Geoff Johns – DC universe Rebirth

Posted in BANDES DESSINÉES, Batman, Comics, DC Rebirth, Geoff Johns, Séries, Superman, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2017], [En cours] with tags on 3 juillet 2017 by Yvan

Le catalogue alléchant de DC Rebirth !

Geoff Johns - DC universe RebirthEn 2011, après le crossover « Flashpoint », DC Comics avait procédé à la remise à zéro des cinquante-deux séries de l’univers DC, baptisée « The New 52 ». En nommant ce reboot « DC Renaissance », Urban Comics s’est un peu tiré dans le pied car voilà que cinq ans plus tard, DC Comics décide de mettre fin à l’ère des New 52 en proposant un nouveau relaunch baptisé… eh oui… « DC Rebirth ». Pas de bol et une collection qui se nommera donc également « DC Rebirth » en français.

J’étais grand fan du début des New 52, suivant presque chacune des séries proposées, mais il faut bien avouer que l’ensemble commençait à s’essouffler et qu’à part « Batman », je ne suivais finalement plus grand-chose. J’étais donc impatient de m’attaquer à ce relaunch chapeauté par Geoff Johns, qui choisit comme point de départ l’événement Flashpoint, à l’origine des New 52. Pour ce faire, il ramène Wally West, que l’on croyait disparu depuis le Flashpoint. Prisonnier de la Force Véloce, le héros oublié de tous cherche à contacter ses anciens amis et à les prévenir que c’est un être incroyablement puissant, et mystérieux, qui est à l’origine de l’amnésie générale qui empêche quiconque de se souvenir de Wally West, qui a volé dix années à nos héros et qui a initié le reboot New 52. Bien vu, car Geoff Johns ne fait donc pas table rase du passé, comme cela avait été le cas avec les New 52, mais construit sur ce qui a été fait par le passé, sans remettre les compteurs à zéro.

Cette belle brique de près de 600 pages débute donc par le titre phare « DC Universe Rebirth », signé Geoff Johns, qui marque le début du relaunch et distille déjà quelques pistes intéressantes pour la suite, notamment ce smiley retrouvé par Batman, qui risque certes de faire froncer de nombreux sourcils, mais qui me donne personnellement envie de découvrir la suite au plus vite. N’empêche qu’il fallait oser le faire…

Cet album ne contient cependant pas uniquement ce récit introductif également disponible en kiosque à un prix beaucoup plus réduit, mais également les épisodes « Rebirth #1 » de chacune des 22 séries de l’éditeur. Le lecteur a donc droit à The Flash Rebirth #1, Titans Rebirth #1, Superman Rebirth #1, Justice League #52, Justice League Rebirth #1, Hal Jordan and the Green Lantern Corps Rebirth #1, Green Lanterns Rebirth #1, Wonder Woman Rebirth #1, Aquaman Rebirth #1, Cyborg Rebirth #1, Green Arrow Rebirth #1, Suicide Squad Rebirth #1, Deathstroke Rebirth #1, The Hellblazer Rebirth #1, Batman Rebirth #1, Nightwing Rebirth #1, Batman Beyond Rebirth #1, Red Hood and the Outlaws Rebirth #1, Batgirl and the Birds of Prey Rebirth #1, Supergirl Rebirth #1, Blue Beetle Rebirth #1, Teen Titans Rebirth #1.

Alors, on peut évidemment se dire que chacun de ces épisodes sera également repris dans le premier tome de chacune des séries et que cet album fait donc surtout office de catalogue payant, mais personnellement, je suis assez fan de l’approche. D’un côté cela m’a donné envie de suivre des titres qui semblent prometteurs, mais que je n’aurais probablement jamais lu autrement, tel que « Teen Titans ». D’autre part, il y a certains titres que j’aurais probablement acheté, tel que « Supergirl », mais que je compte probablement délaisser suite à un tome d’introduction peu alléchant. Bref, je me suis fait une bonne idée des sagas que je compte suivre par la suite… et le portefeuille risque à nouveau de souffrir.

Soulignons également que cet album constitue une porte d’entrée idéale à tous les néophytes qui souhaitant se lancer dans l’univers DC. Chaque titre débute en effet par texte qui résume les principales évolutions de chaque personnage, tout en faisant le lien avec le reboot précédent.

Ils en parlent également : Yaneck

Pascal Manoukian – Ce que tient ta main droite t’appartient

Posted in Guerre, Littérature with tags , , , on 30 juin 2017 by Yvan

Dans le nid des terroristes !

Pascal Manoukian - Ce que tient ta main droite t'appartientAlors que son premier roman, encensé par les critiques et retraçant le parcours de migrants arrivés clandestinement en France, s’est inexplicablement échoué quelque part dans ma PAL, ce deuxième ouvrage a très vite terminé dans mes mains, pour ne plus les quitter avant la dernière page.

En s’intéressant à la destinée de ceux qui décident de rejoindre l’Etat islamique en Syrie avant de revenir nous exploser à la gueule, l’ancien reporter de guerre s’attaque non seulement à un sujet d’actualité, mais il le fait surtout avec un réalisme qui fait froid dans le dos et à l’aide d’une narration aussi élégante que percutante, qui nous tient en haleine du début à la fin.

Au fil des pages, Pascal Manoukian dresse le portrait d’anonymes qui deviennent candidats au djihad pour des mauvaises raisons. Il y a Lila, une adolescente de quinze ans d’origine algérienne, qui se dégote un mari à Alep, où elle pense pouvoir faire du shopping gratuit. Puis il y a Anthony et sa femme Sarah, qui veulent élever leur fils de quatre ans en terre sacrée afin d’en faire un bon musulman. Mais il y a surtout Karim, le personnage principal, dont la femme vient de se faire exploser sur la terrasse d’un bar de Paris, lors d’une attaque terroriste revendiquée par l’État islamique et perpétrée par un jeune Français ayant grandi dans la même banlieue que lui. Le jeune homme, musulman, décide alors de se rendre en Syrie, afin de comprendre ce qui pousse ces jeunes à emprunter le chemin de la radicalisation, mais également afin de trouver le commanditaire de l’attentat qui a tué sa femme, ainsi que le bébé qu’elle s’apprêtait à lui offrir.

De Paris à Mari, en passant par Bruxelles, Gaziantep, Raqqa et Alep, Pascal Manoukian suit les pas d’écervelés endoctrinés par une organisation terroriste qui sert au plus mal cette religion qu’elle met en exergue, remontant ainsi progressivement la piste de l’organisation terroriste, jusque dans son antre. A travers les destins d’anonymes, l’auteur détaille les rouages d’une machine de recrutement parfaitement huilée, qui exploite à merveille les faiblesses de notre société hyper-connectée en ciblant une jeunesse paumée en perte de repères. De la propagande via Internet aux actions kamikazes visant à faire le plus de victimes possible, en passant par les passeurs et les camps d’entraînement, le tableau dressé par Pascal Manoukian s’avère particulièrement sombre et pour le moins alarmant.

Une lecture essentielle, qui ne laisse pas indemne et que l’on ne referme pas forcément rassuré malgré une belle note d’espoir envers cette religion de partage et de paix, bafouée par quelques imbéciles…

Marie Pavlenko – Je suis ton soleil

Posted in Littérature with tags , , on 28 juin 2017 by Yvan

Théorème de la scoumoune & Moonwalk !

Marie Pavlenko - Je suis ton soleilEn tant qu’homme amateur de polars, j’avais quelques appréhensions concernant ce roman pour ados, de surcroît plutôt destiné à un public féminin. J’ai eu grand tort !

Si le soleil de cette histoire se nomme Déborah, dix-sept ans, l’année de terminale qui l’attend ne s’annonce cependant pas très brillante. Outre le fait que sa meilleure amie Eloïse n’est plus dans sa classe et qu’elle devra donc se contenter de Jamal, alias Mygale-man, et de Tania, la pouffiasse de service, elle doit également entamer son année chaussée de bottes en caoutchouc vertes à cause d’Isidor, son vilain labrador obèse, qui ne se contente pas de puer et de baver, mais qui a également la mauvaise manie de déchiqueter ses chaussures. Ajoutez à cela une mère qui déprime, des notes qui dégringolent et un père qui va voir ailleurs et tout part en sucette, comme prédit par le théorème de la scoumoune. Heureusement qu’il reste le beau Victor, dans lequel elle place tous ses espoirs… sauf que son cœur semble déjà pris !

Au départ, j’ai eu un peu peur car, en suivant les déboires de cette jeune fille à l’existence initialement assez banale, pendue aux lèvres de sa meilleure amie et rêvant de celles de Victor, l’histoire commence comme un véritable roman d’ados. Heureusement, le récit bifurque progressivement vers des sujets plus adultes, obligeant l’héroïne à évoluer au fil des drames. Et là, une fois le virage amorcé, j’ai vraiment pris mon pied.

Il y a tout d’abord cette héroïne, fragile comme la plupart des filles de son âge, avec ses peurs, ses angoisses, ses prises de tête, mais qui s’avère également pourvue d’un humour à toute épreuve, qui fait sourire, même dans les moments les plus pénibles. Elle n’a rien de vraiment spécial ou de plus que les autres (si l’on excepte le fait qu’elle soit constamment victime du théorème de la scoumoune), mais elle a cette authenticité et ce côté désopilant qui la rend inévitablement attachante. Puis, il y a Eloïse, Victor et Jamal, des amis en or, le genre de copains que tout le monde rêve d’avoir. Mais il ne faudrait surtout pas oublier Isidore, le chien de la honte, dont la bave dégouline de vos pages tout au long de la lecture. Des personnages foncièrement humains, qui font des erreurs, mais que l’on apprend à aimer au fil des pages et que l’on quitte le cœur lourd une fois la dernière page tournée.

Mais ce qui m’a probablement encore le plus plu, c’est le ton, d’une justesse incroyable, et cette capacité d’aborder des sujets assez délicats, tels que la dépression, le divorce ou l’avortement, tout en conservant une certaine légèreté dans la narration. Le lecteur parcours ainsi une montagne russe d’émotions en compagnie de cette héroïne qui passe de l’adolescence à l’âge adulte, rigolant et pleurant avec elle, parfois les deux à la fois.

Marie Pavlenko livre une tranche de vie authentique, une histoire douce-amère qui parle d’amour, de famille et d’amitié, un roman qui nous ramène avec nostalgie à l’époque de nos dix-huit ans. L’écriture est vive, rythmée, jeune, inventive, débordante d’humour, mais surtout touchante de sincérité. Je me suis régalé de ces chapitres courts aux titres succulents et de ces cadavres exquis qui prennent tout leur sens lors de ce final moonwalkien. Oh yeah !

Marie Pavlenko a été mon soleil durant plusieurs heures et je l’en remercie !

Gros coup de cœur donc !

Luc Brunschwig et Olivier TaDuc – XIII Mystery, Jonathan Fly (Tome 11)

Posted in BANDES DESSINÉES, Dargaud, Franco-Belge, Luc Brunschwig, One-shots, Van Hamme, [DL 2017], [Grand public] with tags , on 26 juin 2017 by Yvan

Flying Brunschwig !

Luc Brunschwig et Olivier TaDuc - XIII Mystery, Jonathan Fly (Tome 11)J’attendais le onzième tome de ce spin-off visant à approfondir l’univers de XIII en se concentrant à chaque fois sur l’un des personnages de la saga, avec grande impatience. Comme chaque tome de cette saga est attribué à un duo inédit d’auteurs (tandis que Jean Van Hamme garde un œil sur l’ensemble afin d’éviter au maximum les incohérences scénaristiques) et qu’il y avait un certain Luc Brunschwig annoncé au scénario, vous comprendrez aisément pourquoi. Outre la joie de voir mon auteur fétiche sur une saga dont la taille du lectorat est à la hauteur de son talent, j’étais également curieux de découvrir ce que donnerait son association avec Olivier TaDuc (« Chinaman », « Griffe blanche »).

Si certains tomes de ce spin-off avaient la lourde tâche de s’intéresser à des personnages secondaires, Luc Brunschwig et Olivier TaDuc ont la chance (et la grande responsabilité) de pouvoir s’attaquer à l’un des personnages-phare de la saga. Jonathan Fly n’est en effet pas uniquement un journaliste engagé du « Mountain News », vivant caché dans un bled perdu nommé Greenfalls, c’est surtout le père adoptif de Jason Fly, alias Jason Mac Lane. Etant donné que XIII aura tenu tout le monde en haleine sous ce nom, je n’étais probablement pas le seul à attendre ce spin-off avec grand intérêt.

Ce one-shot plonge donc dans le passé du journaliste, levant ainsi le voile sur la période qui précède les événements tragiques de « La nuit du 3 août ». En se basant sur les informations contenues dans les tomes 6 et 7 de la série mère, Luc Brunschwig imagine une intrigue qui débute par l’étrange disparition du pasteur noir Isayah Caton-Wood, grand défenseur des droits de la population noire des Etats-Unis et homme qui dérange donc l’establishment. Au fil des pages, l’auteur va forcément également s’intéresser au sort de Jonathan Fly, mettant d’une part la (non-)relation qu’il entretient avec son fils en avant, mais dévoilant surtout pourquoi il a choisi de se terrer dans un bled paumé, ainsi que les faits qui ont précédé de son assassinat.

Luc Brunschwig a cette capacité de vous dresser le portrait de personnages forts, qui ne vous quittent pas une fois l’album refermé, mais j’étais cependant persuadé qu’il avait pour cela besoin de place et de temps… alors qu’il se retrouvait ici dans l’obligation de livrer un one-shot. Et bien, Houston n’a eu aucun problème et je me suis donc royalement planté, car le garçon nous livre à nouveau des personnages fouillés, qu’il nous croque en seulement quelques cases. Deux truites jetées à la poubelle par le petit Jason, un regard que le scénariste connaît visiblement trop bien à en croire la préface touchante dédiée à ses enfants, et hop, le tour est joué, on s’attache au gamin et à ses aventures. De même pour Jasper Konrad Glover, le grand patron du FBI, que l’on ne met que quelques cases à détester.

Une fois les personnages en place, l’auteur déroule le reste de ses capacités, c’est-à-dire une narration impeccable et cette aptitude à imbriquer toutes les pièces de son puzzle quand il faut et comme il faut. Force est également de constater que Brunschwig à beau faire une saga grand public, cela ne l’empêche pas de mettre en avant certaines pages peu glorieuses de l’histoire des Etats-Unis. Puis, il y a forcément cette relation père-fils, qui ne pouvait évidemment pas manquer et l’appel, thème qui tient l’auteur particulièrement à cœur. Bref, du Brunschwig en one-shot, j’en redemande !

Luc Brunschwig sait également s’entourer de personnages particulièrement talentueux pour la partie graphique de ses albums et c’est une nouvelle fois le cas avec Olivier TaDuc au dessin et Bérengère Marquebreucq à la colorisation. D’un trait réaliste, précis et parfaitement adapté au style de la saga originelle, le premier offre une mise en scène parfaitement rythmée et de toute beauté, tandis que la seconde semble aussi à l’aise en forêt qu’en pleine nuit, distillant à chaque fois la bonne ambiance.

Bref, le meilleur tome de la série et un one-shot qui place la barre très haute pour les deux tomes qui restent à venir : Daniel Pecqueur et Philippe Buchet pour le suivant, consacré à Alan Smith, et Jean Van Hamme himself et Olivier Grenson pour le treizième volet.

Découvrez la bande annonce de ce tome :

Luc Brunschwig et Etienne Le Roux – La mémoire dans les poches, Troisième partie

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Futuropolis, Guerre, Luc Brunschwig, Trilogies, [Accessible], [DL 2017] with tags , , , on 23 juin 2017 by Yvan

Enfin toutes les réponses !

Luc Brunschwig et Etienne Le Roux - La mémoire dans les poches, Troisième partieCeux qui n’ont pas la mémoire en poche, se souviendront probablement du premier volet de cette saga, datant déjà de 2006. Le chemin parcouru fut donc presque aussi long que celui de ce papy qui doit user de copions pour rafraîchir ses souvenirs… mais l’attente valait certainement le coup.

N’ayant pas d’aide-mémoires planqués dans mes vêtements, j’ai commencé par relire les deux premiers volets avant de plonger dans la conclusion de cette chronique sociale qui devait encore révéler la plupart de ses secrets. Si le premier volet suivait principalement les pas de ce mystérieux papy souffrant de troubles de la mémoire et trimballant un nourrisson affamé au milieu d’une banlieue populaire, le lecteur suit dorénavant d’un Laurent Létignal, bien décidé à retrouver la trace de son père, disparu depuis plusieurs années. Accompagné de Marion, filmant chaque étape des éventuelles retrouvailles pour une émission télévisée, Laurent remonte donc la piste des indices abandonnés par son père en cours de route. Au fil des rencontres, il découvre les secrets et les véritables origines de son géniteur.

A l’aide de flashbacks habilement distillés et d’une narration exemplaire, qui soigne particulièrement les transitions entre les différentes époques, Brunschwig dévoile les mensonges qui fissurent progressivement cette famille en apparence tellement heureuse. Entre une mère devenue dépressive, un fils qui voit son père se transformer en véritable inconnu et le passé traumatisant du septuagénaire, Brunschwig libère progressivement toutes les souffrances de ses personnages. Si cette conclusion est une nouvelle fois d’une grande justesse et débordante d’humanité, elle s’avère surtout riche en émotions. Puisant dans son propre patrimoine familial, on sent que l’auteur a mis tout son cœur dans cette relation père-fils qui atteint son apogée sentimentale lors d’une scène finale particulièrement bouleversante.

Si la vie du septuagénaire est chargée en émotions, la découverte de son passé à travers le regard de ses proches permet également d’apporter une réponse à toutes les questions laissées en suspens lors des tomes précédents. Cet ultime volet est donc également celui des révélations, qui ne manqueront pas de surprendre le lecteur, tout comme elles abandonnent régulièrement Laurent sur le cul.

La première et la dernière case de cette conclusion ont beau être similaires, ce qui se déroule entre les deux est d’une grande densité. Pourtant, malgré la complexité et la richesse de l’existence de ce septuagénaire marqué par l’occupation allemande, Luc Brunschwig parvient à livrer un récit d’une fluidité exemplaire, qui ne perd jamais son lecteur.

Au niveau du graphisme, j’ai toujours été fan du graphisme d’Etienne Le Roux et, malgré le très bon travail de Jérôme Brizard sur la colorisation du tome précédent, je suis tout de même ravi de retrouver le dessinateur aux manettes de la colorisation. Outre sa capacité à donner vie aux petites gens, j’ai donc également pris grand plaisir à replonger dans l’ambiance unique, pleine de douceur, qu’il parvient à insuffler à ses planches à l’aide de tons savamment choisis.

Une saga qui restera dans les mémoires et un coup de cœur qui mérite une petite place dans mon Top BD de l’année !

Rodolphe et Christophe Dubois – Ter, L’étranger (Tome 1/3)

Posted in BANDES DESSINÉES, Daniel Maghen, Franco-Belge, Trilogies, [DL 2017], [Grand public] with tags on 21 juin 2017 by Yvan

Quête initiatique sur Ter…

Rodolphe et Christophe Dubois - Ter, L'étranger (Tome 1/3)Ce récit de science-fiction prévu en trois tomes, signé Rodolphe et Christophe Dubois, invite à suivre les pas de Pip, un pilleur de tombes en quête de trésor. Lorsqu’il découvre un homme en tenue d’Adam endormi au fond d’une sépulture, sa surprise est cependant totale. L’étrange individu, dépourvu de mémoire, mais capable de réparer n’importe quel objet, intrigue très vite les habitants et les autorités de Bas-Courtil. Serait-il le guide annoncé par la prophétie ?

« Alors surgira un homme des entrailles de Ter qui montrera à tous le chemin à accomplir. Il n’aura ni biens ni vêtements et son seul langage sera celui du silence… »

Cette quête identitaire emmène le lecteur sur Ter, monde aux allures médiévales, mais à la fois très futuriste, qui dévoile ses secrets au fil des pages, avant de surprendre lors d’un cliff-hanger pour le moins révélateur. Ce personnage amnésique, qui n’hésite pas à aider les autres en réparant tout ce qui lui tombe sous la main, s’avère immédiatement très attachant, tout comme les autres protagonistes. L’intrigue de science-fiction, servie par un habitué du genre, s’avère certes classique, mais finalement très prenante et particulièrement prometteuse suite à cette dernière case qui ouvre de nombreuses possibilités pour la suite…

Visuellement, on n’est rarement déçu par les éditions Daniel Maghen. De cette superbe couverture au cahier graphique qui clôture l’album, l’éditeur livre à nouveau un véritable sans faute. Le talent de Christophe Dubois n’y est évidemment pas étranger. Que ce soit au niveau des paysages ou lors de scènes intérieures fourmillantes de détails, le dessinateur livre des planches d’une beauté remarquable.

Un coup de cœur que vous pouvez donc retrouver dans mon Top BD de l’année !

Robert Kirkman et Ryan Ottley – Invincible, Une famille moderne (Tome 21)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Robert Kirkman, Séries, [Avec super-héros], [DL 2017], [En cours] with tags on 16 juin 2017 by Yvan

Paternité et action !

Robert Kirkman et Ryan Ottley – Invincible, Une famille moderne (Tome 21)Ce vingt-et-unième volet reprend les épisodes #115 à #120 de la saga et invite le héros principal à relever un nouveau défi : la paternité !

Suite à la trahison du tome précédent, Robot a définitivement pris le contrôle de la Terre. Si Mark Grayson se trouve incapable de pardonner la trahison de son ancien ami et qu’il a du mal à trouver sa place dans ce nouveau monde, il doit cependant faire face à un nouveau challenge : celui de devenir papa ! Ne pouvant pas vivre dans un monde dirigé par les robots, Eve et Mark décident d’aller s’installer sur une autre planète.

Robert Kirkman continue donc de faire de l’excellent boulot au niveau du développement psychologique de son personnage, n’hésitant pas à parsemer son récit d’humour, tout en abordant des sujets sérieux. Le lecteur fait ainsi la connaissance de la copine ultra sexy d’Oliver, tout en suivant avec beaucoup d’émotions la confession de Mark concernant l’agression sexuelle dont il a été victime lors du tome précédent. Robert Kirkman profite également d’un petit passage de son héros au comic book store pour insérer quelques clins-d’œil amusants à l’univers des comics.

La couverture de ce vingt-et-unième volet laisse cependant suggérer que l’auteur nous réserve également une bonne dose d’action et c’est effectivement le cas car, en parallèle aux déboires des nouveaux parents, le lecteur est invité à suivre un combat épique et sanglant entre le Fauve de Combat et Thragg. Au passage, Robert Kirkman nous dévoile également les plans de l’ancien leader Viltrumite pour reprendre le pouvoir. Cela promet donc encore quelques rebondissements intéressants pour la suite.

Visuellement, le style cartoony et particulièrement dynamique de Ryan Ottley continue de faire des merveilles. La seule ombre au tableau semble être cette rumeur comme quoi la saga s’arrêterait définitivement au numéro 150, après un arc de 12 épisodes baptisé « The End of All Things ». Cela nous laisse encore quelques tomes en perspective, mais quand même…

Une série incontournable pour tous les amateurs de super-héros !