Archive pour Coup de coeur

Xavier Massé – L’inconnue de l’équation

Posted in Littérature with tags , on 21 juillet 2019 by Yvan

Thriller psychologique haletant !

Xavier Massé - L'inconnue de l'équationLe second roman de Xavier Massé débute par un drame conjugal qui tourne mal. Malgré une intervention policière et la présence de leur fils, des coups de feu retentissent, puis la maison explose. Résultat de cette dispute : un couple carbonisé, un gamin entre la vie et la mort, une inspectrice blessée par balle et une grand-mère sous le choc…

Livré sous forme de huis-clos, « L’inconnue de l’équation » se déroule dans les locaux de la police de Lyon, où les inspecteurs Migue et Dida interrogent simultanément les deux témoins capables d’expliquer cet événement dramatique : l’inspectrice Amandine Binger, blessée lors de son intervention, et Mireille Conut, la grand-mère de l’enfant ayant survécu à l’explosion.

Passant d’une salle d’interrogatoire à l’autre, proposant ainsi deux points de vue différents sur les motifs du drame, et revenant d’autre part sur le passé du couple à coups de flash-back savamment distillés, l’auteur dévoile progressivement toutes les pièces du puzzle. N’hésitant jamais à entraîner le lecteur sur de mauvaises pistes, il livre un thriller psychologique totalement addictif et au twist final particulièrement bluffant.

Un polar terriblement efficace, que j’ai lu d’une traite !

L’inconnue de l’équation, Xavier Massé, Taurnada, 260 p., 9,99€

Ils en parlent également : Mes lectures du dimancheSonia, Lord ArsenikAnne-Sophie, Aude, Anaïs, Des plumes et des livresLes plumes noires, Livresse du noirSangpages, 4 BookineCollectif Polar, Le Papivore, Addiction polarBooksNPics, Dora-Suarez, Le kilomètre manquant, Emilie, Kiriiti’s blog, Les cibles d’une lectrice « à visée », Inspirer et Partager, Les Miss Chocolatine Bouquinent, Satine’s Books, Ma voix au chapitre, Black-Books, Lire la nuit ou pas, Revue de thrillers, Valmyvoyou lit, Mlle Javotte Books, Sang peur et sans reproche, Maêlle, Au fil de l’imaginaire, Sharon

Niklas Natt och Dag – 1793

Posted in Littérature with tags , on 10 juillet 2019 by Yvan

City trip à Stockholm… en 1793 !

Niklas Natt och Dag - 1793« 1793 » débute par la découverte du cadavre d’un jeune homme dans un lac de Stockholm. Une partie de pêche qui intrigue les enquêteurs car la victime a visiblement été privée de sa langue, ensuite été énuclée, puis successivement amputé de ses quatre membres… avant d’être tuée, puis balancée dans les eaux glacées et pleines d’excréments du Fatbaren. Même pour l’époque, on peut difficilement parler d’une belle mort !

Niklas Natt och Dag (à défaut de pouvoir le prononcer, essayez de retenir ce nom !) a la bonne idée de nous plonger dans une période méconnue de l’histoire suédoise. Il situe en effet son intrigue un an après l’assassinat du roi Gustav III de Suède, dans un contexte historique pour le moins agité, parsemé de rumeurs et de complots et balayé par les idées révolutionnaires venues de France. Au programme de ce city trip au cœur de la capitale suédoise en l’an 1793, réputé pour son hiver des plus rigoureux : meurtres violents, auberges malfamées, maladies contagieuses, atmosphère poisseuse, odeurs nauséabondes et misère à tous les coins de rues. Bref, le jour où les voyages temporels seront possibles, n’allez pas passer vos vacances en Suède en 1793 ! Par contre, si vous envisagez d’écrire un thriller bien sombre, ce cadre particulièrement glauque sied à merveille !

Afin de vous escorter au mieux dans les bas quartiers de Stockholm au 18e siècle, l’auteur (Allez hop, donnez-moi vite son nom !) a heureusement prévu deux personnages bien droits dans leurs pompes. Bon, certes, Mickel Cardell est un peu porté sur la boisson et a perdu un bras pendant la guerre russo-suédoise, tandis que Cecil Winge n’est plus qu’une épave tuberculeuse aux portes de la mort, mais la force brute de l’un, combiné à l’analyse réfléchie du second risquent bien de pouvoir vous aider à découvrir le sombre mystère qui se cache derrière ce tronc récupéré dans un lac. Bref, des enquêteurs atypiques, que tout oppose, mais qui s’avèrent au final très complémentaires et qui mériteront indéniablement un bon pourboire à la fin de cette visite guidée mémorable.

Ce thriller historique macabre, raconté sur une année, est divisée en quatre parties, en suivant les saisons. La première et la dernière se concentrent sur l’enquête de ce duo particulièrement attachant, tandis que les deux autres s’intéressent à des personnages secondaires qui permettent non seulement à l’auteur d’ajouter quelques pièces importantes à son puzzle, mais qui contribuent également à peaufiner cette reconstitution historique totalement immersive. Restituant les bonnes effluves de l’époque, Niklas Natt och Dag parviendra à vous tenir en haleine de la première à la dernière page, tout en vous servant un pan d’histoire qui passera comme une lettre à la poste, même si vous n’êtes pas fan de récits historiques. Du grand art !

Issu d’une des plus anciennes familles de la noblesse suédoise, Niklas Natt och Dag propose un premier roman absolument envoûtant, qui devrait d’ailleurs être suivi de deux autres récits, intitulées 1794 et 1795… Je réserve déjà mon billet !

Gros coup de cœur !

1793, Niklas Natt och Dag, Sonatine, 448 p., 22€

Ils en parlent également : La culture dans tous ses états, Cannibal lecteur, Lord ArsenikÔ Grimoire, StelphiqueActu du noir, Addiction polar, La viduité, Evasion polar, Les libraires masqués du grenier, Zéro Janvier, Un bouquin sinon rien, Mes aventures livresques, A vos livres

R.J. Ellory – Le chant de l’assassin

Posted in Littérature with tags , on 3 juillet 2019 by Yvan

L’histoire d’une promesse…

R.J. Ellory - Le chant de l’assassinA sa libération, Henry Quinn a promis de remettre une lettre à la fille d’Evan Riggs, son codétenu qui a pris perpète pour meurtre. Muni d’une enveloppe au nom de Sarah et d’une bonne dose de détermination, le jeune homme se rend à Calvary, une petite ville oubliée de l’ouest du Texas. L’endroit n’étant pas spécialement connu pour son accueil chaleureux des étrangers et étant de surcroît aux mains d’un certain Carson Riggs, la quête d’Henry Quinn semble très vite avoir tendance à vouloir remuer un passé qui ne sent pas très bon…

« Le chant de l’assassin » est donc l’histoire d’une parole donnée, qui emmène le lecteur dans une bourgade texane peu accueillante et hanté par les fantômes d’un passé chargé de secrets profondément enfouis, que personne ne semble prêt à révéler. R. J. Ellory (« Papillon de nuit« ) invite d’une part à suivre les investigations périlleuses de l’ex-détenu dans ce bled perdu, mais entrecoupe d’autre part fréquemment son récit de retours en arrière qui permettent de comprendre l’origine de la rivalité entre les deux frères Riggs.

Si vous rechercher un rythme endiablé, des cliff-hangers à la pelle et une intrigue à vous couper le souffle, passez votre chemin car l’auteur britannique a beau restituer l’Amérique profonde mieux que les autochtones, il n’est pas pour autant adepte de la lecture fast-food ! Avec lui, le lecteur est plutôt invité à déguster des plats qui ont mijoté pendant des heures et à siroter un whisky qui est le fruit d’un vieillissement dont seul l’auteur détient le secret. Il lui suffit d’une lettre dont on ignore le contenu pour nous happer, puis la force des mots et la puissance de l’écriture vous hypnotisent jusqu’à la dernière page. Si Ellory donne l’impression de dérouler son intrigue au ralenti, ce sont souvent les silences et les non-dits qui semblent les plus révélateurs. L’air de rien, il vous emmène dans les méandres de la psyché de ses personnages, explore leurs failles et met le doigt sur ces petits moments de l’existence où la vie bascule d’un côté ou l’autre. Equilibriste hors pair, il distille non seulement une atmosphère aussi sombre qu’envoûtante, mais donne surtout vie à des personnages profondément humains, qui luttent constamment avec leur côté sombre.

Du grand art !

Le Chant de l’assassin, R. J. Ellory, Sonatine, 496 p., 22 €

Ils en parlent également : La culture dans tous ses états, EmOtionS, Cannibal lecteur, Lord ArsenikAude, Livresse du noir, Evasion polar, Céline, Stelphique, Anne-Sophie, Mes lectures du dimanche, L’oeil de Luciole, Ma voix au chapitre, Culturez-moi, Livres d’un jour, Pascale BookineMimi

Franck Thilliez – Luca

Posted in Littérature with tags , on 19 juin 2019 by Yvan

Réflexion sur l’avenir de notre société !

Franck Thilliez - Luca« Luca » démarre dans une chambre d’hôtel de la région parisienne en juillet 2016, en compagnie d’un couple en mal d’enfant qui a rendez-vous avec une femme porteuse dégotée via une petite annonce sur Internet. Un an après, le commandant Franck Sharko et sa femme Lucie Henebelle se rendent sur la scène d’un crime atroce perpétré en forêt de Bondy. Un peu plus tard, dans la même journée, un homme totalement affolé, venu délivrer un message à la police, meurt de manière subite devant le bâtiment principal, les yeux injectés de sang. La lettre, signée « L’Ange du futur », prédit encore bien des catastrophes…

Outre le plaisir de retrouver l’équipe du commandant Sharko, encore traumatisée par l’enquête précédente et flanquée d’une petite nouvelle également pourvue de sérieux démons, le lecteur est également tenu en haleine par une intrigue tentaculaire aux rebondissements multiples et rythmée par une course contre la montre assez suffocante. Franck Thilliez nous emmène une nouvelle fois dans les tréfonds de l’horreur, tout en pointant du doigt les dérives de notre société. Des réseaux sociaux aux manipulations génétiques, en passant par l’Intelligence Artificielle et le Darknet, il dresse le portrait d’un monde peuplé de chimpanzés obnubilés par les écrans de leurs smartphones et bientôt remplacés par des robots, le tout dans un langage qui demeure accessible. Du grand talent!

Mon deuxième gros coup de cœur polar de l’année après « Octobre » de Søren Sveistrup !

Luca, Franck Thilliez, Fleuve, 552 p., 22,90€

Ils en parlent également: La culture dans tous ses états, EmOtionS, Mes lectures du dimanche, Le bouquin ivre, Lire & courir, Le cygne noir, Sonia, AudeAnaïs, Papivore, Emilie, SéverineSamLaure en livreUn bon livre à lire, Encore un livreEntre deux livres, Livresse du noirAmicalement noirCollectif polar, Addiction polar, Black-books, Ma passion les livres, Le coin des mots, Tout ce que je lisAsatrublog, Nigrafolia, Lire au lit, Au chapitre

Virginie Grimaldi – Quand nos souvenirs viendront danser

Posted in Littérature with tags , , on 29 mai 2019 by Yvan

Le dernier tango !

Virginie Grimaldi - Quand nos souvenirs viendront danserEtant plus fan de polars que de romans « feel-good » et n’étant pas vraiment un danseur invétéré, j’aurais pu me dire que ce roman n’était pas forcément écrit pour moi. Sauf que j’aime alterner les genres et lire des romans plus légers afin de m’octroyer une bouffée d’oxygène entre les polars que je dévore. Ayant beaucoup aimé « Tu comprendras quand tu seras plus grande » et « Il est grand temps de rallumer les étoiles », je suis surtout devenu fan de Virginie Grimaldi et donc incapable de résister à ce cinquième roman qui invite à suivre une bande d’octogénaires pas comme les autres.

« Quand nos souvenirs viendront danser » raconte les déboires des habitants de l’impasse des Colibris qui, au crépuscule d’une vie faite de bonheurs et de tragédies, se retrouvent menacés d’expulsion lorsque le maire décide de raser leur quartier afin d’y construire une école. Les petits vieux sont cependant prêts à tout pour sauver leurs maisons et les souvenirs qu’ils ont accumulés pendant plus de soixante ans…

À l’aide de courts chapitres, qui se font intelligemment écho, Marcelline, la narratrice, raconte d’une part leur combat face au maire et revient d’autre part sur les soixante années passées au sein du quartier, de leur emménagement jusqu’à nos jours. En plongeant dans l’histoire de son couple, elle nous livre également une merveilleuse histoire d’amour…

Cette histoire qui mêle habilement passé et présent, propose donc des personnages extrêmement attachants, comme c’est toujours le cas avec Virginie Grimaldi, dont cet adorable couple qui traverse la vie comme l’on danse un tango. Alternant rire et larmes, ce récit profondément humain aborde des thèmes délicats, tels que la maladie, la vieillesse, les relations intergénérationnelles, la solidarité et la famille, avec énormément de tendresse et beaucoup d’humour.

À l’instar de la saga BD « Les Vieux Fourneaux » de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet, vous refermerez cet ouvrage en ayant préféré passer beaucoup plus de temps en compagnie de ces petits vieux bien déterminés à ne pas se laisser faire !

Un coup de cœur !

Quand nos souvenirs viendront danser, Virginie Grimaldi, Fayard, 360 p., 18,50€

Si vous aimez Virginie Grimaldi, lisez également les romans de Marie Pavlenko (« Je suis ton soleil », « Un si petit oiseau »)  et d’Anna McPartlin (« Les derniers jours de Rabbit Hayes », « Du côté du bonheur ») !

Ils en parlent également : Andréa, Anouk, MarieJuju, Koryfée, CatherineElodie, Géraldine, MilieOrlane & booksCarnet Parisien, A la page des livres, Les pages qui tournentMes petits délices livresquesPetite étoile livresque, Flo & books, Emi lit, Entre deux livres, A touch of blue Marine, Mon rêve d’été, Nos livres et nos mots, Mes mots sur les leurs, Envolée de mots, Mon semblable mon frère, AuCoinBouquin, La petite maman dans la nurserie, Au chapitre, The story of Jo, Miss croq book, Bill et Marie

Søren Sveistrup – Octobre

Posted in Littérature with tags , on 22 mai 2019 by Yvan

Un coup de cœur scandinave !

Søren Sveistrup - OctobrePour son premier roman, le scénariste de l’excellente série « The Killing » frappe fort !

Octobre se déroule au Danemark, où le corps d’une femme est retrouvé amputé d’une main. En guise de signature, le tueur a laissé un petit bonhomme en marrons. Si cette tradition automnale scandinave abandonnée sur la scène de crime a de quoi surprendre, ce sont surtout les empreintes digitales d’une fillette disparue plus d’un an auparavant qui font froncer les sourcils des enquêteurs. Surtout que son ravisseur est déjà incarcéré et a même avoué le meurtre de cette pauvre gamine dont le corps n’a jamais été retrouvé…

Les deux policiers qui doivent tirer les marrons du feu de cette enquête délicate impliquant la ministre danoise des affaires sociales sont Mark Hess, un inspecteur d’Europol renvoyé à Copenhague pour raisons disciplinaires, et Naia Thulin, une jeune mère célibataire et ambitieuse qui souhaite quitter les homicides pour rejoindre le service d’élite spécialisé dans la cybercriminalité. Un duo de choc, pas forcément très motivé au départ, mais qui se retrouve très vite happé par l’enquête… tout comme le lecteur !

Il faut dire que Søren Sveistrup livre une intrigue particulièrement bien ficelée, qui tient en haleine pendant plus de 600 pages. En proposant des victimes sauvagement mutilées, mais sans tomber dans la surenchère du gore, un duo d’enquêteurs accrocheur, victime de pressions politiques et de luttes intestines, un meurtrier qui s’amuse à jouer au chat et à la souris et une intrigue parfaitement rythmée qui multiplie les rebondissements et les cliff-hangers, l’auteur livre un véritable sans-faute !

Un thriller danois digne des meilleurs polars de Jussi Adler-Olsen, qui devrait ravir les fans du « Chuchoteur » de Donato Carrisi ou de « Ragdoll » de Daniel Cole.

Octobre, Søren Sveistrup, Albin Michel, 640 p., 22,9 €

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Olivier Norek – Surface

Posted in Littérature with tags , on 15 mai 2019 by Yvan

Norek à la campagne !

Olivier Norek - SurfaceJ’avais déjà beaucoup aimé la trilogie d’Olivier Norek (Code 93, Territoires et Surtensions), mais depuis l’excellentissime « Entre deux mondes » chacun de ses romans est dorénavant condamné à atterrir au sommet de ma PAL.

Pour son nouveau polar, Olivier Norek délaisse non seulement la banlieue parisienne, mais également son enquêteur fétiche, le capitaine Victor Coste, ainsi que son équipe. Il invite en effet à suivre les pas de Noémie Chastain, capitaine de police qui se prend une balle en plein visage lors d’une intervention policière qui tourne mal. Complètement défigurée, elle ne peut malheureusement pas compter sur le soutien de sa hiérarchie et se retrouve sur une voie de garage au fin fond de l’Aveyron. Une France rurale qui lui réservera cependant quelques surprises…

Olivier Norek nous sert d’une part un véritable page-turner en faisant progressivement remonter quelques sombres secrets, profondément enfuis au sein de ce petit village à l’apparence si tranquille. Il dresse d’autre part le portrait profondément humain d’une femme obligée de se reconstruire, invitant le lecteur à regarder au-delà de la surface de cette gueule cassée, en partageant avec brio les sentiments et la souffrance de cette nouvelle héroïne foncièrement attachante.

Bref, une vieille affaire qui remonte à la surface, des chapitres courts et parfaitement rythmés, des dialogues parfaitement ciselés, énormément de réalisme et d’humanité… de quoi séduire tous les amateurs de bons polars !

Surface, Olivier Norek, Michel Lafon, 424 p., 19,95€

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