Robert Kirkman – Walking dead T10


Walking deadLe début de ce dixième tome est plutôt « calme ». Depuis l’assaut du pénitencier par les troupes du Gouverneur, les survivants se retrouvent certes à nouveau à la merci des hordes de zombies qui peuplent ce monde impitoyable, sans perspective de domicile fixe et sans nourriture, mais c’est une situation qui n’est pas neuve et qui ne nous surprend donc pas/plus.

Mais, sur la route qui les mène vers Washington, Rick décide de faire un crochet vers son ancien commissariat, en compagnie de son fils et d’Abraham. C’est le moment choisi par Kirkman pour pousser sa saga encore un peu plus aux frontières de l’horreur. De l’attaque subie par Carl à la riposte de Rick, en passant par les confessions d’Abraham, l’auteur n’y va pas avec le dos de la cuiller et en profite pour placer une partie de la barbarie sur les épaules d’une humanité poussée dans ses plus profonds retranchements. Les retrouvailles avec Morgan et l’histoire de son fils ne font que confirmer que tous les personnages de cette série ont atteint le point de non retour : ce moment fatidique où, affectés mentalement par les nombreuses disparitions au sein d’un monde sans véritables perspectives, ils finissent par péter les plombs. La bonne conscience s’envole et l’instinct de survie devient de plus en plus prédominant. Le côté primaire et animal remonte à la surface, souvent au détriment des barrières morales habituelles. Bienvenu dans l’univers de « Walking Dead« .

Kirkman ne manque pas non plus de s’attarder sur les souffrances psychologiques des personnages. Des conversations téléphoniques fictives de Rick aux tentatives de suicide, en passant par les confessions en milieu d’album, l’auteur étale toute la douleur de ses protagonistes. Par contre, malgré la découverte d’un zombie en manque de vitamines, la piste du scientifique, entrouverte lors du tome précédent et laissant entrevoir les origines de cette zombification massive, ne tient pas vraiment toutes ses promesses. Mais bon, il faut bien que l’auteur en garde un peu sous le coude pour la suite.

Au niveau du graphisme, le noir et blanc du dessin de Charlie Adlard contribue à masquer les nombreuses effusions de sang, un peu à l’image de la couleur rouge de la cape du torero. Il sied cependant parfaitement au récit et accentue le pessimisme dégagé par cet univers horrifique.

Un excellent dixième tome !

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2 Réponses to “Robert Kirkman – Walking dead T10”

  1. […] Adlard, Delcourt 17.56 Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7, Tome 8, Tome 9, Tome 10, Tome 11, Tome 12, Tome 13,Tome 14,Tome […]

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