Archive for the Auteurs à découvrir Category

Joël Callède et Sylvain Vallée – XIII Mystery, Betty Barnowsky (Tome 7)

Posted in BANDES DESSINÉES, Dargaud, Franco-Belge, Joël Callède, One-shots, Van Hamme, [DL 2014], [Grand public] with tags on 1 janvier 2016 by Yvan

Faire le ménage chez les SPADS !

Joël Callède et Sylvain Vallée - XIII Mystery, Betty Barnowsky (Tome 7)Allez zou ! Je continue de rattraper mon retard sur cette série qui compte déjà neuf tomes. Si les cinq premiers tomes de ce spin-off visant à approfondir l’univers de XIII se concentraient à chaque fois sur l’un des personnages-phare de la saga (la Mangouste, Irina, Little Jones, le colonel Samuel Amos et, en moindre mesure, Steve Rowland), le volet précédent levait le voile sur un personnage secondaire assez méconnu de la saga (Billy Stockton). Pour ce septième album, le lecteur a droit à un personnage secondaire qui apparaît à plusieurs reprises au fil de la série principale : Betty Barnowsky !

Chaque tome de cette saga étant attribué à un duo inédit d’auteurs (tandis que Jean Van Hamme garde un œil sur l’ensemble afin d’éviter au maximum les incohérences scénaristiques), le lecteur ne sait jamais trop à quoi s’attendre. À l’inverse de la plupart des autres tomes, Joël Callède et Sylvain Vallée ne s’attaquent d’ailleurs pas à la genèse du personnage, mais proposent une aventure en compagnie de la sympathique rouquine des SPADS après son rôle dans la mise en échec de l’opération Rouge Total.

L’action débute après les tomes 4 (SPADS) et 5 (Rouge Total) de la série mère, au moment où Betty est décorée par le président Sheridan et officiellement promue sergent-chef. Elle n’a cependant pas le temps de se reposer sur ses lauriers car elle se voit immédiatement invitée par le général Carrington pour participer à une mission au San Miguel. Ce dernier a en effet décidé d’aller y éradiquer les derniers SPADS restés fidèles à Mac Call.

Les premières pages de l’album m’ont franchement fait peur au niveau du scénario car les nausées de l’héroïne et ses questionnements avaient du mal à m’emballer. Heureusement, une fois dans la jungle de San Miguel, l’action prend le dessus et Joël Callede (Enchainés) nous livre un scénario certes très classique, mais particulièrement efficace. Outre plusieurs scènes musclées, l’auteur prend également le temps de combler les zones d’ombre qui entourent le personnage. Des raisons qui la conduisent à s’engager chez les SPADS à son mariage avec Armand de Préseau, le lecteur apprend à mieux connaître Betty et c’est bien là le but de cette série parallèle.

Visuellement, le travail de Sylvain Vallée (Il Etait Une Fois en France) est une nouvelle fois impeccable. Aucune raison donc de se priver de ce tome qui contribue à enrichir l’univers de XIII.

Nicolas Pothier et Johan Pilet – Ratafia, Un besoin de Consolation (Tome 7)

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Franco-Belge, Glénat, Nicolas Pothier, One-shots, [DL 2014], [Grand public] with tags on 24 septembre 2014 by Yvan

Les pirates s’attaquent au monde de l’édition !

Nicolas Pothier et Johan Pilet - Ratafia, Un besoin de Consolation (Tome 7)Après des vacances bien méritées sur une île déserte, le Capitaine et son épouse Jeanne reprennent du service à bord d’un Kouklamou dont les cales débordent d’or. L’équipage a en effet profité de l’absence du Capitaine pour faire du zèle, sans se soucier d’une ligne de flottaison au plus bas, qui a pourtant eu des conséquences désastreuses sur le bien le plus précieux du Capitaine : sa bibliothèque ! Le plus grave est que parmi les livres ravagés par les infiltrations d’eau, se trouvait un ouvrage emprunté à la Fameuse Bibliothèque Inter-mer (FBI), dont les règles sont des plus strictes : « saisie totale des biens de l’emprunteur en cas de non-retour du livre »… Bref, autant dire adieu à leur précieux trésor !

Après un premier cycle de quatre volets absolument hilarants, Nicolas Pothier privilégie les récits autonomes. Après un one-shot aux parfums d’Azie et un tome à la recherche de l’opéra idéal sur les eaux du fleuve Mamazone, en pleine forêt tropicale, ce septième volet navigue en direction du monde des livres.

La recherche d’un exemplaire du bouquin intitulé « Consolation », sous peine de devoir payer une amende colossale, n’est évidemment qu’un nouveau prétexte pour délivrer de l’humour, des clins-d’œil cocasses, des dialogues délirants et des jeux de mots bien réfléchis. Si la culture nippone, puis la musique faisaient encore l’objet des délires des deux tomes précédents, les auteurs s’attaquent maintenant au monde de l’édition et de la distribution. De la librairie indépendante aux grandes enseignes, en passant par les bibliothèques et la crise du livre, les auteurs multiplient les vannes sur fond de course-poursuite entre l’équipage du Kouklamou, à la recherche d’un exemplaire de « Consolation », et la FBI.

Au niveau du graphisme, Frederik Salsedo ayant quitté le navire, c’est Johan Pilet qui mène la barre de main de maître depuis deux tomes. Après avoir collaboré avec Nicolas Pothier sur « Caktus », il parvient à rester fidèle à l’univers graphique de la série et entretient avec brio l’esprit totalement loufoque de cette aventure maritime.

Ce n’est certes probablement pas le meilleur tome de cette excellente série, mais le plaisir de voguer en terrain connu, à la recherche de la moindre vanne cachée, demeure intact… et c’est bien là le principal !

Lancez-vous donc vite à l’abordage de votre librairie favorite… tant qu’elle existe encore… ou courez l’emprunter à la bibliothèque… en faisant bien attention aux amendes !

bd du mercredi Allez découvrir les autres BDs du mercredi sur le blog de Mango !

Damien Marie et Laurent Bonneau – Ceux qui me restent

Posted in Bamboo, BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Damien Marie, Franco-Belge, Maladie, One-shots, [DL 2014], [Grand public] with tags , , on 10 septembre 2014 by Yvan

Plongée réussie dans les méandres de la mémoire…

Damien Marie et Laurent Bonneau - Ceux qui me restentCela fait longtemps que je suis fan du travail de Damien Marie (Welcome to Hope, La cuisine du diable, Dans mes veines, Back to Perdition)… et cet ouvrage est encore meilleur que les précédents.

Pourtant, en s’attaquant à la maladie d’Alzheimer, l’auteur abordait un sujet particulièrement compliqué à mettre en scène. Dès les premières pages, il invite le lecteur à s’immiscer dans les souvenirs imprécis d’un père… une mémoire tronquée dont une seule certitude semble émerger du brouillard : il a un jour perdu sa fille ! Etait-ce sur le pont de ce bateau qu’il l’a égarée à l’âge de cinq ans ou était-ce plus tard ?

Si l’histoire de Florent n’a rien d’original, celle-ci est cependant racontée avec une maîtrise et une justesse incroyable. Rythmé par le ballet non-linéaire d’images qui se bousculent dans la tête de cet homme dont la mort est inéluctablement précédée par celle des souvenirs, le récit parvient à retranscrire avec grand brio le chaos qui règne dans l’esprit de cet homme dont le passé s’efface de manière irréversible. En accompagnant deux êtres qui se sont perdus dans la vraie vie avant de se perdre dans celle des souvenirs rongés par la maladie, l’auteur parvient non seulement à tenir en haleine un lecteur en quête de réponses, mais il parvient surtout à restituer l’émotion et la détresse qui accompagne l’errance de cet esprit étouffé par trop de zones d’ombre.

Visuellement, le dessin de Laurent Bonneau (Metropolitan) accompagne avec maestria ce voyage aux confins de la mémoire. La sobriété du trait et la colorisation à l’aide d’aplats monochromes s’installent très vite au diapason de ce one-shot qui met en scène l’oubli. Les décors semblent ainsi s’effacer, tout comme la mémoire, abandonnant le lecteur dans le flou et ne laissant émerger que quelques souvenirs plus précis, comme ce ciré jaune que portait Lillie quand il l’a perdue de vue…

Vous l’aurez compris, ce récit qui aborde la maladie d’Alzheimer avec grande justesse ne risque donc pas de finir aux oubliettes…

Retrouvez le d’ailleurs dans mon Top de mois, ainsi que dans mon Top de l’année !

Ils en parlent également: Marion, Noukette, Cynthia, Jérôme, Yaneck, Livresse des mots

bd du mercredi Allez découvrir les autres BDs du mercredi sur le blog de Mango !

Damien Marie et Sébastien Goethals – Dans mes veines (Tome 2)

Posted in Bamboo, BANDES DESSINÉES, Damien Marie, Diptyques, Franco-Belge, [DL 2014], [Grand public] with tags on 20 août 2014 by Yvan

Polar sombre dans le milieu de la mode !

Damien Marie et Sébastien Goethals - Dans mes veines (Tome 2)C’est donc plus de trois ans après la parution du premier tome et grâce à un pack très alléchant proposant les deux tomes à moins de 14€ que j’ai découvert ce diptyque signé Damien Marie et Sébastien Goethals.

Après une mise en place classique, mais bigrement efficace, c’est donc avec grand plaisir que je m’attaque à la suite des déboires de Barbara, dite Barbie, une ex-flic qui découvre le corps sans vie de son ex-petite amie sur le sol de sa cuisine. Une découverte qui marquait le début d’une cavale au cours de laquelle notre héroïne comptait bien découvrir la vérité sur la mort sanglante et mystérieuse de son ex, mais qui se terminait malheureusement en fin de volet précédent par sa capture par Georges, commissaire à la BRB (la brigade de répression du banditisme).

Cette arrestation est accompagnée d’une série de révélations qui permettent de lever le voile sur le passé sombre de ce top-modèle retrouvé mort et de découvrir le rôle de chacun des personnages croisés lors du premier tome. Ces réponses vont contribuer à transformer la cavale de Barbara en une quête vengeresse, visant à remonter la piste de celui qui a assassiné sa dulcinée.

En multipliant des découvertes de plus en plus glauques, l’auteur s’enfonce également plus profondément dans les coulisses peu reluisantes de ce milieu de la mode parisienne qui exploite les femmes venues de l’Est comme de la vulgaire marchandise. Réseaux proxénètes, drogue, corruption et meurtres sont donc au programme de cette conclusion qui aborde certains thèmes parfaitement exploités dans l’excellente série « Cellule Poison ».

Comme à son habitude, Damien Marie utilise principalement un mode narratif en voix-off qui permet non seulement de partager les pensées de l’héroïne, mais qui s’installe également au diapason de l’ambiance sombre qui accompagne ce polar. Pour l’accompagner dans cette noirceur scénaristique, Damien Marie s’associe une nouvelle fois à Sébastien Goethals, son comparse sur « Ceci est mon corps » et « Need ». D’un dessin réaliste et très lisible, ce dernier accompagne avec grande efficacité l’ambiance glauque du scénario et la descente aux enfers de l’héroïne.

Un diptyque classique, mais efficace !

Damien Marie et Sébastien Goethals – Dans mes veines

Posted in Bamboo, BANDES DESSINÉES, Damien Marie, Diptyques, Franco-Belge, [DL 2011], [Grand public] with tags on 22 juillet 2014 by Yvan

Polar sombre dans le milieu de la mode !

Damien Marie et Sébastien Goethals - Dans mes veinesPour une raison que je n’explique pas, surtout que je suis particulièrement friand des scénarii de Damien Marie, je suis totalement passé à côté du premier volet de ce diptyque. Je profite donc du pack très alléchant proposant les deux tomes à moins de 14€ pour combler cette erreur.

« Dans mes veines » invite à suivre les déboires de Barbara, dite Barbie, une ex-flic qui découvre le corps sans vie de son ex-petite amie sur le sol de sa cuisine. Cette découverte marque le début d’une cavale au cours de laquelle notre héroïne compte bien découvrir la vérité sur la mort sanglante et mystérieuse de son ex après deux ans d’absence.

S’associant une nouvelle fois à Sébastien Goethals, son comparse sur « Ceci est mon corps » et « Need », Damien Marie propose donc un thriller haletant et à nouveau très sombre, ayant pour cadre le milieu de la mode parisienne.

L’auteur alterne avec brio des flash-backs qui reviennent sur le passé des deux femmes et des scènes du présent qui montrent une héroïne tentant de se sortir d’un piège machiavélique tout en essayant de découvrir l’identité du coupable. Comme à son habitude, Damien Marie utilise principalement un mode narratif en voix-off qui permet non seulement de partager les pensées de l’héroïne, mais qui s’installe également au diapason de l’ambiance sombre qui accompagne ce polar.

Le choix d’une femme-flic homosexuelle droguée sert sans doute à apporter une touche d’originalité à une intrigue aussi classique qu’efficace, mais la relation amoureuse développée avec ce top-modèle retrouvé mort n’apporte finalement pas grand-chose au récit. Si l’auteur exploite plutôt bien l’envers peu reluisant de ce milieu qui exploitent les femmes venues de l’Est, il ne va par exemple pas aussi loin que l’excellente série « Cellule Poison ».

Visuellement, Sébastien Goethals livre à nouveau de l’excellent travail. D’un dessin réaliste et très lisible, il accompagne avec grande efficacité l’ambiance glauque du scénario et la descente aux enfers de l’héroïne.

Classique, mais efficace !

Antoine Ozanam et Mikkel Sommer – Burn out

Posted in Antoine Ozanam, BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Casterman, Franco-Belge, KSTR, One-shots, [DL 2014], [Grand public] with tags on 28 mai 2014 by Yvan

Descente aux enfers d’un flic quadragénaire !

Antoine Ozanam et Mikkel Sommer - Burn outEn invitant à suivre la descente aux enfers d’un flic quadragénaire qui menait jusque là une vie pépère entre ses parties de pêche et de jambes en l’air avec sa maîtresse, Antoine Ozanam livre à nouveau un polar parfaitement huilé au sein de cette collection KSTR des éditions Casterman.

La vie du policier bascule lorsque sa maîtresse est retrouvée assassinée. Si l’été est particulièrement caniculaire à Reno, Nevada, c’est surtout le brave Ethan Korashi qui commence à avoir chaud. Il se retrouve non seulement principal suspect du meurtre de sa maîtresse, mais comme si cela ne suffisait pas, le pauvre bonhomme ne dispose que d’une marge de manœuvre limitée en ayant pour collègue son beau-frère et pour patron son beau-père. Et oui… jusqu’au cou !

L’acteur principal de ce polar sombre, qui livre quelques personnages très charismatiques, est donc ce policier qui sent progressivement les mailles du filet se refermer sur lui, sans parvenir à deviner d’où vient le danger. Rattrapé par son passé, piégé par un sort qui semble s’acharner contre lui, il se retrouve complètement dépassé par cette enquête policière qui pourrait finalement bien être sa dernière.

Entretenant le suspense jusqu’à la dernière page, Antoine Ozanam livre une intrigue parfaitement huilée. Multipliant les retours en arrière et maniant avec brio une voix-off qui nous rapproche encore un peu plus de la détresse du personnage, il mène le lecteur par le bout du nez. Si les ficelles de cette intrigue policière rondement menée ont déjà été usées jusqu’à la corde, la véritable surprise de cet album vient du dessin. Réputée pour dévoiler de jeunes auteurs talentueux, la collection KSTR nous fait en effet découvrir un dessinateur danois talentueux. D’un graphisme surprenant et très personnel, Mikkel Sommer impose son style au fil des pages et livre des planches qui accompagnent avec brio ce polar efficace à l’ambiance étouffante.

Un très bon one-shot !

bd du mercredi Allez découvrir les autres BDs du mercredi sur le blog de Mango !

Christophe Bec et Milan Jovanovic – Carthago, Le monstre de Djibouti (Tome 3)

Posted in BANDES DESSINÉES, Christophe Bec, Franco-Belge, Humanoïdes Associés, Séries, [DL 2013], [En cours], [Grand public] with tags on 15 juillet 2013 by Yvan

Suite de ce thriller fantastique tentaculaire et passionnant !

Christophe Bec et Milan Jovanovic - Carthago, Le monstre de Djibouti (Tome 3)Il aura donc fallu attendre quatre ans avant de pouvoir retrouver la faune aquatique sous-marine préhistorique imaginée par Christophe Bec et ce fameux Mégalodon qui relègue à nouveau le requin du film «Les dents de la mer» à un rôle de figurant dès la couverture de ce troisième volet.

Christophe Bec (« Prométhée », « Le temps des Loups », « Bunker », « Pandémonium », « Sanctuaire ») propose donc la suite de ce thriller fantastique passionnant, qu’il s’amuse à nouveau à découper sous forme de puzzle de quelques pages, tout en jouant sur la chronologie du récit. Cette approche tentaculaire lui permet de construire son histoire de manière prenante et bien dosée, tout en levant progressivement le voile sur les nombreux mystères qu’il parsème au fil de son récit. De l’histoire du riche collectionneur misanthrope, surnommé le « centenaire des Carpates », à cette fillette qui semble aussi à l’aise que les auteurs en milieu marin, en passant par des sites immergés au fond de l’océan, l’auteur développe suffisamment des pistes pour garder le lecteur scotché au récit.

Les déboires des Humanoïdes Associés ayant incité Eric Henninot à partir à la recherche d’autres aventures, c’est désormais le serbe Milan Jovanovic qui se charge de la mise en images de cette saga. Si le changement de dessinateur est assez regrettable, cette série prévue en huit tomes ne prend pas l’eau pour autant au niveau de graphisme.

Vivement la suite !!!