Archive for the Nicolas Pothier Category

Nicolas Pothier et Johan Pilet – Ratafia, Un besoin de Consolation (Tome 7)

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Franco-Belge, Glénat, Nicolas Pothier, One-shots, [DL 2014], [Grand public] with tags on 24 septembre 2014 by Yvan

Les pirates s’attaquent au monde de l’édition !

Nicolas Pothier et Johan Pilet - Ratafia, Un besoin de Consolation (Tome 7)Après des vacances bien méritées sur une île déserte, le Capitaine et son épouse Jeanne reprennent du service à bord d’un Kouklamou dont les cales débordent d’or. L’équipage a en effet profité de l’absence du Capitaine pour faire du zèle, sans se soucier d’une ligne de flottaison au plus bas, qui a pourtant eu des conséquences désastreuses sur le bien le plus précieux du Capitaine : sa bibliothèque ! Le plus grave est que parmi les livres ravagés par les infiltrations d’eau, se trouvait un ouvrage emprunté à la Fameuse Bibliothèque Inter-mer (FBI), dont les règles sont des plus strictes : « saisie totale des biens de l’emprunteur en cas de non-retour du livre »… Bref, autant dire adieu à leur précieux trésor !

Après un premier cycle de quatre volets absolument hilarants, Nicolas Pothier privilégie les récits autonomes. Après un one-shot aux parfums d’Azie et un tome à la recherche de l’opéra idéal sur les eaux du fleuve Mamazone, en pleine forêt tropicale, ce septième volet navigue en direction du monde des livres.

La recherche d’un exemplaire du bouquin intitulé « Consolation », sous peine de devoir payer une amende colossale, n’est évidemment qu’un nouveau prétexte pour délivrer de l’humour, des clins-d’œil cocasses, des dialogues délirants et des jeux de mots bien réfléchis. Si la culture nippone, puis la musique faisaient encore l’objet des délires des deux tomes précédents, les auteurs s’attaquent maintenant au monde de l’édition et de la distribution. De la librairie indépendante aux grandes enseignes, en passant par les bibliothèques et la crise du livre, les auteurs multiplient les vannes sur fond de course-poursuite entre l’équipage du Kouklamou, à la recherche d’un exemplaire de « Consolation », et la FBI.

Au niveau du graphisme, Frederik Salsedo ayant quitté le navire, c’est Johan Pilet qui mène la barre de main de maître depuis deux tomes. Après avoir collaboré avec Nicolas Pothier sur « Caktus », il parvient à rester fidèle à l’univers graphique de la série et entretient avec brio l’esprit totalement loufoque de cette aventure maritime.

Ce n’est certes probablement pas le meilleur tome de cette excellente série, mais le plaisir de voguer en terrain connu, à la recherche de la moindre vanne cachée, demeure intact… et c’est bien là le principal !

Lancez-vous donc vite à l’abordage de votre librairie favorite… tant qu’elle existe encore… ou courez l’emprunter à la bibliothèque… en faisant bien attention aux amendes !

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Nicolas Pothier et Johan Pilet – Ratafia, Fitzcarraldies (Tome 6)

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Glénat, Nicolas Pothier, One-shots, [DL 2013], [Grand public] with tags on 5 avril 2013 by Yvan

J’adore Ratafia !!!

Nicolas Pothier et Johan Pilet - Ratafia, Fitzcarraldies (Tome 6)Depuis leur aventure japonaise, l’équipage de la Kouklamou doit supporter les chants de Cecilio de Bovero, le plus grand ténor d’Amérique du Sud, récupéré sur l’île de Polempoix. Le Capitaine, plus amoureux d’art que d’or, s’est en effet mis en tête d’aider le célèbre artiste à construire un opéra en pleine jungle mamazonienne. Les autres pirates ne l’entendent initialement pas de cette oreille, mais en échange de leur collaboration, le chanteur aux grands airs promet de les conduire vers le mythique Eldorado !

Après un premier cycle de quatre volets hilarants et un one-shot aux parfums d’Azie, il aura donc fallu attendre près de cinq ans pour retrouver les sympathiques pirates de Nicolas Pothier. S’inspirant librement du film Fitzcarraldo de Werner Herzog, avec Klaus Kinsky et Claudia Cardinale, ce sixième volet met les voiles sur les eaux du fleuve Mamazone, en pleine forêt tropicale.

Les retrouvailles avec le Capitaine Charles, Romuald, Jeanne et leurs compagnons d’infortune s’effectue en musique, sur un scénario aussi riche en rebondissements qu’en fausses notes. Le chanteur de pacotille qui rythme cet album de chansonnettes populaires plonge les flibustiers de la Kouklamou dans une galère certes improbable, mais toujours aussi amusante. Cette nouvelle aventure particulièrement musicale n’est évidemment qu’un prétexte pour délivrer de l’humour, des clins-d’œil cocasses, des dialogues délirants et des jeux de mots bien réfléchis. Si la culture nippone faisait encore l’objet des délires du tome précédent, les auteurs s’attaquent maintenant au western et à tout ce qui touche à la musique, dont les fameux castings des émissions de télé-réalité tels que Star Academy, Nouvelle Star ou The Voice.

Au niveau du graphisme, Frederik Salsedo ayant quitté le navire, c’est dorénavant Johan Pilet qui mène la barre. Ce dernier avait déjà collaboré avec Nicolas Pothier sur Caktus et parvient à rester fidèle à l’univers graphique de la série. De la reprise de la couverture d’un album de Tintin aux traditionnels têtes de mort volantes qui viennent accentuer les inévitables bides, il entretient brillamment l’esprit totalement loufoque de cette aventure maritime.

À force de chanter le même refrain, Ratafia pourrait finir par lasser au fil des tomes, mais c’est surtout le plaisir de voguer en terrain connu, à la recherche de la moindre vanne cachée, qui subsiste et impose progressivement cette saga comme un classique du genre. Au risque de se tordre de rire, il est donc fortement conseillé de se lancer à l’abordage de cette cargaison d’humour fin et décapant !

Venez discuter de cet album sur BDGest.

[Auteur à découvrir] Nicolas Pothier

Posted in Auteurs à découvrir, Franco-Belge, Milan, Nicolas Pothier, [Accessible] with tags on 9 avril 2011 by Yvan

Ma série humoristique préférée !

Nicolas Pothier ratafiaExcellent ! Je crois que je viens de découvrir le même plaisir qu’Obélix quand il croise ses pirates favoris dans un album de « Asterix ». Moi, mes pirates favoris, ce sont ceux de Ratafia dorénavant !

L’album commence avec l’entrée en scène extraordinaire de ce petit marin excentrique qui s’annonce comme le nouveau capitaine du navire. Après avoir bluffé l’ancien capitaine Charles aux cartes, il parvient à bluffer l’équipage et le lecteur avec son audace.

Ce petit personnage mystérieux, qui n’est pas intéressé par les trésors mais plus par la littérature, la peinture et la sculpture, va changer la vie de cet équipage qui finira par danser en tutu et par abandonner des trésors.

Cette aventure de pirates humoristique est pourvue de dialogues bourrés de jeux de mots et de finesse. Un mélange d’humour, de finesse, de dérision, de poésie, de critique sociale (avec les fameux Dos Fixes) et de fraîcheur qui se retrouve dans les dialogues ainsi que dans le dessin.

Mélange d’absurdité et de subtilité pour un tome que je ne peux que conseiller !

Dix histoires courtes dans le genre polar noir !

voiesoff nicolas pothierAprès l’excellente série à succès « Ratafia » chez le même éditeur, Nicolas Pothiers nous livre un nouvel album dans un style totalement différent. En collaboration avec Yannick Corboz (avec qui il a déjà publié « Woody Allen » chez Nocturnes) il nous livre ici dix histoires courtes en jouant habilement avec les ingrédients et clichés du polar noir et avec une voie off non dépourvue d’humour noir.

J’ai particulièrement aimé la deuxième partie de l’album (à partir des caramels à la fraise), la qualité des chutes de ces histoires courtes et le décalage entre l’image et la voie off.

Le format comics se prête admirablement bien à ces histoires courtes, ainsi que le dessin dynamique, la colorisation et le découpage efficace de Yannick Corboz.

Chasse au traître dans une ambiance western !

Junk Nicolas Pothier« Come back »: voilà un titre peu commun pour un premier tome. Il colle pourtant parfaitement à l’histoire de ces anciens hors la loi qui se réunissent quinze ans après leur dernier méfait afin de se lancer à la poursuite d’un magot qui devrait pouvoir leur assurer une belle retraite.

Une équipe de voleurs qui se réunit pour un ultime coup, le fameux trésor des confédérés, … pas très original me direz-vous. C’est évidemment bien mal connaître Nicolas Pothier qui, avec « Ratafia » et « Voies off », a déjà montré qu’il aimait faire dans l’originalité. Les lecteurs de « Ratafia » ne seront donc pas surpris de découvrir que le trésor est ici fictif et le come-back une excuse afin de démasquer celui qui a trahi la bande Hank Williams il y a quinze ans. La classique chasse au trésor s’avère donc finalement être une chasse au traître bien plus originale.

L’expédition des six ex-collègues se retrouve ainsi au second plan de cette histoire qui va surtout mettre en avant les relations entre les différents protagonistes. Au fil des pages, le lecteur va découvrir les rancœurs, les souvenirs qui unissent et divisent ces cowboys. La mise en place des différents personnages est très réussie et pourrait faire jalouser le directeur de collection de la série « Sept ».

Si les personnages sont un des points forts de cet album, la narration en est un autre. Les dialogues non dénués d’humour de Nicolas Pothier font à nouveau mouche et certaines répliques m’ont à nouveau fait pouffer de rire.

Et puis, last but not least, il y a le style graphique directement identifiable de Brüno (« Inner City Blues », « Biotope »). Un dessin d’une grande lisibilité, des personnages légèrement caricaturaux, tout en rondeur et extrêmement attachants. Un dessin atypique pour une série de western et une belle colorisation de la part de la coloriste attitrée de Brüno, Laurence Croix.

Une première partie de dytique bien sympathique.

Mon TOP Nicolas Pothier :

  1. Ratafia
  2. Junk
  3. Voies off