie et émasculé de Bébé Coulibaly, un colosse noir qui ouvre subitement les yeux sur la table d’autopsie. Puis, peu de temps après, c’est le cadavre carbonisé d’un toxico qui est retrouvé. Et pour couronner le tout, Coste reçoit également des messages anonymes qui le renvoient vers deux anciennes affaires qui semblent avoir été effacées du système avec la mention « Code 93 ». En parallèle à cette enquête policière aussi glauque qu’étrange, le lecteur suit également les pas du coupable afin de comprendre pourquoi il en est arrivé là.

Dès les premières pages, le lecteur se retrouve immédiate embarqué dans cette intrigue qui multiplie les meurtres spectaculaires et particulièrement violents. Si l’identité du tueur est dévoilée bien avant la fin de l’histoire, le lecteur ne décroche néanmoins pas une seule seconde de ce roman qui ne souffre d’aucun temps mort. Le point fort de ce polar est qu’il sent le vécu et qu’il transpire le réalisme. Les personnages sont très humains et particulièrement attachants et l’on prend donc grand plaisir à suivre les interactions de cette équipe de flic très soudée.

Au niveau du style, Olivier Norek ne propose pas d’envolées lyriques, mais une écriture sans fioritures qui va à l’essentiel, privilégiant le rythme et l’efficacité.

Bref, un bon polar, efficace et réaliste, qui sent le vécu !