Archive pour Sport

Naoki Urasawa – Happy Tome 14, Match point !!

Posted in BANDES DESSINÉES, Manga / Manhwa, Naoki Urusawa, Panini, Séries, [DL 2013], [Terminées] with tags , , on 15 avril 2013 by Yvan

Vers la finale de Wimbledon !

Naoki Urasawa - Happy Tome 14, Match point !!L’avant-dernier volet de cette saga tennistique se poursuit sur les courts du tournoi de Wimbledon, célèbre pour son gazon et ses fraises à la crème. La reine du tennis ayant annoncé sa retraite à la fin du tournoi londonien, il ne reste donc que peu de temps à l’incorrigible Thunder Ushiyama pour atteindre son objectif et à Miyuki pour éponger les dettes de son frère.

À l’approche de la conclusion de cette série, le tennis reprend à nouveau une place prépondérante. Depuis le tome précédent Naoki Urasawa recentre en effet son intrigue autour de la petite balle jaune et de son héroïne au courage et à la naïveté inégalables. Il y a donc à nouveau du sport au programme, avec tout d’abord la rencontre entre Miyuki Umino et Wendy Palmer, à qui elle avait encore infligé une lourde défaite à l’US Open. Naoki Urasawa profite évidemment de cet affrontement pour nous concocter des retrouvailles amusantes entre Thunder Ushiyama et Alan Carrington. L’auteur poursuit sur sa lancé et nous offre un deuxième match palpitant en proposant la demi-finale de Choko Ryugasaki. L’auteur en profite pour régler les comptes de cette petite peste et montre au passage le véritable visage de la championne japonaise aux médias.

Si l’évolution des rencontres et du score paraît souvent improbable, l’intérêt de ces matchs de tennis se situe évidemment ailleurs. Naoki Urasawa s’amuse en effet avec la psychologie des joueuses, proposant ainsi des affrontements riches en émotions. Le célèbre mangaka n’oublie évidemment pas non plus de s’amuser avec ses personnages secondaires et délaisse par moments son héroïne pour se concentrer sur les petites intrigues parallèles qu’il a parsemé au fil de cette saga.

Vivement le dernier tome de cette saga bien agréable à lire et que j’apprécie particulièrement.

Naoki Urasawa – Happy Tome 13, Never give up!!

Posted in BANDES DESSINÉES, Manga / Manhwa, Naoki Urusawa, Panini, Séries, [DL 2012], [Terminées] with tags , , on 21 janvier 2013 by Yvan

Les fraises à la crème de Wimbledon !

Naoki Urasawa - Happy Tome 13, Never give up!!Et voilà, je reviens vous ennuyer avec le treizième volet de cette saga tennistique qui devrait en compter quinze.

À l’approche de la conclusion de cette série, le tennis reprend à nouveau une place prépondérante. Dès le début de ce tome, Naoki Urasawa recentre son intrigue autour de la petite balle jaune et de son héroïne au courage et à la naïveté inégalables. Il y a donc à nouveau du sport au programme, avec tout d’abord Sabrina Nikolic qui éprouve beaucoup de mal à se débarrasser de Choko Ryugasaki à Roland-Garros, après une victoire pourtant aisée face à Miyuki Umino lors du premier tour. Si la première joueuse mondiale s’en sort de justesse, elle ne semble donc plus vraiment indétrônable à l’approche de Wimbledon.

En ouvrant les portes du tournoi londonien, célèbre pour son gazon et ses fraises à la crème, Naoki Urasawa se rapproche donc de la conclusion de sa saga. La reine du tennis ayant annoncé sa retraite à la fin de Wimbledon, il ne reste donc que peu de temps à l’incorrigible Thunder Ushiyama pour atteindre son objectif et à Miyuki pour éponger les dettes de son frère.

Le célèbre mangaka n’oublie évidemment pas de s’amuser avec ses personnages secondaires et délaisse par moments son héroïne pour se concentrer sur les petites intrigues parallèles qu’il a parsemé au fil de cette saga. Des déboires de Sakurada et de son terrible chef yakuza Wanibuchi aux revers amoureux de Choko Ryugasaki, en passant par les risques que prennent Thunder Ushiyama et la mère Ohtori avec leur championne, Urasawa parvient à insuffler un véritable suspense à ce récit en apparence très léger.

J’adore !

Christian Lax – L’écureuil du Vel’d’Hiv

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Futuropolis, One-shots, [Accessible], [DL 2012] with tags , , , on 12 octobre 2012 by Yvan

La piste des exploits… et de la honte !

Christian Lax - L’écureuil du Vel’d’HivAprès un one-shot sur le tour de France dans les années 1910 (L’Aigle sans orteils) et un diptyque sur le Paris-Roubaix dans les années 1920 (Pain d’Alouette), Christian Lax termine sa trilogie dédiée au vélo avec l’Ecureuil du Vel’d’Hiv, un récit dédié au vélo sur piste durant la Seconde Guerre mondiale.

Le Vel d’Hiv (le vélodrome d’Hiver à Paris) est donc au centre de ce one-shot, en tant qu’endroit mythique pour la pratique du sport, mais également en tant que théâtre de l’une des pages les plus sombres de la guerre 40-45. C’est au Vel d’Hiv, du 16 au 17 juillet 1942, sous le régime de Vichy, qu’eu lieu la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale : près de 30.000 hommes, femmes et enfants furent arrêtés, internés et déportés vers des camps de concentration.

Le vélo n’est donc qu’un prétexte pour s’attarder sur la vie quotidienne à Paris sous l’occupation allemande. Christian Lax brosse ainsi le portrait d’une famille de l’époque : Serge Ancelin, le père, joueur de poker invétéré et plutôt collabo. La mère qui aide clandestinement les Juifs persécutés et dont on regrette que la destinée soit trop brièvement évoquée. Sam, le fils aîné champion de cyclisme, surnommé l’Écureuil du Vel’ d’Hiv et la grande fierté de son père. Eddie, le deuxième fils, dédaigné par son paternel du fait de son infirmité et signant ses articles de presse antinazis sous le pseudonyme de “L’écureuil”, en témoignage de son amour fraternel. C’est à travers le quotidien de la famille Ancelin, que l’auteur restitue toute l’ambigüité de l’époque, tout en abordant les exploits sportifs du Vel d’Hiv.

Visuellement, Christian Lax parvient à donner vie à cette page de l’histoire du cyclisme et de la France avec beaucoup de réalisme. Ce dessin, alliant dynamisme et charge émotionnelle, est admirablement rehaussé par une colorisation toute en douceur, qui renvoie immédiatement le lecteur dans les années 40.

Un témoignage réussi et une histoire profondément humaine !
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Naoki Urasawa – Happy Tome 12, Go Ahead !!

Posted in BANDES DESSINÉES, Manga / Manhwa, Naoki Urusawa, Panini, Séries, [DL 2012], [En cours] with tags , , on 1 octobre 2012 by Yvan

Danger de mort pour Sakurada !

Naoki Urasawa - Happy Tome 12, Go Ahead !!Parfois je me demande ce qui me fait aimer cette saga, car les rencontres de tennis manquent totalement de réalisme et l’héroïne, trop « shojo » sur les bords, ne devrait pas me plaire. Pourtant, je saute sur chaque tome qui sort et ne peux m’empêcher de le dévorer immédiatement. La faute à qui ? Bien, en premier lieu à Naoki Urasawa himself, qui est un narrateur hors pair, qui propose une histoire découpée en cliffhangers dont il a le secret, et en second lieu à ses personnages qui sont véritablement attachants. Des frasques de l’incorrigible Thunder Ushiyama aux coups bas de Choko Ryugasaki, en passant par les déboires de Sakurada, cette saga sportive prévue en quinze tomes ne se limite pas à son héroïne ou au tennis.

Le tennis passe d’ailleurs une nouvelle fois au second plan lors de la première partie de ce douzième volume et l’incorrigible Urasawa continue de s’amuser avec ses personnages secondaires. Il y a tout d’abord le terrible chef yakuza Wanibuchi, qui a découvert les agissements de Sakurada visant à alléger la dette de Miyuki Umino. Le magaka installe ainsi un suspense prenant, pourvu de rebondissements surprenants qui influeront également sur l’avenir de Keichiro Ohtori. De la fameuse tentative d’assassinat à l’exil de Sakurada dans le nord, en passant par les désillusions de Keichiro et par la réapparition surprenante du grand frère de Miyuki, l’auteur n’y va pas de mains mortes.

En deuxième moitié d’album, Urasawa recentre son intrigue autour de la petite balle jaune et de son héroïne au courage et à la naïveté inégalables. Il y a donc à nouveau du sport au programme, avec une héroïne plus concentrée (et plus maladroite) que jamais, au moment où elle doit affronter la première joueuse mondiale.

Et comme à la fin de chaque tome écrit par Urasawa, je suis obligé de conclure par un : « Vivement la suite ! »

Nicolas Debon – Le Tour des géants

Posted in BANDES DESSINÉES, Dargaud, Franco-Belge, Long Courrier, One-shots, [Accessible], [DL 2009] with tags , on 30 septembre 2012 by Yvan

L’ambiance du Tour de 1910 !

Nicolas Debon Le tour des géants« Le tour des Géants » livre un nouveau one-shot consacré au Tour de France, mais pas n’importe lequel, celui de 1910. 15 étapes herculéennes, 110 coureurs au départ et seulement 41 à l’arrivée et le mystique col du Tourmalet qui figure pour la première fois au programme. Et quel programme !

C’est sous la forme d’un reportage journalistique illustré que Nicolas Debon relate cette course mythique. Au fil des 15 chapitres, un par étape, l’auteur livre ses commentaires sportifs riches en anecdotes. Si ce tour de 1910 est caractérisé par un duel héroïque et passionnant entre Faber et Lapize, l’auteur ne parvient malheureusement pas vraiment à faire ressortir le suspens de cette édition du Tour de France. Une certaine redondance s’installe au fil des étapes et plombe un peu le récit. Par contre, au niveau des anecdotes et de l’immersion au sein de cette époque totalement révolue, cet album s’avère très intéressant.

Le lecteur est totalement plongé dans l’ambiance de ce Tour 1910. L’épreuve s’avère dantesque avec des étapes harassantes sur des vélos de plus de 13 kilos sans dérailleurs. Outre des routes quasi impraticables, souvent rendues mortelles par des conditions météorologiques effroyables, le lecteur découvre les produits et aliments que les coureurs prenaient pour survivre jusqu’à la fin de l’épreuve, les magouilles et trucs qu’ils utilisaient pour éliminer les concurrents, les moyens techniques quasi inexistants, des organisateurs qualifiés d’assassins et des étapes de plus de 400km qui démarrent en pleine nuit. Inimaginable !

Côté graphique, si la couverture est extrêmement séduisante, les dessins de cet auteur issu de l’illustration ne m’ont pas trop convaincu. Un peu à l’image des premières diffusions télévisées de courses cyclistes en noir et blanc, on a du mal à reconnaître ces coureurs qui se ressemblent tous. Si au niveau de l’ambiance, le graphisme fait son boulot, l’espèce de brouillard qui plane sur ces cases aux tons sombres ne rend pas la lecture agréable au niveau visuel. Dommage !

Un récit héroïque qui ravira les amateurs de cyclisme et les nostalgiques de cette époque où les aspects commerciaux n’avaient pas encore gommé cet amateurisme attachant et l’authenticité de ce sport d’endurance. Car si le marathon se court parfois encore pieds nus, le Tour, lui, a bien changé. Quand on entend les plus anciens dire que le Tour de France, ce n’est plus comme avant on a souvent du mal à comprendre. C’est vrai, on a vu des images en noir et blanc à la télé, des anciennes photos d’époque, mais souvent on ne reconnaît aucun de ces héros des générations précédentes du Tour. Tout comme L’Aigle sans orteils, « Le tour des Géants » à le mérite de nous faire vivre l’ambiance du Tour de France avant la première guerre mondiale tout en donnant un visage très humain à cette épreuve.

Vive le Tour !

Audrey Spiry – En silence

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Casterman, Franco-Belge, KSTR, One-shots, [Avancé], [DL 2012] with tags , on 26 septembre 2012 by Yvan

Un premier album qui mérite de faire beaucoup de bruit !

Audrey Spiry - En silenceAlors que le 22 septembre 2012, le monde de la surdité sortait du silence, le temps d’une journée mondiale réservée aux sourds, je décidais d’attaquer cette bande dessinée au titre particulièrement approprié, mais pas muette pour autant.

Si ce one-shot de la collection KSTR n’a rien à voir avec la surdité, il permet néanmoins à Audrey Spiry, dont c’est ici la première bande dessinée publiée, de sortir de l’anonymat, tout en faisant découvrir un sport peu médiatisé aux lecteurs : le canyoning !

L’auteure invite ainsi à suivre six personnes qui se laissent emporter par le courant d’une rivière. Un jeune couple et une petite famille comprenant deux gamines se laissent donc emmener par un moniteur, s’abandonnent aux remous d’un torrent, de grands plongeons à des glissades périlleuses, en passant par le plaisir de se laisser flotter en profitant des paysages somptueux. Le récit se concentre essentiellement sur le personnage de Juliette, qui profite de cette aventure pour faire le point sur sa relation. Tout en affrontant les dangers du parcours et en repoussant ses limites, elle va s’interroger sur l’avenir de son couple et profiter des moments de silence pour remettre sa relation amoureuse en question.

Malgré des personnages criants de vérité, le scénario permet surtout de découvrir un sport méconnu et ne déborde pas d’originalité au niveau de l’histoire. La grande force de cet album se situe en effet ailleurs, là où je ne l’attendais d’ailleurs pas vraiment. J’étais en effet plutôt rebuté par le surplus de couleurs en feuilletant l’album, mais c’est finalement cette approche visuelle entièrement réalisée en peinture numérique, qui m’a le plus séduit. Ce mélange de couleurs fait naître des formes qui permettent au lecteur de vivre la case au lieu de se contenter de la lire. Cette approche particulièrement sensorielle permet non seulement de restituer le ressenti et les émotions des personnages avec une extrême justesse, mais permet également au lecteur de s’immerger totalement dans cette discipline faite de mouvements, de dangers et de silences. Le lecteur se laisse emporter par les ondulations de l’eau et partage les moindres émotions des protagonistes jusqu’à la renaissance métaphorique de certains. La banalité de l’histoire et des dialogues s’estompe alors au profit d’une aventure sensorielle intense et de toute beauté.
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Ils en parlent également : Mo’, OliV

bd du mercredi Allez découvrir les autres BDs du mercredi sur le blog de Mango !

Christian Lax – Pain d’alouette, deuxième époque

Posted in BANDES DESSINÉES, Diptyques, Franco-Belge, Futuropolis, [Accessible], [DL 2011] with tags , on 4 août 2012 by Yvan

La conclusion de L’enfer du Nord !

Christian Lax - Pain d'alouette, deuxième époqueJ’ai donc attendu la fin du Tour de France pour lire la conclusion de ce diptyque qui s’intéresse pourtant à une autre course cycliste. Vendu comme la suite de L’Aigle sans orteils, qui plongeait le lecteur dans l’ambiance de La Grande Boucle avant la première guerre mondiale, « Pain d’alouette » met en scène d’anciennes connaissances d’Amédée, le héros de l’excellent «one-shot» édité chez Dupuis, mais se concentre plutôt sur les exploits de Paris-Roubaix.

C’est dans l’après-guerre que Christian Lax situe ce récit qui invite à suivre les héros d’une épreuve cycliste mythique. Si « la Pascale » demeure le fil rouge de cette histoire, l’auteur délaisse régulièrement l’aspect sportif afin de livrer une chronique sociale intéressante au sein d’un décor qui se remet lentement des ravages de la Première Guerre mondiale. Si les moments de bravoure sont nombreux, que ce soit dans les fonds de la mine ou sur les pavés de la célèbre course cycliste, l’auteur propose également une plongée particulièrement réussie dans l’entre-deux-guerres. Son analyse sociétale, qui aborde les mœurs d’antan, comme la place de la femme ou l’exploitation du monde ouvrier, est à ce titre très intéressante.

Si Lax développait deux histoires en parallèle lors du tome précédent, l’une invitant à suivre le parcours de la fille du coureur cycliste surnommé « L’Aigle sans orteils » et l’autre, s’intéressant à un jeune mineur de fond passionné de cyclisme, les deux récits finissent par se rejoindre dans ce tome. Alors que le mineur Elie Ternois s’entraîne pour Paris-Roubaix, Reine Fario se passionne pour le Tour et rêve d’une carrière de journaliste sportive. Le développement psychologique des personnages constitue le sel de ce récit très humain, véritablement porté par ses personnages et par des seconds rôles très réussis, dont le directeur de l’orphelinat ou le Porion Dehaume, qui sont tous les deux particulièrement détestables.

Graphiquement, Christian Lax livre un boulot remarquable, avec un traitement en couleurs directes tout bonnement superbe. Il parvient notamment à restituer toute la dureté de la course, avec des personnages qui grimacent de douleur au milieu d’un décor mêlant poussière, boue et pavés.