Harper Lee – Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur

Posted in Littérature with tags on 23 août 2017 by Yvan

Une œuvre intemporelle !

Harper Lee - Ne Tirez pas sur l'oiseau moqueurAvec « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » Nell Harper Lee nous transporte dans l’Alabama des années 1930, au sein d’une petite ville rurale frappée par la récession… et par le ségrégationnisme. Parmi les habitants de Maycomb, l’auteure se concentre sur la destinée d’Atticus Finch, avocat taciturne qui élève ses deux enfants, Jem et Scout, avec l’aide d’une vieille cuisinière noire. Si les étés de la petite Scout et de son grand frère sont remplis d’insouciance et d’aventures, la petite communauté s’enflamme lorsqu’Atticus est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.

En s’intéressant surtout aux péripéties des deux enfants et de leur ami Dill, la première partie du roman fait plutôt penser aux aventures de Tom Sawyer, même si l’on détecte déjà ce racisme latent qui ne demande malheureusement qu’à s’exprimer. Lors de la seconde moitié du récit, l’Amérique ségrégationniste des années 30 montre son vrai visage, tandis que le procès de Tom Robinson tient le lecteur en haleine.

Le récit date de 1960 mais cela ne se fait pas vraiment ressentir car les thèmes abordés sont universels et le fait de montrer les événements à travers le regard naïf et innocent d’une petite fille de huit ans contribue également à rendre la narration intemporelle. Du côté garçon manqué et débrouillard de Scout Finch à l’intégrité de ce père profondément humain, tous les personnages sont admirablement construits et extrêmement attachants.

Ce récit qui invite à s’indigner du sort de ce Noir injustement accusé d’agression sur une Blanche ne laisse évidemment pas indifférent, que ce soit maintenant ou dans les années 60, où il sera d’ailleurs récompensé du prix Pulitzer en 1961, avant de s’installer définitivement comme l’un des grands classiques de la littérature antiségrégationniste. De la justesse des propos de cette gamine de huit ans à la tolérance de ce père qui invite à regarder au-delà des préjugés, « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » est une véritablement hymne à la tolérance, à la justice, à la liberté et à l’égalité.

Bref, une œuvre universelle, intemporelle et fondatrice de la littérature américaine…

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Brian K. Vaughan et Fiona Staples – Saga (Tome 7)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Séries, Urban Comics, Urban Indies, [DL 2017], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 18 août 2017 by Yvan

Pit-stop forcé sur Phang !

Brian K. Vaughan et Fiona Staples - Saga (Tome 7)Cette excellente série imaginée par Brian K. Vaughan (Y, le dernier homme, Pride of Baghdad ou Ex Machina) se poursuit avec un septième volet qui reprend les épisodes #37 à #42 de ce space opéra familial particulièrement jubilatoire.

Pour rappel, Saga invite à suivre les déboires d’un couple d’amoureux, issus de planètes ennemies et en guerre perpétuelle. Marko, notre Roméo cornu originaire de la planète Couronne, tente donc de faire sa vie en compagnie d’Alana, sa Juliette ailée issue de Continent. Au centre des débats (et à la narration), le lecteur retrouve bien évidemment la petite Hazel, fruit de leur amour interdit. Cette progéniture, issue de deux espèces qui sont en guerre depuis la nuit des temps, n’est cependant pas vue d’un bon œil par les peuples respectifs et se retrouve du coup pourchassée dès sa première bouffée d’air. La vie de couple n’est déjà pas un long fleuve tranquille, mais quand on est pourchassé par les pires tueurs professionnels de la galaxie, que la baby-sitter est un fantôme et que la poisse semble vous coller à la peau… il faut être sacrément balèze pour que l’amour survive !

Après avoir délivré leur fille d’une prison de la planète Continent, Marko et Alana prennent la fuite à bord de leur fusée, accompagnés de Pétrichor, la transsexuelle cornue, d’Izabel, la baby-sitter fantomatique, et de l’ex-Prince Robot IV, toujours à la recherche de son fils. Tout ce beau monde est cependant contraint de faire escale sur Phang, une comète cosmopolite transformée en champ de bataille suite à la guerre éternelle entre les deux planètes ennemies.

Si l’auteur recentre son récit autour de la cellule familiale, notamment en abordant la grossesse d’Alana, en parallèle, il poursuit également la quête de nombreux personnages secondaires. Si le lecteur retrouve avec grand plaisir certains personnages, tels que le tueur à gages nommé Testament ou le Chat Mensonge, il a également droit à quelques nouveaux venus, dont cette famille de marsupiaux particulièrement attachants. Outre des personnages toujours extrêmement humains (malgré une apparence parfois surprenante), l’auteur livre à nouveau une véritable petite pépite au niveau de la caractérisation. En multipliant les planètes et les espèces, il offre une lecture très diversifiée et une galerie de personnages extrêmement riche et parfaitement exploitée, qui s’étend au fil des tomes. Brian K. Vaughan démontre également une nouvelle fois sa capacité à composer des groupes de personnages assez improbables et de saupoudrer le tout de dialogues croustillants au possible.

Si cet ovni mélange avec brio space opéra, romance, chronique familiale, géo-politique, comédie, aventure, sexe, horreur, violence, chasse à l’homme, drame, action, science-fiction et magie, l’une des grandes forces du récit sont en effet les dialogues. Ceux-ci sont une nouvelle fois d’un naturel extraordinaire et débordent d’humour. Le choix d’Hazel, dorénavant âgée de cinq ans et pourvue d’ailes et de cornes, en tant que narratrice du récit fonctionne également toujours à merveille, surtout que cette dernière revient sur les événements avec un certain recul et beaucoup de cynisme. Ajoutez à cela un character-design impressionnant, un univers débordant d’inventivité et la capacité de Vaughan d’aborder énormément de thèmes sensibles en toute décontraction, sans alourdir le récit, et vous obtenez une véritable tuerie qui gère de surcroît l’art du cliffhanger avec énormément de maestria.

Visuellement, le graphisme de Fiona Staples continue de fonctionner à merveille. La dessinatrice canadienne donne non seulement vie à des créatures loufoques au look très réussi, mais parvient surtout à mettre les délires du scénariste en images avec beaucoup de savoir-faire et d’esthétisme. À l’aide d’une colorisation qui accompagne toujours parfaitement le ton du récit, elle contribue aussi à installer une ambiance toujours adéquate. Elle offre également un découpage efficace qui rend la lecture très fluide et qui incite à tourner les pages à grande vitesse. Notons également la présence de quelques images choc, qui risquent de vous faire froisser les sourcils ou de vous faire sourire.

Ils en parlent également : Dionysos

Zidrou et Arno Monin – L’adoption, La Garua (Tome 2/2)

Posted in Bamboo, BANDES DESSINÉES, Diptyques, Franco-Belge, Zidrou, [DL 2017], [Grand public] with tags , on 16 août 2017 by Yvan

Perdu dans le brouillard de Lima !

Zidrou et Arno Monin - L'adoption, La Garua (Tome 2/2)« La Garua » propose la suite et fin de cette chronique familiale en deux tomes, scénarisée par le prolifique Zidrou et mise en images par Arno Monin.

Si le premier volet racontait l’histoire de l’adoption de la petite Qinaya, ramenée du Pérou par Alain et Lynette, où un tremblement de terre avait fait des milliers d’orphelins, le cliff-hanger final déstabilisant, marqué par l’intervention de la police et le retour au pays de la fillette adoptive, donnait envie de découvrir où Zidrou voulait finalement nous emmener.

Le départ brutal de la petite péruvienne de quatre ans a en effet un solide impact sur sa famille d’adoption. Entre le père qui subit les conséquences de son acte illégal et la grand-mère qui perd la boule, Zidrou se concentre une nouvelle fois sur ce grand-père un peu bougon, qui n’était initialement pas très enthousiaste vis-à-vis de cette progéniture venue d’Amérique du Sud, mais qui avait fini par fondre devant sa petite-fille adoptive. Le lecteur retrouve donc un Gabriel Van Oosterbeek profondément marqué par la séparation, mais embarquant pour le Pérou, où il compte bien retrouver sa petite-fille adorée.

Ce deuxième volet est non seulement marqué par un changement de décor et d’ambiance, mais présente également les personnages du tome précédent sous une toute nouvelle perspective. Si l’intrigue concernant la petite Qinaya est vite résolue, le chemin de croix de ce grand-père qui espérait se racheter de ses absences en tant que père en s’occupant de sa petite-fille, se poursuit de plus belle et prend même une nouvelle tournure grâce à la rencontre de Marc Legendre, un compatriote venu récupérer le corps de sa fille décédée lors du dernier tremblement de terre. Perdu dans la Gurua, sorte de brouillard qui enveloppe la côte péruvienne, cette rencontre inattendue va permettre à Gabriel de sortir de sa propre brume. Une prise de conscience émouvante, qui lui permet finalement de retrouver bien plus que l’enfant qu’il était venu chercher…

Zidrou livre donc une nouvelle histoire remplie d’humanité, narrée avec beaucoup de tendresse et d’humour, le tout servi avec des dialogues d’une justesse incroyable. Visuellement, même dans la brume de Lima, le dessin tout en rondeur d’Arno Monin continue de faire mouche. Le dessinateur contribue à insuffler beaucoup d’humanité et de tendresse au récit, tout en livrant des personnages d’une grande expressivité et particulièrement attachants.

Un diptyque que je vous invite à adopter au plus vite !

Encore du bon Zidrou, que vous pouvez retrouver dans mon Top BD de l’année !

Ils en parlent également : Jérôme

Matthieu Biasotto – Ewa

Posted in Littérature with tags on 9 août 2017 by Yvan

Vive l’internat !

Matthieu Biasotto - EwaAvec « Ewa », Matthieu Biasotto nous plonge au cœur d’un pensionnat en Pologne dans les années 30, le temps d’un thriller fantastique qui en fera frissonner plus d’un.

Ewa est une adolescente de quinze ans dotée d’un pouvoir surnaturel tellement maléfique, qu’il oblige sa famille à l’enfermer dans un pensionnat pour jeunes filles pas vraiment comme les autres. Si la directrice de l’endroit se voit contrainte de faire disparaître tous les miroirs afin de ne pas réveiller le don héréditaire de la jeune fille, l’enfer ne se situe peut-être pas de l’autre côté du miroir, mais plutôt au sein même de cet établissement cauchemardesque…

Si j’avais un peu peur de l’élément fantastique de ce polar, celui-ci se retrouve heureusement très vite dilué au sein d’une intrigue au réalisme qui fait souvent froid dans le dos. Dès la couverture, l’auteur nous plonge dans un univers sombre, glauque et d’une froideur extrême. Outre les conditions climatiques extrêmes et une Seconde Guerre mondiale pointe le bout de son nez, c’est surtout l’ambiance glaciale et oppressante de ce pensionnat qui marque les esprits. Des tortures physiques et psychologiques aux disparitions inquiétantes, les conditions de détention de ces jeunes pensionnaires ne laisseront personne indifférent.

Au fil des pages, le lecteur s’attache inévitablement à la jeune Ewa, partageant ses peurs, ses souffrances, sa solitude… et sa rage. C’est à travers ses yeux que le lecteur tente de découvrir la véritable nature et le rôle de chacun des protagonistes, de l’impitoyable directrice à l’attachant Maciej, en passant par le colossal homme à tout faire ou sa compagne de chambre que l’on surnomme « La Terreur ». Multipliant les rebondissements, l’auteur s’amuse à multiplier les fausses pistes et nous tient habilement en haleine jusqu’à la dernière page.

C’était mon premier roman de cet auteur, mais ce ne sera certainement pas le dernier…

Lian Hearn – Le Clan des Otori, Le Silence du Rossignol

Posted in Littérature with tags , , on 3 août 2017 by Yvan

Guerre des clans dans un Japon médiéval imaginaire teinté de fantastique !

Lian Hearn - Le Clan des Otori, Le Silence du RossignolAvec « Le Clan des Otori », l’auteure australienne Lian Hearn transporte le lecteur dans un Japon médiéval imaginaire teinté de fantastique, où il ne fait pas si bon vivre depuis que le Clan des Tohan a étendu sa domination des Terres de l’Est vers les Terres du Milieu.

Ce triptyque rallongé de deux tomes, dont le dernier revient sur les événements qui se sont déroulés avant le début de celui-ci, débute en compagnie de Tomasu, un jeune homme issu d’une communauté pacifiste, qui voit son quotidien bouleversé le jour où sa famille et les autres habitants de son village sont massacrés par des guerriers Tohan. Sauvé in extremis grâce à l’intervention de Sire Shigeru, du Clan des Otori, il est ensuite recueilli par son sauveur, avec qui il partage dorénavant un désir de vengeance envers Iida Sadamu, le leader impitoyable des Tohan. En parallèle, le lecteur découvre également la destinée de Kaede Shirakawa, retenue prisonnière dans un château appartenant à des alliés d’Iida depuis l’âge de huit ans et promise à un mariage arrangé visant à consolider le pouvoir d’Iida Sadamu.

Ce premier tome de la saga du Clan des Otori nous propulse donc au cœur de luttes sanglantes entre différents clans, tout en suivant l’apprentissage de ce jeune homme rebaptisé Takeo, qui tente de trouver sa voie au sein de cet univers violent, notamment en essayant de maîtriser les étranges pouvoirs dont il a visiblement hérité. Au fil des pages les différents personnages dévoilent leurs véritables intentions au sein de cette épopée mêlant action, quête de soi, luttes de pouvoir, amitiés, trahisons et amours impossibles, le tout imbibé d’une ambiance nippone et servi par une plume emplie de poésie, à l’image de ce parquet de la forteresse d’Inuyama qui chante comme un rossignol lorsque l’on marche dessus.

Une excellente lecture qui plaira aux adolescents et aux plus grands !

Fred Vargas – Quand sort la recluse

Posted in Littérature with tags , on 2 août 2017 by Yvan

Sur les traces de Magellan !

Fred Vargas - Quand sort la recluseQuand on aime lire, il y a des auteurs auxquels on ne peut pas éternellement échapper. Je devais donc un jour finir par lire du Fred Vargas et je ne peux que regretter de ne pas l’avoir fait plus tôt.

Par contre, ce n’est visiblement pas la première enquête du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, donc j’aurais peut-être dû commencer par le premier roman car au fil des pages l’on se rend vite compte que l’esprit du commissaire est encore perdu dans la brume islandaise de sa précédente enquête et que son équipe trimballe un certain passif. Après lecture, je peux néanmoins affirmer que ce tome peut se lire indépendamment des précédents, sans avoir l’impression de louper quelque chose d’important.

Le récit débute donc par le retour du commissaire Adamsberg, obligé de quitter la tranquillité de sa petite île islandaise pour enquêter sur le meurtre d’une femme écrasée par le 4×4 de son mari. Tout comme le mystérieux voyeur qui espionne l’une des enquêtrices, cette investigation n’est qu’une mise en bouche vite expédiée, le menu principal étant constitué d’araignées peureuses, visiblement transformées en tueuses de petits vieux. La recluse, également appelée « Loxosceles rufescens » par les spécialistes, serait en effet à l’origine du décès de deux vieux du côté de Nîmes… ce qui a tendance à éveiller tous les sens du commissaire.

Si l’intrigue s’avère légèrement capillo-tractée et que l’identité du coupable n’est pas forcément imprévisible, l’intérêt de ce roman se situe au niveau des personnages et du style de l’auteure. De la solide Retancourt à Danglard qui fait le con, en passant par les mèches rouges de Veyrenc, les personnages ne manquent pas de charisme, emmenés par un commissaire Adamsberg, dont on prend grand plaisir à suivre le fil des (proto-)pensées. Le lecteur se laisse en effet volontiers balader au gré des micro-bulles d’air qui traversent l’esprit de notre héros et qui lui permettent de voir se que les autres ne voient pas lorsqu’elles explosent.

Si sa manière d’ordonner ses pensées m’a énormément plu, je suis encore plus admiratif vis-à-vis de l’art de Fred Vargas de jouer avec les mots. De cette recluse qui, dès le titre, invite à se poser la question « La femme ou l’araignée ? », à la galère de Magellan qui permet à l’équipe de traverser les pires tempêtes, en passant par la chèvre de Monsieur Seguin, l’auteure tisse une toile emplie de poésie, dont on prend grand plaisir à démêler les fils. Il y a comme de la musique qui sort de ses phrases et quelques notes continuent d’ailleurs de résonner au-delà de la ponctuation finale…

Me voilà donc fan !

Amélie Antoine – Quand on n’a que l’humour

Posted in Littérature with tags , on 26 juillet 2017 by Yvan

Au-delà des paillettes…

Amélie Antoine - Quand on n'a que l'humour« Quand on n’a que l’humour » c’est tout d’abord l’histoire d’un humoriste adulé de tous, mais dont l’humour n’est qu’une bouée de sauvetage, une façade qui dissimule un homme blessé. Au sommet de sa gloire, alors qu’il doit jouer devant un Stade de France comble, pour un spectacle de surcroît retransmis sur TF1, Edouard Bresson se souvient de son enfance douloureuse et regrette d’être aimé de tous, sauf de son fils…

« Quand on n’a que l’humour » c’est également l’histoire d’un garçon qui souffre des absences de ce père qui multiplie les tournées et les spectacles. Arthur ira même jusqu’à renier son nom de famille, trop difficile à porter… le nom d’un père qu’il ne connaît pas…

La construction en deux parties est intéressante. La première, relatant la soirée au Stade de France, parsemée de flashbacks revenant sur l’enfance et le parcours de l’humoriste, fait progressivement tomber le masque de ce personnage qui arbore un sourire sur scène, mais qui côtoie la solitude et la tristesse en coulisses. La seconde, offrant le point de vue du fils délaissé, se déroule sur plusieurs mois et jette une nouvelle lumière sur des évènements dévoilés lors de la première partie, que l’on pensait initialement anecdotiques…

« Quand on n’a que l’humour » est donc l’histoire d’une quête de soi et d’un père et d’un fils qui ne se sont pas trouvés. C’est l’histoire d’un monde où la notoriété et l’argent ne font pas forcément le bonheur, où les apparences sont souvent trompeuses et où le rire n’est pas nécessairement le prolongement du bonheur, mais un ultime cri de détresse issu d’une blessure beaucoup trop profonde. Si j’ai surtout aimé la première partie, qui offre le point de vue du père, la deuxième partie, dédiée au fils, est également très bien car elle permet à ces deux êtres séparés par la gloire et les paillettes de se rapprocher au fil des pages…

Amélie Antoine, dont j’ai subitement envie de lire le précédent roman « Fidèle au poste », retranscrit les sentiments de ses personnages avec grand brio. Cette capacité à saisir les émotions avec autant de justesse et à brosser le portrait de personnages d’une authenticité remarquable, crée énormément d’empathie envers des personnages que l’on prend plaisir à côtoyer et à découvrir au fil des pages.

Lecture fortement conseillée !