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Tetsuya Toyoda – Goggles

Posted in BANDES DESSINÉES, Festival BD Angoulême, Ki-oon, Manga, Manga / Manhwa, One-shots, [Angoulême 2014], [DL 2013] with tags , on 12 décembre 2013 by Yvan

Digne des meilleurs albums de Taniguchi !

Tetsuya Toyoda - GogglesAprès l’excellent Undercurrent, Tetsuya Toyoda revient en librairie avec ce recueil de six nouvelles parues entre 2003 et 2012.

La première histoire (« Slider ») est assez surprenante car elle met en scène un étrange petit vieux qui prétend être le Dieu de la misère, ainsi que trois jeunes qui vont tenter de vérifier ses dires. Ce récit qui explique au passage le crash financier du Japon est très sympathique et assez amusant.

« Nouvelles acquisitions à la bouquinerie Tsukinoya » ne fait que deux pages et est donc assez anecdotique. Cette histoire qui met en scène un couple qui revient d’une brocante permet néanmoins de retrouver les protagonistes d’Undercurrent.

« Goggles » raconte l’histoire d’une jeune fille d’à peine dix ans qui est recueillie par un jeune chômeur. Au fil des pages, le lecteur découvre l’origine du comportement étrange de cette fillette qui ne prononce pas un mot et qui refuse de se séparer de ses lunettes de protection. Cette nouvelle et son prologue intitulé « Allons voir la mer », qui revient sur une journée que la gamine a passée à la mer en compagnie de son grand-père, sont particulièrement touchantes.

« Mr Bojangles » invite à suivre l’enquête d’un détective privé chargé de retrouver l’ancien voisin d’une jeune femme, tandis que la dernière histoire part à la recherche du tonkatsu parfait… un plat à base de porc pané qu’un ancien employé de banque se souvient avoir mangé jadis. Ce thriller culinaire empli de nostalgie ne manquera pas de vous faire saliver.

Tetsuya Toyoda livre des tranches de vies émouvantes et débordantes d’humanité. Malgré un fond sombre et un contexte social pas forcément réjouissant, l’ensemble est parsemé d’espoir et déborde même de poésie. Le rythme lent et contemplatif permettent de saisir ces petits instants de la vie qu’il est tellement difficile de mettre en images. Le dessin particulièrement esthétique de l’auteur maîtrise à merveille l’art du non-dit et contribue à installer une atmosphère totalement envoûtante. De plus, le grand format de cette collection « Latitudes » de Ki-oon permet de mettre en valeur le dessin clair et réaliste de Tetsuya Toyoda.

Alors que les moins bonnes œuvres de Taniguchi se multiplient en librairie, cet album de Tetsuya Toyoda fait vraiment du bien.

Retrouvez d’ailleurs ce manga dans mon Top de l’année, ainsi que dans mon Top du Festival d’Angoulême.

Ils en parlent également : Choco, Mo’

Festival Angoulême 2014 – Sélection officielle

Posted in BANDES DESSINÉES, Festival BD Angoulême, [Angoulême 2014] with tags , on 27 novembre 2013 by Yvan

La Sélection officielle 2014 !

selection officielle festival angouleme 2014Retrouvez la liste des 35 bandes dessinées nominées dans la Sélection officielle 2014 ci-dessous.

Ceux que je vais encore probablement lire sont: « Annie Sullivan & Helen Keller », « In God We Trust », « Goggles », « Paco les mains rouges » et « Les Guerres silencieuses ».

Y en a-t-il d’autres que je devrais absolument lire ?
               

– « Ainsi se tut Zarathoustra », de Nicolas Wild
« Annie Sullivan & Helen Keller », de Joseph Lambert
« L’Attaque des titans tome 1 », de Hajime Isayama
– « C’est toi ma maman ? », d’Alison Bechdel
– « Carnet du Pérou (Sur la route de Cuzco) », de Fabcaro
– « Cesare tome 1 », de Fuyumi Soryo
« Charly 9 », de Richard Guérineau et Jean Teulé
« Le Chien qui louche », d’Étienne Davodeau
« Come Prima », d’Alfred
« Deadline », de Christian Rossi et Laurent-Frédéric Bollée
« L’Étranger », de Jacques Ferrandez
– « Fenêtres sur rue (matinées/soirées) », de Pascal Rabaté
– « Fuzz and Pluck tome 2 (Splitsville) », de Ted Stearn
« In God We Trust », de Winshluss
« Goggles », de Tetsuya Toyoda
– « Goliath », de Tom Gauld
– « Les Guerres silencieuses », de Jaime Martin
« Hawkeye tome 1 », de David Aja, Javier Pulido et Matt Fraction
– « Jonathan tome 6 (Celle qui fut) », de Cosey
« Kililana Song tome 2 », de Benjamin Flao
« Lastman tome 1 », de Balak, Mickaël Sanlaville et Bastien Vivès
– « Le Livre de Léviathan », de Peter Blegvad
– « Macanudo tome 4 », de Liniers
« Mauvais genre », de Chloé Cruchaudet
« Mon ami Dahmer », de Derf Backderf
– « Opus tome 1 », de Satoshi Kon
« Paco les mains rouges, tome 1 », d’Éric Sagot et Fabien Vehlmann
– « Un petit détour et autres racontars tome 3 », de Tanquerelle et Gwen de Bonneval
– « La Propriété », de Rutu Modan
« Le Roi des mouches tome 3 (Sourire suivant) », de Mezzo et Pirus
« Saga tome 1 », de Fiona Staples et Brian K. Vaughan
– « Les Temps mauvais (Madrid 1936-1939) », de Carlos Giménez
– « La Tendresse des Pierres de Marion Fayolle
– « Vapor », de Max
– « Les Voleurs de Carthage, tome 1 », de Tanquerelle et Appollo

Bref, il m’en reste encore beaucoup à lire !

Voici déjà les avis de ceux que j’ai lu parmi cette sélection.

Retrouvez mon Best of parmi cette sélection et parmi les précédentes !

Jetez un oeil à cette sélection sur le site officiel du Festival !

Richard Guérineau – Charly 9

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Delcourt, Festival BD Angoulême, Franco-Belge, Mirages, One-shots, [Angoulême 2014], [DL 2013], [Grand public] with tags , , on 27 novembre 2013 by Yvan

Adaptation réussie de la biographie romancée éponyme !

Richard Guérineau - Charly 9Après « Je, François Villon », « Le Montespan » et « Le magasin des suicides », « Charly 9 » est la quatrième adaptation en bande dessinée d’un roman de Jean Teulé. Charly 9 est le surnom donné par Jean Teulé à Charles IX dans la biographie romancée qu’il consacre à ce roi de France resté tristement célèbre pour avoir ordonné le massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572.

Dans ce récit qui mêle habilement horreur et grotesque, Richard Guérineau (« Chant des Stryges ») raconte les deux dernières années du jeune monarque, de la nuit de la Saint-Barthélemy jusqu’à sa mort au château de Vincennes. Découpé en vingt courts chapitres, l’album accompagne cet homme qui sombre progressivement dans la folie, rongé par la culpabilité d’avoir donné l’ordre de tuer des milliers d’innocents sous la pression de ses conseillers et de sa mère, Catherine de Médicis. S’appuyant sur les rumeurs de l’époque et multipliant les anecdotes, comme celle du poisson d’avril ou du muguet du premier mai, l’auteur accompagne les émotions de ce personnage parfois euphorique et souvent dépressif, qui s’avère incapable de gérer la pression et qui croule sous le poids des responsabilités. La mise en images de cette déchéance progressive est assez classique, mais l’auteur surprend en variant les styles en cours de récit, tout en rendant hommage à quelques grands noms du neuvième art, tels que Peyo (avec une revisite de sa célèbre série Johan et Pirlouit) ou Morris (avec une reprise de la couverture de « Western Circus »).

Une très bonne surprise !

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Benjamin Flao – Kililana song (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Diptyques, Festival BD Angoulême, Franco-Belge, Futuropolis, K.BD, [Accessible], [Angoulême 2014], [DL 2013] with tags , , , on 20 novembre 2013 by Yvan

Une tempête venue balayer la bêtise des hommes !

Benjamin Flao - Kililana song (Tome 2)Après avoir illustré deux scénarios de Christophe Dabitch (« La Ligne de fuite » et « Mauvais garçons »), Benjamin Flao livre la conclusion de son premier projet BD en solitaire. Pour ce premier voyage en solo, servi sous forme de diptyque, ce grand amateur de périples autour du monde invite les bédéphiles à l’accompagner en terre africaine, dans l’archipel kenyan de Lamu.

Si la vedette du premier volet était incontestablement le petit Naïm, c’est dorénavant la chanson de Kililana, accompagnée d’un vent de tempête, qui fait la pluie et le beau temps de cette suite. En suivant les pérégrinations de ce jeune orphelin de onze ans à travers les rues de la ville portuaire de Lamu, le lecteur avait fait la rencontre d’une galerie de personnages hauts en couleur. Les diverses rencontres du petit Naïm permettaient également au lecteur de découvrir les mœurs et le quotidien d’une région riche en traditions, dont l’identité s’apprête à être souillée par le capitalisme. Maintenant que la mise en place est terminée, Benjamin Flao continue d’entrelacer les destinées de Naïm, perdu en pleine mer avec le vieux Mzé et la dépouille sacrée du légendaire Liongo Fumo, du capitaine Günter, aux mains d’impitoyables ravisseurs Shebabs somaliens, d’Hassan, qui continue de s’inquiéter pour son frérot, de Jahid, le roi du trafic en tout genre, de cet ancien pêcheur devenu très philosophe au fil des ans ou des expatriés qui pullulent sur l’île. Tout en abordant les problématiques liées à la pauvreté, au trafic d’armes et de drogue, au colonialisme, aux magouilles, au capitalisme et à l’islamisme radical, l’auteur donne encore plus de profondeur à ses personnages et propose un récit débordant d’humanité et d’authenticité.

Si cet album appel au voyage, le graphisme somptueux de Benjamin Flao n’y est certainement pas étranger. Ce trait proche du crayonné, littéralement sublimé par une mise en couleur directe chaude et chatoyante, contribue à immerger le lecteur dans cette délicieuse ambiance africaine. En proposant des scènes maritimes époustouflantes, l’auteur étale tout son talent de dessinateur… et de narrateur. Alternant des scènes plus calmes dans les petites ruelles pittoresques de la ville à des passages plus dynamiques qui restituent toute la puissance de cette tempête venue balayer la bêtise des hommes, il maîtrise à merveille le rythme de ce récit chorale.

Même si quelques destinées méritaient d’être éclairées un peu plus longtemps, ce diptyque fait indéniablement partie des coups de cœur de cette année.

Retrouvez cet album dans mon Top de l’année !

Ils en parlent également: Mo’, Noukette, Jérôme, Yaneck, Oliv’

Visitez le blog de Benjamin Flao !
Benjamin Flao - Kililana song (Tome 2)

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Etienne Davodeau – Le chien qui louche

Posted in BANDES DESSINÉES, Davodeau, Festival BD Angoulême, Franco-Belge, Futuropolis, One-shots, [Accessible], [Angoulême 2014], [DL 2013] with tags , , on 15 novembre 2013 by Yvan

Les places au Louvre sont chères !

Etienne Davodeau - Le chien qui loucheÀ l’instar de « Période Glaciaire« , « Les Sous-sols du Révolu » ou « Aux heures impaires », « Le chien qui louche » est un one-shot coédité par Futuropolis et le musée du Louvre. Etienne Davodeau n’est donc pas le premier auteur à recevoir comme mission de s’attaquer à une œuvre, une collection ou une partie du célèbre musée…

C’est via l’intermédiaire de Fabien, un agent de surveillance du musée du Louvre, que l’auteur choisit de nous faire découvrir cet endroit touristique. L’intrigue démarre lorsque le jeune homme rencontre sa belle-famille : les Benion. Ceux-ci, profitant de la présence d’un « expert » du Louvre, lui montrent une toile peinte en 1843 par leur arrière-arrière-grand-père et se demandent si ce tableau signée Gustave Benion aurait sa place au Louvre ou s’il s’agit tout simplement d’une merde sans intérêt. Par politesse, Fabien tente de faire pencher sa réponse vers la première option… mais peut-être aurait-il dû être plus catégorique…

Si l’intrigue légèrement abracadabrantesque consiste donc à faire entrer une croûte immonde représentant un chien qui louche au Louvre, la force de ce récit se situe indéniablement au niveau des personnages. Il y a tout d’abord le couple Fabien-Mathilde qui apporte beaucoup de fraîcheur et de légèreté à l’histoire… et même un soupçon de sexe. Il y a ensuite la famille Benion, uniquement composée de protagonistes hauts en couleurs, qui insuffle beaucoup d’humour au récit. Mais il ne faudrait pas oublier monsieur Balouchi, grand habitué du Louvre et qui, en tant que membre de la société secrète « République du Louvre », ajoute une pointe de mystère à l’ensemble. Force est d’ailleurs de constater que ce mélange entre une comédie familiale burlesque, une histoire d’amour coquine et une intrigue peu ordinaire fonctionne à merveille.

De plus, Etienne Davodeau remplit parfaitement son contrat en proposant une réflexion aussi intelligente qu’amusante sur la place de l’Art et sur sa perception. Le métier de Fabien permet ainsi à l’auteur de déambuler à travers les différentes salles et de s’interroger sur ces touristes qui veulent uniquement voir la Joconde sans véritablement s’intéresser aux œuvres mineures (enfin, moins mineures que « le Chien qui Louche » tout de même). La présence de monsieur Balouchi et de sa confrérie occulte permettent de pousser cette réflexion encore un peu plus loin et de s’interroger sur les raisons qui font qu’une œuvre puisse être accrochée en ces lieux. En annexe, l’auteur détaille d’ailleurs la procédure exacte qui permet aux œuvres d’intégrer le musée.

Visuellement, le dessin noir et blanc de Davodeau restitue plusieurs parties du Louvre avec brio et livre une nouvelle fois une galerie de personnages particulièrement attachants.

Encore un coup de cœur signé Etienne Davodeau !

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top de l’année.

Ils en parlent également : Mo’, Christie, Jérôme, Noukette

Chloé Cruchaudet – Mauvais genre

Posted in BANDES DESSINÉES, Delcourt, Festival BD Angoulême, Franco-Belge, Guerre, Mirages, One-shots, [Accessible], [Angoulême 2014], [DL 2013] with tags , , on 8 novembre 2013 by Yvan

Comment échapper à l’horreur des tranchées ?

Chloé Cruchaudet - Mauvais genreAprès « Groenland Manhattan » et le triptyque « Ida », Chloé Cruchaudet s’attaque à l’adaptation d’un essai biographique de Danièle Voldman et Fabrice Virgili (La garçonne et l’assassin).

Cette histoire vraie raconte celle d’un couple qui file le grand amour jusqu’au jour où la première guerre mondiale éclate. Afin de fuir l’horreur des tranchées l’homme va tout d’abord s’automutiler, puis déserter. Pour pouvoir profiter d’une certaine liberté durant ces dix années vécues dans la clandestinité, Paul Grappe décide de se travestir et devient Suzanne. C’est le début d’une étrange mutation pour cet homme qui va prendre de plus en plus de plaisir à endosser cette nouvelle identité, jusqu’à ne plus pouvoir s’en débarrasser.

L’évolution psychologique de ce couple hors-norme est particulièrement intéressante à suivre, qui ce soit au niveau des blessures liées à la guerre ou au niveau du changement d’attitude de ce mari qui finit par multiplier les excursions étranges au bois de Boulogne. Visuellement, l’album est également une belle réussite. Chloé Cruchaudet restitue à merveille l’ambiance sombre d’après-guerre de ce Paris des années folles.

Une très belle découverte !

Ils en parlent également: Noukette, Jérôme, Mo’, Moka

Alfred – Come prima

Posted in Alfred, BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Delcourt, Festival BD Angoulême, Franco-Belge, Mirages, One-shots, [Angoulême 2014], [DL 2013], [Grand public] with tags , , on 23 octobre 2013 by Yvan

Un road-movie d’une justesse époustouflante !

Alfred - Come primaCe qui est bien avec les récits d’Alfred (Le désespoir du singe, Je mourrai pas gibier, Pourquoi j’ai tué Pierre) c’est tout d’abord le plaisir de savoir qu’un nouvel album arrive, puis ce sentiment de bien-être qui perdure même après avoir terminé la lecture. Vous imaginez alors mon bonheur en voyant qu’il s’attaque ici à une œuvre en solo, inspirée de son histoire familiale. Lui qui est capable de s’approprier les histoires d’autrui comme nul autre, comme en témoigne ce chef-d’œuvre où il ne faisait plus qu’un avec son ami Olivier Ka, va donc pouvoir mettre ses propres émotions en images. Il n’en fallait pas plus pour titiller ma curiosité et activer cette joie pavlovienne qui accompagne la vue de son nom sur la couverture d’une bande dessinée.

« Come prima »(« Comme avant ») raconte l’histoire des frères Fratelli qui traversent la France et l’Italie en Fiat 500 (lisez cinquecento) pour rejoindre leur village natal. En invitant à suivre les pas de deux frangins que tout oppose, Alfred livre un road movie aux allures de tragicomédie à l’italienne. Le chemin emprunté par Fabio et Giovanni lors de cet été de 1958 croise inévitablement celui du passé, faisant remonter d’anciennes tensions et ouvrant d’anciennes blessures. L’aîné, devenu boxeur, n’a pas uniquement encaissé des défaites sur le ring. Refusant d’accepter les défaites de sa vie, lui qui a endossé une chemise noire mussolinienne pour échapper à un destin tout tracé, n’est pas vraiment chaud pour rentrer au pays. Le cadet, quant à lui, tente de mettre de côté sa rancœur pour renouer les liens avec celui qui les a trahi, mais envers qui il n’a jamais cessé d’avoir de l’admiration. Au fil du voyage, le lecteur s’attache inévitablement à ces deux protagonistes qui se révèlent, s’affrontent… mais qui au bout du compte s’aiment. Parsemé de pointes d’humour, cette tragédie humaine allie sincérité et émotions. Des sentiments qu’Alfred restitue une nouvelle fois avec maestria sur le plan visuel. De flash-backs plus flous en aplats de couleurs à des cases rougeâtres pleines de colère, en passant par ce quotidien empli de nostalgie qui invite au voyage, l’auteur livre un travail époustouflant de justesse. Multipliant les non-dits et parsemant son récit de pages muettes, il démontre une nouvelle fois sa capacité à révéler des sentiments tellement profonds qu’ils ne s’expriment pas par la bouche. N’étant moi-même pas très bavard quand il s’agit d’exprimer mes émotions, j’apprécie énormément la force évocatrice de ces moments plus contemplatifs.

Encore un coup de cœur signé Alfred, que vous retrouverez également dans mon Top de l’année !

Ils en parlent également: Mo’

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