Archive pour Zombies/Vampires

Neil Gaiman et Philip Craig Russell – L’étrange vie de Nobody Owens (Tome 1)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Diptyques, Neil Gaiman, [DL 2015], [Sans super-héros] with tags , on 7 mars 2016 by Yvan

Version morbide du Livre de la Jungle !

Neil Gaiman et Philip Craig Russell - L'étrange vie de Nobody Owens (Tome 1)Tandis qu’une famille entière est assassinée par un tueur implacable, surnommé le « Jack », le plus jeune des deux enfants parvient à sortir de son lit à barreau et à trouver refuge dans un cimetière avoisinant. Même s’il fait encore partie du monde des vivants, les fantômes qui hantent le lieu acceptent finalement de le recueillir. Dame Owens et son mari seront dorénavant ses nouveaux parents et Silas, le charismatique vampire, son tuteur. Ayant pour unique consigne de ne jamais quitter l’enceinte, le jeune Nobody Owens multiplie les découvertes et les aventures en grandissant au milieu des morts… mais, à l’extérieur, le Jack n’a pas l’intention de lâcher sa mission…

Cet album des éditions Delcourt est la première partie de l’adaptation en deux tomes du roman éponyme écrit par Neil Gaiman en 2008. Dès les premières pages, le lecteur y retrouve immédiatement l’atmosphère particulière qui caractérise les récits de l’auteur britannique. Baignant dans le fantastique, ce conte gothique à l’ambiance onirique et poétique invite à suivre les pas d’un jeune orphelin contraint de grandir au milieu d’étranges personnages. En situant l’éducation du jeune garçon dans un lieu particulièrement saugrenu, l’auteur livre sa propre version du « Livre de la Jungle » de Rudyard Kipling, offrant au passage un décalage intéressant entre l’innocence du héros et la morbidité de son environnement. Chacun des cinq chapitres narre un passage marquant de la vie de ce personnage qui grandit au fil des épisodes. De la rencontre de la jeune demoiselle Scarlett à la fête qui se prépare pour la Danse Macabre, en passant par l’éducation stricte de Madame Lupescu ou l’étrange histoire de Liza Hempstock, la vie de Nobody Owens, alias Bod, n’est pas de tout repos dans ce lieu où il est pourtant censé être éternel.

Si le jeune Nobody Owens est immédiatement attachant, les personnages secondaires ne sont pas en reste. De l’énigmatique Silas à l’ensorcelante Liza, le jeune héros multiplie les rencontres insolites et fait plus ample connaissance avec les nombreux habitants du cimetière, alimentant ainsi constamment l’atmosphère fantastique absolument fascinante imaginée par Neil Gaiman. Visuellement, plusieurs illustrateurs (Jill Thompson, Kevin Nowlan, Scott Hampton et Tony Harris) se succèdent au fil des chapitres sans que cela ne nuise de trop à l’unité de l’ensemble, le tout sous la houlette de Philip Craig Russell. Ce dernier, qui a déjà travaillé avec Neil Gaiman sur le cultissime « Sandman », assure lui-même le dessin du deuxième épisode et se charge de la transposition de cette œuvre de Gaiman en bande dessinée, le tout rehaussé par la colorisation experte de Lovern Kindzierski.

Un diptyque qui ravira les fans de Neil Gaiman et les amateurs de récits fantastiques.

Robert Kirkman et Charlie Adlard – Walking Dead, Opportunités (Tome 24)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Robert Kirkman, Séries, [DL 2015], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 4 décembre 2015 by Yvan

Negan enfin libre ?

Robert Kirkman et Charlie Adlard - Walking Dead, Opportunités (Tome 24)Après un tome qui se focalisait principalement sur Carl, la couverture de ce vingt-quatrième volet de la série Walking Dead semble annoncer le grand retour de Negan. Robert Kirkman prend néanmoins le lecteur à contre-pied, car Negan n’est pas le principal intérêt de ce tome qui reprend les épisodes US #139 à #144. Le passage dédié à Negan est même l’un des plus décevants de cet album car le soufflé retombe solidement une fois sorti du four.

Ce tome marque également le retour de plusieurs personnages que l’on avait perdu de vue depuis le saut temporel effectué par la saga lors du vingt-deuxième tome. Une visite de Rick dans la communauté située en bord de mer permet notamment de retrouver Ezekiel et Michonne. Ce passage plutôt bavard permet certes d’en apprendre un peu plus sur l’absence de ces personnages, mais n’est pas non plus le plus convainquant de l’album.

Non, la partie la plus intéressante est l’incursion de Carl au sein de la communauté des Chuchoteurs, dans l’espoir de ramener Lydia, la fille de la chef du clan, dont il est tombé éperdument amoureux. Après avoir découvert le havre de paix bâti par Rick lors du tome précédent, le contraste avec le mode de vie de ces individus qui se cachent sous un masque de chairs pour passer inaperçu aux yeux des vrais morts-vivants est énorme. Le plus intéressant est que ce nouveau groupe n’est pas intéressé par ce que la communauté de Rick possède car il ne cherche pas à reconstruire l’ancien monde, mais à vivre en harmonie avec les morts-vivants dans ce nouveau monde. Ces deux idéologies sont totalement opposées et l’album s’achève sur un nouveau cliff-hanger qui n’annonce rien de bon pour les amis de Rick.

L’auteur profite également du passage dédié à Negan et de la décision que doit prendre Maggie concernant le sort de celui qui a tenté de la tuer, pour lancer une réflexion sur la pertinence de la peine de mort. Visuellement, Charlie Adlard se fait aider par Stefano Gaudiano à l’encrage depuis quelques tomes, ce qui permet d’augmenter le rythme de production sans nuire à la qualité car les deux semblent avoir trouvé le bon équilibre.

Encore un bon tome… et l’envie de découvrir le suivant au plus vite !

Retrouvez cette saga dans mon Top comics de l’année !

Robert Kirkman et Charlie Adlard – Walking Dead, Murmures (Tome 23)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Robert Kirkman, Séries, [DL 2015], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 12 octobre 2015 by Yvan

Carl devient un homme !

Robert Kirkman et Charlie Adlard – Walking Dead, Murmures (Tome 23)Ce vingt-troisième volet de la série Walking Dead reprend les épisodes US #133 à #138 et permet de retrouver les personnages là où Robert Kirkman les avait abandonnés à la fin du tome précédent et de ce saut temporel surprenant.

Le tome précédent effectuait en effet un saut dans le temps qui permettait de découvrir une communauté parfaitement organisée et un havre de paix où il fait bon vivre. Au fil des pages, le scénariste dévoilait un nouveau monde, capable de produire à nouveau du pain, de l’alcool et des matériaux et capable d’éloigner les hordes de zombies en les dirigeant comme du bétail. Cette ellipse temporelle avait également permis aux personnages d’évoluer. Carl est ainsi devenu un ado à la recherche sa propre indépendance, désireux de quitter le cocon familial. Les autres protagonistes semblent moins tendus, à l’image de Maggie qui élève son bébé en toute tranquillité, comme si toute menace avait disparue. Heureusement, Kirkman avait également eu la bonne idée d’intégrer de nouvelles menaces afin d’entretenir le suspens, dont des zombies d’un nouveau genre, capables de chuchoter… et nous avait bien évidemment abandonné sur un cliff-hanger final insupportable…

Ce tome permet tout d’abord de faire plus ample connaissance avec ces individus qui se cachent sous un masque de chairs pour passer inaperçu aux yeux des vrais morts-vivants. Comme lors de chaque rencontre avec un nouveau clan, la méfiance est bien entendu de mise et certains nouveaux visages sont mis aux avant-plans. Si, à l’instar de Carl, le lecteur se laisse immédiatement séduire par la jeune Lydia, c’est surtout l’apparition de sa mère, la mystérieuse Alpha, qui marque les esprits.

Comme suggéré par la couverture, l’auteur se concentre un peu plus sur le personnage de Carl. Depuis le virage entamé lors du tome précédent, de nouveaux personnages ont en effet fait leur apparition et certains personnages clés se sont faits plus discrets, comme Rick ou Negan, ou ont carrément disparu comme Michonne. Lors de ce tome, Rick se concentre majoritairement sur les personnages les plus jeunes de la communauté. Il y a non seulement Lydia, la chuchoteuse capturée par Jésus, mais également Sophia, l’amie de Carl. Mais le personnage clé de ce tome est Carl, qui apprend non seulement son métier de forgeron, mais qui se retrouve également impliqué dans une bagarre qui tourne mal et dont le comportement n’est pas vraiment apprécié par certains membres de la communauté. Ces tensions internes ajoutent encore un peu de piment à la menace des chuchoteurs et le personnage de Carl, qui a vécu de multiples traumatismes, se révèle particulièrement intéressant. Il ne faut pas plus d’ingrédients à Kirkman pour produire un très bon tome…

Visuellement, Charlie Adlard se fait aider par Stefano Gaudiano à l’encrage depuis quelques tomes, ce qui permet d’augmenter le rythme de production sans nuire à la qualité car les deux semblent avoir trouvé le bon équilibre.

Retrouvez cette saga dans mon Top comics de l’année !

Ils en parlent également : Dionysos

Run – DoggyBags, Soledad (Tome 8)

Posted in Ankama, BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, One-shots, [Accessible], [DL 2015] with tags , on 21 septembre 2015 by Yvan

Tueurs en série et légende nicaraguayenne !

Run - DoggyBags, Soledad (Tome 8)Après un septième volet qui proposait un véritable bain de sang en plein territoire redneck, un huis-clos sanglant dans un relais routier entouré d’une faune hostile au milieu des Carpates et la traque d’un Big Foot dans les montagnes ontariennes, ce huitième tome livre trois nouvelles histoires courtes d’une trentaine de pages chacune, qui rendent à nouveau hommage au cinéma Grindhouse des années 60-70.

Au menu de ce huitième volume de Doggybags : une vengeance sanglante au Nicaragua, un célèbre tueur en série aux États-Unis et un cannibale à Hong Kong. Le lecteur a donc droit à trois histoires bien trashs issus de légendes urbaines et de faits divers authentiques : des scénarios sans concession qui mêlent barbarie, horreur, fantastique et beaucoup d’hémoglobine.

Ca démarre fort avec « Soledad », qui marque l’arrivée de deux nouveaux-venus dans la série DoggyBags. Il y a tout d’abord la scénariste Noëllie Pravia, qui puise dans le folklore de ses origines nicaraguayennes pour livrer une histoire de vengeance particulièrement sanglante. La dessinatrice Juliette Le Hégarat, issue du monde du tatouage, vient compléter ce duo entièrement féminin qui plonge la petite ville d’Estell dans l’horreur. Leur héroïne ne manquera d’ailleurs pas de massacrer de nombreux hommes de manière atroce…

La seconde histoire (To serve and protect), signée El Diablo et Ludovic Chesnot, revient sur la bavure policière de deux flics qui auraient pu sauver de nombreuses vies lors d’une intervention qu’il ont pris trop à la légère. Ce fait divers authentique, lié à l’histoire du tueur en série Jeffrey Dahmer, surnommé “le cannibale de Milwaukee”, est pour moi le meilleur des trois récits. Je vous invite d’ailleurs à lire l’excellent « Mon ami Dahmer » de Derf Backderf, qui revient sur l’enfance et la genèse de celui qui fut l’un des pires serial killers de l’histoire des États-Unis.

Le dernier récit (The City of darkness), signé Jonathan Garnier et Mathieu Bablet, plonge le lecteur dans la cité Ghetto de Kowloon à Hong Kong, où l’origine de la viande d’un étrange boucher est remise en question suite à de nombreuses disparitions dans ce quartier surpeuplé.

Pour le reste, l’ambiance est à nouveau soignée jusque dans les moindres détails, de la maquette du livre au style rétro et usé de l’ensemble, en passant par les fausses publicités, un poster détachable en fin d’ouvrage, les mini-coupons à découper ou ce vrai-faux courrier des lecteurs, qui sont insérés avec minutie dans l’album, rappelant le bon souvenir des vieux comics underground. Notons également la présence d’une carte de prière peinte par l’artiste nicaraguayen Marvin Campos Chavarria et intégrée en fin d’ouvrage. Certains bonus, comme les faits divers réels ou fiches explicatives sur les légendes urbaines, apportent même une touche didactique et réaliste aux thèmes abordés.

Bref, un huitième épisode de bonne qualité, qui ouvre à nouveau la porte à quelques nouveaux-venus au sein du neuvième art.

Guillaume Griffon – Apocalypse sur Carson City, L’apocalypse selon Matthews (Tome 5)

Posted in Akileos, BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Griffon, Séries, [Accessible], [DL 2015], [En cours] with tags , on 15 juillet 2015 by Yvan

Avant-dernier tome d’une saga qui déménage !

Guillaume Griffon - Apocalypse sur Carson City, L'apocalypse selon Matthews (Tome 5)Aaaaaah, que ça fait du bien une petite saga comme « Apocalypse sur Carson City ». Tout comme la série Doggybags, il n’y rien de tel qu’un récit rendant un hommage désopilant aux séries B américaines pour vous débranchez le cerveau et passer un bon moment de lecture.

Cela fait un petit moment que cela chauffe à Carson City, comme en témoigne la situation précaire dans laquelle se retrouvent Speed, Beverly et le Cuistot. Retranchés dans une chambre d’hôpital entourée de zombies qui commencent à percer leurs barricades de fortune, le trio n’a que peu de solutions pour échapper à cet enfer. De son côté, le général Matthews met en place une solution radicale afin d’éradiquer définitivement ce mal. Sans oublier les indestructibles Ryback et Braddock (incarnés par Steven Seagal et Chuck Norris), qui n’hésitent pas à parsemer ce road-movie apocalyptique de chair fraîche… ou pas.

Pas moyen de s’ennuyer donc, car Guillaume Griffon joue à nouveau pleinement la carte de l’action et saupoudre le tout de dialogues cinglants et d’une bonne dose d’hémoglobine. S’il multiplie le nombre de zombies, il se concentre à nouveau sur seulement quelques protagonistes mal embarqués et réinstaure au passage ses fameuses fiches de personnages totalement désopilantes qui annoncent l’espérance de vie des protagonistes, en l’occurrence Trapjaw et American Ninja. Multipliant les références cinématographiques et parsemant son récit d’humour, l’ex-pistolero de Billy Wild propose non seulement un scénario totalement déjanté et digne d’un Quentin Tarantino en grande forme, mais également des personnages truculents. Au niveau des créatures monstrueuses, l’auteur n’est pas en reste car, après le « petit » ami d’Ashley lors du tome précédent, il s’en donne cette fois à cœur joie sur l’ex de Speed.

Visuellement, le découpage dynamique et la mise en images donnent à nouveau une impression très cinématographique à l’ensemble. Le graphisme de Guillaume Griffon est toujours aussi alléchant, sa maîtrise du noir et du blanc toujours aussi impressionnante et les personnages aux tronches insolites sont à nouveau expressifs à souhait.

Bref, j’adore… et il vaut mieux en profiter car ceci est déjà l’avant-dernier tome… annonçant un final que l’on imagine particulièrement explosif !

Découvrez la bande annonce :

Ed Brubaker et Sean Phillips – Fatale, La malédiction du Démon (Tome 5)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Ed Brubaker, Séries, [DL 2015], [Sans super-héros], [Terminées] with tags , on 26 juin 2015 by Yvan

Conclusion d’une excellente saga !

Ed Brubaker et Sean Phillips - Fatale, La malédiction du Démon (Tome 5)Ce cinquième volet reprenant les épisodes #20 à #24 propose la conclusion de cette saga imaginée par Ed Brubaker, dessinée par Sean Phillips et mise en couleurs par Elizabeth Breitweiser.

Après un quatrième tome qui permettait de découvrir une autre facette de notre femme fatale, mais qui ne faisait pas vraiment progresser l’intrigue principale, Ed Brubaker relie les différents fils narratifs de la saga et livre toutes les pièces manquantes de son puzzle scénaristique. Le lecteur retrouve donc inévitablement cette héroïne et sa capacité à séduire les hommes, mais également Nicholas Lash, qui s’était évadé de prison en fin de tome précédent. Ces deux personnages clés vont enfin affronter l’église de la méthode et son terrible leader Hansel, lors d’un final qui tient toutes ses promesses.

A l’instar du pouvoir de son héroïne, cette série continue donc de séduire au fil des tomes et ce final, riche en révélations, ne fait que confirmer toutes les qualités de cette saga. Outre les origines de Hansel et les derniers secrets de Joséphine, Ed Brubaker réserve quelques belles surprises. Ajoutez à cela la narration experte d’Ed Brubaker et l’ambiance particulièrement sombre dont les auteurs de Criminal et d’Incognito ont le secret, et vous obtenez une conclusion qui accroche le lecteur de la première à la dernière page et qui ne l’abandonne pas sur sa faim.

Visuellement, Sean Phillips continue d’illustrer ce polar saupoudré de fantastique avec grand brio, changeant même de style à l’occasion d’un conte mêlant dragons et hibou blanc.

Une saga fatalement incontournable, que vous retrouverez bien évidemment dans mon Top comics de l’année !

Ed Brubaker et Sean Phillips – Fatale, Toutes les larmes du ciel (Tome 4)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Ed Brubaker, Séries, [DL 2015], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 17 avril 2015 by Yvan

La nouvelle muse d’un groupe de rock !

Ed Brubaker et Sean Phillips - Fatale, Toutes les larmes du ciel (Tome 4)Après un troisième volet composé de quatre histoires courtes qui exploraient le passé de Joséphine en suivant la destinée de quatre incarnations de la femme fatale à quatre époques différentes, ce tome reprenant les épisodes #15 à #19 de la saga livre à nouveau une histoire complète… mais sans entièrement renouer avec la trame principale.

Cette fois, le lecteur retrouve la mystérieuse Joséphine nue sur le bord de la route à Seattle en 1995. Totalement amnésique, la jeune femme qui attire le regard de tous les hommes qu’elle croise est recueillie par les membres d’un groupe de rock en manque d’inspiration. Si le lecteur découvre une Joséphine différente, sans le moindre souvenir de qui elle est, sa capacité à séduire les hommes demeure cependant intacte et ne tarde pas à faire des ravages.

Le récit de cette Jo devenue la muse d’un groupe grunge ne déborde certes pas d’originalité, mais la narration experte d’Ed Brubaker et l’ambiance particulièrement sombre dont les auteurs de Criminal et d’Incognito ont le secret suffisent à accrocher le lecteur de la première à la dernière page. Si le récit permet de découvrir une autre facette, plus libérée (et plus dénudée), de notre femme fatale, il ne fait cependant pas trop avancer l’intrigue principale.

Brubaker a néanmoins l’intelligence de développer une seconde histoire en parallèle, qui permet de renouer avec l’intrigue principale. Le temps d’un prologue et d’un épilogue, le lecteur retrouve en effet Nicholas Lash, qui s’évade de prison grâce à l’intervention d’un certain Nelson, soi-disant envoyé par Jo pour l’aider.

Bref, ce polar saupoudré de fantastique fonctionne toujours à merveille, tout comme la complémentarité entre Sean Phillips et Ed Brubaker.

Encore un comics qui mérite une petite place dans mon Top comics de l’année !