Archive for the BD du mercredi Category

Denis Bajram – Universal War Two, L’exode (Tome 3)

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Franco-Belge, Quadrant, Séries, [DL 2016], [En cours], [Grand public] with tags , on 19 décembre 2016 by Yvan

Le retour de Kalish !

Denis Bajram - Universal War Two, L’exode (Tome 3)Avec « L’exode », le lecteur arrive à la moitié de cette seconde épopée galactique, qui se déroule treize après la victoire contre les CIC, quarante-trois ans après la destruction de la Terre et deux cents quatre-vingt-dix-neuf ans après la création de Canaan. Dans « Universal War Two », c’est l’apparition de gigantesques triangles noirs qui plongent les descendants de Kalish dans une nouvelle crise, abandonnant le lecteur en plein suspense à la fin du tome précédent, suite à l’anéantissement du Soleil et de la planète Mars. Denis Bajram avait déjà fait fort en détruisant notre belle Terre lors d’ « Universal War One » et il remet donc le couvert de plus belle lors de cette suite, surtout que c’est dorénavant Canaan qui se retrouve enveloppée d’une sorte de sphère noire mystérieuse qui menace de la faire disparaître à son tour.

Si les deux volumes précédents présentaient cette nouvelle menace, tout en proposant quelques scènes spectaculaires, celui-ci s’attaque principalement au développement psychologique des personnages. Il faut bien avoué qu’à ce niveau-là, comparé à l’équipe de têtes brûlées du premier cycle, Théa et ses amis faisaient bien pâle figure. Jusqu’à présent, le lecteur devait en effet se contenter du caractère bien trempé de Théa, mais il peut dorénavant se réjouir du retour de Kalish… même si la contribution de ce dernier demeure jusqu’ici plutôt maigrichonne…

Multipliant les théories afin d’expliquer ce qu’il se passe, Bajram propose une intrigue qui se déroule à encore plus grande échelle que la première, emmenant les protagonistes en dehors du système solaire et en faisant progressivement monter la pression grâce à cette mystérieuse menace qui s’étend de manière exponentielle. L’auteur s’amuse également à démontrer les limites de cette civilisation fondée par Kalish, où les jeunes, une fois déconnectés du réseau, semblent totalement perdus…

L’auteur continue donc de poser les pièces de ce nouveau puzzle en six tomes, tout en jonglant comme nul autre avec les sauts et les paradoxes temporels. De plus, ceux qui trouvaient la nouvelle héroïne un peu « légère » par rapport aux personnages du premier cycle, se réjouiront du retour de Kalish au sein de l’équation. Et pour couronner le tout, visuellement, Bajram continue d’en mettre plein la vue avec des planches d’une grande puissance. Passant de tons froids, qui accompagnent avec brio ce vide spatial plongé dans le noir, à des ambiances plus chaudes lors des attaques, la colorisation n’est évidemment pas en reste.

Bref, ce qui se fait de mieux dans le genre SF et… avec trois autres tomes au menu, plus un troisième cycle (Universal War Three) de six tomes, les bédéphiles ont vraiment de quoi se réjouir.

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top BD de l’année !

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Luc Brunschwig et Cécil – Holmes, Livre IV, La Dame de Scutari

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Franco-Belge, Futuropolis, Luc Brunschwig, Séries, [Accessible], [DL 2015], [En cours] with tags , on 16 décembre 2015 by Yvan

Les femmes de l’Angleterre Victorienne !

Luc Brunschwig et Cécil - Holmes, Livre IV, La Dame de ScutariEt bien, le moins que l’on puisse dire, c’est que la petite vieille qui orne la couverture aura mis du temps à arriver en librairie. Au rythme d’un tome tous les trois/quatre ans, les fans de cette saga doivent d’ailleurs s’armer de patience. Et oui, dans un monde du neuvième art où la vitesse prend de plus en plus le pas sur la qualité, il reste encore quelques irréductibles Gaulois qui prennent le temps de peaufiner chaque case jusque dans les moindres détails, certes au détriment du rythme de parution (et probablement de leur portefeuille), mais, mon Dieu, que l’Art en ressort grandi. Les planches que livre Cécil (Le Réseau bombyce) sont époustouflantes de réalisme et font preuve d’un souci du détail impressionnant. Les vignettes semblent issues d’un vieil album photo et plongent le lecteur dans une ambiance rétro qui colle parfaitement à l’Angleterre Victorienne d’antan. Les jeux d’ombres sont à nouveau splendides et son lavis monochrome accompagne avec brio les allers-retours effectués dans le temps (bleu-gris pour le présent, sépia pour le passé). Cet album est donc le fruit d’un travail d’orfèvre, que tout bédéphile se doit d’applaudir à deux mains… sans trop regarder sa montre.

L’autre avantage de ce rythme de parution assez lent est qu’à chaque tome, je dois relire tous les précédents et pour un type comme moi, qui a la mémoire en compote, c’est un véritable plaisir de redécouvrir chaque album, avant d’arriver à celui-ci, où Luc Brunschwig a visiblement choisi de mettre les femmes à l’honneur. Il y a tout d’abord Violet, la mère de Mycroft et Sherlock, qui joue un rôle central dans ce quatrième volet, de la naissance de Sherlock jusqu’au chevet de sa nourrice, en passant par sa participation à la guerre de Crimée. Il y a ensuite Miss Nightingale, la célèbre infirmière de Scutari, qui multiplie les révélations concernant le passé des Holmes. Mais il ne faudrait pas oublier Judy Brown, la jeune femme de l’East End condamnée pour un double infanticide, Miss Bannister, l’ancienne nourrice de Sherlock, et l’infirmière à la jambe de bois qui prend soin de Siger Holmes. Mais attention, Brunschwig (Lloyd Singer, Le sourire du clownUrban, Car l’enfer est ici, Les enfants de Jessica, La mémoire dans les poches, Bob Morane) ne délaisse pas pour autant les hommes de cette saga, car le docteur Dudley Parks est également omniprésent, tandis que Mycroft continue de jouer un rôle de plus en plus intriguant.

Le fait de développer la psychologie des proches de Holmes permet donc de mieux cerner la personnalité complexe du célèbre détective et d’en apprendre plus sur son passé. En creusant le mystère qui entoure le héros de Conan Doyle, Brunschwig rend non seulement hommage à son créateur, mais parvient également à faire revivre Holmes au détour de chaque case de cet œuvre qui se déroule pourtant après sa mort. Les différents récits se croisent avec brio et Brunschwig ne serait pas Brunschwig, s’il ne profitait pas de l’occasion pour aborder des thèmes sociaux. Il dresse non seulement un portrait particulièrement convaincant de l’Angleterre Victorienne et de ses femmes, mais profite également du procès de l’empoisonneuse de L’East End pour pointer du doigt l’industrie et les riches qui exploitent les pauvres.

Incontournable !

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top BD de l’année !

Ils en parlent également : Yaneck

Laurent-Frédéric Bollée et Philippe Nicloux – Matsumoto

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Franco-Belge, Glénat, One-shots, [Accessible], [DL 2015] with tags on 2 novembre 2015 by Yvan

Les coulisses de l’attentat dans le métro de Tokyo !

Laurent-Frédéric Bollée et Philippe Nicloux - MatsumotoAprès l’excellent « Terra Australis », Laurent-Frédéric Bollée et Philippe Nicloux livrent un nouveau roman graphique, qui nous propulse cette fois-ci dans les coulisses de l’attentat au gaz sarin du 20 mars 1995 dans le métro de Tokyo.

Si les événements vont inévitablement nous amener au Japon, les auteurs démarrent cependant ce nouveau one-shot là où ils nous ont emmenés avec tellement de brio lors de leur précédente collaboration. C’est en effet en Australie que la secte Aum s’attelle à produire le fameux gaz sarin et à le tester sur des moutons. Si l’approche chronologique des faits nous invitera ensuite à suivre le test « grande nature » sur des humains dans la ville de Matsumoto en juin 1994 avant de nous conduire dans le métro de Tokyo, les auteurs signent également un récit choral qui invite à suivre le destin de plusieurs personnes qui seront mêlées aux attentats. C’est très bien vu car cette approche permet à sortir les victimes de Aum de l’anonymat, augmentant ainsi l’empathie du lecteur. Des pratiques d’endoctrinement aux préparatifs de l’attaque, en passant par un portrait peu reluisant du gourou fondateur de la secte, les auteurs proposent ainsi plusieurs angles de vue sur la tragédie qui se prépare.

Le trait réaliste de Philippe Nicloux accompagne avec grande efficacité et lisibilité la mise en scène de cet horrible acte terroriste.

Un bon one-shot !

Pascal Rabaté et David Prudhomme – Vive la marée !

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Franco-Belge, Futuropolis, One-shots, Pascal Rabaté, [Accessible], [Angoulême 2016], [DL 2015] with tags , on 26 octobre 2015 by Yvan

Une balade balnéaire contemplative !

Pascal Rabaté et David Prudhomme - Vive la marée !Etant assez fan du travail de Pascal Rabaté (Ibicus, Les petits ruisseaux, Le petit rien tout neuf avec le ventre jaune, La Marie en plastique, Bienvenue à Jobourg) et de David Prudhomme (La Marie en plastique, Rebetiko), je n’ai pas longtemps hésité à me procurer ce one-shot où ils œuvrent à quatre mains pour nous décrire le quotidien de touristes en vacances en bord de mer.

Ce récit choral invite le lecteur à effectuer une plongée dans la petite station balnéaire de Polovos plage. Des bouchons à l’allée au trousseau de clés perdu dans le sable, en passant par les séances de bronzage et les baignades, les auteurs suivent le ballet des vacanciers en passant constamment d’un personnage à l’autre. Survolant le quotidien des touristes et se mêlant aux différentes conversations/pensées, Pascal Rabaté et David Prudhomme livrent une histoire particulièrement contemplative.

Si graphiquement, il n’y a rien à redire, je sors néanmoins légèrement déçu de cette lecture. L’absence de fil rouge et le fait de constamment survoler des inconnus dont on n’apprend même pas le nom, m’a donné l’impression de tourner les pages vainement, sans vraiment avoir envie de découvrir la suite… Dommage !

Jacques Tardi – Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB, Mon retour en France

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Casterman, Franco-Belge, Guerre, Trilogies, [Avancé], [DL 2014] with tags , , , on 31 décembre 2014 by Yvan

La marche interminable de prisonnier à travers une Allemagne en déroute !

Jacques Tardi - Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB, Mon retour en FranceAprès avoir multiplié les ouvrages sur la Der des Ders, Jacques Tardi se penche pour la première fois sur la Seconde Guerre Mondiale. À l’origine de cette saga, il y a trois cahiers d’écolier datant des années 80, minutieusement remplis par René Tardi à la demande de son fils. C’est sur base de ces souvenirs écrits, ponctués de petits croquis pour mieux visualiser les choses, que l’auteur revient sur les évènements que son père a vécus pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Après un premier tome qui revenait sur les cinq années de captivité du sergent-chef René Tardi dans un camp de prisonniers : le Stalag II B, au nord de l’Allemagne en Poméranie, Jacques Tardi raconte le retour au pays de son père. L’avancée menaçante des Russes à l’Est incite les Allemands à évacuer les prisonniers du Stalag IIB. Le 29 janvier 1945 marque ainsi le début d’une longue marche forcée à travers un IIIème Reich qui s’écroule. Cet album raconte le long chemin de croix de prisonniers errant en colonne à travers un pays qui s’effondre. À travers des villages dévastés et sous des températures glaciales, René Tardi et ses compagnons d’infortune vont tenter de survivre, avec l’espoir de pouvoir un jour regagner leur liberté et leur patrie.

La narration de ces mois d’errance a inévitablement quelque chose de monotone. Les jours se suivent et se ressemblent : le froid, la faim, la fatigue, la cruauté de gardiens de plus en plus nerveux, une colonne qui enfile les kilomètres de marche avec peine et grande lenteur et cette impression de se perdre au fil de villages et de fermes qui se ressemblent souvent et dont le nom n’évoque pas forcément grand chose. Jacques Tardi utilise néanmoins tout son talent pour conserver l’attention du lecteur. Comme lors du volet précédent, il se met lui-même en images, sous forme d’un enfant en culottes courtes qui accompagne son paternel tout en le questionnant tout au long de son périple. Ce questionnement contribue à dynamiser le récit, tout en permettant d’y ajouter quelques touches d’humour et de recadrer ce témoignage personnel au sein de la grande Histoire. Je n’étais pas fan de cette approche narrative lors du tome précédent, mais cet accompagnateur virtuel permet ici de briser la monotonie de cette marche interminable.

Découpant ses planches en trois cases horizontales panoramiques, Tardi plonge le lecteur dans un rôle de spectateur, décrivant avec minuties le supplice enduré par tous ces prisonniers de guerre. C’est Rachel Tardi, la fille de l’auteur, qui se charge de la colorisation, rehaussant le travail de son père d’aplats gris et de quelques touches de couleur (pour les drapeaux par exemple). On peut même parler de saga familiale, car c’est Oscar (le fils), qui s’occupe de la documentation que l’on découvre en fin d’album.

« Mon retour en France » est un témoignage historique bouleversant, restituant avec brio le calvaire vécu par ces prisonniers français qui ont mis des mois à regagner leur patrie à la fin du conflit 40-45.

Suite et fin dans le troisième tome.

Wilfrid Lupano et Paul Cauuet – Les vieux fourneaux, Bonny and Pierrot (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Dargaud, Franco-Belge, Séries, Wilfrid Lupano, [DL 2014], [En cours], [Grand public] with tags , on 3 décembre 2014 by Yvan

Le retour des papis flingueurs !

Wilfrid Lupano et Paul Cauuet - Les vieux fourneaux, Bonny and Pierrot (Tome 2)Ah, revoilà les p’tits vieux de Lupano et Cauuet !

Si le premier tome revenait sur le passé d’Antoine, c’est cette fois-ci celui de Pierrot qui est mis à l’honneur. En se concentrant sur l’activiste du groupe, l’auteur lève le voile sur la communauté anarchiste du troisième âge « Ni Yeux ni Maître » qui multiplie les attentats gériatriques sur Paris, tout en développant en toile de fond une vieille histoire d’amour qui refait surface.

Les ingrédients qui ont fait le grand succès du premier tome sont à nouveau présents : des dialogues finement ciselés et particulièrement truculents, un enchaînement de situations cocasses qui mettent en avant des seniors qui refusent d’abdiquer et des personnages hauts en couleurs et terriblement attachants. Outre Antoine, Mimile et Pierrot, le lecteur a droit à quelques « nouveaux » personnages… enfin, pas si nouveaux que ça car ils ont tout de même déjà quelques kilomètres au compteur. Je pense notamment à Fanfan, la nonagénaire qui héberge une cellule de contestataires dans sa somptueuse demeure, tout en suivant des cours d’informatique pour devenir hackeuse, mais également à Jean-Chi, l’arme de guerre secrète et malodorante de l’organisation.

Si les répliques des différents protagonistes sont souvent à mourir de rire, l’aspect légèrement caricatural du dessin semi-réaliste de Paul Cauuet contribue également à l’expressivité de ces personnages extrêmement attachants et foncièrement humains. Le dessinateur avait déjà travaillé sur « L’Honneur des Tzarom » avec Wilfrid Lupano et livre une nouvelle fois de l’excellent boulot.

Si le volet précédent était un énorme coup de cœur et que celui-ci reste excellent, il est cependant (inévitablement) un cran en-dessous du premier. La barre était évidemment placée très haute et l’effet de surprise n’est certes plus au rendez-vous, mais il y a également d’autres raisons. Tout d’abord l’impression que, dans l’obligation d’exploiter le filon du premier tome au plus vite, les auteurs n’ont pas autant travaillé l’histoire, se « contentant » de mêler une série de sketchs/gags, dont certains sont parfois un peu poussifs, voire surjoués. Il y a également la manière dont Lupano pointe du doigt les dérives du monde capitaliste et individualiste dans lequel nous vivons qui est moins efficace. Alors que la tirade de Sophie était aussi amusante que pertinente lors du tome précédent, son spectacle de marionnettes écolo-moralisateur manque cette fois totalement de subtilité.

Bref, moins bon que le tome précédent, mais tout de même excellent ! Vivement le tome suivant, qui devrait logiquement s’attaquer au passé de Mimile.

Retrouvez également le premier tome dans la sélection officielle du Festival d’Angoulême 2015.

Ils en parlent également : Mo’, Jérôme, Noukette

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Fabien Toulmé – Ce n’est pas toi que j’attendais

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Delcourt, Encrages, Franco-Belge, Maladie, One-shots, [Avancé], [DL 2014] with tags , , on 26 novembre 2014 by Yvan

Amour paternel et tolérance !

Fabien Toulmé - Ce n'est pas toi que j'attendaisCe récit autobiographique de Fabien Toulmé est l’histoire de sa deuxième paternité. Ce qui aurait dû être un grand moment de bonheur tourne cependant au cauchemar pour ce père qui s’attendait à tout, sauf à une petite trisomique. Même si au final, il sera évidemment content qu’elle soit venue, ce n’est pas elle qu’il attendait…

Pour son premier one-shot Fabien Toulmé se met immédiatement à nu en racontant avec pudeur, délicatesse, sincérité et grande justesse la montagne russe de sentiments qu’il a traversé du rejet de ce bébé handicapé à l’amour inconditionnel envers cette attachante petite fille. Partageant les faiblesses et les doutes de ce jeune papa, ce témoignage intime fait non seulement preuve de grand courage, mais se révèle surtout très humain. Si certains propos, tel le titre, sont d’une dureté incroyable, l’histoire se termine heureusement sur un happy-end et le tout est servi avec une bonne dose d’humour et d’autodérision.

« Ce n’est pas toi que j’attendais » raconte donc le parcours d’un homme qui doit apprendre à aimer sa fille. Tout commence par l’angoisse des échographies, puis le déni du verdict et le rejet de cet être qu’il s’avère incapable d’aimer, dont il souhaite même initialement la mort et qu’il sera incapable de prendre dans ses bras. Si la maman de Julia et sa grande sœur ont visiblement moins de mal à accepter l’handicap, le chemin parcouru par l’auteur est beaucoup plus long et douloureux, mais l’emmènera également vers l’acceptation et le bonheur. Visuellement, les dessins et la colorisation aux teintes variantes permettent d’accompagner ce cheminement en douceur.

Bref, un excellent ouvrage sur les préjugés et sur la tolérance et une conclusion qui rassure : L’amour envers son enfant va au-delà de toute différence et de n’importe quel handicap ! Longue vie à toi Julia !

Ils en parlent également : Jérôme, Noukette

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