Archive for the [Angoulême 2007] Category

Loisel & Tripp – Magasin Général T1

Posted in BANDES DESSINÉES, Casterman, Franco-Belge, Loisel, Séries, [Angoulême 2007], [DL 2006], [En cours], [Grand public] with tags , on 5 février 2010 by Yvan

Magasin généralCet album nous ramène dans le fin fond du Québec des années 1920-30, dans la petite paroisse rurale de Notre-Dame-des-Lacs, habitée par quelques familles. En ouvrant cet album on va s’inviter au sein de cette petite communauté campagnarde québécoise au moment où elle vient de perdre Félix Ducharme, qui tenait le Magasin Général, la plaque tournante de ce petit village.

Comme tout l’équilibre de cette communauté repose entièrement sur le curé et le Magasin Général, Marie, la veuve de Felix, sera vite rattrapée par le quotidien du village et n’aura donc pas vraiment le temps de faire le deuil de son mari.

L’histoire, qui se ‘limite’ en fait à suivre le quotidien de cette communauté, est donc assez simple. Mais, cette simplicité du récit permet de mettre en avant le caractère des différents personnages, tous plus expressifs les uns que les autres.

Il y a d’abord Marie, toujours prête à rendre service, qui est une ode au courage des femmes dans ces moments difficiles. Et puis il y a ce curé vraiment attachant et non dépourvu d’humour qui est pour l’instant mon favori avec le sympathique charpentier. Et comment passer à côté de ces trappeurs qui sortent des bois entourés de mouches comme les trolls de la série « Trolls de Troy » (faut-il également craindre pour le look d’un éventuel coffret de cette trilogie ? ).

Tous les personnages sont tellement remplis d’humanité et de générosité que l’on ne s’étonnerait d’ailleurs pas de voir apparaître Charles Ingals au coin d’un des champs . Et afin d’augmenter l’authenticité de ce petit village dans la prairie, les auteurs (avec l’aide du montréalais Jimmy Beaulieu) ont également opté pour une narration franco-québécoise compréhensible des deux côtés de l’Atlantique et riche en expressions locales savoureuses.

Et que dire de ce dessin hybride Loisel – Tripp ? Régis Loisel (« Peter Pan », « La quête de l’oiseau du temps ») au crayonné des planches et Jean-Louis Tripp à l’encrage et à la finalisation des dessins. Une alchimie magnifique entre ces deux grands talents, qui nous reproduisent cette tranche de vie québécoise avec brio et nous livrent plusieurs planches muettes merveilleuses.

Bref, même si pour l’instant le scénario est un peu léger, on s’attache aux personnages dans ce premier tome d’une cohérence graphique remarquable. On apprécie et on va presque jalouser ce bonheur, cette quiétude, cette solidarité et cette tolérance qui animent cette microsociété harmonieuse dont la vie tourne autour du Magasin Général et de Marie. Quel contraste avec l’intolérance qui règne au sein d’une société articulée autour d’un petit écran !

Hostie !

Bajram – Universal War One T6

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Quadrant, Séries, [Angoulême 2007], [DL 2006], [Grand public], [Terminées] with tags , on 5 février 2010 by Yvan

Universal War OneFin en douceur de cette chronique rurale qui se lit en toute quiétude comme un long fleuve tranquille ! OK, c’était pour rire, je recommence : fin époustouflante et surprenante de cette grosse claque SF qui vous explose à la tronche dès le premier tome et vous tient en haleine pendant 6 tomes ! Ah, voilà qui est mieux comme intro, non ?

En parlant d’intro, comme tous les autres tomes, celui-ci commence avec un flash-back sur l’un des membres de l’escadrille Purgatory. Et seule logique respectée dans ce tome, c’est donc à Ed Kalish, le pilier de cette série, qu’est réservée l’introduction de ce dernier tome.

Une introduction qui commence d’ailleurs déjà très fort et qui est suivie d’une partie plutôt rétrospective sur les moments forts de la série, mais tout en délivrant certaines informations complémentaires qui bétonnent encore un peu plus ce scénario on ne peut plus solide et qui sont nécessaires afin de boucler la boucle et l’espace-temps (rien que ça).

Et puis vient la claque finale et la dernière surprise de taille de cette série au graphisme splendide et à la narration exceptionnelle. Et en dessert un petit bonus contenant un tableau synoptique et d’autres compléments d’information sur la série.

Une des meilleures séries de SF se termine, si pas la meilleure !

Takao Saito – Best 13 of Golgo 13

Posted in BANDES DESSINÉES, Glénat, Intégrales, Manga / Manhwa, [Angoulême 2007], [DL 2006] with tags , on 4 février 2010 by Yvan

Takao Saito - Best 13 of Golgo 13C’est le poignet encore douloureux d’avoir lu ce pavé de 1.328 pages que je tape un avis sur ce best of dédié au tueur à gage culte japonais répondant au nom de Duke Tôgô, alias Golgo 13.

Ce personnage manga emblématique est assez méconnu chez nous, et cela malgré une brève apparition de Golgo 13 en France dans le magazine ‘Le Cri qui tue’ dans les années 1970, et malgré les nombreux clins d’oeil au personnage dans d’autres manga.

Ce seinen (aux nombreuses adaptations animées) du début des années 1970 est d’ailleurs toujours en cours de publication au Japon et compte déjà plus de 170 épisodes et près de 30.000 planches dessinées. Cela explique en partie le choix de Glénat de commencer par éditer un Best Of alors que le personnage n’est pas encore vraiment connu chez nous.

Ce James Bond du manga au visage menaçant et au regard de lynx, qui fut créé en 1969 par Saito Takao, est un tueur à gages glacial, impassible, impitoyable et infaillible. Cette version japonaise du fameux 007, dont rien que le pseudo fait fuir ses adversaires, a également un certain talent pour séduire les femmes et est implacable concernant le choix de l’arme nécessaire à éliminer sa cible. Et même si au fond il est assez sympa, Golgo 13 n’aime pas que l’on fouille dans son passé, qu’il préserve à tout prix et qui reste un mystère pour tout le monde.

Glénat nous livre ici le top-13 des lecteurs japonais dans le sens de lecture japonais et en commençant le récit par le numéro 13 de ce ‘hit-parade’.

13. Dans un trou d’aiguille (2,5/5)
Une histoire assez classique de détournement d’avion et de prise d’otages, mais avec un sniper hors du commun nommé Golgo 13. Un récit de 1971 qui se déroule aux States, au milieu du FBI et de la CIA. Le tout est bien rythmé et pourvu d’un dessin clair et de personnages bien typés, malheureusement le dénouement de l’intrigue entre Golgo 13 et le FBI laisse le lecteur sur sa faim.

12. Le géant blanc (3/5)
Un récit datant de 1973 et qui se déroule au Guatemala. C’est dans un décor peu commun pour un japonais que se déploie cette histoire déjà légèrement plus recherchée, mais toujours assez simple. On retrouve Duke Tôgô en cow-boy qui se fait engager par le front armé révolutionnaire, toujours avec cette froideur et ce détachement qui font ici un peu penser à Durango (surtout qu’il fait également facilement tomber la seule femme qu’il croise dans l’épisode).

11. La reine du crime (3,5/5)
Cet épisode datant de 1979 nous emmène à Londres, puis à New York, en passant par une chasse à l’homme en Alaska, pour terminer en Islande. On sent déjà plus de maturité dans ce scénario de la fin des années 1970, où Golgo 13 va devoir déjouer le plan diabolique de Madge Penrothe et de son complice américain, le major Erick. Comme dans l’épisode 13, le récit est très bien rythmé à l’aide d’un compte à rebours (la date de publication du roman).

10. Une seconde sur 36.000 (3,5/5)
Un épisode datant de 1994 et qui se déroule à la prison de la santé en France. Golgo 13 va se voir confronté à une mission trop difficile pour son corps et va donc avoir recours à des substances illicites pour parvenir à remplir cette nouvelle mission, qui trouve son origine dans une vengeance familiale.

9. Le soldat bionique (4/5)
Golgo 13 va être attiré dans un piège par l’un de ses clients afin de tester les capacités d’un soldat bionique dans la jungle du Cambodge. Comme dans le récit précédent, l’on va de nouveau avoir recours à des produits dopants afin d’augmenter les capacités physiques déjà impressionnantes d’un homme. Un récit de 1993 simple mais efficace et qui se termine sur une boucle intéressante après nous avoir servi un affrontement tactique captivant.

8. Eva, errant vers l’océan (3/5)
Un scénario de nouveau plus ancien (1974) et plus simpliste, où l’on va surtout suivre une autre tueuse professionnelle nommée Eva. Mais un tome qui a tout de même le mérite de nous dévoiler pas mal de choses concernant la personnalité de Golgo 13, et en particulier concernant son professionnalisme et son côté impitoyable.

7. Le syndrome Okinawa (2,5/5)
Un récit datant de 1996, plus axé sur la politique et la tactique militaire et qui manque cruellement de rythme dans la première moitié. Un récit qui n’est pas très passionnant, avec une apparition tardive et brève de Golgo 13 et qui consiste surtout à essayer de deviner qui a engagé Golgo 13. Côté dessin, on retrouve un président des Etats-Unis qui a les traits de Clinton.

6. Les dernières volontés de Mao Ze Dong (3/5)
Afin de réaliser les dernières volontés de Mao Ze Dong, trois chinois vont tenter de retrouver un homme qui a disparu vers l’âge de 4-5 ans. Un récit de 1981, où l’on va retrouver des personnages et des liens vers le onzième épisode de cet album (La reine du crime). Mais, surtout, un tome qui ouvre une piste vers le passé et l’origine de Golgo 13 et c’est certainement pour cette raison qu’il a été choisi par les lecteurs japonais.

5. Tir en sol majeur (2,5/5)
Un récit de 1986 de moins de 50 pages au scénario pas vraiment époustouflant. Un Golgo 13 toujours aussi précis, mais qui évolue ici au sein d’une mission plutôt décevante.

4. Agent pathogène, niveau 4 (3,5/5)
Enfin une histoire où l’on retrouve Golgo 13 dès les premières pages de l’histoire. Pas vraiment de mission pour Golgo 13 dans ce récit de 1995, si ce n’est de sauver sa peau face à une épidémie du type Ebola qui fait rage. Un récit excellemment rythmé par la rapidité de ce virus foudroyant.

3. Meurtre chez les Serizawa (3,5/5)
Deux policiers japonais tentent de résoudre le meurtre de la famille Serizawa. On découvre une enquête passionnante, mais au dénouement abracadabrantesque. Mais si ce récit de 1975 a tout de même été choisi par les lecteurs japonais pour figurer dans ce Best Of, c’est indéniablement parce qu’on va y flirter une nouvelle fois avec le passé de Golgo 13, tout comme dans l’épisode 6.

2. Opération Big Safe (3/5)
C’est un peu ennuyeux que ce récit de 1969 (la première histoire de ce manga je pense) se retrouve en fin d’album, car après 11 épisodes le lecteur connaît déjà bien Golgo 13, alors que les protagonistes de ce récit connaissent à peine son nom. C’est légèrement perturbant et l’on peut donc se demander pourquoi l’ordre chronologique des épisodes n’a pas été respecté dans ce recueil. L’image de Duke Tôgô frappant violemment une femme au visage en début de tome, ne devrait pas être inconnue en France, car elle fut utilisée en couverture du magazine ‘Le cri qui tue’ au début des années 1970.

1. Kensaku Azuma, le japonais (3,5/5)
Un récit de 1972 où l’on va à nouveau flirter avec le passé de Golgo 13 en suivant l’enquête du célèbre journaliste américain, Mandy Washington. Malheureusement, étant donné que la chronologie n’est pas respectée dans ce recueil, on a déjà appris pas mal de choses concernant le déroulement de cette enquête.

Bref, un livre de qualité, avec un papier suffisamment épais malgré le nombre de pages démesuré. Les scénarii sont assez simplistes en général, mais souvent bien rythmés, plutôt passionnants et pourvu d’une narration agréable.

Par contre, si j’ai un conseil à vous donner : c’est de ne pas respecter l’ordre de publication des épisodes, mais de les lire dans l’ordre chronologique (c.à.d. les épisodes 2, 13, 1, 12, 8, 3, 11, 6, 5, 9, 10, 4 et puis 7).

Le dessin est très clair et les personnages bien typés et facilement reconnaissables, ce qui donne une excellente lisibilité tout au long des 1.328 pages. Au niveau des décors, le récit n’est pas monotone non plus, car on voyage beaucoup et croise donc beaucoup de décors différents d’une histoire à l’autre.

A 1,5 eurocent la page, cette brique manga vaut donc le détour … si vous avez le bras solide.

Et si ce recueil connaît le succès qu’il mérite, Glénat pourrait même envisager la publication des choix de l’auteur, voire de l’éditeur japonais.

Ruppert & Mulot – Panier de singe

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, L'Association, One-shots, [Angoulême 2007], [DL 2006], [Sélectif] with tags , on 4 février 2010 by Yvan

Ruppert & Mulot - Panier de singeUn an après et dans la lignée de « Safari monseigneur », Florent Ruppert & Jérôme Mulot récidivent au sein de la collection Ciboulette aux éditions de l’Association, avec ce nouveau récit d’histoires courtes sans aucune retenue et au graphisme audacieux.

Les histoires dans « Panier de singe » tournent autour de deux portraitistes/reporters aux occupations bizarres, allant d’un reportage sur des ébats zoophiles à une partouze pour gens mutilés, en passant par l’agression de prostitués. L’humour est très noir et souvent à la limite du douteux, mais parvient d’une manière ou d’une autre à ne jamais tomber dans l’excès.

La construction narrative est excellente, les scènes proposées malsaines ou absurdes, mais grâce à des dialogues indifférents à la monstruosité des scènes et à un graphisme sobre qui contraste avec la violence du sujet, les auteurs parviennent à créer un décalage délibéré et terriblement efficace entre le contenu et le contenant.

Les nombreuses inventions graphiques donnent à cet album un caractère OuBaPien (l’OuBaPo, acronyme d’Ouvroir de Bande-dessinée Potentielle, a été fondé en novembre 1992 au sein de l’Ou-X-Po et à travers la maison d’édition L’Association). Au milieu d’un découpage original et de planches incorporant par exemple le langage des signes dans les bulles on retrouve effectivement diverses stéréoscopies et autres phénakistiscopes dont on peut également retrouver les versions dynamiques sur http://www.succursale.org.

Bref, une bande dessinée qui est tout de même assez difficile d’accès à la base mais qui livre finalement une banalisation assez burlesque du macabre et qui, grâce à la narration décalée et au détachement créé par un graphisme audacieux, parvient à rester aux frontières du mauvais goût. Un ouvrage dont la richesse impose une deuxième lecture.

Kaiji Kawaguchi – Zipang T12

Posted in BANDES DESSINÉES, Kaiji Kawaguchi, Kana, Manga / Manhwa, Séries, [Angoulême 2007], [DL 2007], [En cours] with tags , , on 4 février 2010 by Yvan

Kaiji Kawaguchi – Zipang T12Après la tentative d’assassinat sur Hitler lors du tome précédent, visant à modifier à jamais le cours de l’Histoire, Takumi Kusaka poursuit sa mission en Europe et dévoile ici l’ampleur de son plan concernant la course au pouvoir atomique. Et si la première bombe atomique n’était pas lâchée sur le Japon, mais sur les Etats-Unis ?

Si la mission européenne de Kusaka est la plus intéressante à suivre pour les lecteurs francophones, Kaiji Kawaguchi (« Seizon Life », « Spirit of the sun », « Eagle ») continue également de développer les activités du Mirai en parallèle.

Tout en tentant de demeurer discret le Mirai poursuit ses opérations dans l’océan pacifique. Tandis que l’équipage tente de deviner les intentions de Kusaka, ils doivent intervenir lorsqu’un navire de transport est attaqué par un sous-marin américain. En faisant recueillir un naufragé qui a déjà rencontré Kusaka, l’auteur relance également cette partie de l’intrigue.

Bref, l’auteur continue de nous servir plusieurs faits historiques, accompagnés d’une sauce Zipang bigrement intéressante !

Julien Neel – Lou !

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Glénat, Séries, [Angoulême 2007], [DL 2006], [En cours], [Grand public] with tags , , on 4 février 2010 by Yvan

Julien Neel - Lou !Ce troisième tome débute avec un jeu de l’oie qui nous résume les deux albums précédents en guise d’introduction.

Tout comme Lou, avec la rentrée des classes plutôt confuse, j’ai eu du mal à retrouver l’ambiance des deux premiers tomes au début de ce troisième album. Avec le retour de Mortebouse, je me réjouissais déjà des dialogues et des discussions espiègles entre Lou et Mina, mais à la place, Lou se retrouve avec une nouvelle copine pas trop joyeuse. Le tout devient un peu plus sérieux et on rigole un peu moins. Et oui, c’est qu’elle grandit notre petite Lou du haut de ses 13 ans.

Heureusement, une fois en deuxième partie de tome, à partir de l’apparition furtive du père de Lou et en pleine crise d’adolescence, j’ai de nouveau été entièrement pris par le récit (tranche de rires à l’appui), et ceci, malgré sa nouvelle orientation.

Au niveau des personnages il y a la grand-mère qui apparaît plus sympathique grâce à la publication du roman SF de la mère de Lou « les aventures de Sidéra ». Et il y a aussi le chat, dont les regards changeants étaient déjà sympas et qui va maintenant se mettre à parler, ce qui, tout comme dans « Le chat du rabbin », mais dans un autre style, ne manque pas de faire rire.

Et puis il y a ce gag à répétition concernant le loyer, dont la chute m’a bien fait rire. Mais ce qui me plait le plus dans cette série, ce sont les planches qui abandonnent Lou avec le regard rêveur dans la dernière case (page 17 ou 30 par exemple) et qui plongent le lecteur dans ses pensées lointaines et adorables.

Florence Dupré La Tour – Capucin

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Gallimard, Séries, [Angoulême 2007], [Avancé], [DL 2006], [En cours] with tags , on 4 février 2010 by Yvan

Florence Dupré La Tour - CapucinVoilà une histoire assez riche et pleine de rebondissements.

Pourtant, à la base, tous les éléments étaient réunis pour livrer une histoire triste, avec un Capucin submergé par le malheur. Mais, pas du tout, son esprit revanchard va le pousser vers le haut, même si le destin à plutôt tendance à le pousser vers le bas. Et si l’histoire est assez cruelle (torture, esclavage d’enfants, etc.), le ton et l’humour décalé employé par Florence Dupré La Tour parviennent tout de même à lui donner un petit côté espiègle.

Les personnages sont également assez réussis, avec un Bouche Dorée qui montre deux visages vis-à-vis des enfants et dont le point faible fait penser à celui de l’ogre dans « La cuisine du diable ». Malheureusement, je n’ai pas réussi à m’identifier ou à m’accrocher à ce personnage principal dont les choix et les actes m’ont parfois semblé bizarre.

De plus, je n’ai pas trop accroché au dessin Sfarien (Florence Dupré La Tour a participé à la création du dessin animé « Petit Vampire », adaptation de l’œuvre de Joann Sfar) de Florence Dupré La Tour, et encore moins à cette colorisation exagérée.

Du coup, malgré le talent narratif indéniable de l’auteure et une histoire nullement ennuyante, je suis ressorti plutôt déçu de cette lecture dont j’attendais peut-être trop … faute aux nombreuses excellentes critiques reçues par l’album.