Archive pour Prix – Palmarès

Romans : Le Bilan de la mi-2020

Posted in DIVERS, Littérature with tags , , on 1 juillet 2020 by Yvan

Après une longue période de confinement, le moment est venu de faire un petit bilan sur mes lectures de cette première moitié de 2020… et de peut-être vous donnez quelques idées de lectures pour cet été.

Mes coups de coeur de l’année :

Alejandro Palomas – Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins Delia Owens – Là où chantent les écrevisses Mélissa Da Costa – Tout le bleu du ciel
Maxime Girardeau – Persona Sebastian Fitzek – Siège 7A Barbara Abel – Et les vivants autour
R.J. Ellory - Le jour où Kennedy n'est pas mort Jussi Adler-Olsen – Victime 2117 Vanessa Springora – Le Consentement

Les autres très bonnes lectures :

Sandrine Collette – Et toujours les forêts Henri Loevenbruck – Le Loup des Cordeliers Marion Brunet – Sans foi ni loi

Excellent, mais découvert sur le tard :

Mattias Köping – Le Manufacturier Stephen King – 22/11/63 Mathias Malzieu – Journal d’un vampire en pyjama
Yasmina Khadra – L’attentat Wladyslaw Szpilman – Le pianiste Irvin Yalom - Le Problème Spinoza
Maud Mayeras – Reflex Anonyme – Le livre sans nom (Bourbon Kid Tome 1)

Encore une dose de bons polars pour les amateurs :

Clarence Pitz – Ineffaçables Joël Dicker – L’énigme de la chambre 622 Joseph Incardona – La Soustraction des possibles
Olivier Bal - L'Affaire Clara Miller Elly Griffiths – Le Journal de Claire Cassidy Paul Colize - Toute la violence des hommes

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2019 !

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2018 !

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2017 !

 

Romans : Le Bilan de 2019

Posted in DIVERS, Littérature with tags , , on 1 janvier 2020 by Yvan

Bonne année à tous !

C’est le moment des bonnes résolutions, mais également l’heure du bilan et l’occasion de remercier tous les blogueurs qui contribuent à me faire découvrir des auteurs et des titres… voire même à m’éloigner parfois du genre polar ! Je constate d’ailleurs que j’apprécie de plus en plus les romans chick-lit et les parutions jeunesse.

Grâce à vous, j’ai non seulement lu beaucoup de romans (sans parler de ma PAL qui déborde), mais surtout d’excellents titres car vous m’aidez à faire le tri parmi les (trop) nombreuses parutions. Vous m’avez ainsi incité à lire plus ou moins 80 romans cette année et voici ce que je retiens de ces nombreuses heures de lecture :

Mes coups de coeur de l’année :

Marie Pavlenko – Un si petit oiseau Joseph Ponthus – A la ligne, Feuillets d’usine Steve Cavanagh – Treize
Amélie Antoine – Raisons obscures Delphine de Vigan – Les gratitudes Olivier Norek – Surface
Søren Sveistrup – Octobre Virginie Grimaldi – Quand nos souvenirs viendront danser Franck Thilliez – Luca
R.J. Ellory – Le chant de l’assassin Niklas Natt och Dag – 1793 Marie Vareille – La vie rêvée des chaussettes orphelines
Victoria Mas – Le bal des folles Bénédicte Belpois – Suiza Bérengère Cornut – De Pierre et d’Os
Jérôme Loubry – Les refuges Luca Di Fulvio – Le Soleil des Rebelles Jean-Claude Grumberg – La plus précieuse des marchandises, Un conte

Les autres très bonnes lectures :

Michel Houellebecq – Sérotonine Mick Kitson – Manuel de survie à l’usage des jeunes filles Olivier Liron – Einstein, le sexe et moi
Philippe Lançon – Le Lambeau Hyam Zaytoun – Vigile Sarah Gysler – Petite
René Manzor – Apocryphe Grégoire Delacourt – Mon père Cédric Sire – Vindicta
Franck Bouysse – Né d’aucune femme Jón Kalman Stefánsson – Ásta Jean-Baptiste Andrea - Cent millions d’années et un jour
Victor Dixen – Cogito Karine Tuil – Les choses humaines Romain Puértolas – La police des fleurs, des arbres et des forêts

Excellent, mais découvert sur le tard :

Tim Willocks – La Religion Michaël Mention – Power Isabelle Duquesnoy – L’embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard
Pete Fromm – Lucy in the sky Yuval Noah Harari – Sapiens, une brève histoire de l’humanité Emilie Chazerand – La fourmi rouge

Encore une dose de bons polars pour les amateurs :

Fred Vargas – Temps glaciaires David Joy – Le Poids du monde Bryan Reardon – Jake
Estelle Tharreau – Mon ombre assassine Alex Michaelides – Dans son silence J.M. Erre – Qui a tué l’homme-homard ?
Jamey Bradbury – Sauvage Morgan Audic – De bonnes raisons de mourir Xavier Massé – L’inconnue de l’équation
Angelina Delcroix – Si je serais grande Collectif – Ecouter le noir Sarah Pinborough – Si je mens, tu vas en enfer
Karine Giebel – Ce que tu as fait de moi Paul Cleave – Cauchemar Ellison Cooper – Sacrifices

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2018 !

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2017 !

 

Romans : Le Bilan de 2018

Posted in DIVERS, Littérature with tags , , on 23 décembre 2018 by Yvan

Comme je n’ai pas lu de bande dessinées cette année vous n’aurez droit qu’à un bilan romans… mais, du coup, il y en a beaucoup plus !

Voici ce que je retiens de ces nombreuses heures de lecture :

Mes coups de coeur de l’année :

Nicolas Mathieu – Leurs enfants après eux Heni Loevenbruck – J’irai tuer pour vous Laurent Gaudé – Salina, les trois exils
Adeline Dieudonné – La Vraie Vie Gabriel Tallent – My Absolute Darling Karine Giebel – Toutes blessent, la dernière tue
Tabitha Suzuma – Forbidden Anna McPartlin – Du côté du bonheur Véronique Mougin – Où passe l’aiguille…
Guy Boley – Quand Dieu boxait en amateur Martha Hall Kelley – Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux Luca Di Fulvio – Les Enfants de Venise

Les autres très bonnes lectures :

Jeremy Fel – Helena Carole Fives – Tenir jusqu’à l’aube Pascal Manoukian – Le Paradoxe d’Anderson
Tim Willocks - La Mort selon Turner Julie Ewa – Les petites filles C. J. Tudor – L’homme craie
Franck Bouysse – Glaise Franck Thilliez – Le manuscrit inachevé Denis Zott – Maudite !
Gavin’s Clemente-Ruiz – Le club des feignasses Barbara Abel – Je t’aime Virginie Grimaldi – Il est grand temps de rallumer les étoiles
Gail Honeyman – Eleanor Oliphant va très bien Mathieu Menegaux – Un fils parfait Sophie Daull – Camille mon envolée
Benoît Cohen – Mohammad, ma mère et moi Julien Sandrel – La chambre des merveilles Gaëlle Josse – Une longue impatience

Excellent, mais découvert sur le tard :

Guy Boley – Fils du Feu Cyril Massarotto – Quelqu’un à qui parler Marcus Malte – Le Garçon
John Boyne – Le garçon au sommet de la montagne Jackie Copleton – La Voix des vagues Emma Donoghue - Room

Encore une dose de bons polars pour les amateurs :

Angelina Delcroix – Ne la réveillez pas Claire Favan – Inexorable Donato Carrisi – L’égarée
Vincent Hauuy – Le tricycle rouge Joël Dicker – La disparition de Stéphanie Mailer Daniel Cole – L’Appât
Jacques Saussey – Enfermé.e Sandrine Collette – Les larmes noires sur la terre Jane Harper – Canicule
Hervé Commère – Sauf Amélie Antoine – Sans elle Anne Mette Hancock – Fleur de cadavre

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2017 !

 

Nicolas Mathieu – Leurs enfants après eux

Posted in Littérature with tags , , on 21 novembre 2018 by Yvan

Prix Goncourt 2018 !

Nicolas Mathieu - Leurs enfants après euxPour son deuxième roman (je vais d’ailleurs m’empresser de lire le premier), Nicolas Mathieu plonge le lecteur dans une vallée lorraine ravagée par le chômage depuis que les hauts-fourneaux du bassin sidérurgique sont éteints.

Ce récit choral invite à suivre une bande d’adolescents durant quatre étés, de 1992 à 1998. Dans la force de l’âge, ils foncent sur une route pourtant privée d’avenir, bien accrochés à leur moto ou mobylette, de préférence volée, laissant derrière eux cette misère qu’ils désirent fuir au plus vite, contemplant à gauche et à droite les paysages gris d’une cité abandonnée par tout futur et contemplant devant eux cette voie sans issue qui, inévitablement, finira sur un cul-de-sac. Terminus, tout le monde descend !

Malgré quelques émois et de nombreux rêves que l’avenir ne manquera pas de ramener à la réalité, ils semblent donc condamnés à mener une existence semblable à celle de leurs parents. Au menu : désœuvrement, racisme, inégalités, résignation, végétation alcoolisée et barrières sociales qui obstruent chaque jour un peu plus leur horizon.

Cette chronique sociale méritoirement récompensée par le Prix Goncourt 2018 dresse donc d’une part le portrait particulièrement sombre d’un monde ouvrier à l’agonie, tout en restituant avec grand brio le désenchantement d’une jeunesse qui rêvait pourtant de liberté et de jours meilleurs. La grande force de ce roman est que l’auteur parvient non seulement à mettre le doigt sur le nœud du problème, mais qu’il réussit de surcroît à y mettre les mots justes.

Le regard sombre et acéré que pose Nicolas Mathieu sur notre société en déclin s’avère d’une justesse et d’une puissance incroyable et ne manquera pas de vous bouleverser !

Ils en parlent également: Au fil des livres, Cuné, Actu Du Noir, Mumu dans le bocage, Entre les lignes, Les mots de la fin, Bonnes feuilles et mauvaise herbe, Du calme Lucette, Mes p’tits lus, Le temps libre de Nath, Les balades de l’impossible

Leurs enfants après eux, Nicolas Mathieu, Actes Sud, 434 p., 21,80 €

« Elle pouvait encore se souvenir de l’odeur de sa tête quand il s’endormait sur ses genoux, le samedi soir, devant la télé. Comme du pain chaud. Et un beau jour, il lui avait demandé de frapper avant d’entrer dans sa chambre, et à partir de là, les choses s’étaient précipitées d’une manière assez inattendue. Maintenant, elle se retrouvait avec cette demi-brute qui voulait se faire tatouer, sentait des pieds et se dandinait comme une racaille. Son petit garçon ».

« Leur vie durant, les parents d’Anthony avaient eu cette ambition : « construire », la cabane pour horizon, et tant bien que mal y étaient parvenus. Il ne restait plus que vingt ans de traites pour la posséder vraiment. Les murs étaient en placo, avec un toit en pente comme dans toutes les régions où il pleut la moitié du temps. L’hiver, le chauffage électrique produisait un peu de chaleur et des factures phénoménales. À part ça, deux chambres, une cuisine intégrée, un canapé cuir et un vaisselier avec du Lunéville. La plupart du temps, Anthony s’y sentait chez lui. »

« Et puis ces pères qui avaient voulu fuir la pauvreté, qu’avaient-ils réalisé en somme ? Ils possédaient tous une télé couleur, une voiture, ils avaient trouvé un logement et leurs enfants étaient allés à l’école. Pourtant, malgré ces objets, ces satisfactions et ces accomplissements, personne n’aurait pensé à dire qu’ils avaient réussi. Aucun confort ne semblait pouvoir effacer leur indigence première. À quoi cela tenait-il ? Aux vexations professionnelles, aux basses besognes, au confinement, à ce mot d’immigré qui les résumait partout ? Ou bien à leur sort d’apatride qu’ils ne s’avouaient pas ? Car ces pères restaient suspendus, entre deux langues, deux rives, mal payés, peu considérés, déracinés, sans héritage à transmettre. Leurs fils en concevaient un incurable dépit. Dès lors, pour eux, bien bosser à l’école, réussir, faire carrière, jouer le jeu, devenait presque impossible. Dans ce pays qui traitait leur famille comme un fait de société, le moindre mouvement de bonne volonté ressemblait à un fait de collaboration. »

BD – Comics : Le Bilan de 2017

Posted in BANDES DESSINÉES, DIVERS, Littérature, [DL 2017] with tags , , , , , on 31 janvier 2018 by Yvan

Que retenir de mes nombreuses lectures en 2017 ?

Je lis de moins en moins de bandes dessinées chaque année et de plus en plus de romans, mais voici ce que je retiens de ces nombreuses heures de lecture :

Les incontournables :

Zidrou et Oriol – Natures mortes Luc Brunschwig et Etienne Le Roux – La mémoire dans les poches, Troisième partie Jérémie Moreau - La Saga de Grimr
Timothé Le Boucher - Ces jours qui disparaissent Gipi – La terre des fils Luc Brunschwig et Olivier TaDuc – XIII Mystery, Jonathan Fly (Tome 11)
 Jason Aaron et R.M. Guéra – The Goddamned, Avant le Déluge  Brian K. Vaughan et Fiona Staples – Saga (Tome 7)  Jeff Lemire et Andrea Sorrentino - Old Man Logan, Folie furieuse
 Luc Brunschwig et Roberto Ricci – Urban, Enquête Immobile (Tome 4)  Bastien Vivès – Une sœur

Les bonnes découvertes :

Gess – La Malédiction de Gustave Babel  Navie et Carole Maurel – Collaboration Horizontale Renaud Dillies – Loup
 Thilde Barboni et Olivier Cinna – Hibakusha  Cédric Mayen et Lucy Mazel - Edelweiss  Espé – Le Perroquet
 Jeff Lemire et Greg Smallwood – Moon Knight, Bienvenue en Nouvelle Egypte  Pascal Rabaté et Alain Kokor – Alexandrin ou L’art de faire des vers à pied

Les confirmations :

Xavier Dorison et Ralph Meyer – Undertaker, L’ogre de Sutter Camp (Tome 3) Zidrou et Jordi Lafebre – Les beaux étés, Mam’Zelle Esterel (Tome 3) Zidrou et Arno Monin – L’adoption, La Garua (Tome 2/2)
Jeff Lemire et Dustin Nguyen – Descender, Singularités (Tome 3) Joshua Williamson et Andrei Bressan – Birthright, Histoire de famille (Tome 4)  Benjamin Von Eckartsberg et Thomas Von Kummant – Gung Ho, Sexy Beast (tome 3)
 Luc Brunschwig, Aurélien Ducoudray et Florent Bossard - Leviathan, Quelque chose sous nos pieds (Tome 2)  Wilfrid Lupano et Paul Cauuet - Les Vieux Fourneaux, La Magicienne (Tome 4)

Les nouvelles séries à lire :

Zidrou et José Homs – Shi, Au commencement était la colère Rodolphe et Christophe Dubois – Ter, L’étranger (Tome 1/3) Fabien Nury et Sylvain Vallée – Katanga, Diamants

-> Jetez également un œil à mon bilan romans de 2017 !

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2016 !

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2015 !

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2014 !

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2013 !

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2012 !

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2011 !

Romans : Le Bilan de 2017

Posted in DIVERS, Littérature with tags , , on 31 décembre 2017 by Yvan

Comme je lis de moins en moins de bande dessinées chaque année et de plus en plus de romans, cela me permet dorénavant de faire un bilan séparé pour les romans.

Voici ce que je retiens de ces nombreuses heures de lecture :

Mes coups de coeur de l’année :

Luca di Fulvio – Le gang des rêves Véronique Olmi – Bakhita Gaël Faye – Petit pays
Marie Pavlenko – Je suis ton soleil Olivier Norek – Entre deux mondes Virginie Grimaldi – Tu comprendras quand tu seras plus grande
Kathryn Hugues – Il était une lettre Steve Cavanagh – Un coupable idéal Shilpi Somaya Gowda – Un fils en or

Les autres très bonnes lectures :

Alice Zeniter – L’art de perdre Tanguy Viel – Article 353 du code pénal Pascal Manoukian – Ce que tient ta main droite t’appartient
Sorj Chalandon – Le jour d’avant Sébastien Spitzer – Ces rêves qu’on piétine Laetitia Colombani – La Tresse
Philippe Besson – Arrête avec tes mensonges Solène Bakowski – Une bonne intention Amélie Antoine – Quand on n’a que l’humour
Fred Vargas – Quand sort la recluse Matthieu Biasotto – Ewa Valérie Tong Cuong – Par amour
Nadia Hashimi – Si la lune éclaire nos pas Sarah Pinborough – Mon amie Adèle Eric Vuillard – L’Ordre du jour
Daniel Cole – Ragdoll Delphine Bertholon – Coeur-naufrage Johana Gustawsson – Mör
Jean Hegland – Dans la forêt Hervé Le Corre – Prendre les loups pour des chiens Colson Whitehead – Underground Railroad
Michael Farris Smith – Nulle part sur la terre

Excellent, mais découvert sur le tard :

Henri Lœvenbruck – Nous rêvions juste de liberté Don Winslow – La griffe du chien Jojo Moyes – Avant toi
Franck Thilliez – Rêver Christelle Dabos – La Passe-Miroir, Les fiancés de l’hiver Lian Hearn – Le Clan des Otori, Le Silence du Rossignol
Harper Lee – Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur Michel Bussi – Nymphéas Noirs Sorj Chalandon – Mon traître

-> Jetez également un œil à mon bilan de 2016 !

 

Eric Vuillard – L’Ordre du jour

Posted in Littérature with tags , on 24 novembre 2017 by Yvan

Les coulisses de la guerre !

Eric Vuillard - L'Ordre du jourCe roman d’Eric Vuillard invite à se glisser dans les coulisses de la seconde guerre mondiale, en s’intéressant plus particulièrement aux évènements qui ont mené à l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne en 1938. En relatant plusieurs rencontres déterminantes entre les plus hautes instances de plusieurs pays européens, l’auteur propose un regard différent sur la prise de pouvoir du régime nazi, éclairant au passage quelques détails honteux de cette page sombre de l’Histoire.

De la réunion entre Herman Goering, Adolf Hitler et vingt-quatre barons de l’industrie allemande (Krupp, Siemens, Opel, Bayer, BMW, Daimler, IG Farben, Agfa, Shell, etc.) le 20 février 1933, qui permettra au parti nazi de lever les fonds nécessaires, au dîner surréaliste entre Churchill, Chamberlain et l’ambassadeur d’Allemagne au 10 Downing Street au moment même où les Allemands envahissent l’Autriche, en passant par l’entrevue bluffante entre Hitler et le chancelier autrichien Schuschnigg, Eric Vuillard pointe du doigt les lâchetés, l’aveuglement, les bassesses, le laxisme et les compromis qui ont ouvert la porte à la seconde guerre mondiale. Le style très littéraire de l’auteur, combiné à un ton ironique, grinçant et sans pitié s’avère d’une efficacité rare.

De nombreux dirigeants de multinationales liront probablement cet excellent Prix Goncourt (que j’aurais personnellement tout de même attribué à Bakhita). Grand bien leur fasse… peut-être qu’ils réfléchiront à deux fois avant de financer n’importe quel parti politique !