Archive for the Littérature Category

Mattias Köping – Le Manufacturier

Posted in Littérature with tags , on 19 janvier 2020 by Yvan

Une horreur… dont seul le lecteur sort gagnant !

Mattias Köping - Le ManufacturierCe livre me tentait depuis belle lurette (tout comme « Les Démoniaques », le précédent roman de l’auteur d’ailleurs), mais comme il n’est pas disponible en format E-book, j’ai mis un peu plus de temps à franchir le pas. Retour à la bonne vieille version papyrus donc, pour cette belle brique qui m’aura gardé éveillé la nuit… tout en me musclant les biceps. Il faudrait d’ailleurs vraiment que l’éditeur face un petit effort pour passer au numérique afin de préserver les pauvres lecteurs qui ne savent plus soulever une brindille sans se démettre le dos et qui ne parviennent plus à lire au-delà de la deuxième ligne des échelles Monoyer chez l’ophtalmologue. Mais bon, c’est une autre discussion et j’ai finalement survécu car quand on est vraiment accro, peu importe le flacon… pourvu qu’on ait l’ivresse… et c’est effectivement une lecture dont je suis ressorti totalement chancelant…

« Le Manufacturier » c’est un psychopathe qui vend les vidéos de ses massacres sur le Dark Web. C’est aussi un gamin qui a miraculeusement survécu au massacre de sa famille dans un petit village de Croatie en novembre 1991 et qui cherche dorénavant à retrouver les coupables. C’est également un flic du Havre qui ne respecte rien ni personne pour arriver à ses fins…

Si vous ouvrez « Le Manufacturier », ranger d’abord Casimir, Charles Ingalls et Jacques Martin dans un recoin bien éloigné de votre cerveau car dans l’univers de Mattias Köping personne ne sort gagnant, la petite maison dans la prairie a cramé avec tous ses occupants dedans, les enfants sont loin d’être heureux et les monstres sont tout sauf gentils. L’auteur importe en effet toutes les horreurs du conflit serbo-croate au cœur d’une vengeance sanguinaire qui ravive toute la haine et les blessures entre les peuples slaves, le tout saupoudré des pires vices du Dark Web et d’une bonne dose de corruption policière.

Génocides, tortures, viols, pédophilie, meurtres en série, prostitution, trafic d’êtres humains, corruption, drogue, mafia et crimes de guerre, Mattias Köping n’épargne rien ni personne et propose un polar d’une violence inouïe, qui plonge dans les méandres les plus sombres de la folie humaine. De très nombreuses scènes sont d’un sadisme ahurissant et souvent proches de l’insoutenable. Pour couronner le tout, l’auteur nous sert également une belle brochette de crapules en tout genre. Les âmes sensibles peuvent donc s’abstenir…

Mais, mon but n’est évidemment pas d’effrayer le chaland car ce pavé est un véritable page-turner, que j’ai dévoré en seulement quelques jours. Multipliant les lieux et les personnages, Mattias Köping développe plusieurs récits en parallèle, qui s’entrecroisent et s’imbriquent à merveille au fil des pages. De plus, à l’aide de chapitres courts et d’un style percutant qui contribue également à vous mettre KO, il parvient à insuffler un rythme incroyable à l’ensemble !

Une grosse claque !

Le Manufacturier, Mattias Köping, Ring, 548 p., 21,90€

Ils en parlent également : La culture dans tous ses étatsSangpagesPause polarsLivresse du noir, AnthonyUne souris et des livres, Un bon livre à lire, AudeElodieAnaïs, Sam, Entre deux livresMes mots sur les leurs, Un livre toujoursCollectif Polar, Tomabooks, Amandine, Mlle Javotte Books, Les plumes noires, Addiction PolarFranck’s BooksLa Papivore, Une lectrice à Paris, Livres addict, Le cygne noirUne vie toute simpleBoojum, Sang d’Encre Polars, Au chapitre130 livres, Louise

Clarence Pitz – Ineffaçables

Posted in Littérature with tags , , on 12 janvier 2020 by Yvan

Quand Bruxelles bruxellait !

Clarence Pitz – IneffaçablesMais comment ai-je pu louper la sortie de cet excellent polar qui, à l’instar de « Jeux de mains », se déroule quasiment dans mon jardin ? Heureusement que je peux compter sur mes collègues blogueurs pour éviter de passer à côté de petites pépites comme celle-ci. En l’occurrence, il me faut donc remercier le blog de Sangpages, qui a eu la bonne idée de mettre ce deuxième roman de l’auteure belge dans son bilan de 2019.

« Ineffaçables » démarre donc à Bruxelles, en 2016, au lendemain d’une vague d’attentats qui a mis la capitale sous tension et les forces de l’ordre sur les rotules. Ces derniers doivent cependant prévoir un bon stock de Red Bull car des fresques à caractère pornographique commencent à fleurir sur les murs de Bruxelles, tandis qu’en parallèle, une série de crimes particulièrement pervers sont commis quasi simultanément. Même Virgile Plisson, flic infirme relégué au placard, doit reprendre du service…

Utiliser un fait divers véridique, celui des fresques clandestines de Bruxelles, comme fil rouge d’un roman policier multipliant des meurtres liés à ces peintures murales, est une excellente idée car ce jeu de piste permet à Clarence Pitz de nous balader dans les quartiers populaires de la capitale. J’ai adoré me promener dans les rues de Bruxelles et croiser certains repères estudiantins qui ont animé ma jeunesse (Le Gauguin, la Jefke, la Marie Galante, …), surtout que depuis l’instauration du piétonnier je n’y vais quasiment plus.

Si la ville est quasiment un personnage à part entière, les autres protagonistes ne sont pas en reste. De l’inspecteur principal Karel Jacobs et ses problèmes personnels à cette adorable Monique qui promène son chien, en passant par la courageuse Samira (qui n’aura pas uniquement conquis le cœur de Vigile), l’auteure dresse le portrait de personnages plus vrais que nature et envers lesquels j’ai éprouvé énormément d’empathie.

Outre un cadre d’une grande richesse et des personnages extrêmement attachants, Clarence Pitz livre également un thriller parfaitement rythmé, parsemé d’humour, de références culturelles et d’expressions croustillantes bien de chez nous, que j’ai dévoré en moins de deux jours.

Bref, un roman coup de cœur qui me donne non seulement envie d’aller me dégourdir les jambes à Bruxelles, mais également de découvrir son premier roman « La parole du Chacal ».

Si tu ne sautes pas (sur ce livre), tu n’es pas Bruxellois !

Ineffaçables, Clarence Pitz, Editions Nouvelle Bibiliothèque, 510 p., 24€

Ils en parlent également : Branchés culture, Sangpages, Mes lectures du dimancheEntre deux livresPause polars, NigraFoliaLivrement Ka, Mylène, Indécise Book, Les plumes noires

Anne-Gaëlle Huon – Même les méchants rêvent d’amour

Posted in Littérature with tags on 8 janvier 2020 by Yvan

Quand la mémoire vacille !

Anne-Gaëlle Huon - Même les méchants rêvent d’amour« Même les méchants rêvent d’amour » invite à découvrir l’histoire de Jeannine, une adorable grand-mère qui, suite à des pertes de mémoire de plus en plus fréquentes, décide de consigner ses souvenirs dans un carnet qu’elle destine à sa petite fille. Lorsque cette dernière tombe par hasard sur ces écrits, elle découvre non seulement la vie bouleversante de sa grand-mère, mais également un étrange secret contenant de nombreuses zones d’ombre…

Inspirée par l’histoire de sa propre grand-mère, Anne-Gaëlle Huon livre une histoire, certes sans surprises, mais qui aborde le sujet de la vieillesse et des souvenirs qui s’envolent avec délicatesse et légèreté. Que ce soit au cœur de la maison de retraite où séjourne la grand-mère ou au sein de ce petit village provençal pittoresque, le lecteur fait la connaissance de nombreux personnages plus attachants les uns que les autres. Si l’auteure alterne passé et présent de manière particulièrement efficace, j’ai surtout apprécié les passages où elle invite à partager les réflexions du chien de l’un des habitants.

Bref, un roman feel-good tendre et sincère sur la vieillesse, qui invite à passer un excellent moment dans un petit village de Provence, au milieu de personnages attachants.

Même les méchants rêvent d’amour, Anne-Gaëlle Huon, Albin Michel, 368p., 19,90€

Ils en parlent également : Elora, Liseuse Hyperfertile, JujuDes bulles et des mots, Enpochezmoi, Mes mots sur les leurs, Les bulettes colorées, Mes petits délices livresques, Le nez dans les bouquins, Géraldine, Mon rêve d’été, Petite étoile livresque, De lecture et d’eau fraîche, Librairie en folie, Emma, Quelques livres en chemin, Christelle, Suzie

Romans : Le Bilan de 2019

Posted in DIVERS, Littérature with tags , , on 1 janvier 2020 by Yvan

Bonne année à tous !

C’est le moment des bonnes résolutions, mais également l’heure du bilan et l’occasion de remercier tous les blogueurs qui contribuent à me faire découvrir des auteurs et des titres… voire même à m’éloigner parfois du genre polar ! Je constate d’ailleurs que j’apprécie de plus en plus les romans chick-lit et les parutions jeunesse.

Grâce à vous, j’ai non seulement lu beaucoup de romans (sans parler de ma PAL qui déborde), mais surtout d’excellents titres car vous m’aidez à faire le tri parmi les (trop) nombreuses parutions. Vous m’avez ainsi incité à lire plus ou moins 80 romans cette année et voici ce que je retiens de ces nombreuses heures de lecture :

Mes coups de coeur de l’année :

Marie Pavlenko – Un si petit oiseau Joseph Ponthus – A la ligne, Feuillets d’usine Steve Cavanagh – Treize
Amélie Antoine – Raisons obscures Delphine de Vigan – Les gratitudes Olivier Norek – Surface
Søren Sveistrup – Octobre Virginie Grimaldi – Quand nos souvenirs viendront danser Franck Thilliez – Luca
R.J. Ellory – Le chant de l’assassin Niklas Natt och Dag – 1793 Marie Vareille – La vie rêvée des chaussettes orphelines
Victoria Mas – Le bal des folles Bénédicte Belpois – Suiza Bérengère Cornut – De Pierre et d’Os
Jérôme Loubry – Les refuges Luca Di Fulvio – Le Soleil des Rebelles Jean-Claude Grumberg – La plus précieuse des marchandises, Un conte

Les autres très bonnes lectures :

Michel Houellebecq – Sérotonine Mick Kitson – Manuel de survie à l’usage des jeunes filles Olivier Liron – Einstein, le sexe et moi
Philippe Lançon – Le Lambeau Hyam Zaytoun – Vigile Sarah Gysler – Petite
René Manzor – Apocryphe Grégoire Delacourt – Mon père Cédric Sire – Vindicta
Franck Bouysse – Né d’aucune femme Jón Kalman Stefánsson – Ásta Jean-Baptiste Andrea - Cent millions d’années et un jour
Victor Dixen – Cogito Karine Tuil – Les choses humaines Romain Puértolas – La police des fleurs, des arbres et des forêts

Excellent, mais découvert sur le tard :

Tim Willocks – La Religion Michaël Mention – Power Isabelle Duquesnoy – L’embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard
Pete Fromm – Lucy in the sky Yuval Noah Harari – Sapiens, une brève histoire de l’humanité Emilie Chazerand – La fourmi rouge

Encore une dose de bons polars pour les amateurs :

Fred Vargas – Temps glaciaires David Joy – Le Poids du monde Bryan Reardon – Jake
Estelle Tharreau – Mon ombre assassine Alex Michaelides – Dans son silence J.M. Erre – Qui a tué l’homme-homard ?
Jamey Bradbury – Sauvage Morgan Audic – De bonnes raisons de mourir Xavier Massé – L’inconnue de l’équation
Angelina Delcroix – Si je serais grande Collectif – Ecouter le noir Sarah Pinborough – Si je mens, tu vas en enfer
Karine Giebel – Ce que tu as fait de moi Paul Cleave – Cauchemar Ellison Cooper – Sacrifices

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2018 !

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2017 !

 

Paul Cleave – Cauchemar

Posted in Littérature with tags , on 1 janvier 2020 by Yvan

Jusqu’au bout !

Paul Cleave - CauchemarJ’avais déjà entendu parler de cet écrivain néo-zélandais, mais sans jamais franchir le pas. Un polar sombre, quelques avis positifs de blogueurs de confiance et un éditeur qui ne déçoit jamais dans le genre… et hop, je me lance dans ce cauchemar signé Paul Cleave !

Alyssa Stone, une fillette de sept ans qui a disparu.
Un suspect ligoté à une chaise.
Noah Harper, un flic local qui dérape tellement afin d’obtenir des aveux qu’il se retrouve limogé, divorcé et banni de la petite ville d’Acacia Pines.
Douze ans plus tard, Noah reçoit un coup de fil de son ex-femme… Une nouvelle disparition… Le cauchemar recommence !

« Cauchemar » c’est tout d’abord un bled perdu entouré de forêts et de lacs, où les randonneurs ont tendance à se perdre et où les habitants dissimulent de lourds secrets. Acacia Pines ne sera donc sans doute pas votre prochaine destination de vacances, mais la petite ville contribue néanmoins à installer une ambiance pesante et hostile tout au long du roman.

« Cauchemar » c’est aussi un héros aux valeurs nobles, mais aux méthodes musclées, dont le retour à Acacia Pines n’est pas vraiment vu d’un très bon œil. Un justicier qui n’a pas froid aux yeux et qui fait preuve d’une détermination hors norme. Bref, le genre de héro bien droit dans ses souliers que j’affectionne.

« Cauchemar » c’est surtout un page-turner qui démarre fort, sur une scène de torture violente, et qui parvient à garder le lecteur sous tension jusqu’au cliffhanger final. Ce thriller parfaitement rythmé, narré à la première personne et débordant d’action s’avère en effet d’une efficacité redoutable et m’a un peu fait penser à l’excellent « La mort selon Turner » de Tim Willocks.

A défaut de provoquer des cauchemars, ce roman haletant au possible pourrait bien vous faire passer une nuit blanche…

Cauchemar, Paul Cleave, Sonatine, 448p., 22€

Ils en parlent également: La culture dans tous ses états, Lord Arsenik, EmOtionSStelphique, Livresse du noir, Elodie, Ma voix au chapitreLire & courir, Aude, Evasion polar, Un livre un crayon l’addition, Dup

Romain Puértolas – La police des fleurs, des arbres et des forêts

Posted in Littérature with tags on 29 décembre 2019 by Yvan

Des morceaux dans la confiture !

Romain Puértolas - La police des fleurs, des arbres et des forêtsN’ayant pas du tout aimé « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea », j’étais plutôt réticent à lire un autre roman de cet auteur. Mais, comme il s’attaque au polar, que les avis semblent positifs, que j’ai apprécié sa nouvelle dans « Ecouter le noir »… et que je suis d’une faiblesse rare, je me suis finalement jeté sur cet ouvrage au titre plutôt intriguant.

« La police des fleurs, des arbres et des forêts » se déroule en 1961, dans une petite bourgade bucolique où le crime n’a jamais sévi. Pourtant, le corps de Joël, 16 ans, vient d’y être découvert dans une cuve à confiture de l’usine du coin. Le corps ayant été découpé en morceaux, soigneusement répartis dans huit sacs des Galeries Lafayette, un inspecteur de la ville est dépêché sur place afin de démasquer au plus vite le coupable de ce crime odieux !

Probablement inconscient du fait qu’il jouait son avenir dans ma bibliothèque, Romain Puértolas se la pète dès les premières pages en promettant « une histoire policière pas comme les autres » et « un coup de théâtre final époustouflant qui remet tout le récit en cause ». Comme l’auteur était déjà dans la ligne de mire du chroniqueur impitoyable que je suis, j’étais forcément déjà au taquet avant d’entamer le récit, mais suite à cet avertissement débordant de prétention, j’ai carrément entamé la lecture muni d’une loupe, d’une hache parfaitement aiguisé et d’un cerveau en ébullition. Du coup, il ne m’aura pas fallu 30 pages et quelques tournures de phrase suspectes pour découvrir le pot aux roses…

Vous voyez déjà le soufflé retomber et la mayonnaise ne jamais prendre ? Et bien non, car même en ayant deviné la révélation finale, le récit demeure excellent. Si certains s’amuseront forcément à relire le roman après avoir découvert le pourquoi du comment, j’ai donc eu l’occasion de suivre cette enquête en me doutant certes de sa finalité, mais en m’amusant probablement encore plus que les autres des quiproquos et des pirouettes effectuées par l’auteur afin de garder le lecteur en plein brouillard tout au long de cette investigation.

Une des originalités de ce roman est sa construction majoritairement épistolaire. Les lignes téléphoniques du petit village ne fonctionnant plus suite à un violent orage, l’inspecteur se voit en effet contraint de partager les avancées de ses investigations par écrit à madame le Procureur de la République. Je dois bien avouer que cette correspondance sous forme de lettres est assez savoureuse.

L’autre point fort de ce polar atypique sont les dialogues absurdes entre les paysans et le citadin venu enquêter. Autant j’avais trouvé l’humour dans « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » assez lourd, autant j’ai énormément apprécié la finesse de l’absurdité étalée tout au long des pages, insufflant beaucoup de légèreté au récit malgré un crime initial plutôt sordide. De plus, l’envie de découvrir l’identité et le mobile du coupable rendent ce roman particulièrement addictif.

Bref, un polar atypique, un peu dans la même veine que « Qui a tué l’homme-homard » de J.M. Erre, qui ne devrait pas uniquement plaire aux amateurs de polars !

Beaucoup aimé !

La police des fleurs, des arbres et des forêts, Romain Puértolas, Albin Michel, 352 p., 20,60€

Ils en parlent également: EmOtionSMes échappées livresques, Cannibal lecteur, Maud, Domi C Lire, Liseuse hyperfertile, Page après pagePetite étoile livresque, Girl kissed by fire, La marmotte à lunettes, AlexMarc, Branchés cultureCollectif polar, Tomabooks, Les cibles d’une lectrice « à visée », La Papivore, Un livre un crayon l’addition, Djouzy, Catherine, Leslie-Fleur, Au chapitre, Nath

Ellison Cooper – Sacrifices

Posted in Littérature with tags on 25 décembre 2019 by Yvan

Une grotte remplie d’ossements humains !

Ellison Cooper - SacrificesN’ayant pas lu le premier roman de cette série (et de l’auteure), je découvre l’agent spécial Sayer Altair et ses collègues lors de cette seconde enquête.

Tout démarre par la découverte d’une grotte remplie d’ossements humains dans un parc national de Virginie. Ce « cold case » semble à priori l’enquête idéale pour remettre une Sayer Altair, encore convalescente suite aux déboires du tome précédent (« Rituels »), dans le bain. Les apparences sont cependant souvent trompeuses et notre héroïne se rend très vite compte qu’elle vient à nouveau de tomber sur un solide os…

S’il ne faut pas spécialement avoir lu « Rituels » pour parvenir à suivre cette nouvelle affaire, le fait de lire ce roman en premier « spoile » cependant l’histoire précédente et enlèvera inévitablement une grosse partie du plaisir de lecture de ceux qui, comme moi, envisageraient de les lire dans le désordre.

Reprenant tous les codes du genre, Ellison Cooper livre une intrigue bien ficelée qui mêle habilement enquête policière riche en rebondissements et développement psychologique de personnages attachants. Le lecteur a également droit à une intrigue de fond au sein même du FBI qui s’étoffe visiblement au fil des tomes de la série. À l’aide de chapitres courts et de fausses pistes, l’auteure propose un page-turner au rythme effréné qui tient en haleine de la première à la dernière page.

Un thriller diablement efficace qui devrait ravir tous les amateurs du genre !

Sacrifices, Ellison Cooper, Cherche Midi, 448p., 23€

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