Archive for the Christophe Bec Category

Christophe Bec et Milan Jovanovic – Carthago, Le monstre de Djibouti (Tome 3)

Posted in BANDES DESSINÉES, Christophe Bec, Franco-Belge, Humanoïdes Associés, Séries, [DL 2013], [En cours], [Grand public] with tags on 15 juillet 2013 by Yvan

Suite de ce thriller fantastique tentaculaire et passionnant !

Christophe Bec et Milan Jovanovic - Carthago, Le monstre de Djibouti (Tome 3)Il aura donc fallu attendre quatre ans avant de pouvoir retrouver la faune aquatique sous-marine préhistorique imaginée par Christophe Bec et ce fameux Mégalodon qui relègue à nouveau le requin du film «Les dents de la mer» à un rôle de figurant dès la couverture de ce troisième volet.

Christophe Bec (« Prométhée », « Le temps des Loups », « Bunker », « Pandémonium », « Sanctuaire ») propose donc la suite de ce thriller fantastique passionnant, qu’il s’amuse à nouveau à découper sous forme de puzzle de quelques pages, tout en jouant sur la chronologie du récit. Cette approche tentaculaire lui permet de construire son histoire de manière prenante et bien dosée, tout en levant progressivement le voile sur les nombreux mystères qu’il parsème au fil de son récit. De l’histoire du riche collectionneur misanthrope, surnommé le « centenaire des Carpates », à cette fillette qui semble aussi à l’aise que les auteurs en milieu marin, en passant par des sites immergés au fond de l’océan, l’auteur développe suffisamment des pistes pour garder le lecteur scotché au récit.

Les déboires des Humanoïdes Associés ayant incité Eric Henninot à partir à la recherche d’autres aventures, c’est désormais le serbe Milan Jovanovic qui se charge de la mise en images de cette saga. Si le changement de dessinateur est assez regrettable, cette série prévue en huit tomes ne prend pas l’eau pour autant au niveau de graphisme.

Vivement la suite !!!

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Stéphane Betbeder, Christophe Bec et N. Genzianella – Bunker, Le mal des montagnes

Posted in BANDES DESSINÉES, Christophe Bec, Dupuis, Franco-Belge, Séries, [DL 2012], [Grand public], [Terminées] with tags on 30 juin 2012 by Yvan

Original, mais indigeste !

Stéphane Betbeder, Christophe Bec et N. Genzianella - Bunker, Le mal des montagnesVoici donc venu la conclusion tant attendue de cette saga pour le moins originale qui mêle les genres depuis maintenant cinq tomes.

Si les scénaristes Stéphane Betbeder et Christophe Bec ont réussi à mettre en place un univers d’une grande richesse, arrivé à la fin de cette saga, il n’y a cependant qu’un seul mot qui me vient à l’esprit : Indigeste !

Perdu entre Ieretiks, Velikiistok, l’Ombre, l’Être de lumière, l’Imum, l’enfant sauveur et les Très-hauts, le lecteur doit tenter de démêler les nœuds d’une intrigue qui mélange ésotérisme, science-fiction, fantastique et géopolitique. Ce dernier tome a beau livrer toutes les pièces du puzzle, ce voyage qui multiplie les flashbacks concernant une lutte divine remontant à des millénaires et qui emmène régulièrement le lecteur dans un pan supérieur de la réalité, donne légèrement le tournis. À moins de (re)lire tout cela à tête très reposée, le lecteur ressortira de cette lecture avec un solide mal des montagnes.

Au niveau des points positifs on notera cependant que les auteurs sont parvenus à créer une certaine empathie envers les personnages en prenant le temps de s’attarder sur leur passé malgré un scénario très (trop) dense. Puis il y a également le graphisme du dessinateur italien N. Genzianella, qui a repris le flambeau de Christophe Bec à partir du deuxième tome et qui confère une ambiance particulière et assez prenante à l’ensemble.

Christophe Bec – Prométhée, Mantique

Posted in BANDES DESSINÉES, Christophe Bec, Franco-Belge, Séries, Soleil, [DL 2011], [En cours], [Grand public] with tags on 6 décembre 2011 by Yvan

De l’autre côté du miroir !

Christophe Bec - Prométhée, MantiqueAprès trois tomes qui multipliaient les phénomènes inexpliqués, tout en explorant plusieurs pistes explicatives, dont un projet totalement fou, le « Blue Beam Project », visant à instaurer un nouvel ordre religieux et une piste extra-terrestre surprenante, ce quatrième volet était attendu avec grande impatience.

Encore sous l’emprise du cliffhanger de format du tome précédent, le lecteur replonge avec grande curiosité dans cette intrigue tentaculaire imaginée par Christophe Bec. Baladant le lecteur dans le temps à l’aide de nombreux allers-retours, passant d’un protagoniste à l’autre, sautant d’un lieu géographique à un autre et multipliant les phénomènes inexpliqués, Bec s’en donne à cœur joie. Les montres qui s’arrêtent, tous les avions qui s’écrasent simultanément, le Titanic qui refait surface, des satellites qui s’écrasent, le sous-marin USS Thunder Bay qui se retrouve en pleine jungle… le tout chaque fois à 13h13 précises.

Tout en jonglant avec le temps et l’espace, l’auteur poursuit son avalanche d’événements surnaturels abracadabrantesques qui s’abattent systématiquement sur la Terre à 13H13 UTC et continue de mêler l’histoire mythologique de Prométhée à son thriller fantastique. Malgré les nombreux allers-retours et les nombreuses explications scientifiques complexes (et parfois un peu longues), l’auteur n’a pas son pareil pour entretenir son suspense au fil des pages. Les (fausses) pistes pouvant expliquer l’origine des catastrophes qui touchent la planète s’avèrent intéressantes à suivre et c’est cette fois la sonde envoyée dans le trou bleu des Bahamas qui requiert toute l’attention du lecteur. Reste maintenant à découvrir ce qui se cache de l’autre côté du miroir….

Visuellement, le passage de témoin entre Christophe Bec, Alessandro Bocci et Stefano Raffaele est extrêmement fluide et le lecteur, totalement happé par l’intrigue, n’y voit que du feu.

Vivement la suite !

Découvrez la bande annonce : 

Christophe Bec & Stefano Rafaelle – Pandemonium

Posted in Auteurs à découvrir, BANDES DESSINÉES, Christophe Bec, Franco-Belge, Soleil, Trilogies, [DL 2011], [Grand public] with tags on 10 juin 2011 by Yvan

Conclusion d’une bonne série d’épouvante !

Christophe Bec & Stefano Rafaelle - PandemoniumLe troisième tome de cette trilogie, qui s’inscrit dans la lignée des classiques du genre d’épouvante, plonge à nouveau le lecteur un peu plus loin dans l’horreur. C’est au sein du « Waverly Hills Sanatorium », un bâtiment existant au passé chargé, que Christophe Bec prolonge le cauchemar.

Cette conclusion permet de découvrir le fin mot de l’histoire et les combines qui incitent les médecins à poursuivre des pratiques barbares dans cet hôpital. Si l’enquête menée par Doris permet d’apporter une réponse à toutes nos questions, ces investigations ne constituent cependant pas l’attrait principal de cette saga. La manière dont les réponses sont apportées manque d’ailleurs un peu de finesse et de maîtrise scénaristique. Mais ce n’est pas trop grave, car c’est l’ambiance pesante du huis clos installé par Bec qui contribue grandement à tenir le lecteur en haleine. Une atmosphère prenante qui repose sur des ingrédients classiques du film d’horreur (la demeure hantée, une chambre qu’il ne vaut mieux pas ouvrir, des silhouettes qui apparaissent aux fenêtres, des enfants capables de voir des choses, etc), mais également sur les techniques barbares utilisées pour contrer le fléau de la tuberculose en ce temps. Utilisant la souffrance de ces enfants atteints de la tuberculose afin d’augmenter le malaise du huis clos dans lequel il nous plonge, Christophe Bec va graduellement augmenter le côté angoissant de son récit et nous réserve à nouveau quelques scènes particulièrement sanglantes lors de cette conclusion.

Visuellement, le dessin réaliste de l’Italien Stefano Rafaelle sied parfaitement au récit et à ce retour dans les années 50, qui se retrouve également dans la colorisation impeccable de Marie Paule Alluard.

Une bonne série d’épouvante où l’ambiance horrifique prime sur l’enquête sensée apporter toutes les réponses à ces pratiques médicales sanglantes.

Découvrez les autres séries de Christophe Bec !

[Auteur à découvrir] Christophe Bec

Posted in Auteurs à découvrir, BANDES DESSINÉES, Christophe Bec, Franco-Belge, [Grand public] with tags on 13 mai 2011 by Yvan

Huis-clos dans un sous-marin !

Christophe BecCette intégrale reprend les trois tomes de cette trilogie prenante de Xavier Dorison et Christophe Bec.

L’approche cinématographique de cette série lui insuffle un rythme très accrocheur et efficace de la première à la dernière page. De plus, l’histoire se déroulant à l’intérieur d’un sous-marin nucléaire, les acteurs se retrouvent dans un huis clos qui contribue à installer une atmosphère oppressante et claustrophobe. Finalement, un démon d’une force prodigieuse vivant dans un sanctuaire vient donner un coté surnaturel/ésotérique très réussi au récit et ajoute un petit côté «Alien» à ce thriller sous-marin digne de «The Abyss». Beaucoup de qualités qui font aisément oublier quelques détails scénaristiques assez capillotractés.

Graphiquement, le style photoréaliste d’un Christophe Bec qui n’hésite pas à se servir des visages d’acteurs américains (Johnny Dep, Bruce Willis, …) pour ses personnages, livre un dessin un peu trop figé et des protagonistes pas toujours évidents à distinguer. D’un autre côté, malgré ce style fortement numérisé, ce graphisme aux tons sombres ajoute un côté angoissant à cette série.

Une excellente trilogie d’ambiance qui happe le lecteur dès les premières pages et l’abandonne sur un dénouement assez inattendu, mais réussi.

Un thriller qui se bonifie au fil des tomes !

christophe becAprès un premier tome peu original et trop confus, qui ouvrait trop de pistes sans les refermer et présentait un personnage central peu charismatique, présenté à coup de longueurs narratives barbantes, j’attaquais ce deuxième tome avec beaucoup d’appréhension.

Déjà, le changement de décor brutal n’était pas là pour me rassurer. Pourtant, ce passage d’un décor montagneux enneigé au désert saharien permet de se détacher du huis clos installé dans le tome précédent et permet de faire disparaître cette impression de retrouver une version réchauffée de « Sanctuaire ».

Le personnage principal passe également d’un simple trouffion peu charismatique à un statut d’élu, certes peu original, mais déjà bien plus intéressant. De plus, les nombreuses pistes lancées dans le tome précédent finissent par trouver raison d’être et le contexte politique insufflé par cette mission diplomatique en plein désert donne beaucoup plus d’ampleur à une intrigue qui semblait se limiter à un affrontement entre militaire et une force surnaturelle qui les dépasse totalement. On a donc l’impression, qu’au fil des pages les auteurs parviennent à lier les différents ingrédients du tome précédent.

Graphiquement, Christophe Bec se contente maintenant de co-scénariser la série et passe le témoin au dessinateur italien N. Genzianella. Son style est toujours aussi réaliste mais n’est plus basé sur l’aspect photographique. La colorisation de M.-P. Alluard et la couverture de Christophe Bec contribuent également à rendre la transition graphique le plus fluide possible.

Bref, ponctué d’un cliffhanger intéressant, ce deuxième tome semble remettre cette série sur une voie beaucoup plus prometteuse.

BD d’épouvante dans une antichambre de la mort !

Christophe BecPandémonium est une BD d’épouvante qui s’inspire des classiques du genre (« Shining », les Stephen King, etc).

Partant d’un bâtiment existant et au passé chargé, le « Waverly Hills Sanatorium », afin de partir de quelque chose de réel, Christophe Bec va lentement y insérer les ingrédients classiques du film d’horreur : la demeure hantée au passé chargé, une chambre qu’il ne vaut mieux pas ouvrir, des silhouettes qui apparaissent aux fenêtres, des enfants capables de voir des choses («Sixth Sense»), …

Partant de la destruction des ruines du Sanatorium à notre époque, l’auteur va user du flashback pour revenir sur le passé lugubre de cette antichambre de la mort. Utilisant la souffrance de ces enfants atteints de la tuberculose afin d’augmenter le malaise du huis clos dans lequel il nous plonge, Christophe Bec va graduellement augmenter le côté angoissant de son récit.

Graphiquement, le dessin réaliste de l’Italien Stefano Rafaelle sied parfaitement au récit et à ce retour dans les années 50, qui se retrouve également dans la colorisation impeccable de Marie Paule Alluard. On peu juste reprocher quelques légers dérapages au niveau des visages, des regards et des expressions venues refléter l’horreur installé par le scénario.

Un thriller fantastique captivant !

Christophe BecMettez vos bonnets rouges pour lire cet album car il respire le commandant Cousteau à plein nez. Voguant entre un documentaire de ce célèbre explorateur marin grâce à une découverte paléozoïque majeure lors d’une opération de forage sous-marine, tout en reléguant le requin du film «Les dents de la mer» à un rôle de figurant, Christophe Bec nous livre un thriller fantastique très captivant.

Ajoutez à cela un thème écologique de fond, accompagné d’un côté dénonciateur des grosses compagnies pétrolières et d’une intrigue familiale en arrière-plan, et vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer une minute pendant la lecture. De plus, l’auteur a choisi de découper son récit sous forme de puzzle de quelques pages, tout en jouant sur la chronologie du récit, ce qui contribue à construire son histoire de manière prenante et bien dosée. Et finalement, malgré quelques exagérations et une approche légèrement manichéenne (mais non dérangeante), l’auteur prolifique des Humanoïdes Associés parvient à installer cette nouvelle série de manière très prometteuse.

Le dessin réaliste et très lisible d’Eric Hénninot (« Alister Kayne »), pourvu d’excellents cadrages, sied parfaitement à ce récit subaquatique. De plus, avec une coloriste talentueuse (Delphine Rieu, « Les aquanautes ») qui peut tout doucement revendiquer le titre d’océanologue réputée, tout comme l’héroïne de ce récit, cette série prévue en huit tomes ne risque pas de prendre l’eau au niveau du graphisme.

Nouvelle série d’épouvante !

Christophe BecAvec ce premier tome de « Sarah », Christophe Bec livre un récit dans la lignée des ses œuvres précédentes et dans ce genre au sein duquel il excelle : le récit d’épouvante !

D’entrée, l’auteur installe une ambiance horrifique efficace en puisant dans les classiques du genre : le couple qui vient s’installer dans un chalet isolé au milieu de la forêt, une créature sanguinaire qui rôde dans l’ombre, une cave mal éclairée où l’on distingue uniquement les yeux rouges de la créature en question et des voisins pas vraiment normaux. Jusque-là : des grands classiques et rien de vraiment original.

Mais, en marge des clichés du genre, Christophe Bec livre également une héroïne qui ne va pas seulement devoir affronter ces éléments horrifiques, mais qui doit également affronter ses propres démons. Une protagoniste principale schizophrène qui dialogue avec une voix dissimulée au fond de sa tête, issue d’événements traumatisants du passé. De plus, le scénariste va situer son récit au sein d’un petit village qui semble dissimuler un lourd secret et lancer son héroïne dans une enquête intrigante. Le danger guette donc constamment, l’ambiance est pesante et la tension monte au fil des pages : une belle réussite !

Au niveau du graphisme, Stefano Raffaele accompagne parfaitement l’atmosphère lourde installée par le scénario. Tout comme pour la série « Pandémonium », le duo Christophe Bec – Stefano Raffaele livre donc une excellente mise en place, qui donne envie d’en apprendre plus.

 Un puzzle d’événements surnaturels !

Christophe BecAvec ce premier tome de « Prométhée » Christophe Bec livre à nouveau une mise en place dont il a le secret, tout en marquant son retour au dessin. Un tome d’introduction qui pose le décor, les personnages et ce fameux suspense qu’il entretient si bien.

En mêlant l’histoire mythologique de Prométhée, la conquête spatiale et les conquistadores, l’auteur livre une mise en bouche aussi riche que déconcertante. Flashbacks abruptes, abondance d’informations scientifiques, mythologie grecque, horreur et jonglage avec le temps et l’espace sont au programme. Ajoutez à cela une série d’événements surnaturels abracadabrantesques qui s’abattent systématiquement sur la Terre à 13H13 UTC et vous obtenez un récit que l’on pourrait qualifier de « n’importe quoi » si ce n’était Christophe Bec au scénario. Car, à nouveau, malgré les nombreux allers-retours, la complexité et l’abondance d’événements totalement inexpliqués, l’auteur parvient à livrer une mise en place parfaitement maîtrisée et pour le moins intrigante. Arrivé à la dernière planche, il faudra à nouveau constater que l’auteur n’a pas son pareil pour gérer son suspense.

Graphiquement, Christophe Bec livre à nouveau un style photographique qui a le mérite d’accentuer l’aspect réaliste de l’histoire, avec toujours l’inconvénient de livrer un dessin un peu trop figé. La colorisation de Sébastien Gérard est très réussie.

Une question capitale demeure cependant à la fin de ce premier volet : comment l’auteur parviendra-t-il à faire retomber toutes les pièces de ce puzzle dans un ensemble cohérent ? Faudra-t-il une intervention divine ou le talent de Bec suffira-t-il ?

Un bled mystérieux !

Christophe Bec« Redemption » est déjà la troisième collaboration entre Christophe Bec et Paulo Mottura, après « Carême » et « Deus ».

En suivant les pas du personnage central, Chogan Tomkins, le lecteur se retrouve dans un bled peu accueillant nommé «Death or Redemption». Une petite ville peu chaleureuse qui compte 423 âmes, toutes plus farfelues les unes que les autres. Mais surtout une ville dont on ne ressort pas si facilement.

A travers quelques flashbacks, le lecteur en apprend un peu plus sur le passé de Chogan Tomkins, mais se retrouve pour le reste assez perdu au milieu de cette étrange bourgade. Excepté le mystère qui entoure cette ville, il n’y donc pas grand-chose de concret à se mettre sous la dent lors de ce tome de mise en place.

Au niveau du graphisme, Paulo Mottura saisit parfaitement l’ambiance étrange de ce bled et livre une galerie de personnages assez amusante.

Arrivé à la fin de ce premier volet, le lecteur ne sait pas encore où les auteurs veulent l’emmener et personnellement, j’en ressors assez déçu.

Un casse dans le fin fond de la Sibérie !

Christophe BecAprès une saga basée sur le chiffre 7 (7 tomes, 7 missions à haut risque, 7 équipes de 7 hommes décidés à réussir, et un défilé de 7 scénaristes et 7 dessinateurs différents), David Chauvel lance une nouvelle collection basée sur un concept commercial similaire. Cette nouvelle série-concept sera à nouveau composée de one-shots indépendants, proposés par des auteurs différents et ayant comme sujet commun, le montage d’un casse d’envergure. Ce sont Christophe Bec et Dylan Teague qui se chargent du premier volet de cette saga prévue en 6 tomes.

Le décor de ce premier casse est une mine de diamants située dans le fin fond glacé de la Sibérie. Si l’endroit est aussi inhabituel qu’hostile pour effectuer un casse, la trame de ce braquage est cependant assez classique, incluant le traditionnel repérage, l’élaboration du plan et le casse en lui-même. Mais malgré un scénario peu surprenant, Bec parvient à livrer une histoire intéressante. La narration est parfaitement maîtrisée, les personnages suffisamment développées, le rythme parfaitement géré et la fin aussi inattendue qu’efficace.

Même constat au niveau du graphisme ! Pour sa première apparition au sein du neuvième art franco-belge, Dylan Teague livre de l’excellent boulot : un trait précis et réaliste, une mise en scène irréprochable et une colorisation adéquate. La couverture est également réussie, même si elle ‘spoile’ un peu trop …

Bref, un très bon premier tome !

Huis-clos au fond des égouts ! 

Christophe BecAvec une saga signée Christophe Bec, on se dit qu’on aura droit à un récit horrifique de qualité, mais bon, quand on est invité à faire un voyage au cœur des égouts, on a également beaucoup de chance de tomber sur une grosse merde ! Cette première partie de diptyque se situe un peu entre les deux, ce n’est certainement pas le meilleur récit de Bec, mais c’est très divertissant, avec quelques scènes horrifiques parfaitement maîtrisés.

Ce premier volet propose donc une petite visite guidée au sein des égouts de la ville de Megalopol. Les deux personnages centraux sont assez classiques, avec d’un côté un ancien superflic hanté par la mort de son co-équipier et de l’autre, une scientifique qui veut vérifier les rumeurs concernant des créatures mutantes vivant dans les profondeurs.

Si le suspense est parfaitement maîtrisé et que le gigantesque réseau souterrain permet d’installer un huis-clos efficace, le scénario demeure tout de même très classique. La faune crypto-zoologique est bien exploité, mais on est quand même très loin du niveau d’Alien.

Au dessin, Stefano Raffaele signe ici sa troisième collaboration avec Christophe Bec, après « Pandémonium » et « Sarah ». l’Italien parvient à restituer l’atmosphère pesante qui règne dans les sous-sols et propose un bestiaire intéressant. Je l’ai trouvé plus efficaces sur les scènes souterraines, qui dominent heureusement cet album.

Suite et fin lors du tome suivant !

Mon TOP Bec :

  1. Sanctuaire
  2. Carthago
  3. Pandémonium
  4. Le Casse – Diamond
  5. Bunker
  6. Prométhée 
  7. Sarah
  8. Under
  9. Redemption