Archive pour Coup de coeur

Véronique Olmi – Bakhita

Posted in Littérature with tags , , on 13 octobre 2017 by Yvan

La “Storia Meravigliosa” de la « Madre Moretta »

Véronique Olmi – BakhitaÀ travers ce roman, Véronique Olmi retrace l’histoire d’une esclave africaine devenue une religieuse vénérée en Italie, avant d’être canonisée par Jean-Paul II en 2000.

Le récit débute à Olgassa, un petit village du Darfour, où une petite fille de sept ans est enlevée par des négriers qui vont la revendre sur un marché aux esclaves du Soudan. C’est le début d’un chemin de croix, marqué par la peur, la faim, la soif, les chaînes, les coups de fouet, les humiliations, la violence et la cruauté, qui ne se terminera qu’avec la rencontre de son cinquième maître, un consul italien à Khartoum, qui accepte de l’emmener en Italie. Après quelques années en tant que nourrice, la jeune domestique découvre le christianisme à travers ce symbole qu’elle prend initialement pour un esclave crucifié. Le chemin de la révélation sera parsemé de nombreux obstacles, mais conduira finalement à son baptême, avant d’entrer dans les ordres, où elle vivra encore plus de cinquante ans en tant que la «Madre Moretta», la petite mère noire.

J’ai été profondément ému par l’histoire de cette esclave baptisée « Bakhita » (la chanceuse) par ses ravisseurs. Une femme dont j’ignorais tout et qui, au fil de son calvaire, oubliera le nom de son village, sa langue maternelle et même son propre prénom. En se plaçant au plus près de son sujet, Véronique Olmi parvient à donner une voix à cette femme qui avait tant de mal à s’exprimer à force de croiser tant de langues et de dialectes entre le Darfour et l’Italie. Au fil des pages, le lecteur partage sa vie, ses expériences, ses luttes, ses espoirs, ses traumatismes et ses émotions et demeure bouche bée face à l’humanité débordante de cette femme au parcours tellement inhumain.

L’histoire de la petite Bakhita est une aventure (in)humaine qui entretoise de surcroît la grande Histoire, celle marquée par la folie des hommes, de l’esclavagisme au nazisme, en passant par le colonialisme, le racisme, le fascisme, les guerres et les révolutions. C’est également un récit qui parle de l’enfance, de liberté, d’étoiles, d’amour et de foi… une véritable ode à la vie en compagnie d’une femme qui aura survécu à toutes les horreurs que celle-ci peut réserver.

« Bakhita » est une rencontre hors du commun, qui perdure au-delà de la dernière page, un personnage que l’on n’oublie pas et que je vous invite à découvrir au plus vite.

Un gros coup de cœur de cette rentrée littéraire, déjà couronné du Prix du roman Fnac 2017 et d’ores et déjà repris dans la première liste du Goncourt.

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Benjamin Von Eckartsberg et Thomas Von Kummant – Gung Ho, Sexy Beast (tome 3)

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Paquet, Séries, [DL 2017], [En cours], [Grand public] with tags , on 11 octobre 2017 by Yvan

Menace extérieure et conflits internes !

Benjamin Von Eckartsberg et Thomas Von Kummant - Gung Ho, Sexy Beast (tome 3)Ce troisième volet poursuit l’excellente saga post-apocalyptique proposée par les auteurs de La chronique des Immortels, Benjamin von Eckartsberg et Thomas von Kummant.

Les tomes précédents invitaient à suivre l’intégration de deux adolescents au sein l’enceinte fortifiée de la colonie n°16, également appelée « Fort Apache », et permettaient de découvrir les règles très strictes qui régissent ces petites communautés confrontées à une menace extérieure redoutable. Progressivement, Benjamin von Eckartsberg levait le voile sur le fonctionnement de ces campements isolés en territoire hostile, tout en pointant du doigt les rivalités existantes entre les différents clans. Au fil des attaques, l’auteur dévoilait également le potentiel létal de cette menace extérieure à la fourrure blanche et aux crocs acérés.

Ce troisième volet permet néanmoins de découvrir que cette « Plaie Blanche » n’est pas l’unique danger qui pèse sur cette petite communauté isolée en pleine nature. Outre le rationnement des fournitures, des armes et de la nourriture suite à l’attaque du train d’approvisionnement, le camp doit également faire face aux méfaits de Bagster, ainsi qu’à des tensions de plus en plus fortes entre des adultes souvent corrompus et des adolescents avides de liberté. L’atmosphère s’alourdit donc progressivement à l’intérieur des palissades, mettant à mal cette solidarité indispensable à la survie du groupe et pointant du doigt un conflit générationnel particulièrement intéressant.

Visuellement, le graphisme de Thomas von Kummant est à nouveau de toute beauté. Outre des décors fourmillant de détails et des personnages réalistes et très expressifs, il installe une ambiance faussement optimiste à l’aide d’une colorisation chaude. Si ces couleurs printanières sont encore mises en avant par l’absence d’encrage, l’auteur parvient tout de même à y insuffler une menace latente, qui dévoile une nouvelle fois son visage à coups de giclées rouges. Tout comme lors des épisodes précédents, l’album est également proposé en deux albums en format deluxe, limité à un tirage de 3000 exemplaires. Le lecteur a ainsi le choix entre la version classique prévue en cinq tomes de quatre-vingt pages et ce tirage spécial en dix tomes grand format enrichis d’un bonus d’une vingtaine de pages.

Une saga vivement conseillée que vous retrouverez également dans mon Top BD de l’année !

Jeff Lemire et Dustin Nguyen – Descender, Singularités (Tome 3)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Séries, Urban Comics, Urban Indies, [DL 2017], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 6 octobre 2017 by Yvan

Retour sur les personnages !

Jeff Lemire et Dustin Nguyen - Descender, Singularités (Tome 3)Le troisième volet de ce récit de science-fiction, imaginé par Jeff Lemire (Sweet Tooth, Jack Joseph soudeur sous-marin, Trillium, Essex County) et admirablement mis en images par Dustin Nguyen (Batman Little Gotham), est un tome de transition qui invite à revenir sur le passé de plusieurs personnages.

Pour rappel, « Descender » se déroule dans un lointain future où des robots gigantesques ont simultanément attaqué chacune des neuf planètes majeures constituant le Conglomérat Galactique Unifiée (CGU), provoquant des milliards de morts à travers la galaxie, avant de disparaître aussi mystérieusement qu’ils étaient apparus. Dix ans plus tard, tandis que les gens vivent dans la peur d’une nouvelle attaque et que les êtres mécaniques sont devenus persona non grata au sein d’un univers qui se remet encore péniblement du traumatisme causé par ce massacre sans précédent, Tim-21, un petit robot à l’apparence enfantine, reprend conscience sur une colonie minière éloignée. Son réveil ne manque cependant pas d’attirer l’attention car il pourrait bien être la clé permettant d’expliquer l’origine des « Moissonneurs »…

Après deux tomes à la poursuite de ce petit humanoïde qui dissimule dans ses circuits imprimés un secret convoité par tous et qui représente l’espoir de tout un univers face à la menace latente des titans de métal et un cliff-hanger de taille proposant un face-à-face entre Tim-21 et Tim-22, les auteurs proposent plusieurs histoires courtes dédiées aux différents personnages de cette saga. À coups de flash-backs, Jeff Lemire invite ainsi à découvrir les itinéraires de Tim-22, Telsa Nagoki, Andy, Effie, Bandit et Foreur.

Même si l’intrigue reste quasiment au point mort, au fil de ces one-shots, les protagonistes gagnent en épaisseur. En brossant leurs parcours respectifs, Jeff Lemire lève non seulement le voile sur leurs motivations, mais montre également l’impact qu’a eu l’arrivée des Moissonneurs sur leurs vies. Le travail de Jeff Lemire sur les différents personnages est une nouvelle fois exceptionnel. Si le personnage principal, conçu pour servir d’ami aux plus jeunes, est bluffant d’humanité et particulièrement attachant, les autres personnages ne sont dorénavant plus en reste, emmenés par un Foreur dont le récit est extrêmement touchant.

Cette histoire qui aborde la coexistence entre les humains et les créatures à intelligence artificielle se nourrit certes des classiques du genre, mais parvient néanmoins à installer une ambiance unique grâce au travail de Dustin Nguyen. Son trait fin et ses couleurs appliquées à l’aquarelle permettent d’offrir des planches de toute beauté, avec des teintes douces qui contrastent brillamment avec la violence du monde dépeint par son acolyte. Du grand art !

Une excellente série qui mérite une petite place dans mon Top comics de l’année !

Henri Lœvenbruck – Nous rêvions juste de liberté

Posted in Littérature with tags , on 27 septembre 2017 by Yvan

Loyauté, honneur et respect !

Henri Lœvenbruck - Nous rêvions juste de libertéAvec ce roman, Henri Lœvenbruck nous invite à grimper sur une moto en compagnie d’Hugo, alias Bohem, et de ses amis, pour un road-movie à travers les États-Unis, les cheveux dans le vent, les emmerdes dans le rétroviseur et la liberté en ligne de mire.

Ce voyage initiatique est une histoire d’amitié, de fraternité et de liberté, qui sent bon le parfum de la révolte. C’est l’histoire d’adolescents qui embarquent pour un mode de vie « sexe, drogue et rock’n’roll » et qui finiront par payer cher leurs idéaux de liberté.

Si l’histoire tient forcément la route, les personnages sont également particulièrement attachants. Au gré de leurs rencontres, le lecteur envie leur insouciance et partage leurs peines. Si l’on se prend inévitablement de sympathie pour ces nomades écorchés par la vie et abandonnés par la société, leur rêve de liberté devient également progressivement le nôtre.

Je vous invite donc à ouvrir ce livre, à donner un bon coup de kick et à démarrer cette virée d’enfer qui vous ramènera à l’époque de vos vingt ans, où vous rêviez juste de liberté…

Regardez également la série TV « Sons of Anarchy » !

Jason Aaron et R.M. Guéra – The Goddamned, Avant le Déluge

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Jason Aaron, Séries, Urban Comics, Urban Indies, [DL 2017], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 20 septembre 2017 by Yvan

La Genèse selon Aaron !

Jason Aaron et R.M. Guéra - The Goddamned, Avant le DélugeAvec ce nouveau titre, le trio de « Scalped », Jason Aaron (scénario), R.M. Guéra (dessin) et Giulia Brusco (colorisation), s’amuse à revisiter l’histoire de Caïn.

Le damné de Dieu dont il est question est en effet le fils d’Adam et Ève, celui qui fût condamné par Dieu à assister à la déchéance de l’Humanité jusqu’à la fin des temps pour avoir tué son frère Abel. Ce comics délicieusement irrévérencieux s’ouvre donc en compagnie du célèbre immortel, couvert d’excréments, au moment où il émerge d’une fosse à purin alors qu’il se fait uriner dessus par un gamin manchot. Vous aurez donc immédiatement compris que l’ami Jason Aaron ne compte pas faire dans la dentelle lors de ce récit à l’ambiance post-apocalyptique.

L’histoire se déroule 1600 ans après l’Eden, dans un monde barbare, impitoyable et violent, que notre anti-héros arpente à la recherche de ce qui pourra enfin le tuer. Tout n’est que désolation au sein de cet univers glauque condamné au Déluge et même l’ami Noé, chargé de sauver toutes les espèces de la noyade divine, est dépeint comme une véritable ordure.

Si cette relecture de la Genèse parvient à plonger le lecteur dans un monde aussi sombre que prenant, R.M. Guera et Giulia Brusco n’y sont pas étrangers. Le trait crasseux du yougoslave et la colorisation adéquate de sa collaboratrice attitrée contribuent en effet à plonger le lecteur dans un univers dénué d’espoir, tout en proposant des personnages repoussants et sans pitié, au sein d’une histoire certes connue, mais revisitée de main de maître par le trio de « Scalped ».

Yeah !!! Jason Aaron rules !!!

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top Comics de l’année !

Ils en parlent également: Le Bibliocosme

 

Brian K. Vaughan et Fiona Staples – Saga (Tome 7)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Séries, Urban Comics, Urban Indies, [DL 2017], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 18 août 2017 by Yvan

Pit-stop forcé sur Phang !

Brian K. Vaughan et Fiona Staples - Saga (Tome 7)Cette excellente série imaginée par Brian K. Vaughan (Y, le dernier homme, Pride of Baghdad ou Ex Machina) se poursuit avec un septième volet qui reprend les épisodes #37 à #42 de ce space opéra familial particulièrement jubilatoire.

Pour rappel, Saga invite à suivre les déboires d’un couple d’amoureux, issus de planètes ennemies et en guerre perpétuelle. Marko, notre Roméo cornu originaire de la planète Couronne, tente donc de faire sa vie en compagnie d’Alana, sa Juliette ailée issue de Continent. Au centre des débats (et à la narration), le lecteur retrouve bien évidemment la petite Hazel, fruit de leur amour interdit. Cette progéniture, issue de deux espèces qui sont en guerre depuis la nuit des temps, n’est cependant pas vue d’un bon œil par les peuples respectifs et se retrouve du coup pourchassée dès sa première bouffée d’air. La vie de couple n’est déjà pas un long fleuve tranquille, mais quand on est pourchassé par les pires tueurs professionnels de la galaxie, que la baby-sitter est un fantôme et que la poisse semble vous coller à la peau… il faut être sacrément balèze pour que l’amour survive !

Après avoir délivré leur fille d’une prison de la planète Continent, Marko et Alana prennent la fuite à bord de leur fusée, accompagnés de Pétrichor, la transsexuelle cornue, d’Izabel, la baby-sitter fantomatique, et de l’ex-Prince Robot IV, toujours à la recherche de son fils. Tout ce beau monde est cependant contraint de faire escale sur Phang, une comète cosmopolite transformée en champ de bataille suite à la guerre éternelle entre les deux planètes ennemies.

Si l’auteur recentre son récit autour de la cellule familiale, notamment en abordant la grossesse d’Alana, en parallèle, il poursuit également la quête de nombreux personnages secondaires. Si le lecteur retrouve avec grand plaisir certains personnages, tels que le tueur à gages nommé Testament ou le Chat Mensonge, il a également droit à quelques nouveaux venus, dont cette famille de marsupiaux particulièrement attachants. Outre des personnages toujours extrêmement humains (malgré une apparence parfois surprenante), l’auteur livre à nouveau une véritable petite pépite au niveau de la caractérisation. En multipliant les planètes et les espèces, il offre une lecture très diversifiée et une galerie de personnages extrêmement riche et parfaitement exploitée, qui s’étend au fil des tomes. Brian K. Vaughan démontre également une nouvelle fois sa capacité à composer des groupes de personnages assez improbables et de saupoudrer le tout de dialogues croustillants au possible.

Si cet ovni mélange avec brio space opéra, romance, chronique familiale, géo-politique, comédie, aventure, sexe, horreur, violence, chasse à l’homme, drame, action, science-fiction et magie, l’une des grandes forces du récit sont en effet les dialogues. Ceux-ci sont une nouvelle fois d’un naturel extraordinaire et débordent d’humour. Le choix d’Hazel, dorénavant âgée de cinq ans et pourvue d’ailes et de cornes, en tant que narratrice du récit fonctionne également toujours à merveille, surtout que cette dernière revient sur les événements avec un certain recul et beaucoup de cynisme. Ajoutez à cela un character-design impressionnant, un univers débordant d’inventivité et la capacité de Vaughan d’aborder énormément de thèmes sensibles en toute décontraction, sans alourdir le récit, et vous obtenez une véritable tuerie qui gère de surcroît l’art du cliffhanger avec énormément de maestria.

Visuellement, le graphisme de Fiona Staples continue de fonctionner à merveille. La dessinatrice canadienne donne non seulement vie à des créatures loufoques au look très réussi, mais parvient surtout à mettre les délires du scénariste en images avec beaucoup de savoir-faire et d’esthétisme. À l’aide d’une colorisation qui accompagne toujours parfaitement le ton du récit, elle contribue aussi à installer une ambiance toujours adéquate. Elle offre également un découpage efficace qui rend la lecture très fluide et qui incite à tourner les pages à grande vitesse. Notons également la présence de quelques images choc, qui risquent de vous faire froisser les sourcils ou de vous faire sourire.

Ils en parlent également : Dionysos

Zidrou et Arno Monin – L’adoption, La Garua (Tome 2/2)

Posted in Bamboo, BANDES DESSINÉES, Diptyques, Franco-Belge, Zidrou, [DL 2017], [Grand public] with tags , on 16 août 2017 by Yvan

Perdu dans le brouillard de Lima !

Zidrou et Arno Monin - L'adoption, La Garua (Tome 2/2)« La Garua » propose la suite et fin de cette chronique familiale en deux tomes, scénarisée par le prolifique Zidrou et mise en images par Arno Monin.

Si le premier volet racontait l’histoire de l’adoption de la petite Qinaya, ramenée du Pérou par Alain et Lynette, où un tremblement de terre avait fait des milliers d’orphelins, le cliff-hanger final déstabilisant, marqué par l’intervention de la police et le retour au pays de la fillette adoptive, donnait envie de découvrir où Zidrou voulait finalement nous emmener.

Le départ brutal de la petite péruvienne de quatre ans a en effet un solide impact sur sa famille d’adoption. Entre le père qui subit les conséquences de son acte illégal et la grand-mère qui perd la boule, Zidrou se concentre une nouvelle fois sur ce grand-père un peu bougon, qui n’était initialement pas très enthousiaste vis-à-vis de cette progéniture venue d’Amérique du Sud, mais qui avait fini par fondre devant sa petite-fille adoptive. Le lecteur retrouve donc un Gabriel Van Oosterbeek profondément marqué par la séparation, mais embarquant pour le Pérou, où il compte bien retrouver sa petite-fille adorée.

Ce deuxième volet est non seulement marqué par un changement de décor et d’ambiance, mais présente également les personnages du tome précédent sous une toute nouvelle perspective. Si l’intrigue concernant la petite Qinaya est vite résolue, le chemin de croix de ce grand-père qui espérait se racheter de ses absences en tant que père en s’occupant de sa petite-fille, se poursuit de plus belle et prend même une nouvelle tournure grâce à la rencontre de Marc Legendre, un compatriote venu récupérer le corps de sa fille décédée lors du dernier tremblement de terre. Perdu dans la Gurua, sorte de brouillard qui enveloppe la côte péruvienne, cette rencontre inattendue va permettre à Gabriel de sortir de sa propre brume. Une prise de conscience émouvante, qui lui permet finalement de retrouver bien plus que l’enfant qu’il était venu chercher…

Zidrou livre donc une nouvelle histoire remplie d’humanité, narrée avec beaucoup de tendresse et d’humour, le tout servi avec des dialogues d’une justesse incroyable. Visuellement, même dans la brume de Lima, le dessin tout en rondeur d’Arno Monin continue de faire mouche. Le dessinateur contribue à insuffler beaucoup d’humanité et de tendresse au récit, tout en livrant des personnages d’une grande expressivité et particulièrement attachants.

Un diptyque que je vous invite à adopter au plus vite !

Encore du bon Zidrou, que vous pouvez retrouver dans mon Top BD de l’année !

Ils en parlent également : Jérôme