Archive for the DIVERS Category

Carsten Henn – Le passeur de livres

Posted in Littérature with tags on 3 décembre 2022 by Yvan

Ode à la lecture !

Carsten Henn - Le passeur de livresLe passeur de livres dont il est question se nomme Carl Kollhoff, un passionné de lecture de 70 ans qui propose un service de livraison de livres aux clients qui ne veulent ou ne savent plus se déplacer en librairie. Chaque soir, le libraire dévoué arpente les rues pittoresques de sa ville, allant à la rencontre de lecteurs dont il connaît nos seulement les envies littéraires, mais également les failles et les secrets. Une routine quotidienne parsemée d’échanges qui va subitement se retrouver bouleversé par la présence d’une petite fille de 9 ans qui décide de l’accompagner dans ses tournées, ainsi que par un employeur qui cherche à supprimer ce service personnalisé sur l’autel de la rentabilité et du modernisme…

Ce roman débordant de tendresse et d’humanité est porté par ce duo improbable et atypique, composé d’une gamine espiègle et particulièrement futée, et d’un papy solitaire et bienveillant. Deux personnages extrêmement attachants qui vont s’apprivoiser au fil des pages, tout en allant à la rencontre de clients un peu loufoques dont nous découvrons progressivement les secrets et les blessures.      

L’intrigue est certes cousue de fil blanc et le style ne révolutionnera pas la littérature, mais ce roman feel-good aux allures de conte ne manquera cependant pas de réchauffer le cœur de nombreux bibliophiles. En plaçant les livres sur un piédestal, ce roman sur l’amitié et la solidarité s’avère en effet une véritable ode à la lecture qui saura séduire les amoureux de livres dès le titre et la couverture.

Un beau roman que l’on devrait retrouver sous de nombreux sapins de Noël !  

Le passeur de livres, Carsten Henn, XO, 265 p., 18,90€

Elles/ils en parlent également : Caroline, Lili, Marie, Droopy, Evalya, Le temps de la lecture, L’œil de Sauron

 

Grégoire Bouillier – Le cœur ne cède pas

Posted in Littérature with tags on 30 novembre 2022 by Yvan

Un OVNI littéraire !

419Jwq7B1ML._SX195_Désolé, mais un roman de plus de 900 pages n’a pas sa place dans ma PÀL déjà débordante. Il a beau avoir été en lice pour les Prix Goncourt, Femina et Renaudot et avoir remporté le Prix André Malraux 2022, il faut savoir se fixer des limites dans la vie et les respecter quoi qu’il advienne. Même si l’auteur parvient à titiller ma curiosité lors de son passage à La Grande Librairie et que son nouveau présentateur, Augustin Trapenard, affirme haut et fort qu’une fois entamé il est impossible de la lâcher cette brique qui doit probablement déborder de longueurs interminables, c’est bien mal connaître mon caractère intransigeant. D’ailleurs, je vais vite m’empresser de vous prouver qu’il a tort, ce suppléant à deux balles de François Busnel qui croît pouvoir agiter sa carotte dans mon écran de télévision comme si j’étais le dernier des ânes: allez hop, juste vingt petites pages et je le redépose vite fait moi, son soi-disant OVNI littéraire… ouais, finalement peut-être pas si vite que cela… ah déjà plus de 150 pages de lues là quand même… et merde !

Tout aurait pu très bien se passer pourtant car ce roman était bien parti pour ne jamais voir le jour. OK, en 1986 Grégoire Bouillier avait certes entendu parler d’un fait divers marquant à la radio. Une ex-mannequin prénommée Marcelle Pichon s’était laissée mourir de faim dans son petit appartement parisien du XVIIIe en consignant chaque étape de sa lente et horrible agonie dans un journal intime durant quarante-cinq jours, et ce n’est que dix mois après sa mort que le corps momifié de la pauvre femme de 64 ans et ses écrits avaient été retrouvés. Un suicide d’une lenteur déconcertante qui n’avait certes jamais totalement quitté les pensées de l’ancien journaliste, mais vu qu’il avait oublié tous les détails de l’affaire en question, du nom de la victime à celui de l’émission, en passant par la date approximative du drame, aucun risque qu’il en fasse un jour un roman. De plus, en 2018, le garçon n’a aucune envie d’écrire car il nage dans une solide déprime.

Pourtant, plus de trente années après les faits, lors d’une discussion totalement fortuite à l’occasion d’une soirée d’anniversaire où il n’avait même pas envie d’aller, subitement un des invités semble détenir une piste et rallume la flamme de cet auteur qui n’avait pourtant aucune chance de terminer dans ma PÀL. Même l’interdiction formelle de la petite fille de Marcelle Pichon d’écrire quoi que ce soit sur sa grand-mère ne parviendra pas à l’empêcher de plonger dans une enquête obsessionnelle sur les traces de cette femme, cherchant à comprendre le pourquoi qui se dissimule derrière ce fait divers pour le moins sordide qu’il n’a jamais su oublier.    

Afin de se protéger d’éventuelles poursuites judiciaires de la part des descendants de Marcelle Pichon, Grégoire Bouillier choisit de dissimuler le réel au cœur d’une fiction dans laquelle il devient le détective privé Baltimore, patron de l’agence Bmore & Investigations, où il est secondé par une jeune et pétulante assistante prénommée Penny. Un contexte fictif qui lui permet d’explorer la moindre piste, allant d’archives en tout genre à du travail de terrain, et des éléments d’enquête que le lecteur peut même consulter en ligne sur www.lecoeurnecedepas.com, le site Internet tenu à jour par Bmore & Investigations…afin que rien ne se perde.    

Si ce récit hors normes et totalement subjectif trouve ses racines dans un fait divers ancien, l’auteur en explore chaque branche, voyageant dans le temps et dans l’arbre généalogique de Marcelle Pichon sur plus de deux siècles, multipliant les digressions, les anecdotes historiques, les hypothèses parfois farfelues, les fausses pistes et les références littéraires, cinématographiques et autres. Un procédé qui ne le met certes pas à l’abri de quelques longueurs, de sujets qui sont parfois forcément moins intéressants que d’autres, d’un fil conducteur qui semble parfois vouloir lui échapper et de nombreux indices qui finissent en cul-de-sac, mais c’est tellement bien écrit et débordant d’humour et d’autodérision, qu’on se laisse volontiers embarquer, oubliant finalement de compter les pages. De plus, en partant à la recherche de cette femme qui l’intrigue depuis si longtemps, c’est lui-même qu’il va finalement rencontrer, donnant à cet ovni littéraire de plus de 900 pages des allures autobiographiques souvent très poignantes, à l’image de ce dix-huitième chapitre sur ses propres origines ou cet épilogue faisant office de centième chapitre qui dévoile finalement les carnets de sa propre agonie…      

Le cœur ne cède pas, Grégoire Bouillier, Flammarion, 912 p., 26 €

Elles/ils en parlent également : Paul, Rose, Cannetille, Julie, Papivore, Touchez mon blog

Joe R. Lansdale – Les Marécages

Posted in Littérature with tags on 26 novembre 2022 by Yvan

Une enquête non cautionnée par le Ku Klux Klan !

Joe R. Lansdale - Les MarécagesDu fond de sa maison de retraite, Harry se souvient des années 30 et du jour où, accompagné de sa petite sœur, il a découvert le cadavre mutilé d’une femme noire dans les marécages de Pearl Creek. Âgé d’une douzaine d’années à l’époque, il avait tout fait pour aider son père, constable du bled en question, à mener l’enquête concernant ce meurtre qui était vite devenu le premier d’une longue série. Pourtant, étant donné le contexte ségrégationniste de l’époque, en particulier dans ce coin reculé de l’East Texas, s’intéresser aux causes de la mort d’un noir n’était pas très bien vu, voire même assez risqué !

Avec « Les Marécages », Joe R. Lansdale plonge donc le lecteur au début des années 30, au cœur de la grande dépression, dans un coin des États-Unis où il ne faisait pas bon d’être noir. Là où le Ku Klux Klan faisait la pluie et le beau temps, la vie d’un noir n’avait pas vraiment de valeur, alors gaspiller son temps à enquêter sur la découverte d’un corps qui n’est pas blanc équivalait en quelque sorte à défier les valeurs fondamentales du Klan.   

En partageant la vision d’un vieil homme de plus de quatre-vingt ans qui raconte ses souvenirs d’enfant, l’auteur parvient non seulement à restituer un contexte sombre et nauséabond à travers le regard innocent d’un gamin, tout en conservant le recul d’une narration certes empreinte de nostalgie, mais surtout capable de saisir et de cadrer les sensibilités de l’époque.

La base du récit est donc une enquête policière, mais celle-ci sert donc surtout d’excuse afin de pouvoir dépeindre une société gangrénée par le racisme. Les enquêteurs (un père agriculteur/coiffeur, deux enfants et une grand-mère) sont d’ailleurs loin d’être des professionnels et n’ont de surcroît pas les capacités, ni les instruments pour faire avancer les investigations comme elles le devraient, sans parler des autres protagonistes, pas vraiment enclins à s’intéresser à des victimes noires. Et même si Joe R. Lansdale parvient à entretenir le suspense tout au long du récit avec beaucoup de brio, la résolution de l’enquête s’avère finalement assez prévisible.

Non, l’intérêt principal de cet excellent roman est la restitution de l’ambiance moite et étouffante de l’époque, à l’aide d’une galerie de personnages bien campés auxquels on s’attache volontiers au fil des pages. Outre les conditions de vie particulièrement difficiles des Noirs, l’auteur parvient également à restituer ce racisme tellement ancré dans les traditions qu’il parvient même à changer l’attitude d’enfants blancs envers des Noirs qui les ont pourtant parfois élevés ou avec lesquels ils jouaient étant petits, pour finalement en avoir honte, voire même les haïr comme tout bon blanc qui se respectait durant ces années malsaines et nauséabondes dirigées et pourries par le KKK. 

Les Marécages, Joe R. Lansdale, Folio, 400 p., 16€

Elles/ils en parlent également : Justine, Anaïs, Pat 

Sybille Grimbert – Le dernier des siens

Posted in Littérature with tags on 23 novembre 2022 by Yvan

Le roman d’une amitié improbable

514t9j1bCqL._SX195_Comme ce roman aux avis dithyrambiques figurait parmi les 8 romans sélectionnés pour le prix Renaudot 2022, ainsi que parmi les 6 romans français sélectionnés pour le prix Femina 2022, je ne voulais pas être le dernier des miens à l’avoir lu.

Le roman s’ouvre en 1835 sur la scène de massacre assez insoutenable d’une colonie de grands pingouins. Parmi les marins venus décimer ces animaux pacifiques en période de nidification sur l’île d’Eldey au large de la Finlande, Gus, un jeune zoologiste envoyé par le Musée d’Histoire Naturelle de Lille, assiste impuissant à cette avalanche de cruauté. Par hasard, il parvient cependant à recueillir l’un d’entre eux, qui flottait blessé et meurtri dans les eaux glacées. Un spécimen, peut-être bien le dernier de son espèce, qu’il ramène chez lui et qu’il baptise Prosp…  

Malgré une scène inaugurale d’une violence rare, Sybille Grimbert propose un roman introspectif qui raconte la relation touchante entre deux êtres qui s’apprivoisent au fil des pages. Un récit bercé par la solitude. Celle d’un animal dorénavant obligé de vivre loin des siens et de son milieu naturel, mais également celle d’un naturaliste qui pensait initialement s’attirer une certaine renommée en étudiant ce spécimen rare, mais qui finit par remettre en question les certitudes de ses compères et d’une époque qui n’imagine pas encore qu’une espèce puisse tout bonnement disparaître.

« Le dernier des siens » est donc d’une part le récit d’une catastrophe écologique, mais surtout un beau roman d’amitié qui invite à réfléchir à notre rapport avec la Nature. Un ouvrage que l’on referme en se rendant compte que l’on vient de quitter Prosp, le dernier représentant de son espèce…

Le dernier des siens, Sibylle Grimbert, Anne Carrière, 220 p., 19 €

Elles/ils en parlent également : Céline, Marion

Philibert Humm – Roman fleuve

Posted in Littérature with tags on 19 novembre 2022 by Yvan

Prix Interallié 2022

Philibert Humm - Roman fleuveJe ne suis pas fan de récits d’aventures, ni du genre humoristique, mais l’auteur m’ayant fait pouffer de rire lors de son passage à la Grande Librairie en octobre dernier alors que ce n’est clairement pas la vocation première de cette émission, j’ai tout de même décidé de me jeter à l’eau.

J’ouvre donc cet ouvrage qui a visiblement le vent en poupe car il vient d’être récompensé par le prix Interallié 2022 et je découvre dès la première page qu’il est dédié « À mon oncle Agathe ». Le ton est donc immédiatement donné et se confirme très vite une fois embarqué à bord de ce canoë que l’auteur a acheté à bon prix sur le Bon Coin avec un seul objectif en tête : descendre la Seine de Paris jusqu’à la mer, accompagné de ses deux amis, Samuel Adrian et François Waquet.

« Roman Fleuve » est donc le récit romancé de cette péripétie véridique, mais légèrement mise en Seine (ben oui), entreprise lors de l’été 2018 sur une embarcation brinquebalante, qui aurait appartenu à Véronique Sanson selon le vendeur, et que les trois compagnons d’infortune ont agrémenté d’une tringle à rideaux faisant office de mât et d’un vieux rideau de douche en guise de voile. Dès le premier coup de pagaie, je me laisse emporter par ce souffle de liberté, les cheveux aux vents, mais le regard attentif et sur le qui-vive, n’ayant tout de même pas trop confiance en ces trois marins d’eau douce.

Vous l’aurez compris, Philibert Humm ne se prend pas du tout au sérieux et c’est ce qui le rend immédiatement sympathique. Cette aventure d’une banalité affolante, parsemée de non-événements, parvient cependant à créer un exploit : elle ne prend jamais l’eau. Rendant hommage à l’amitié et au passé simple, l’auteur livre en effet un texte foncièrement drôle et d’un légèreté inversement proportionnelle à la surcharge pondérale de cette embarcation prévue pour deux. Un récit décalé, totalement absurde, dont j’ai beaucoup apprécié le sens de la formule et que je conseille vivement à tous ceux qui aimeraient se laisser tenter par une lecture certes totalement inutile, mais truculente de la première à la dernière page.       

Roman fleuve, Philibert Humm, Les Équateurs, 288 p., 19 €

Elles/ils en parlent également : Marco, Tilly

Mathieu Belezi – Attaquer la terre et le soleil

Posted in Guerre, Littérature with tags , , , on 16 novembre 2022 by Yvan

Une gifle de mots !

Mathieu Belezi - Attaquer la terre et le soleilAprès avoir déjà écrit une trilogie sur l’Algérie (« C’était notre terre », « Les Vieux Fous » et « Un faux pas dans la vie d’Emma Picard »), l’écrivain Mathieu Belezi remporte le prix littéraire « Le Monde » 2022 pour ce roman qui plonge les lecteurs dans les débuts violents de la colonisation française de l’Algérie en 1845.

« Attaquer la terre et le soleil », ce sont deux voix qui s’alternent et qui se font écho au fil d’un récit bouleversant et d’une puissance évocatrice incroyable.

D’une part, Séraphine Jouhaud, une femme colon venue de Marseille avec son mari, leurs trois enfants, sa sœur et son beau-frère. Des familles françaises venues peupler une colonie agricole vendue comme une terre promise par l’État, mais qui n’est finalement qu’un lopin de terre peu fertile, entouré de palissades qui les préservent d’une population hostile.

D’autre part, un soldat anonyme suivant aveuglement les ordres d’un capitaine sanguinaire venu apporter une prétendue « civilisation » aux autochtones, en imposant sa vision de la « pacification » à coups de baïonnettes, massacrant, pillant, violant et brûlant village après village.

Mathieu Belezi raconte la désillusion coloniale en étalant d’une part la cruauté des soldats et de l’autre la peur et la souffrance des colons. La famine, le manque d’hygiène, les ravages du choléra et du paludisme, la chaleur étouffante, les conditions de logement déplorables, les récoltes infructueuses, les animaux sauvages et la crainte de se faire décapiter par les yatagans affûtés de rebelles bien décidés à repousser l’envahisseur. Une bien belle histoire coloniale… dont personne ne ressort vainqueur.

Après avoir lu ce roman qui évoque régulièrement Dieu afin de traduire l’effroi des narrateurs, c’est à mon tour de le citer car, Mon Dieu, quelle claque cette narration ! Mathieu Belezi nous installe en effet au cœur des pensées de ses protagonistes, là où les mots ne sont pas encore dompté par la ponctuation et se retrouvent étalés sans majuscules au rythme effréné de pensées qui se bousculent à vive allure, restituant le chaos et la folie ambiante. Un roman écrit d’un souffle par un auteur qui invite le lecteur à retenir le sien, en l’immergeant dans l’absurdité et la bêtise humaine, et dont il ressort écœuré, bouleversé, en apnée, au bord du vertige et proche du KO.

Coup de cœur !

Attaquer la terre et le soleil, Mathieu Belezi, Le Tripode, 160 p., 17€

Elles/ils en parlent également : Aurélie, Guillaume, La viduité, Bruno, BigMammy, Manou, Papivore, Joëlle, Benjamin

Susin Nielsen – Les optimistes meurent en premier

Posted in Littérature with tags , , on 12 novembre 2022 by Yvan

Un roman qui fait du bien !

Susin Nielsen - Les optimistes meurent en premierDepuis qu’un drame terrible a touché sa famille, Pétula, jeune lycéenne de 16 ans à Vancouver, est devenue d’un pessimisme à toute épreuve. Anticipant tous les autres malheurs qui pourraient s’abattre sur elle, l’adolescente a développé une panoplie de phobies qui lui assurent probablement de vivre plus longtemps que les autres, mais qui la condamnent à une vie assez solitaire et plutôt compliquée. Bien à l’abri dans sa bulle débordante de tristesse, elle télescope cependant Jacob Cohen dans les couloirs du lycée. Surnommé « l’homme-bionique » depuis l’amputation de son avant-bras, cet ado pourvu d’une prothèse impressionnante va progressivement parvenir à briser la carapace de Pétula et bouleverser tous ses principes…

« Les optimistes meurent en premier » invite donc à suivre deux jeunes protagonistes abîmés par la vie qui, au fil des pages, vont lentement se réparer. Obligés de participer à un atelier de groupe d’art-thérapie afin d’apprendre à surmonter leurs traumatismes, ils vont également rencontrer d’autres jeunes qui ont connu des drames dans leur vie. En à peine 200 pages, l’auteure canadienne Susin Nielsen parvient ainsi à dresser le portrait d’une bande d’adolescents auxquels il est impossible de ne pas s’attacher. Des personnages pour le moins originaux qui touchent le lecteur, tout en le faisant régulièrement rire.

« Les optimistes meurent en premier » aborde des thèmes difficiles, tels que le deuil, la culpabilité, la différence et les phobies, tout en parlant de sujets plus optimistes tels que l’amitié, l’amour, la résilience, la tolérance et le pardon. En y ajoutant des personnages aux répliques savoureuses, ainsi qu’un style léger et parsemé d’humour, l’autrice vous invite finalement à refermer son ouvrage le sourire aux lèvres et rempli d’optimisme.

Un roman labellisé « pour ados » qui fait du bien et qui plaira également aux adultes optimistes qui se sentent encore jeunes dans la tête…

Lisez également « La fourmi rouge » d’Emilie Chazerand, « Je suis ton soleil » de Marie Pavlenko et « Le syndrome du spaghetti » de Marie Vareille.

Les optimistes meurent en premier, Susin Nielsen, Hélium, 192 p., 14,90€

Elles/ils en parlent également : Laurette, Doc Bird, M.Utéza, Derrière ma porte un monde