Archive pour Coup de coeur

Søren Sveistrup – Octobre

Posted in Littérature with tags , on 22 mai 2019 by Yvan

Un coup de cœur scandinave !

Søren Sveistrup - OctobrePour son premier roman, le scénariste de l’excellente série « The Killing » frappe fort !

Octobre se déroule au Danemark, où le corps d’une femme est retrouvé amputé d’une main. En guise de signature, le tueur a laissé un petit bonhomme en marrons. Si cette tradition automnale scandinave abandonnée sur la scène de crime a de quoi surprendre, ce sont surtout les empreintes digitales d’une fillette disparue plus d’un an auparavant qui font froncer les sourcils des enquêteurs. Surtout que son ravisseur est déjà incarcéré et a même avoué le meurtre de cette pauvre gamine dont le corps n’a jamais été retrouvé…

Les deux policiers qui doivent tirer les marrons du feu de cette enquête délicate impliquant la ministre danoise des affaires sociales sont Mark Hess, un inspecteur d’Europol renvoyé à Copenhague pour raisons disciplinaires, et Naia Thulin, une jeune mère célibataire et ambitieuse qui souhaite quitter les homicides pour rejoindre le service d’élite spécialisé dans la cybercriminalité. Un duo de choc, pas forcément très motivé au départ, mais qui se retrouve très vite happé par l’enquête… tout comme le lecteur !

Il faut dire que Søren Sveistrup livre une intrigue particulièrement bien ficelée, qui tient en haleine pendant plus de 600 pages. En proposant des victimes sauvagement mutilées, mais sans tomber dans la surenchère du gore, un duo d’enquêteurs accrocheur, victime de pressions politiques et de luttes intestines, un meurtrier qui s’amuse à jouer au chat et à la souris et une intrigue parfaitement rythmée qui multiplie les rebondissements et les cliff-hangers, l’auteur livre un véritable sans-faute !

Un thriller danois digne des meilleurs polars de Jussi Adler-Olsen, qui devrait ravir les fans du « Chuchoteur » de Donato Carrisi ou de « Ragdoll » de Daniel Cole.

Octobre, Søren Sveistrup, Albin Michel, 640 p., 22,9 €

Ils en parlent également : SangpagesLire & courir, Anaïs, Addiction polar, Carolivre, Des plumes et des pinceaux, Girl kissed by fire, Bookflix & chill, Lysée, Eugénie, Une lectrice à Paris, Catcritick, Le blog des petits Piou, Thé & livres, L’atelier de Litote, Les lectures de Bill et Marie

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Olivier Norek – Surface

Posted in Littérature with tags , on 15 mai 2019 by Yvan

Norek à la campagne !

Olivier Norek - SurfaceJ’avais déjà beaucoup aimé la trilogie d’Olivier Norek (Code 93, Territoires et Surtensions), mais depuis l’excellentissime « Entre deux mondes » chacun de ses romans est dorénavant condamné à atterrir au sommet de ma PAL.

Pour son nouveau polar, Olivier Norek délaisse non seulement la banlieue parisienne, mais également son enquêteur fétiche, le capitaine Victor Coste, ainsi que son équipe. Il invite en effet à suivre les pas de Noémie Chastain, capitaine de police qui se prend une balle en plein visage lors d’une intervention policière qui tourne mal. Complètement défigurée, elle ne peut malheureusement pas compter sur le soutien de sa hiérarchie et se retrouve sur une voie de garage au fin fond de l’Aveyron. Une France rurale qui lui réservera cependant quelques surprises…

Olivier Norek nous sert d’une part un véritable page-turner en faisant progressivement remonter quelques sombres secrets, profondément enfuis au sein de ce petit village à l’apparence si tranquille. Il dresse d’autre part le portrait profondément humain d’une femme obligée de se reconstruire, invitant le lecteur à regarder au-delà de la surface de cette gueule cassée, en partageant avec brio les sentiments et la souffrance de cette nouvelle héroïne foncièrement attachante.

Bref, une vieille affaire qui remonte à la surface, des chapitres courts et parfaitement rythmés, des dialogues parfaitement ciselés, énormément de réalisme et d’humanité… de quoi séduire tous les amateurs de bons polars !

Surface, Olivier Norek, Michel Lafon, 424 p., 19,95€

Ils en parlent également : EmOtionS, SybouletteMadameOurseMes Lectures du Dimanche, Au Fil de l’imaginaire, Le cygne noirSonia, BlandineAzilisJuju, Aude, Ibidouu, PaïkanneSangpages, Evasion polar, Addiction polarCollectif Polar, Lire & courir, Je lis et je raconte, Des plumes et des pinceaux, A la page des livresLe Nez dans les Bouquins, Songe d’une nuit d’étéGirl kissed by fire, Ma passion les livres, Un livre dans la poche, Petit pingouin vert, La papivore, BigmammyEntre deux livres, Black-Books

J.M. Erre – Qui a tué l’homme-homard ?

Posted in Littérature with tags , on 8 mai 2019 by Yvan

Un polar drôlement irrévérencieux !

J.M. Erre - Qui a tué l’homme-homard ?L’homme-homard dont il est question est issu du “freak show” d’un cirque itinérant, qui proposait notamment une femme à barbe, des sœurs siamoises, un homme-éléphant ou un homme-caoutchouc, et dont tous les membres se sont définitivement installés dans le petit village tranquille de Margoujols. Comme le monstre qui vient d’être retrouvé assassiné était détesté de tous les habitants, cela nous fait quasi 431 suspects…

Ce roman de J.M. Erre devrait tout d’abord ravir tous les amateurs de polars, qui y trouveront un bled perdu, un crime abominable, une enquête bien ficelée, du rythme, des rebondissements à la pelle et un twist final qui fonctionne à merveille ! Bref, un roman qui les tiendra en haleine jusqu’au bout !

Mais, ce roman atypique devrait également pouvoir plaire à ceux qui ont eu leur dose de polars, car ils y trouveront de l’originalité à revendre au niveau du style, au niveau des suspects et surtout au niveau de la narratrice. L’enquêtrice est en effet une tétraplégique contrainte à communiquer via un dispositif de synthèse vocale, qu’elle actionne de son seul doigt valide. Cette fan de polars pourvu d’un cynisme à toute épreuve démonte progressivement toutes les ficelles du genre en faisant preuve d’un humour on ne peut plus noir. Jouant avec les codes du polar et faisant preuve d’une répartie délicieusement irrévérencieuse, elle ne manquera pas de séduire ceux qui rêvent de se moquer du genre !

Un polar atypique, drôlement irrévérencieux et haletant, qui plaira aux amateurs de polars… et même aux autres lecteurs !

« Mon père m’a offert le même ordinateur que celui de l’astrophysicien Stephen Hawking, cloué dans un fauteuil à cause de la maladie de Charcot. Le gars explorait les trous noirs et perçait les mystères de l’univers alors qu’il n’arrivait même pas à se curer le nez. »

“émaciée, le regard fixe, la tête penchée sur le côté pour mieux me baver sur l’épaule. Car je bave. Beaucoup. Un des rares domaines dans lesquels je sois très productive. Je suis un monstre. Je vous avais avertis.”

« Moi, je ne pleure jamais. Atrophie du canal lacrymonasal. Pour compenser, je bave. On reste dans le domaine de la sécrétion, c’est l’essentiel. »

Qui a tué l’homme-homard ?, J.M. Erre, Buchet-Chastel, 368p., 19€

Ils en parlent également: Sophie, Lire & vous, Cornelia, Langageducoeur, Benoit ToccacieliBibliotheque de Bracieux, Page après page, Les cibles d’une lectrice « à visée » 

Delphine de Vigan – Les gratitudes

Posted in Littérature with tags , , on 1 mai 2019 by Yvan

Dire merci…

Delphine de Vigan - Les gratitudes« Les gratitudes » raconte l’histoire de Michka, une vieille dame atteinte d’aphasie, obligée d’aller vivre en maison de retraite. Au fil des visites de Marie, sa jeune amie, et de Jérôme, son logopède, le lecteur découvre qu’elle perd non seulement son autonomie, mais également peu à peu l’usage de la parole. Elle a pourtant encore un merci à dire à des gens qui ont tant fait pour elle…

Le titre fait non seulement référence à la reconnaissance de Marie envers cette voisine plus âgée, dont elle a tellement souvent franchi la porte lorsqu’elle était plus jeune, mais également à la gratitude de Michka envers cette famille à qui elle doit la vie et à laquelle elle n’a encore jamais su dire merci…

Delphine de Vigan propose un récit à deux voix, qui alterne les visites de Marie et de Jérôme, tout en proposant des interludes qui permettent de partager les cauchemars de Michka. Adaptant son texte à l’aphasie de plus en plus prononcée de son personnage, l’auteure joue avec les mots, trébuche sur certains, les remplace parfois par d’autres ou laisse des vides, multipliant ainsi les lapsus parfois très révélateurs ou insufflant une bonne dose d’humour. Au fil des pages, le lecteur doit ainsi commencer à déchiffrer ces phrases cabossées, s’amuse parfois du résultat, mais s’attache surtout à cette vieille dame dont il découvre progressivement le passé.

Un récit court, pas vraiment triste, mais plutôt tendre… qui explore avec énormément de brio les relations humaines !

Les Gratitudes, de Delphine de Vigan, JC Lattès, 178 p., 17 €

Ils en parlent également : Ma toute petite cultureMes échappées livresques, Lectures de rêvesMy pretty booksEntre les lignes, Chronicroqueuse de livres, SoniaAgathe the book, Juju, Céline, Pause polars, Liseuse hyperfertile, StephalivresCultur’Elle, KoryféeChristlbouquine, CunéipageLight & Smell, Mélie, NathMoonpalaace, Lilylit, Bibli de NanaDemain je lis, Sorbet-Kiwi, Parfum livresqueSonge d’une nuit d’été, Librairie en folie, Nos livres et nos motsLes yeux dans les livresPsych3deslivres

Amélie Antoine – Raisons obscures

Posted in Littérature with tags , on 24 avril 2019 by Yvan

Souffrir en silence…

Amélie Antoine - Raisons obscuresAyant beaucoup aimé « Sans Elle » et littéralement adoré « Quand on n’a que l’humour » de l’auteure, j’ai plongé les yeux fermés dans ce nouveau roman d’Amélie Antoine… sans même lire le quatrième de couverture, ce qui est probablement le meilleur des plans !

Dès les premières pages, Amélie Antoine laisse entrevoir qu’un drame aura lieu, puis nous présente les deux familles qui seront au cœur de ce récit. Il y a d’un côté les Mariani, une famille de deux enfants, dont l’aînée, Sarah, vit très mal son diabète. De l’autre, il y a la famille Kessler, trois enfants et un couple qui bat un peu de l’aile…

Si la première partie du roman se concentre sur les tracas des parents, allant de soucis professionnels à des problèmes de couple, en passant par un voisin un peu trop bruyant, la seconde moitié donne la parole aux enfants. Cette construction particulièrement intelligente permet de tout d’abord planter le décor, en dressant le portrait de familles ordinaires, qui doivent certes faire face à quelques petits soucis, mais rien de véritablement insurmontable. Sauf qu’il y a cette introduction annonciatrice d’une tragédie et cette seconde partie qui vient brillamment faire écho à la première, révélant progressivement la partie enfuie de l’iceberg…

À l’instar d’autres très bons thrillers psychologiques réalistes, tels que ceux de Barbara Abel par exemple, celui-ci parvient également à dresser le portrait de personnages particulièrement authentiques, auxquels le lecteur n’a aucun mal à s’identifier. Mais la grosse claque qui transforme celui-ci en coup de cœur est l’incroyable maîtrise avec laquelle Amélie Antoine aborde un sujet hyper sensible et de grande actualité en deuxième partie de roman. Si le lecteur s’en voudra éventuellement d’être passé à côté de certains détails annonciateurs en première partie, il n’aura qu’une seule envie en découvrant l’issue tragique qui se profile au fil des pages : crier STOP !

Tout parent qui se respecte éprouvera en effet de la colère, de l’impuissance, de la frustration, de l’écœurement et de l’effroi en cours de lecture. En cause : le talent d’Amélie Antoine, cette capacité étonnante à décortiquer les sentiments humains avec un réalisme d’une justesse incroyable et à nous assommer avec une violence psychologique insoutenable, jusqu’à cet uppercut final dont on a du mal à se relever…

Un thriller psychologique glaçant de réalisme !
Une lecture indispensable… voire même obligatoire dans les écoles !

Raisons obscures, Amélie Antoine, XO, 381 p., 19,90€

Ils en parlent également : Mes échappées livresques, Mademoiselle Maeve, Lord ArsenikEvasion Polar, Sonia boulimique des livres, Sangpages, Le Nez dans les Bouquins, Les lectures de Louise, Le notebook de Gwen, Pause Polars, Aude Bouquine, A la page des livres, Stef Eleane, Mon rêve d’été, La bibliothèque de Céline, Lunatic, Les Lectures de Maman Nature, Mes Lectures du Dimanche, Lire et courir, Mélie et les livres, Koryfée, Antigone, Lectures d’A, Entre deux livres, Valmyvoyou lit, L’atelier de LitotePage après page

Retrouvez Amélie Antoine sur son site ou sur sa page Facebook !

Steve Cavanagh – Treize

Posted in Littérature with tags , on 21 avril 2019 by Yvan

Une star hollywoodienne accusée de double meurtre !

Steve Cavanagh - TreizeAprès deux premières aventures juridiques particulièrement passionnantes, les fans d’Eddie Flynn ne manqueront pas de se jeter sur ce troisième roman dédié à cet avocat au sens de la justice profond.

Après ses déboires avec la maffia russe dans le premier volet (« La Défense ») et la pression exercée sur lui par la CIA lors du tome précédent (« Un coupable idéal »), notre ami se retrouve piégé au cœur d’un procès ultra-médiatisé, impliquant une vedette du cinéma hollywoodien, accusée d’avoir tué sa femme et son garde du corps. Si toutes les preuves semblent accuser Bobby Solomon, Eddie Flynn est de plus en plus convaincu que son client est innocent…

Pour son troisième roman, Steve Cavanagh situe donc à nouveau son histoire dans un endroit qu’il connaît bien en tant qu’ancien avocat (il a remporté le plus gros procès pour discrimination raciale d’Irlande du Nord). Mais, l’auteur irlandais a beau situer son récit dans un tribunal, il est cependant loin de nous endormir à coups de plaidoyers barbants… bien au contraire. Il multiplie les rebondissements et n’oublie pas non plus de nous servir une bonne dose d’action. De plus, en alternant les points de vue du serial killer et de cet ancien escroc devenu avocat au fil des chapitres, il parvient à plonger le lecteur au cœur de ce thriller judiciaire. Ajoutez à cela une écriture très directe, combinée à des chapitres particulièrement courts, souvent ponctués de cliff-hangers prenants et les pages se mettent à tourner toutes seules.

Alors certes, l’intrigue est peut-être légèrement capillo-tractée, mais l’idée de base particulièrement audacieuse d’introduire un meurtrier au sein du jury fonctionne à merveille. Le plaisir est également grand de retrouver Eddie Flynn, un personnage foncièrement attachant malgré une vie privée qui part totalement en couille. Si notre avocat est divorcé, traumatisé par une ancienne affaire et qu’il lutte encore contre son problème d’alcoolémie, sa débrouillardise, ses contre-interrogatoires musclés et sa capacité à débusquer les flics corrompus ne manquent pas de séduire. Le fait qu’il combine un sens de la justice profond à un passé d’escroc, qu’il ne renie pas du tout, permet également à l’auteur de ne pas cantonner son personnage d’un seul côté de la loi. Les personnages secondaires ne sont pas en reste non plus. Outre le plaisir de retrouver d’anciens personnages charismatiques, l’auteur nous livre plusieurs nouveaux protagonistes qui ne laisseront personne indifférent, de cet accusé qui finit par séduire à ce meurtrier au QI élevé et au sang-froid glaçant.

Un roman coup de cœur, vivement conseillé à tous les fans de polar !

Treize, Steve Cavanagh, Bragelonne, 424p., 20€

Ils en parlent également : EmOtionS, Un bon livre à lireLa liseuse et la théière, L’île aux 30 polars, Le caribou littéraire, Le sentier des motsAnne Ju, Samlor en livreWander Dreams

Jean-Claude Grumberg – La plus précieuse des marchandises, Un conte

Posted in Guerre, Littérature with tags , , , on 14 avril 2019 by Yvan

Il était une fois… la Shoah !

Jean-Claude Grumberg - La plus précieuse des marchandises, Un conteJean-Claude Grumberg avait à peine quatre ans lorsque son père fut arrêté sous ses yeux pour être emmené à Drancy puis déporté à Auschwitz le 2 mars 1943 par le convoi numéro 49. Jeanine et son frère jumeau, nés le 9 novembre 1943, ont été déportés à l’âge de 28 jours dans le convoi numéro 64. Dans la réalité ils ont tous les deux péri, mais ce conte a le pouvoir d’offrir un brin d’espoir… tout en revenant sur l’horreur.

Ce conte démarre en compagnie d’un couple de bûcherons au cœur d’une forêt enneigée. Lui se retrouve réquisitionné par l’envahisseur pour des travaux d’intérêt général. Elle, aurait aimé avoir un enfant, mais a désormais passé l’âge d’en avoir. Non loin de chez eux, une ligne de chemin de fer fait déferler des trains de marchandises dont le contenu demeure mystérieux, mais qui font rêver la pauvre bûcheronne en cette période de pénurie de vivres. Jusqu’au jour où quelqu’un jette un paquet par la lucarne d’un des wagons…

Si aborder la Shoah sous forme de conte peut surprendre, ceux qui ne croient plus au merveilleux devinent bien vite que cette forêt se situe en Pologne, que les trains se dirigent vers Auschwitz et que la marchandise est condamnée d’avance. Pour l’auteur, cette marchandise s’avère cependant on ne peut plus précieuse et l’imaginaire un exutoire à ce traumatisme qui le hantera à jamais…

Il lui faudra une centaine de pages pour mettre des mots sur l’indicible. Vingt petits chapitres pour raconter une grande histoire. Un conte à la puissance évocatrice extrêmement forte, qui relate l’horreur et la cruauté sans oublier d’y insuffler une bonne dose d’humanité. Un des pires moments de l’Histoire et une idéologie destructrice que l’auteur décide de combattre avec une fable pleine d’amour et de tendresse…

« Voilà la seule chose qui mérite d’exister dans les histoires comme dans la vraie vie. L’amour, l’amour qui fait que malgré tout ce qui existe, et tout ce qui n’existe pas, l’amour qui fait que la vie continue. »

Un conte précieux… qui n’en est malheureusement pas un !

La plus précieuse des marchandises, Jean-Claude Grumberg, Seuil, 128 p., 12€.

Ils en parlent également : Mes échappées livresques, Les Miscellanées d’USVA, Les lectures de Maman NatureLire dit-elle, Emi Lit, 31rst floor, Les liseuses, Le dit des mots, B comme bouquiner