Archive pour Livres

Romans : Le Bilan de 2019

Posted in DIVERS, Littérature with tags , , on 1 janvier 2020 by Yvan

Bonne année à tous !

C’est le moment des bonnes résolutions, mais également l’heure du bilan et l’occasion de remercier tous les blogueurs qui contribuent à me faire découvrir des auteurs et des titres… voire même à m’éloigner parfois du genre polar ! Je constate d’ailleurs que j’apprécie de plus en plus les romans chick-lit et les parutions jeunesse.

Grâce à vous, j’ai non seulement lu beaucoup de romans (sans parler de ma PAL qui déborde), mais surtout d’excellents titres car vous m’aidez à faire le tri parmi les (trop) nombreuses parutions. Vous m’avez ainsi incité à lire plus ou moins 80 romans cette année et voici ce que je retiens de ces nombreuses heures de lecture :

Mes coups de coeur de l’année :

Marie Pavlenko – Un si petit oiseau Joseph Ponthus – A la ligne, Feuillets d’usine Steve Cavanagh – Treize
Amélie Antoine – Raisons obscures Delphine de Vigan – Les gratitudes Olivier Norek – Surface
Søren Sveistrup – Octobre Virginie Grimaldi – Quand nos souvenirs viendront danser Franck Thilliez – Luca
R.J. Ellory – Le chant de l’assassin Niklas Natt och Dag – 1793 Marie Vareille – La vie rêvée des chaussettes orphelines
Victoria Mas – Le bal des folles Bénédicte Belpois – Suiza Bérengère Cornut – De Pierre et d’Os
Jérôme Loubry – Les refuges Luca Di Fulvio – Le Soleil des Rebelles Jean-Claude Grumberg – La plus précieuse des marchandises, Un conte

Les autres très bonnes lectures :

Michel Houellebecq – Sérotonine Mick Kitson – Manuel de survie à l’usage des jeunes filles Olivier Liron – Einstein, le sexe et moi
Philippe Lançon – Le Lambeau Hyam Zaytoun – Vigile Sarah Gysler – Petite
René Manzor – Apocryphe Grégoire Delacourt – Mon père Cédric Sire – Vindicta
Franck Bouysse – Né d’aucune femme Jón Kalman Stefánsson – Ásta Jean-Baptiste Andrea - Cent millions d’années et un jour
Victor Dixen – Cogito Karine Tuil – Les choses humaines Romain Puértolas – La police des fleurs, des arbres et des forêts

Excellent, mais découvert sur le tard :

Tim Willocks – La Religion Michaël Mention – Power Isabelle Duquesnoy – L’embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard
Pete Fromm – Lucy in the sky Yuval Noah Harari – Sapiens, une brève histoire de l’humanité Emilie Chazerand – La fourmi rouge

Encore une dose de bons polars pour les amateurs :

Fred Vargas – Temps glaciaires David Joy – Le Poids du monde Bryan Reardon – Jake
Estelle Tharreau – Mon ombre assassine Alex Michaelides – Dans son silence J.M. Erre – Qui a tué l’homme-homard ?
Jamey Bradbury – Sauvage Morgan Audic – De bonnes raisons de mourir Xavier Massé – L’inconnue de l’équation
Angelina Delcroix – Si je serais grande Collectif – Ecouter le noir Sarah Pinborough – Si je mens, tu vas en enfer
Karine Giebel – Ce que tu as fait de moi Paul Cleave – Cauchemar Ellison Cooper – Sacrifices

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2018 !

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2017 !

 

Paul Cleave – Cauchemar

Posted in Littérature with tags , on 1 janvier 2020 by Yvan

Jusqu’au bout !

Paul Cleave - CauchemarJ’avais déjà entendu parler de cet écrivain néo-zélandais, mais sans jamais franchir le pas. Un polar sombre, quelques avis positifs de blogueurs de confiance et un éditeur qui ne déçoit jamais dans le genre… et hop, je me lance dans ce cauchemar signé Paul Cleave !

Alyssa Stone, une fillette de sept ans qui a disparu.
Un suspect ligoté à une chaise.
Noah Harper, un flic local qui dérape tellement afin d’obtenir des aveux qu’il se retrouve limogé, divorcé et banni de la petite ville d’Acacia Pines.
Douze ans plus tard, Noah reçoit un coup de fil de son ex-femme… Une nouvelle disparition… Le cauchemar recommence !

« Cauchemar » c’est tout d’abord un bled perdu entouré de forêts et de lacs, où les randonneurs ont tendance à se perdre et où les habitants dissimulent de lourds secrets. Acacia Pines ne sera donc sans doute pas votre prochaine destination de vacances, mais la petite ville contribue néanmoins à installer une ambiance pesante et hostile tout au long du roman.

« Cauchemar » c’est aussi un héros aux valeurs nobles, mais aux méthodes musclées, dont le retour à Acacia Pines n’est pas vraiment vu d’un très bon œil. Un justicier qui n’a pas froid aux yeux et qui fait preuve d’une détermination hors norme. Bref, le genre de héro bien droit dans ses souliers que j’affectionne.

« Cauchemar » c’est surtout un page-turner qui démarre fort, sur une scène de torture violente, et qui parvient à garder le lecteur sous tension jusqu’au cliffhanger final. Ce thriller parfaitement rythmé, narré à la première personne et débordant d’action s’avère en effet d’une efficacité redoutable et m’a un peu fait penser à l’excellent « La mort selon Turner » de Tim Willocks.

A défaut de provoquer des cauchemars, ce roman haletant au possible pourrait bien vous faire passer une nuit blanche…

Cauchemar, Paul Cleave, Sonatine, 448p., 22€

Ils en parlent également: La culture dans tous ses états, Lord Arsenik, EmOtionSStelphique, Livresse du noir, Elodie, Ma voix au chapitreLire & courir, Aude, Evasion polar, Un livre un crayon l’addition, Dup

Romain Puértolas – La police des fleurs, des arbres et des forêts

Posted in Littérature with tags on 29 décembre 2019 by Yvan

Des morceaux dans la confiture !

Romain Puértolas - La police des fleurs, des arbres et des forêtsN’ayant pas du tout aimé « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea », j’étais plutôt réticent à lire un autre roman de cet auteur. Mais, comme il s’attaque au polar, que les avis semblent positifs, que j’ai apprécié sa nouvelle dans « Ecouter le noir »… et que je suis d’une faiblesse rare, je me suis finalement jeté sur cet ouvrage au titre plutôt intriguant.

« La police des fleurs, des arbres et des forêts » se déroule en 1961, dans une petite bourgade bucolique où le crime n’a jamais sévi. Pourtant, le corps de Joël, 16 ans, vient d’y être découvert dans une cuve à confiture de l’usine du coin. Le corps ayant été découpé en morceaux, soigneusement répartis dans huit sacs des Galeries Lafayette, un inspecteur de la ville est dépêché sur place afin de démasquer au plus vite le coupable de ce crime odieux !

Probablement inconscient du fait qu’il jouait son avenir dans ma bibliothèque, Romain Puértolas se la pète dès les premières pages en promettant « une histoire policière pas comme les autres » et « un coup de théâtre final époustouflant qui remet tout le récit en cause ». Comme l’auteur était déjà dans la ligne de mire du chroniqueur impitoyable que je suis, j’étais forcément déjà au taquet avant d’entamer le récit, mais suite à cet avertissement débordant de prétention, j’ai carrément entamé la lecture muni d’une loupe, d’une hache parfaitement aiguisé et d’un cerveau en ébullition. Du coup, il ne m’aura pas fallu 30 pages et quelques tournures de phrase suspectes pour découvrir le pot aux roses…

Vous voyez déjà le soufflé retomber et la mayonnaise ne jamais prendre ? Et bien non, car même en ayant deviné la révélation finale, le récit demeure excellent. Si certains s’amuseront forcément à relire le roman après avoir découvert le pourquoi du comment, j’ai donc eu l’occasion de suivre cette enquête en me doutant certes de sa finalité, mais en m’amusant probablement encore plus que les autres des quiproquos et des pirouettes effectuées par l’auteur afin de garder le lecteur en plein brouillard tout au long de cette investigation.

Une des originalités de ce roman est sa construction majoritairement épistolaire. Les lignes téléphoniques du petit village ne fonctionnant plus suite à un violent orage, l’inspecteur se voit en effet contraint de partager les avancées de ses investigations par écrit à madame le Procureur de la République. Je dois bien avouer que cette correspondance sous forme de lettres est assez savoureuse.

L’autre point fort de ce polar atypique sont les dialogues absurdes entre les paysans et le citadin venu enquêter. Autant j’avais trouvé l’humour dans « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » assez lourd, autant j’ai énormément apprécié la finesse de l’absurdité étalée tout au long des pages, insufflant beaucoup de légèreté au récit malgré un crime initial plutôt sordide. De plus, l’envie de découvrir l’identité et le mobile du coupable rendent ce roman particulièrement addictif.

Bref, un polar atypique, un peu dans la même veine que « Qui a tué l’homme-homard » de J.M. Erre, qui ne devrait pas uniquement plaire aux amateurs de polars !

Beaucoup aimé !

La police des fleurs, des arbres et des forêts, Romain Puértolas, Albin Michel, 352 p., 20,60€

Ils en parlent également: EmOtionSMes échappées livresques, Cannibal lecteur, Maud, Domi C Lire, Liseuse hyperfertile, Page après pagePetite étoile livresque, Girl kissed by fire, La marmotte à lunettes, AlexMarc, Branchés cultureCollectif polar, Tomabooks, Les cibles d’une lectrice « à visée », La Papivore, Un livre un crayon l’addition, Djouzy, Catherine, Leslie-Fleur, Au chapitre, Nath

Ellison Cooper – Sacrifices

Posted in Littérature with tags on 25 décembre 2019 by Yvan

Une grotte remplie d’ossements humains !

Ellison Cooper - SacrificesN’ayant pas lu le premier roman de cette série (et de l’auteure), je découvre l’agent spécial Sayer Altair et ses collègues lors de cette seconde enquête.

Tout démarre par la découverte d’une grotte remplie d’ossements humains dans un parc national de Virginie. Ce « cold case » semble à priori l’enquête idéale pour remettre une Sayer Altair, encore convalescente suite aux déboires du tome précédent (« Rituels »), dans le bain. Les apparences sont cependant souvent trompeuses et notre héroïne se rend très vite compte qu’elle vient à nouveau de tomber sur un solide os…

S’il ne faut pas spécialement avoir lu « Rituels » pour parvenir à suivre cette nouvelle affaire, le fait de lire ce roman en premier « spoile » cependant l’histoire précédente et enlèvera inévitablement une grosse partie du plaisir de lecture de ceux qui, comme moi, envisageraient de les lire dans le désordre.

Reprenant tous les codes du genre, Ellison Cooper livre une intrigue bien ficelée qui mêle habilement enquête policière riche en rebondissements et développement psychologique de personnages attachants. Le lecteur a également droit à une intrigue de fond au sein même du FBI qui s’étoffe visiblement au fil des tomes de la série. À l’aide de chapitres courts et de fausses pistes, l’auteure propose un page-turner au rythme effréné qui tient en haleine de la première à la dernière page.

Un thriller diablement efficace qui devrait ravir tous les amateurs du genre !

Sacrifices, Ellison Cooper, Cherche Midi, 448p., 23€

Ils en parlent également : Syboulette, Au fil des plumesLes lectrices optimistes, Les miss chocolatine bouquinent, The unamed bookshelf, Littélecture blog, Ô Grimoire, Culture VSnews, Let me tale you

 

Bénédicte Belpois – Suiza

Posted in Littérature with tags , , on 21 décembre 2019 by Yvan

Quand le désir se transforme en amour !

Bénédicte Belpois - SuizaPour son premier roman, Bénédicte Belpois invite le lecteur dans un petit village agricole de Galice peuplé d’hommes rudes et de femmes à leur service. Si le café local permet de s’imbiber de vin du Rioja afin de combler la chaleur ambiante, l’arrivée d’une serveuse suisse à la peau laiteuse fait immédiatement monter la température ambiante…

Au milieu de ce décor digne de Marcel Pagnol, le lecteur est invité à suivre les pas de Tomas, un fermier veuf d’à peine quarante ans au langage peu châtié, qui tombe raide dingue de cette étrangère un peu conne, qui ne parle certes pas l’espagnol, mais dont le corps semble beaucoup plus fertile que les champs avoisinants. Cette subite envie de labourer autre choses que ses propres terres, lui ferait presque oublier son cancer des poumons…

« Suiza » est la rencontre de deux êtres blessés par la vie, que tout oppose, mais qui progressivement s’apprivoisent. Il y a tout d’abord ce gros paysan macho, qui a du mal à exprimer ses sentiments, mais qui, bizarrement, me parle. Puis il y a Suiza, naïve et sensuelle, qui trimballe néanmoins un lourd passé que l’auteure dévoile au fil des pages. « Suiza », c’est le jour qui percute la nuit de plein fouet… et la promesse d’un avenir plus lumineux…

« Suiza » ce sont des personnages secondaires truculents que l’on a du mal à quitter en refermant le roman. Du vieux Ramon, fidèle ouvrier et père de substitution, à la vieille Agustina au langage de charretière, mais aux conseils avisés, en passant par Lope, l’employé homosexuel, ou Alvaro, le tenancier du bar, personne ne laisse indifférent.

Coup de cœur !

Suiza, Bénédicte Belpois, Gallimard, 256 p., 20 €.

Ils en parlent également: Au fil des livresMes échappées livresques, SybouletteAnthony, 68 premières fois, A l’horizon des motsLe petit poucet des mots, Domi C Lire, Plumes et pages, Agathe The BookLoupbouquinLa marmotte à lunettesCercle littéraire de Dordogne, Page après page, Ma collection de livres, Sans connivence

Joseph Ponthus – A la ligne, Feuillets d’usine

Posted in Littérature with tags , on 18 décembre 2019 by Yvan

Les coulisses du capitalisme !

Joseph Ponthus - A la ligne, Feuillets d’usineCe premier roman autobiographique de Joseph Ponthus, récompensé du grand prix RTL/Lire, invite à suivre ses déboires en tant qu’ouvrier intérimaire dans l’agroalimentaire.

Ayant tout plaqué pour s’installer en Bretagne avec son épouse et ne trouvant pas de boulot dans son domaine, Joseph Ponthus s’inscrit dans une agence d’intérim. Après une première mission éreintante dans une usine de transformation et de cuisson de poissons et de crustacés, il est envoyé dans un abattoir… pour effectuer d’autres tâches abrutissantes et répétitives !

Dès les premières lignes, le lecteur pénètre dans les coulisses de l’industrie agroalimentaire. Travail de nuit épuisant, cadences inhumaines, pauses chronométrées, contrats au jour le jour, le bruit, les odeurs et le froid, le travail à la chaîne va de pair avec de nombreuses souffrances physiques et morales… ainsi qu’un salaire dérisoire. L’auteur dépeint un tableau social peu reluisant, fait de main-d’œuvre intérimaire pas cher et remplaçable, qui n’a même plus la force, ni le courage, d’enfiler son gilet jaune pour aller s’en plaindre…

Le style sans ponctuation et multipliant les retours à la ligne peut surprendre, mais s’avère finalement d’une justesse incroyable afin de restituer le tempo du travail à la chaîne. D’une part, cette impression de se retrouver face à un poème, fait de phrases courtes et d’un texte revenant constamment à la ligne, mais délaissant les rimes… logiquement… afin d’évoquer ce travail qui ne rime à rien. D’autre part, cette absence de ponctuation restituant le manque de temps… cette incapacité à délimiter les mots et les phrases qui défilent devant les yeux écarquillés d’un lecteur n’ayant plus le droit de marquer un temps d’arrêt, avalant les mots comme ils viennent… à la chaîne… Allez ! Du tempo ! Le capitalisme n’attend pas !

Grosse claque !

À la ligne, Joseph Ponthus, La Table Ronde, 267 p., 18 €

Ils en parlent également : La culture dans tous ses états, Au fil des livresAnthonySyboulette, FolavrilMumuMaeveLire & vous, Krol, FfloladilettantePatiVore, GaroupeLoupBouquin, MissBookUne libraire blogueuse, Charge d’âme, Liseuses de Bordeaux, La marmotte à lunettes, Autobiosphère, 68 premières fois, Lettres d’Irlande et d’ailleurs, D’une étagère à l’autre, Mélopée, Voyage au bout de mes livres, Emy, Kroniques, Des petits riens, Domi C Lire, Claire, Lectures de rêves, Librairie Saint Christophe, Collection de livres, Page après page

Karine Giebel – Ce que tu as fait de moi

Posted in Littérature with tags on 15 décembre 2019 by Yvan

Une passion invraisemblable !

Karine Giebel - Ce que tu as fait de moiAyant adoré son précédent roman (« Toutes blessent, la dernière tue »), je me suis immédiatement jeté sur ce nouvel ouvrage signé Karine Giebel.

« Ce que tu as fait de moi » débute par les auditions de Richard Ménainville, commandant de la brigade des stups, et de Laëtitia Graminsky, lieutenant fraichement débarquée dans son service. S’il n’y a aucun doute sur la gravité des faits qui viennent de se produire, il faudra attendre la fin des interrogatoires pour découvrir ce qu’il s’est vraiment passé entre Richard et Laëtitia… chacun sa version… chacun sa vérité !

Passant d’un narrateur à l’autre, le roman remonte le temps, de la première rencontre entre les deux protagonistes jusqu’au drame, en passant par leur collaboration professionnelle pour le moins surprenante. Les personnages principaux ont en effet beau être des policiers, Karine Giebel nous plonge néanmoins au cœur d’une histoire d’amour passionnelle… qui finit inévitablement très mal.

Proposant à nouveau une écriture haletante et des personnages forts, Karine Giebel installe une tension psychologique permanente, qui incite le lecteur à tourner les pages au plus vite. J’ai par contre eu plus de mal avec la relation malsaine qui lie les deux collègues au fil des pages. Cette passion, forcément irrationnelle, passe en effet par des extrémités allant de l’amour fou à la haine farouche. Cette alternance invraisemblable de sentiments contradictoires a fini par me déconnecter de ces personnages difficiles à cerner/comprendre.

Bref, un page-turner dévoré à toute vitesse, mais constamment avec cette impression dérangeante de ne pas vraiment y croire…

Ce que tu as fait de moi, Karine Giebel, Belfond, 552 p., 20,90€

Ils en parlent également: EmOtionS, Lord ArsenikMes lectures du dimanche, StelphiqueAudeJuju, KoryféeEntre deux livres, Tranches de livresIbidouu, Mes p’tits lusLivresque78, A la page des livres, Read Look Hear, Mes aventures livresques, Livres addict, La lectrice compulsive, LoudieEncore un livre