Loulou Dedola et Merwan – Jeu d’ombres, Ni ange ni maudit (Tome 2)

Posted in Franco-Belge, Diptyques, BANDES DESSINÉES, [Accessible], Glénat, [DL 2017] with tags on 20 février 2017 by Yvan

Conclusion un peu trop confuse…

Loulou Dedola et Merwan - Jeu d’ombres, Ni ange ni maudit (Tome 2)« Ni ange ni maudit » propose la suite et fin de ce diptyque signé Loulou Dedola et Merwan (« L’Or et le sang » et « Pour l’Empire »), qui plonge le lecteur dans la réalité des banlieues françaises.

Si le tome précédent se concentrait principalement sur Viviane et Cengiz, le retour dans la banlieue Lyon du grand-frère de ce dernier change totalement la donne. Sayar, ex-caïd de la cité, est en effet parvenu à s’évader de sa geôle turque et a visiblement quelques comptes à régler avec ceux qui ont pris sa place durant son incarcération. Cengiz, qui avait brillamment réussi sa licence de droit et était devenu la vedette locale après avoir joué les médiateurs entre des jeunes qui voulaient mettre le feu au quartier et des flics prêts à réagir au quart de tour, doit dorénavant composer avec la présence de son frère. Entre ses études, une histoire d’amour compliquée, son frère, les enjeux politiques locaux et les tensions qui règnent dans ce quartier où le trafic de drogue constitue l’un des principaux débouchés, le fils d’immigré turc aura de plus en plus de mal à faire les bons choix…

Ce thriller social parvient non seulement à planter un décor particulièrement réaliste, mais propose également de suivre deux personnages engagés, qui semblent vouloir faire bouger les choses dans cette cité gangrenée par la délinquance. À travers le personnage de Cengiz, l’auteur invite à découvrir la communauté turque de France, tout en dressant le portrait réaliste d’un quartier aux tensions politiques, religieuses et sociales. Pourtant, malgré le réalisme du scénario, cette suite ne parvient pas à convaincre et a même tendance à perdre le lecteur, principalement à cause d’une narration un peu trop confuse et difficile à suivre. Visuellement, le trait nerveux et réaliste de Merwan, rehaussé par une colorisation au lavis d’aquarelles de toute beauté, continue de faire mouche, mais même lui a du mal à sauver les meubles, peinant à clarifier le scénario et proposant même des personnages aux traits parfois trop similaires, ce qui n’est pas pour arranger les choses.

Bref, une bonne mise en place, une excellente tentative de restituer la complexe réalité des banlieues françaises, mais une conclusion à la narration trop confuse qui n’a pas réussi à exploiter tout le potentiel de la saga. Dommage.

Toine Heijmans – En mer (Op zee)

Posted in Littérature with tags on 19 février 2017 by Yvan

Ce n’est pas l’homme qui prend la mer…

Toine Heijmans - En mer (Op zee)Couronné du Prix Médicis 2013 du roman étranger, ce premier roman du journaliste hollandais Toine Heijmans propose un huis-clos maritime (sur)prenant.

Ce thriller psychologique embarque le lecteur à bord d’un voilier en compagnie de Donald, un quadragénaire qui profite d’un congé sabbatique de trois mois pour aller se ressourcer en mer. Pour la dernière étape de ce long périple, du Danemark aux Pays-Bas, il a prévu d’emmener sa fille de sept ans. Malgré la fatigue, ces deux jours de complicité avec la petite Maria devraient être l’apothéose de ce beau voyage en solitaire. C’est évidemment sans compter sur les dangers de la mer du Nord et sur ces gros nuages qui se veulent de plus en plus menaçants…

Ah la mer, l’océan, le calme plat, l’occasion de se retrouver seul, face à soi-même, d’oublier tous les soucis du quotidien afin de se concentrer sur les questions existentielles. Tel est le but initial de Donald : fuir ce boulot qui ne lui offre aucune satisfaction et encore moins de promotions et se reconstruire loin de tout, avant de finir en beauté avec un moment père/fille unique. La vie n’étant pas un long fleuve tranquille et la mer du Nord parfois trompeuse, cette dernière étape vire cependant au cauchemar et, au fil des pages, Donald perd totalement le contrôle de la situation.

Toine Heijmans débute son récit au moment où tout bascule, avant de revenir en arrière afin de mieux nous tenir en haleine. L’auteur joue donc avec nos nerfs et s’amuse à faire progressivement monter la pression. Il y a d’une part cette nature imprévisible, de plus en plus menaçante, et d’autre part cette peur omniprésente, capable de faire frémir n’importe quel parent : l’éventualité de perdre son enfant. Malgré le nombre de pages limité, le roman devient donc très vite addictif.

Si le thriller est au rendez-vous, l’aspect psychologique n’est pas en reste. Toine Heijmans se glisse littéralement dans les pensées de Donald. Au fil du combat qu’il mène intérieurement et face aux éléments qui se déchaînent, l’homme perd progressivement pied et finit par se noyer dans le doute. Dévoilant son impuissance et sa fragilité mentale au fil des pages, l’homme ne semble pas capable d’affronter la tempête qui balaye sa vie depuis quelques temps… incapable de garder la tête hors de l’eau…

Excellent !

Jean-Pierre Pécau, Fred Duval et Colin Wilson – Wonderball, Le Photographe (Tome 4)

Posted in BANDES DESSINÉES, Delcourt, Franco-Belge, Séries, [DL 2017], [En cours], [Grand public] with tags on 17 février 2017 by Yvan

Rencontre avec le « collège invisible » !

Jean-Pierre Pécau, Fred Duval et Colin Wilson – Wonderball, Le Photographe (Tome 4)Cet avant-dernier volet poursuit l’enquête de Charles Spadaccini, alias Wonderball. Suite à ses investigations dans un ancien studio de cinéma, où des archives de films pouvaient lui en apprendre un peu plus sur l’origine des « Alphas » et du « collège invisible », ainsi que sur les expériences qu’ils ont menées sur lui à l’orphelinat Sainte-Rose, l’inspecteur Spadaccini part à la recherche d’Alan Smithee, alias le « Photographe ». De son côté, la mystérieuse confrérie qui a conditionné les « super-soldats » met les bouchées doubles pour mettre fin à ces investigations…

Si on est évidemment ravi de retrouver ce flic solitaire aux méthodes musclées, surnommé Wonderball par ses collègues, en raison des friandises en chocolat du même nom dont il se gave à longueur de journée et qui ressemblent à un Kinder Surprise, on se réjouit également de revoir le « Fantôme », avec qui il formait un excellent duo lors du deuxième volet. Ce dernier apportait en effet beaucoup au récit, que ce soit au niveau des révélations ou au niveau des dialogues, à la fois drôles et percutants. Outre cet étrange allié, notre héros retrouve également son ex-femme afin de la mettre à l’abri des dangers qui menacent ses proches. De plus, après le « Chasseur » du premier volet, le « Fantôme » du second et le « Shérif » totalement psychopathe du précédent, c’est au tour d’un autre « Alpha » d’entrer en scène et le moins que l’on puisse dire est que ce « Photographe » a également tendance à pencher du côté obscur de la force. Les anciens pensionnaires de l’orphelinat Sainte-Rose ont visiblement gardé quelques séquelles de leur séjour, comme en témoignent les snuff-movies et les photographies bizarres de ce nouveau personnage.

La saga continue donc son petit bonhomme de chemin en ajoutant à chaque tome un nouveau personnage. Au fil des tomes, cette intrigue mêlant héros amnésique, super-soldats, théorie du complot, techniques d’endoctrinement, assassinat de Kennedy, organisation secrète, western, espionnage et suspense livre progressivement ses secrets, tout en gardant suffisamment de matière sous la main pour nous tenir en haleine lors du prochain tome qui devra conclure cette saga. Si l’inspecteur Spadaccini poursuit sa quête identitaire, cet avant-dernier volet nous rapproche clairement de plus en plus de la vérité, comme en témoignent le retour de plusieurs personnages et un premier contact entre notre héros et le « collège invisible ».

Visuellement, Colin Wilson (Du plomb dans la tête, La Jeunesse de Blueberry) distille une ambiance sombre et glauque, qui accompagne avec brio ce polar qui nous plonge dans l’Amérique des années 80. Des bas-fonds de San Francisco au désert du Nevada, le dessinateur australien livre de l’excellent boulot et insuffle pas mal de rythme au récit grâce à un découpage très cinématographique.

Vivement la conclusion de cet excellent polar que vous pouvez retrouver dans mon Top BD de l’année !

Zidrou et Alexeï Kispredilov – Rosko, Les Enfants de Marie (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Delcourt, Diptyques, Franco-Belge, Zidrou, [Accessible], [DL 2017] with tags on 15 février 2017 by Yvan

Conclusion de la saga !

Zidrou et Alexeï Kispredilov - Rosko, Les Enfants de Marie (Tome 2)Initialement prévu en trois tomes, ce thriller d’anticipation se conclut finalement avec ce second volet qui se sera d’une part fait désirer, mais qui s’avère d’autre part bien plus épais que le précédent.

Le lecteur retrouve donc Per Svenson, l’ennemi public numéro un, qui a nonante-deux victimes à son actif et qui est toujours en cavale suite à son évasion le jour de son exécution. Les autorités sont convaincues qu’il va tenter de s’en prendre à Épiphanie Kendricks, la seule survivante de ce malade qui compte 92 victimes à son actif. Quant à Rosko Timber, le policier retraité qui pourchassa et arrêta le célèbre tueur en série, six ans auparavant, il tente d’oublier ses démons et ne tient pas vraiment à participer à cette foire médiatique. Mais bon, dans la vie on n’a pas toujours le choix…

Situé dans un futur assez proche, « Rosko » plonge le lecteur au sein d’une société peu reluisante où la sécurité publique est gérée par une entreprise privée qui ne protège que les personnes en ordre de cotisations. Dans ce monde où la chirurgie esthétique et reine et l’audimat souverain, les exécutions sont retransmises en direct, abandonnant même le choix de la manière au vote des téléspectateurs. À travers ce diptyque, Zidrou ne manque donc pas de pointer du doigt les dérives d’une société hyper-libérale, axée sur le divertissement et entraînée par une course au sensationnel sans limites et dépourvue de toute considération éthique.

S’appuyant une nouvelle fois sur des personnages particulièrement denses, Zidrou propose un récit choral où les différentes histoires personnelles finissent par se regrouper avec maestria. Passant d’Épiphanie Kendricks, encore toute petite au moment des faits, qui se souvient progressivement de l’horreur qu’elle a vécue, à un ami d’enfance de Per Svenson, devenue chirurgien esthétique réputé, l’auteur dévoile petit à petit les motivations du tueur. Multipliant les rebondissements et dévoilant progressivement une machination d’envergure, le scénariste déroule une intrigue certes classique, mais maîtrisée en tous points.

Parfaitement rythmé et prenant au possible, ce polar particulièrement sombre est dessiné par Alexeï Kispredilov. Ce dernier propose une mise en images dynamique, très cinématographique, qui accompagne parfaitement cette intrigue imaginée par le tr ès prolifique Zidrou.

Un bon diptyque !

Frédéric et Julien Maffre – Stern, La Cité des Sauvages (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Dargaud, Franco-Belge, One-shots, [DL 2017], [Grand public] with tags on 13 février 2017 by Yvan

Délire à Kansas City !

Frédéric et Julien Maffre - Stern, La Cité des Sauvages (Tome 2)Avec l’excellent « Undertaker » de Xavier Dorison et Ralph Meyer et cet album des frères Maffre (Julien au dessin et Frédéric au scénario), les croque-morts semblent de nouveau de sortie en librairie. C’est donc de nouveau la fête au western, même si cette saga se sert surtout du décorum et des codes du genre pour livrer quelque chose de plus atypique.

Le lecteur retrouve donc ce héros pas comme les autres, qui n’a rien du cowboy classique. À l’inverse du fossoyeur de Xavier Dorison, celui-ci s’intéresse en effet à la littérature et ne porte pas de six-coups. Tous les bédéphiles qui habitent dans un bled perdu compatiront d’ailleurs avec Elijah Stern, car ce dernier n’a plus rien à lire et son fournisseur attitré doit déclarer forfait. Il se voit donc dans l’obligation d’aller s’approvisionner à Kansas City, mais c’est à contrecœur qu’il s’y rend car il y sera confronté à d’anciens démons. Ses appréhensions semblent vite justifiées car, une fois sur place, la librairie ferme devant son nez, puis il croise une ancienne connaissance qui ne lui veut pas forcément du bien… avant de tomber sur son ex-femme !

À l’instar du premier volet, qui dévoilait déjà un pan du passé de Stern, ce nouveau one-shot lève encore un peu plus le voile en nous montrant son passé de boxeur, ainsi que son ex-femme… dont il n’est d’ailleurs pas encore divorcé. Le lecteur fait donc de nombreuses rencontres, toutes plus loufoques les unes que les autres, allant d’un vieux peintre à un vendeur de boudin noir. Frédéric Maffre s’amuse donc beaucoup en livrant plusieurs portraits très décalés, proposant du coup un tome beaucoup plus déjanté que le précèdent. Cela part donc dans tous les sens, de bagarres de saloon à l’explosion de bâtons de dynamite, pour une histoire totalement folle au rythme assez effréné. Si cela s’avère assez drôle, il faut par contre bien avouer qu’au niveau de l’intrigue, ce deuxième volet est par contre un peu (trop) léger.

Visuellement, le dessin de Julien Maffre est toujours aussi réussi. Il retranscrit non seulement parfaitement l’ambiance far-west de cette bourgade américaine, mais propose surtout des personnages légèrement caricaturaux particulièrement expressifs.

De l’excellent divertissement !

Xavier Dorison et Ralph Meyer – Undertaker, L’ogre de Sutter Camp (Tome 3)

Posted in BANDES DESSINÉES, Dargaud, Diptyques, Franco-Belge, [DL 2017], [Grand public] with tags , on 10 février 2017 by Yvan

Un fossoyeur dans de sales draps !

Xavier Dorison et Ralph Meyer – Undertaker, L'ogre de Sutter Camp (Tome 3)Pour le second diptyque de cette saga imaginée par Xavier Dorison et dessinée par Ralph Meyer, on retrouve non seulement notre ami fossoyeur flanqué de son vautour domestiqué, mais également la belle gouvernante Rose Prairie et la domestique asiatique Madame Lin. Les deux accompagnent dorénavant notre croque-mort et apportent une touche féminine particulièrement bienvenue.

Si le fait de devoir se coltiner deux femmes au caractère bien trempé ne suffisait pas à son malheur, Jonas Crow a toujours une bande de marshals aux basques et apprend de surcroît que « l’Ogre de Sutter Camp » est toujours vivant. Cette dernière nouvelle, issue de son passé trouble, semble d’ailleurs le perturber le plus et il décide donc de se lancer à la poursuite de ce docteur aux pratiques monstrueuses, afin de mettre un terme définitif à ses crimes.

Xavier Dorison continue de donner corps à des personnages hauts en couleurs, emmenés par ce héros attachant et cynique, qui dissimule un passé inavouable. Jeronimus Quint, le vilain auquel il est confronté, n’est pas en reste et insuffle beaucoup de barbarie et une tension psychologique certaine à cette nouvelle aventure visiblement plus sombre que la précédente. Malgré un côté plus glauque, ce road-movie parsemé de cadavres demeure néanmoins accompagné d’une petite touche d’humour qui ne manque pas de faire mouche.

Si l’intrigue proposée par Xavier Dorison (Red Skin, Long John Silver, Asgard, W.E.S.T., Le Troisième Testament) est toujours aussi solide, il faut une nouvelle fois saluer l’excellent travail de Ralph Meyer (Lisez Berceuse Assassine !!!) au dessin. Ce dernier a déjà travaillé avec Xavier Dorison sur Asgard et sur le XIII Mystery consacré à la Mangouste et livre à nouveau un dessin précis, expressif et dynamique. Il y a d’une part l’ambiance sombre et poussiéreuse qu’il insuffle à ce western, mais il y a aussi des personnages particulièrement charismatiques, ainsi qu’un découpage cinématographique parfaitement maîtrisé. Notons d’ailleurs la présence d’un superbe cahier graphique, réservé à la première édition de cet album, qui permet de mettre le talent de Ralph Meyer encore un peu plus en valeur.

Vivement la conclusion (intitulée « L’Ombre d’Hippocrate ») de cette première partie de diptyque qui se termine bien évidemment sur un cliff-hanger insupportable !

Un album coup de cœur que vous pouvez retrouver dans mon Top BD de l’année !

 

Tanguy Viel – Article 353 du code pénal

Posted in Littérature with tags , on 9 février 2017 by Yvan

La justice des hommes !

Tanguy Viel - Article 353 du code pénalCe roman de Tanguy Viel raconte la bouleversante histoire d’un ancien ouvrier de l’arsenal de Brest, victime d’un promoteur immobilier véreux et coupable de l’assassinat de l’arnaqueur en question.

Le récit se déroule dans le huis clos du bureau d’un juge d’instruction, qui écoute la longue confession de cet homme qui remonte dans le temps afin d’expliquer l’origine de son crime. Lentement, Martial Kermeur se souvient et raconte l’arrivée en Porsche 911 d’Antoine Lazenec, six ans plus tôt, dans son beau costume, muni de merveilleuses promesses et d’un projet, maquette à l’appui, censé transformer leur presqu’île en « Saint-Tropez du Finistère ». Des appartements qui ne verront jamais le jour, balayant au passage tous les espoirs de ce père de famille divorcé, absorbant sa prime de licenciement investie dans ces logements fantômes, détruisant sa vie et celle de tant d’autres. Une escroquerie qui ne pouvait que mal se terminer et un arnaqueur qui finira d’ailleurs au fond d’une mer ayant pour mission de laver toutes ces injustices…

Au fil des pages, le lecteur, suspendu à cette vague de paroles pleines de sens, de logique et d’émotion, découvre les tenants et aboutissants de cette affaire à la fin inéluctable et connue d’avance. L’auteur dévoile le lent naufrage d’un homme qui perd progressivement ses économies, son fils et son amour propre dans l’épais brouillard d’une ville de Brest pourtant promise au soleil… au point de littéralement balancer ce requin de l’immobilier et son complexe balnéaire à l’eau !

Tel un raz-de-marée, cette narration forte et poignante nous percute de plein fouet. Les grandes paroles de cet homme, pourtant issu d’une population de « petites gens », touchent le lecteur en plein cœur. Cette narration d’une force évocatrice incroyable brosse progressivement toute la détresse de la véritable victime de ce récit, pas du coupable qui méritait de moisir au fond de l’océan. Les non-dits deviennent palpables, les silences évocateurs et les images, dessinées à coups de métaphores, s’avèrent d’une justesse incroyable et s’imprègnent à tout jamais sur notre rétine.

Arrive donc le verdict de cet avis. Tanguy Viel est donc reconnu coupable (et avec préméditation) de m’avoir rendu jaloux de la beauté et la force de son écriture. Quant au roman, si son titre semble vouloir le condamner à ne pas être lu, le jugement est sans appel : il est magistral !

Un coup de cœur !