Archive pour Livres

Chuck Wendig – Les Somnambules

Posted in Littérature with tags , on 2 août 2021 by Yvan

Pandémie du Covid 2.0

Chuck Wendig - Les SomnambulesUne petite brique de près de 1.200 pages alors que ma PÀL monte déjà jusqu’au plafond ? Non, merci !

Un roman qui parle de pandémie alors que je sors à peine de deux années de lock-down ? Faut pas pousser quand même !

Ah, il est édité par Sonatine, cet éditeur qui ne me déçoit jamais ? Bon allez, je note alors, mais je ne promets rien !

Euh…vous allez arrêter avec vos avis dithyrambiques là…franchement, ça commence à bien faire !

Et zut…allez juste les premières pages pour voir…

« Les Somnambules » débute dans un petit bled de Pennsylvanie en compagnie de Shana qui surprend sa sœur, Nessie, en pleine crise de somnambulisme. Très étonnant, surtout que plusieurs autres personnes se joignent progressivement à cette marche mutique qui semble converger vers la même destination inconnue. Au fil des jours, de plus en plus de personnes emboîtent le pas de ce troupeau de somnambules, allant de leurs proches aux médias, en passant des policiers et des scientifiques. Et voilà, c’est fait, la curiosité me pousse à me joindre à eux…  

La grande force de ce roman post-apocalyptique se situe au niveau des personnages. Cette longue marche à travers les États-Unis va en effet permettre à l’auteur de développer des relations humaines très fortes entre les différents protagonistes, mais surtout de montrer que les gens réagissent tous différemment face à l’inconnu, allant de la haine à l’entraide, en passant par la peur et la curiosité.

Ecrit en 2019, avant la pandémie du Covid, ce roman qui mélange habilement les genres, s’avère de surcroît prophétique. Chuck Wendig a parfaitement compris les conséquences que peut engendrer  une pandémie, ainsi que les réactions de l’humanité face à la peur. Fake news, suprémacistes blancs, religion, l’auteur aborde de nombreuses thématiques actuelles et tape très souvent en plein dans le mille…

Mais le plus surprenant est que cette brique de près de 1.200 pages ne contient pas la moindre longueur. J’avais peur que l’intrigue ne s’essouffle au fil des pages, mais force est de constater que celle-ci se densifie et que l’auteur parvient à maintenir l’attention de son lecteur de la première à la dernière page. Je suis même heureux d’apprendre qu’il est en train d’écrire une suite car c’est avec regret que j’ai quitté ses personnages.

Les Somnambules, Chuck Wendig, Sonatine, 1.174 p., 25€

Ils en parlent également : Yvan, Aude, Cannibal lecteur, Stelphique, Anaïs, Emilie, Mélie, Thomas, Pierre, Aurélie, Nath, Nathalie, Yann, Céline, Dropp, Virginie-Gabrielle, Ma voix au chapitre, Nom d’un bouquin, Un bouquin sinon rien, Derrière ma porte un monde, Little Coffee Book, Café noir et polars gourmands

 

 

Zoé Brisby – Plus on est de fous…

Posted in Littérature with tags on 25 juillet 2021 by Yvan

Un brin de folie !

Zoé Brisby - Plus on est de fous...Même si j’ai aimé « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonasson, je ne suis pas trop fan de récits trop rocambolesques/loufoques tels que « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » de Romain Puértolas ou « Mamie Luger » de Benoît Philippon, pour n’en citer que deux.

C’est donc avec une légère appréhension que je me suis retrouvé interné dans la clinique psychiatrique Beausoleil, en compagnie du nouveau venu, Luc, qui ne comprend pas ce qu’il fait là, au milieu de tous ces fous, alors que lui est totalement sain d’esprit. Comme lui, l’envie de m’échapper en vitesse m’effleure l’esprit…mais bon, c’est vrai qu’ils ont l’air sympa tous ces patients…allez, restons encore un peu…

« Plus on est de fous… » ce sont donc avant tout des personnages hauts en couleur, solidement décalés, mais très vite attachants. De Jarod, véritable caméléon capable de se transformer en n’importe quel personnage, à Yoda, le plus ancien/sage de la bande, en passant par Ernest le roi du suicide, Robin le complotiste, ou Calixte le germophobe, impossible de s’ennuyer une seule seconde. Sans oublier Marguerite, l’infirmière en chef, et l’étrange Dr Petitpas, qui encadrent cette bande  de joyeux lurons du mieux qu’ils peuvent.

« Plus on est de fous… » c’est ensuite une bouffée d’oxygène et de bonne humeur, une comédie loufoque et rocambolesque, remplie de passages amusants et pourvue de quelques intrigues secondaires qui incitent également à tourner les pages. « Plus on est de fous… » c’est aussi un endroit assez improbable, où l’on se laisserait finalement volontiers enfermer parmi les fous…

Une lecture divertissante!

Plus on est de fous… , Zoé Brisby, Lafon, 381 p., 18,95€

Ils étaient également à la clinique Beausoleil : Sonia, Fanny, Hervé, Caroline, Zagaducgsette, Marion, Lectures du chapitre

 

Collectif – Regarder le noir

Posted in Amélie Antoine, Barbara Abel, Littérature, Olivier Norek, R.J. Ellory with tags on 18 juillet 2021 by Yvan

Un excellent recueil de nouvelles !

Collectif - Regarder le noirAyant beaucoup aimé le précédent recueil de nouvelles « Ecouter le noir » et constatant que le suivant « Toucher le noir » était déjà sorti, j’ai vite éliminé celui-ci de ma PÀL.

Force est de constater que ce deuxième volet regroupe à nouveau une belle brochette d’auteurs. Outre une nouvelle histoire de R.J. Ellory et un récit à quatre mains signé Barbara Abel et Karine Giebel, j’ai eu le plaisir de retrouver quelques auteurs de polars que j’apprécie beaucoup, tels que Olivier Norek, Amelie Antoine, Johana Gustawsson (« Mör », « Block 46 »), René Manzor (« A Vif », « Apocryphe »), Claire Favan (« Inexorable ») ou Julie Ewa (« Les petites filles »), mais également quelques auteurs que je n’avais encore jamais lu, tels que Fabrice Papillon, Gaëlle Perrin-Guillet ou Frédéric Mars.

Si le résultat est forcément un peu inégal, avec des styles assez différents malgré une thématique commune autour de la vision, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ces 11 textes. Le roman commence très fort avec un excellent récit d’Olivier Norek (« Regarder les voitures s’envoler ») qui fait froid dans le dos, suivi d’une histoire poignante de trafic d’êtres humains en Inde de Julie Ewa (« Nuit d’acide »). La dernière pépite se situe en toute fin de recueil avec « Darkness », des deux reines du thriller Barbara Abel et Karine Giebel, qui enquêtent sur un crime sordide et referment cet ouvrage sur une chute originale.

Outre ces trois petites perles, j’ai également bien aimé les récits de René Manzor (« Demain »), Amélie Antoine (« Transparente »), R.J. Ellory (« Private eye » ), Johanna Gustawson (« Tout contre moi »), Claire Favan (« le Mur ») et Fred Mars (« The Ox »). J’ai par contre moins accroché à « La tache » de Gaëlle Perrin-Guillet et je suis resté totalement hermétique à « Anaïs » de Fabrice Papillon. Alors que « Ecouter le noir » m’avait donné envie de découvrir les romans de Maud Mayeras (« Reflex » , « Les Monstres ») et François-Xavier Dillard (« Prendre un enfant par la main »), « Regarder le noir » ne m’a donc pas vraiment donné envie de découvrir de nouveaux auteurs. C’est sans doute le seul petit point négatif de cet ouvrage qui parvient de nouveau à attirer des grands noms, tout en proposant de la qualité !

Bref, à nouveau un grand bravo à Yvan Fauth du blog littéraire EmOtionS pour cet ouvrage !

J’irai donc très vite « Toucher le noir » !

Regarder le noir, Collectif, Belfond, 288 p., 19,50€

Ils ont également regardé le noir : Cannibal lecteur, Anthony, Aude, Sonia, Valérie, Virginie, Annick, Lectures du dimanche, Julie, L’oeil noir, Laurence, Océane, Livresse du noir, Collectif Polar, Yvan, Evasion polar, Pierre, Tortellini, Tasse de thé & pile de livres, Imaginoire, Michel, The Love Book

Marc Levy – Et si c’était vrai

Posted in Littérature with tags on 11 juillet 2021 by Yvan

Mon premier Levy !

Marc Levy - Et si c’était vraiC’est vrai que je n’avais encore jamais lu de Levy avant, mais comme ma fille devait lire celui-ci pour l’école, je me suis laissé tenter.

Cette histoire romantique, sorte de remake du film « Ghost » avec Demi Moore, mais un peu plus à l’eau de rose, déborde certes de bons sentiments mais, dans l’ensemble, j’ai tout de même passé un agréable moment de lecture. Je me suis légèrement ennuyé lors des passages consacrés à la relation entre le personnage principal et sa défunte mère, mais je n’ai eu aucun mal à me laisser happer par le reste.

Par contre, au niveau du style, même si c’est terriblement efficace et accessible à un public très large, je m’attendais à quelque chose d’autre de la part d’un auteur qui vend autant de livres. A défaut de savoir bien écrire, il a cependant le mérite de faire lire beaucoup de gens… ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose.

Une lecture sympa, mais peut-être un peu trop gentille/facile. Par contre, je ne pense pas que je lirai la suite « Vous revoir ».

Et si c’était vrai, Marc Levy, Pocket, 216 p., 6,95€

Romans : Le Bilan de la mi-2021

Posted in DIVERS, Littérature with tags , , on 4 juillet 2021 by Yvan

Bilan livres 2021Après une nouvelle période de confinement, heureusement assez riche en lectures, le moment est venu de faire un petit bilan sur mes lectures de cette première moitié de 2021… et de peut-être vous donnez quelques idées de lectures pour cet été.

Si vous n’avez de la place que pour un seul roman dans vos valises, n’hésitez pas et prenez « Des diables et des saints » de Jean-Baptiste Andrea avec ! Perso, je le prendrais même avec sur une île déserte !

Mes coups de coeur de 2021 :

Jean-Baptiste Andrea – Des diables et des saints  width= Laetitia Colombani – Le cerf-volant
Agnès Martin-Lugand – La Datcha Séjal Badani – La passeuse d’histoires Marie Vareille – Ainsi gèlent les bulles de savon
Caroline Laurent – Rivage de la colère Guillaume Sire – Avant la longue flamme rouge R.J. Ellory – Le carnaval des ombres
Valentine Stergann – Les ours mal léchés s’apprivoisent à Noël Brittainy C Cherry – Eleanor & Grey Niklas Natt och Dag – 1794

Les autres très bonnes lectures :

Virginie Grimaldi – Les possibles Chahdortt Djavann – Et ces êtres sans pénis! Solène Bakowski – Rue du Rendez-vous
Yoann Iacono – Le Stradivarius de Goebbels Mathieu Menegaux – Femmes en colère Sophie Jomain – M’asseoir cinq minutes avec toi
Thibault Bérard – Il est juste que les forts soient frappés Aki Shimazaki – Sémi Anna McPartlin – Sous un grand ciel bleu

Excellent, mais découvert sur le tard :

Haruki Murakami – Le Meurtre du Commandeur Markus Zusak – La voleuse de livres Luis Sepúlveda – Le vieux qui lisait des romans d’amour
Négar Djavadi – Désorientale Primo Levi – Si c’est un homme Pierre Lemaître – Trois jours et une vie
Karine Giebel – Juste une ombre Serena Giuliano – Mamma Maria Bernard Minier - Une putain d'histoire

Encore une dose de bons polars pour les amateurs :

René Manzor – A Vif A.J. Kazinski et Thomas Rydahl – La mort d’une sirène Michel Bussi – Rien ne t’efface
Ane Riel – Résine Chrystel Duchamp – Le sang des Belasko Yves Laurent – Jeux de vilains
François-Xavier Dillard – Prendre un enfant par la main

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2020 !

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2019 !

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2018 !

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2017 !

Solène Bakowski – Rue du Rendez-vous

Posted in Amélie Antoine, Guerre, Littérature with tags , on 30 juin 2021 by Yvan

Confidence pour confidence !

Solène Bakowski - Rue du Rendez-vousParmi les quelques immeubles qui restent encore debout dans la Rue du Rendez-vous, il y a la boutique de Marcel Dambre, 87 ans, ancien bottier vivant reclus dans son magasin qui n’attire plus personne depuis bien longtemps. Un soir d’orage, guidée par son GPS, Alice Beausoleil se retrouve totalement trempée au beau milieu de cette ruelle transformée en chantier et décide de sonner chez l’artisan pour trouver refuge…

« Rue du Rendez-vous » est l’histoire d’une rencontre salvatrice entre deux âmes solitaires abîmées, celle d’un octogénaire qui n’attendait plus rien de la vie et d’une boulangère qui dissimule une profonde tristesse derrière son joli sourire de façade. Au fil des pages, les souvenirs du vieil homme remontent à la surface, ainsi que le terrible secret qui empêche Alice de vivre. Des confidences qui vont leur offrir un début de guérison et permettre au lecteur de voyager dans les souvenirs de Marcel, d’une petite ferme en 1929 au Paris sous l’occupation allemande.

« Rue du Rendez-vous » est un roman sur la mémoire, sur le pardon, sur l’amitié, sur l’amour, deux tranches de vie emportées par la plume délicate d’une excellente conteuse. Solène Bakowski (« Une bonne intention », « Sans elle / Avec elle ») livre une nouvelle fois un roman mêlant légèreté et tristesse, porté par des personnages foncièrement attachants. D’Alice à Marcel, en passant par la fantasque Nini, l’adorable Jean la Jaunisse, voire même Lucien le caniche, l’autrice parsème son récit de personnages inoubliables qui nous invitent à voyager, danser, chanter, rigoler, souffrir et pleurer…

Un magnifique rendez-vous !

Rue du Rendez-vous, Solène Bakowski, Plon, 384 p., 18€

Ils en parlent également : Sonia, Yvan, Aude, Annick, Encore un livre, Laurence, Karine, Audrey, Julie, Aurélie, Jess

Bernard Minier – Une putain d’histoire

Posted in Littérature with tags on 26 juin 2021 by Yvan

Yep, Une putain d’histoire !

51O7aQ+QcLL._SX210_À l’instar de Franck Thilliez et d’Olivier Norek, Bernard Minier (« Sœurs », « La Vallée ») fait partie de ces auteurs de polars français dont je n’hésite jamais à lire les ouvrages. L’avantage de ce dernier est que j’ai encore quelques trous à combler dans sa biographie, dont ce roman qui délaisse le commandant Martin Servaz et le Sud-ouest de la France, pour nous emmener dans le Nord-Ouest des Etats-Unis, avec la volonté de rendre hommage aux thrillers américains. Un thriller qui s’avère donc de surcroît être une belle porte d’entrée pour ceux qui désirent découvrir cet auteur car il s’agit d’un récit totalement indépendant de ses autres romans.

Cette putain d’histoire est celle d’Henry, jeune lycéen de dix-sept ans, élevé par ses deux mères sur la petite île de Glass Island, au large de Seattle. Lorsque sa petite amie est retrouvée morte le lendemain d’une violente dispute qu’il a eu avec elle sur le ferry qu’ils prennent pour revenir du lycée, Henry devient non seulement très vite le principal suspect des flics, mais il se retrouve surtout au centre de l’attention des médias alors qu’il était censé faire profil bas à cause d’origines particulièrement troubles…

Flirtant régulièrement avec la crédibilité, l’auteur livre un « page turner » d’une efficacité redoutable, qui devient très vite impossible à lâcher. Soutenu par des personnages finement campés et abordant des thématiques intéressantes, tels que les dérives d’Internet et la surveillance à distance via les nouvelles technologies, il propose un huis clos sans temps mort et parfaitement ficelé, multipliant les rebondissements et se terminant par un final pour le moins renversant.

Le titre n’est donc pas mensonger : une putain d’histoire !

Une putain d’histoire, Bernard Minier, XO, 524 p., 21,90

Ils étaient également à Glass Island: Yvan, Cannibal Lecteur, Franck, Les pingouins amoureux, Once upon a book, Delphine, Zina, Elodie, Velidhu, Allychachoo, Plume de crime