Archive pour Shoah

Luc Brunschwig et Etienne Le Roux – La mémoire dans les poches, Troisième partie

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Futuropolis, Guerre, Luc Brunschwig, Trilogies, [Accessible], [DL 2017] with tags , , , on 23 juin 2017 by Yvan

Enfin toutes les réponses !

Luc Brunschwig et Etienne Le Roux - La mémoire dans les poches, Troisième partieCeux qui n’ont pas la mémoire en poche, se souviendront probablement du premier volet de cette saga, datant déjà de 2006. Le chemin parcouru fut donc presque aussi long que celui de ce papy qui doit user de copions pour rafraîchir ses souvenirs… mais l’attente valait certainement le coup.

N’ayant pas d’aide-mémoires planqués dans mes vêtements, j’ai commencé par relire les deux premiers volets avant de plonger dans la conclusion de cette chronique sociale qui devait encore révéler la plupart de ses secrets. Si le premier volet suivait principalement les pas de ce mystérieux papy souffrant de troubles de la mémoire et trimballant un nourrisson affamé au milieu d’une banlieue populaire, le lecteur suit dorénavant d’un Laurent Létignal, bien décidé à retrouver la trace de son père, disparu depuis plusieurs années. Accompagné de Marion, filmant chaque étape des éventuelles retrouvailles pour une émission télévisée, Laurent remonte donc la piste des indices abandonnés par son père en cours de route. Au fil des rencontres, il découvre les secrets et les véritables origines de son géniteur.

A l’aide de flashbacks habilement distillés et d’une narration exemplaire, qui soigne particulièrement les transitions entre les différentes époques, Brunschwig dévoile les mensonges qui fissurent progressivement cette famille en apparence tellement heureuse. Entre une mère devenue dépressive, un fils qui voit son père se transformer en véritable inconnu et le passé traumatisant du septuagénaire, Brunschwig libère progressivement toutes les souffrances de ses personnages. Si cette conclusion est une nouvelle fois d’une grande justesse et débordante d’humanité, elle s’avère surtout riche en émotions. Puisant dans son propre patrimoine familial, on sent que l’auteur a mis tout son cœur dans cette relation père-fils qui atteint son apogée sentimentale lors d’une scène finale particulièrement bouleversante.

Si la vie du septuagénaire est chargée en émotions, la découverte de son passé à travers le regard de ses proches permet également d’apporter une réponse à toutes les questions laissées en suspens lors des tomes précédents. Cet ultime volet est donc également celui des révélations, qui ne manqueront pas de surprendre le lecteur, tout comme elles abandonnent régulièrement Laurent sur le cul.

La première et la dernière case de cette conclusion ont beau être similaires, ce qui se déroule entre les deux est d’une grande densité. Pourtant, malgré la complexité et la richesse de l’existence de ce septuagénaire marqué par l’occupation allemande, Luc Brunschwig parvient à livrer un récit d’une fluidité exemplaire, qui ne perd jamais son lecteur.

Au niveau du graphisme, j’ai toujours été fan du graphisme d’Etienne Le Roux et, malgré le très bon travail de Jérôme Brizard sur la colorisation du tome précédent, je suis tout de même ravi de retrouver le dessinateur aux manettes de la colorisation. Outre sa capacité à donner vie aux petites gens, j’ai donc également pris grand plaisir à replonger dans l’ambiance unique, pleine de douceur, qu’il parvient à insuffler à ses planches à l’aide de tons savamment choisis.

Une saga qui restera dans les mémoires et un coup de cœur qui mérite une petite place dans mon Top BD de l’année !

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Tiburce Oger – Ma guerre, De la Rochelle à Dachau

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Guerre, One-shots, Rue de Sèvres, [DL 2017], [Grand public] with tags , , on 1 mai 2017 by Yvan

Hommage à un héros de guerre !

Tiburce Oger - Ma guerre, De la Rochelle à Dachau« Ma guerre » n’est en fait pas celle de Tiburce Oger, mais celle de son grand-père maternel, Guy Pierre Gauthier, résistant, prisonnier sous le régime de Vichy et survivant de l’enfer des camps de Dachau durant la seconde guerre mondiale, dont il nous raconte l’histoire.

Cette biographie débute le 8 mai 2015 à La Roche-Sur-Yon, où Guy-Pierre Gautier reçoit la Légion d’Honneur. Lors de cette cérémonie pluvieuse, l’homme se souvient de ses cinq années passées sous l’occupation allemande, 70 ans plus tôt. Il y a d’abord la Résistance, allant de la distribution de tracts jusqu’au sabotage de voies ferrées et la destruction de stocks de munitions. Il y a ensuite son arrestation, les séances de torture, l’emprisonnement et la mutinerie au sein de la prison d’Eysses, où la plupart des résistants capturés sont détenus. Lorsqu’il est embarqué dans des wagons à bestiaux pour un voyage vers le camp de concentration de Dachau le pire reste cependant à venir…

La première partie, narrant les années avant Dachau, est malheureusement un peu brouillonne et survolée un peu trop rapidement sans donner l’occasion au lecteur de s’attacher aux personnages ou de s’installer dans l’histoire. Après son arrestation, le récit gagne en clarté et même si les horreurs des camps ont déjà souvent été relatées et sont donc bien connues, elles ne peuvent laisser indifférent et se doivent d’être régulièrement rappelées. La partie la plus intéressante (et originale) du récit est que l’auteur ne se contente pas de décrire les passages les plus douloureux, mais également les petites lueurs d’espoir et d’humanité, allant du courage à la solidarité, en passant par un groupe de déportés slovènes qui viennent chanter pour célébrer Noël.

Visuellement, le talent de Tiburce Oger (« Canoë Bay », « Buffalo Runner », « Gorn », « La Piste des Ombres ») n’est plus à démontrer. Mettre les terribles épreuves vécues par son aïeul ne doit pas être évident, mais il s’en sort avec brio en dressant le portrait d’hommes aux corps décharnés et meurtris par les privations, le froid et les maltraitances, le tout dans un décor crasseux et humide qu’il restitue avec maîtrise, notamment grâce à une colorisation adéquate.

À l’instar des incontournables « Maus », « Yossel » et « Moi, René Tardi, prisonnier de guerre, stalag II B », « Ma guerre » ajoute un témoignage à ce devoir de mémoire indispensable… afin de ne jamais oublier les horreurs de la seconde guerre mondiale.

Ils en parlent également : Yaneck

Johana Gustawsson – Block 46

Posted in Guerre, Littérature with tags , , on 17 avril 2017 by Yvan

Thriller prenant et devoir de mémoire !

Johana Gustawsson - Block 46Pour son premier roman Johana Gustawsson tente un mélange plutôt osé, mais franchement réussi, entre un tueur en série et la Shoah.

La partie contemporaine de « Block 46 » se déroule entre Londres et la Suède, où des enfants et une femme sont retrouvés énucléés et la trachée sectionnée. Alexis Castells, romancière française spécialisée dans les biographies de serials killers, et Emily Roy, profileuse canadienne travaillant pour Scotland Yard, mènent l’enquête afin de découvrir l’identité du meurtrier. À défaut du détective bourru et alcoolique habituel, le lecteur a donc droit à un duo d’enquêtrices plutôt original.

Mais la partie la plus intéressante et bouleversante du roman se déroule en 1944, dans le camp de Buchenwald, où Johana Gustawsson, elle-même petite fille de déporté et membre de l’association française des déportés de Buchenwald, invite à suivre les pas d’Erich Ebner, jeune étudiant en médecine qui finira dans le Block 46 de cet enfer nazie. C’est en effet au sein de cette page sombre de notre Histoire que l’auteure imagine la genèse de ce tueur en série qui fait froid dans le dos.

Navigant habilement entre passé et présent, Johana Gustawsson plonge le lecteur dans l’horreur, tout en réservant un twist final surprenant que je n’avais pas vu arriver. Alliant un style efficace et des chapitres courts, l’auteure nous tient en haleine du début à la fin, tout en proposant des personnages intéressants, emmenés par un tueur dont la psychologie est particulièrement bien développée.

Un thriller efficace, combiné à un devoir de mémoire bouleversant !

Je ne vais donc pas tarder à lire son deuxième roman, paru récemment et intitulé « Mör ».

Fabien Nury et Sylvain Vallée – Katanga, Diamants

Posted in BANDES DESSINÉES, Dargaud, Fabien Nury, Franco-Belge, Guerre, Trilogies, [DL 2017], [Grand public] with tags , , , on 8 mars 2017 by Yvan

La destinée de la riche province minière du Katanga !

Fabien Nury et Sylvain Vallée - Katanga, DiamantsAprès l’incontournable « Il était une fois en France », Fabien Nury et Sylvain Vallée s’attaquent à une nouvelle série basée sur des faits historiques. Délaissant l’occupation, ils s’intéressent cette fois à la sécession du Katanga, moins de deux semaines après la proclamation d’Independence du Congo en 1960.

L’action se déroule donc en Afrique, dans la riche province minière du Katanga. Après quatre-vingts ans passés sous la domination coloniale belge, le Congo n’a cependant pas l’intention d’abandonner ses territoires miniers. Tandis que l’ONU envoie des Casques bleus sur place, l’UMHK (L’Union minière du Haut-Katanga) embauche des mercenaires afin de libérer ses exploitations minières occupées. Dans le même temps, un domestique met la main sur un trésor inestimable en diamants…

Si le fond historique s’avère moins accessible que celui de « Il était une fois en France », Fabien Nury a cependant la bonne idée de d’abord situer le contexte et les enjeux géopolitiques en évoquant l’histoire de Msiri, un guerrier du Tanganyika devenu roi de deux régions, qu’il rebaptisa le Katanga. Une fois les bases du récit posées, c’est sur fond de décolonisation que l’auteur invite à suivre plusieurs personnages en parallèle, qui vont tous influer sur la destinée du pays. De cette bande de mercenaires aux caractères bien trempés à cet ancien domestique qui a dérobé des millions en diamants, en passant par sa sœur, qui use de ses charmes pour sauver son frère du pétrin dans lequel il s’est fourré, Fabien Nury entremêle les destins des différents protagonistes de manière efficace, proposant ainsi une intrigue très dense aux rebondissements multiples.

Visuellement, Sylvain Vallée fait une nouvelle fois des prouesses au niveau des personnages et de la lisibilité. Outre des personnages très travaillés aux gueules particulièrement expressives, il multiplie les cases panoramiques pleine largeur qui donnent un aspect cinématographique à l’ensemble. Il faut néanmoins souligner la violence de certaines scènes, allant de la décapitation lors de l’évacuation des civils Belges au cannibalisme dans les camps de réfugiés.

Bref, une excellente mise en place et un album que vous pouvez retrouver dans mon Top BD de l’année !

Pat Perna et Fabien Bédouel – Kersten, Médecin d’Himmler, Au nom de l’Humanité (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Diptyques, Franco-Belge, Glénat, Guerre, [DL 2015], [Grand public] with tags , , , on 2 octobre 2015 by Yvan

Un héros oublié de l’Histoire !

Pat Perna et Fabien Bédouel - Kersten, Médecin d'Himmler, Au nom de l'Humanité (Tome 2)Si vous avez aimé le film de Spielberg dédié à Oskar Schindler ou l’histoire de Joseph Joanovici dans l’excellent « Il était une fois en France » de Fabien Nury, vous devriez également apprécier ce diptyque historique qui s’intéresse aux exploits du médecin estonien Felix Kersten durant la Seconde Guerre Mondiale. Pat Perna s’intéresse en effet à un personnage complexe et fascinant, que l’Histoire semble avoir oublié. Devenu le médecin attitré du Reichsführer Heinrich Himmler, dont il est le seul à pouvoir calmer les douleurs d’estomac, Kersten va profiter de cette complicité pour faire sa part de résistance et sauver de nombreuses vies. Ce héros n’aura en effet pas seulement tenu l’abdomen de l’un des hommes les plus dangereux personnages du troisième Reich entre ses mains, mais également le sort de milliers d’innocents…

La narration, qui multiplie les aller-retours entre deux époques et les témoignages, s’avère très efficace. L’auteur décrit d’une part le quotidien et le double jeu dangereux du docteur au côté d’Himmler, mais revient également en parallèle sur le refus des autorités suédoises de lui accorder la nationalité à la fin du conflit, l’accusant même d’avoir soigné l’un des pires bourreaux de l’Histoire et l’obligeant à justifier sa proximité avec les dignitaires nazis.

Ce portrait dédié au médecin d’Himmler parvient également à restituer avec brio la tension qui pesait constamment sur les épaules de cet homme qui s’adonnait à un véritable numéro d’équilibriste entre son marchandage au chevet de Himmler et sa coopération avec les Alliés. Ce jeu d’influences s’avère en effet particulièrement périlleux car il se retrouve très vite dans le collimateur du chef de la Gestapo Heydrich, qui voit d’un très mauvais œil le lien qui s’installe entre Kersten et Himmler. Lors de cette suite, il est d’une part soumis à l’étroite surveillance de l’Obergruppführer Ernst Kaltenbrunner, tandis qu’il crée d’autre part des liens dangereux avec le chef de ses services secrets.

Si le suspense est donc au rendez-vous de cet album, il faut également saluer sa dimension historique. Si le récit revient sur l’assassinat de Reinhard Heydrich par des miliciens tchèques en juin 1942 et aborde l’état de santé mentale inquiétant d’Hitler, il relate également des passages historiques moins connus, tels que le Contrat au nom de l’humanité signé par Himmler ou le rôle du comte Bernadotte, qui cherche à s’appropriés les actes héroïques de Felix Kersten.

Ce thriller psychologique mâtiné d’espionnage est non seulement captivant, mais également superbement mis en images par le talentueux dessinateur de « L’or et le sang« . Proposant un trait fin et un style réaliste, Fabien Bédouel restitue à merveille l’ambiance oppressante de l’époque et livre des personnages hauts en couleurs.

Un excellent diptyque, que vous retrouverez d’ailleurs dans mon Top BD de l’année !

«Un jour, docteur, chacun connaîtra votre histoire et saura ce qu’il vous doit – Oh, je n’ai guère besoin de cela – C’est nous qui en avons besoin, docteur.»

Valentine Goby – Kinderzimmer

Posted in DIVERS, Littérature with tags , on 26 juillet 2015 by Yvan

C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière…

Valentine Goby - KinderzimmerEn racontant le parcours d’une jeune femme qui arrive enceinte dans le camp de concentration de Ravensbrück, Valentine Goby propose un point de vue inédit de l’horreur des camps de la mort.

La première force de ce roman est que l’auteure parvient à mettre des mots et des images sur l’indicible. Son écriture sans concessions relate avec justesse la destruction lente du corps et de l’esprit de la jeune Mila. Les appels nocturnes, le froid, la maladie, les odeurs, les infections, la promiscuité, la fatigue, la faim, les chambres à gaz, les fours, la peur permanente, la mort omniprésente, les punitions, les coups, les humiliations, les abus, le désespoir, les travaux forcés… et finalement la mort, le tout raconté au présent, comme si l’on y était… c’est horrible à lire, inimaginable à vivre…

« Le camp est une régression vers le rien, le néant, tout est à réapprendre, tout est à oublier. »

Et pourtant, au plus profond des ténèbres, Valentine Goby, parvient à introduire une lueur d’espoir… la Kinderzimmer. Même si l’espérance de vie ne dépasse pas trois mois dans cette chambre des nourrissons, il ne faut pas grand-chose pour raviver la flamme de l’espoir. En cachant sa grossesse, Mila a l’impression de résister, d’avoir quelque chose en elle que les nazis ne peuvent pas lui prendre. Alors, elle décide de s’accrocher à son secret et à cette vie qui pourrait voir le jour contre toute logique de ce camp voué à la mort. Un bout de charbon que l’on vole pour réchauffer un bébé, du lait que l’on offre pour le nourrir, de l’amour que l’on donne à un bébé qui n’est pas le sien, un rayon de soleil qui fait du bien, une rencontre qui aide à tenir, de l’amitié qui nait, du partage, de la solidarité, un peu de chaleur humaine… l’espoir ne tient qu’à d’infimes choses. Cet angle d’approche totalement différent et ces infimes traces d’humanité qui émergent de tant de noirceur sont l’autre gros point fort de ce roman !

« Contre toute attente, ce qui arrive est une échappatoire, le ventre un lieu que personne, ni autorité, ni institution, ni parti ne peut conquérir, coloniser, s’accaparer tant que Mila garde son secret. Elle y est seule, libre, sans comptes à rendre, on peut bien prendre sa gamelle, voler sa robe, la battre au sang, l’épuiser au travail, on peut la tuer d’une balle dans la nuque ou l’asphyxier au gaz dans un camp annexe, cet espace lui appartient sans partage jusqu’à l’accouchement, elle les a eus, les Boches ; plus qu’un enfant, c’est bien ça qu’elle possède : une zone inviolable, malgré eux. Et comme disait son père, qu’ils crèvent ces salauds. »

Un roman impossible à aimer, mais une lecture indispensable…

Ils en parlent également: Jérôme, Noukette

 

Pat Perna et Fabien Bédouel – Kersten, Médecin d’Himmler

Posted in BANDES DESSINÉES, Diptyques, Franco-Belge, Glénat, Guerre, [DL 2015], [Grand public] with tags , , , on 20 janvier 2015 by Yvan

L’histoire d’un héros oublié !

Pat Perna et Fabien Bédouel - Kersten, Médecin d'HimmlerSi vous avez aimé l’histoire de Joseph Joanovici dans l’excellent « Il était une fois en France » de Fabien Nury, vous devriez apprécier le premier volet de ce diptyque historique qui s’intéresse aux exploits du médecin estonien Felix Kersten durant la Seconde Guerre Mondiale.

Pat Perna s’intéresse en effet à un personnage complexe et fascinant, que l’Histoire semble avoir oublié. Devenu le médecin attitré du Reichsführer Heinrich Himmler, dont il est le seul à pouvoir calmer les douleurs d’estomac, Kersten va profiter de cette complicité pour faire sa part de résistance et sauver de nombreuses vies. Ce jeu d’influences s’avère cependant particulièrement périlleux car il se retrouve très vite dans le collimateur du chef de la Gestapo Heydrich, qui voit d’un très mauvais œil le lien qui s’installe entre Kersten et Himmler.

La narration, qui multiplie les aller-retours entre deux époques, s’avère très efficace. L’auteur décrit d’une part le quotidien et le double jeu dangereux du docteur au côté d’Himmler, mais revient également en parallèle sur le refus des autorités suédoises de lui accorder la nationalité à la fin du conflit, l’accusant même d’avoir soigné l’un des pires bourreaux de l’Histoire.

Ce thriller psychologique mâtiné d’espionnage est non seulement captivant, mais également superbement mis en images par le talentueux dessinateur de « L’or et le sang ». Proposant un trait fin et un style réaliste, Fabien Bédouel restitue à merveille l’ambiance oppressante de l’époque et livre des personnages hauts en couleurs.

Retrouvez ce premier coup de cœur de l’année dans mon Top BD de l’année !