Robert Kirkman et Ryan Ottley – Invincible, Etat de siège (Tome 19)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Robert Kirkman, Séries, [Avec super-héros], [DL 2016], [En cours] with tags on 28 septembre 2016 by Yvan

Le retour d’Angstrom Levy !

Robert Kirkman et Ryan Ottley – Invincible, Etat de siège (Tome 19)Après un dix-huitième volet particulièrement explosif, qui reprenait le centième épisode de la série, cet album qui contient les épisodes #103 à #108 de la saga US revient vers une sorte de statu quo.

Mark Grayson a en effet retrouvé ses pouvoirs et la menace des Viltrumites semble définitivement écartée suite à la prise de pouvoir de Nolan et ses désirs de paix. Malgré la grossesse d’une Eve qui doit dorénavant s’abstenir d’utiliser ses pouvoirs, tout semble donc revenir vers la normale. Sauf que le fait qu’Invincible soit vivant et considéré comme le héros qui a sauvé la Terre de Dinosaurus ne plaît pas forcément à tout le monde… et surtout pas à un Angstrom Levy bien décidé à se venger !

Bref, après un tome où Robert Kirkman a peut-être voulu en faire un peu trop, nuisant ainsi par moments à la crédibilité de certains personnages, il revient ici en force avec un excellent tome centré autour de la menace d’Angstrom Levy, sans oublier de développer quelques intrigues parallèles intéressantes, notamment concernant le sort réservé à l’ancien régent Thragg ou à propos des mystérieuses intentions de Robot…

Visuellement, le style cartoony et particulièrement dynamique de Ryan Ottley continue de faire des merveilles. La seule ombre au tableau semble être cette rumeur comme quoi la saga s’arrêterait définitivement au numéro 150, après un arc de 12 épisodes baptisé « The End of All Things ». Cela nous laisse encore quelques tomes en perspective, mais quand même…

Bref, encore un excellent tome !

Run – Doggybags, Prizon (Tome 11)

Posted in Ankama, BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, One-shots, [Accessible], [DL 2016] with tags on 26 septembre 2016 by Yvan

Plus que deux tomes !

Run - Doggybags, Prizon (Tome 11)Après un dixième tome plutôt décevant, j’attendais ce onzième volet de pied ferme. Force est de constater que cela démarre plutôt bien avec une superbe couverture signée Ed Repka. Puis, le lecteur a de nouveau droit à trois histoires courtes d’une trentaine de pages chacune, qui rendent hommage au cinéma Grindhouse des années 60-70.

La première (Carcharodon), signée David Hasteda et Ludovic Chesnot, propose une expédition en mer qui tourne forcément mal. En proposant de suivre un groupe de jeunes en mal de sensations fortes, qui rêvent de voir des requins de près, David Hasteda livre un récit classique au déroulement assez prévisible. Le dessin de Ludovic Chesnot contribue à insuffler beaucoup de dynamisme à l’ensemble, même si j’avais parfois du mal à distinguer ce qui se déroulait dans les cases.

La seconde histoire (Sagrado Corazon), imaginée par Valérie Mangin et mise en images par Loïc Sécheresse, invite à suivre un jeune truand qui échappe de justesse à un règlement de compte entre gangs rivaux. Afin de se mettre définitivement à l’abri de cette vendetta, il trouve refuge dans un petit bled mexicain uniquement composé de femmes. Une petite mise au vert qui sent bon le paradis, mais qui tournera inévitablement au cauchemar… Doggybags oblige ! Un récit sympa au dessin efficace !

Le dernier récit (Prizon), signé David Hasteda et Baptiste Pagani, se déroule dans un univers carcéral, saupoudré d’une bonne dose de vaudou. Une prison de haute sécurité se retrouve en effet assiégée par une foule en colère, qui réclame la tête d’un prisonnier soupçonné d’avoir tué une enfant. La tension monte au fil des pages et lorsqu’une prêtresse vaudou se joint aux manifestants, l’émeute vire très vite vers au carnage… Une histoire efficace, admirablement bien servie par la mise en images de Baptiste Pagani.

Si ce onzième volume de Doggybags propose à nouveau trois scénarios bien trashs et sans concessions, qui mêlent violence, horreur et une bonne dose d’hémoglobine, le lecteur a également droit à une nouvelle (Annie) de Tanguy Mandias et à un mini-récit de Run qui met en scène les héros de l’excellente saga « Mutafukaz ». Pour le reste, l’ambiance est à nouveau soignée jusque dans les moindres détails, de la maquette du livre au style rétro, en passant par les fausses publicités, un poster détachable en fin d’ouvrage… et même un sticker offert gratuitement.

Un bon tome et une excellente saga se terminera malheureusement après treize numéros…

Donato Carrisi – Le Chuchoteur

Posted in Littérature with tags on 23 septembre 2016 by Yvan

Un tueur en série pas comme les autres…

Donato Carrisi - Le Chuchoteur« Le Chuchoteur » est un polar sombre et glauque qui démarre par la disparition de cinq fillettes et la découverte de six fosses contenant chacune le bras gauche d’une petite fille. Pas besoin d’être un expert en mathématiques pour constater que le compte n’est pas bon… et c’est donc le début d’une chasse à l’homme afin de retrouver le malade qui a commis ces crimes, ainsi qu’une course contre la montre afin d’essayer de retrouver la sixième gamine…

Heureusement, les chasseurs sont également six. Il y a d’une part l’unité d’investigation des crimes violents composée de Goran Gavila, le criminologue, Stern, l’agent chargé de la collecte des données, Sarah Rosa, l’experte en informatique, Klaus Boris, qui s’occupe des interrogatoires et l’inspecteur en chef Roche. Puis, ils peuvent d’autre part compter sur la présence de Mila Vasquez, une enquêtrice spécialisée dans les disparitions d’enfants. En suivant les pas de cette équipe, le lecteur est mené par le bout du nez et conduit d’une atrocité à la suivante. Donato Carrisi propose en effet un récit à tiroirs qui multiplie les rebondissements et qui nous tient en haleine jusqu’à cette conclusion surprenante qui tient toutes ses promesses.

Chaque crime révèle ainsi son lot de surprises et les meurtriers se succèdent tels des poupées russes, ne dévoilant le fameux chuchoteur qu’en toute fin de roman. L’auteur livre également de l’excellent boulot au niveau des personnages, dont les histoires personnelles et les fêlures s’intègrent avec brio à l’intrigue principale.

Bref, un roman de plus de 400 pages, qui a notamment remporté le prix SNCF du polar européen et le prix des lecteurs Livre de Poche en 2011, et qui se dévore à toute allure. Je lirai donc certainement « L’Écorchée » et « Le Tribunal des Âmes » du même auteur !

Olivier Norek – Code 93

Posted in Littérature with tags on 21 septembre 2016 by Yvan

Un polar qui sent le vécu !

Olivier Norek - Code 93Après quinze années passées dans la PJ de Seine-Saint-Denis, Olivier Norek sait de quoi il parle lorsqu’il nous propose ce premier roman qui invite à suivre l’enquête de Victor Coste, capitaine de police au groupe crime de la SDPJ du 9-3.

Tout débute par la découverte du corps sans vie et émasculé de Bébé Coulibaly, un colosse noir qui ouvre subitement les yeux sur la table d’autopsie. Puis, peu de temps après, c’est le cadavre carbonisé d’un toxico qui est retrouvé. Et pour couronner le tout, Coste reçoit également des messages anonymes qui le renvoient vers deux anciennes affaires qui semblent avoir été effacées du système avec la mention « Code 93 ». En parallèle à cette enquête policière aussi glauque qu’étrange, le lecteur suit également les pas du coupable afin de comprendre pourquoi il en est arrivé là.

Dès les premières pages, le lecteur se retrouve immédiate embarqué dans cette intrigue qui multiplie les meurtres spectaculaires et particulièrement violents. Si l’identité du tueur est dévoilée bien avant la fin de l’histoire, le lecteur ne décroche néanmoins pas une seule seconde de ce roman qui ne souffre d’aucun temps mort. Le point fort de ce polar est qu’il sent le vécu et qu’il transpire le réalisme. Les personnages sont très humains et particulièrement attachants et l’on prend donc grand plaisir à suivre les interactions de cette équipe de flic très soudée.

Au niveau du style, Olivier Norek ne propose pas d’envolées lyriques, mais une écriture sans fioritures qui va à l’essentiel, privilégiant le rythme et l’efficacité.

Bref, un bon polar, efficace et réaliste, qui sent le vécu !

Brian Michael Bendis et Stuart Immonen – Ultimate Spider-Man – Mort d’un bouffon ! (Tome 10)

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian M Bendis, Comics, Deluxe, Intégrales, Panini, Spider-Man, [Avec super-héros], [DL 2016] with tags on 19 septembre 2016 by Yvan

Stuart Immonen à la place de Bagley !

Brian Michael Bendis et Stuart Immonen - Ultimate Spider-Man – Mort d’un bouffon ! (Tome 10)J’étais curieux de découvrir cette dixième intégrale qui reprend les épisodes #106 à #117 d’Ultimate Spider-Man, car le tome précédent marquait un sérieux tournant dans l’histoire de cette version modernisée de l’univers de Spider-Man, proposant une approche plus contemporaine et plus « Teenage », visant à conquérir un jeune public parfois rebuté par quarante ans de continuité.

L’intégrale précédente reprenait en effet le fameux centième épisode de la série, tout en s’attaquant à l’un des passages clés de la mythologie du personnage : l’incontournable « Saga du Clone » ! Outre la découverte de l’identité secrète de Spider-Man par Tante May, le tome précédent était surtout le dernier signé Bagley au dessin. Après plus de cents numéros, le lecteur ouvrait donc cette nouvelle intégrale avec une certaine appréhension au niveau du graphisme. Force est cependant de constater que Stuart Immonen s’en sort haut la main, en s’adaptant même assez bien au style de Bagley.

Au niveau de l’intrigue, le premier arc invite à suivre les plans d’un Daredevil qui enrôle Spider-Man, Docteur Strange, Iron Fist et Moon Knight pour éliminer définitivement le Caïd. Si le récit propose un ennemi qui fait forcément le poids, il livre surtout une conversion intéressante et touchante entre Spidey et sa tante, suite aux révélations du tome précédent. Si la résolution de l’intrigue s’avère un peu trop rapide une fois l’identité de la taupe révélée, cette histoire qui aborde également les problèmes relationnels entre Peter et Kitty Pryde / Mary Jane est finalement assez divertissante et agréable à suivre.

Le second arc débute par l’évasion classique d’un bon nombre de criminels d’une prison high-tech pour super-méchants, qui marque le retour pour le moins musclé de Norman Osborn, alias le Bouffon Vert. Si le titre de l’album spoile un peu la fin du récit, le lecteur a néanmoins droit à une histoire dynamique et riche en rebondissements.

Bref, encore un bon tome, mêlant action et développement psychologique de Spidey et de ses proches.

Katarina Mazetti – Le Mec de la tombe d’à côté

Posted in Littérature with tags on 16 septembre 2016 by Yvan

L’amour peut-il lier deux êtres que tout sépare ?

Katarina Mazetti - Le Mec de la tombe d'à côtéMa première erreur en m’attaquant à ce roman coup de cœur dans plusieurs librairies a été de croire qu’il s’agissait d’un polar. Le titre claquait pourtant bien, mais il s’agit en fait d’une histoire d’amour entre deux êtres que tout oppose.

Il y a d’une part Désirée, une bibliothécaire désormais veuve qui risque elle-même de mourir d’ennui si elle ne trouve pas vite quelqu’un pour mettre un peu de piment dans sa vie. Puis, il y a Benny, un agriculteur qui se noie dans le travail pour faire survivre la ferme familiale depuis que sa mère est décédée. Malgré le fossé culturel qui les sépare, les deux vont néanmoins réussir à se rencontrer sur un lieu pour le moins improbable, mais qui explique cependant l’origine du titre de l’ouvrage : un cimetière !

Dès la première rencontre, le lecteur se dit que, vu l’endroit, il peut immédiatement enterrer toute relation amoureuse entre cette intello et ce cul-terreux, mais, poussé par la curiosité du spectacle offert et par l’originalité de cette narration qui alterne le point de vue des deux protagonistes, il continue de tourner les pages afin de découvrir où ce choc entre les deux univers va le mener.

L’idée de départ est donc amusante, avec des chapitres qui sont tour à tour consacrés à Désirée et à Benny, offrant ainsi un récit à deux voix assez drôle, qui renforce l’impression que les deux violons ne parviendront jamais à s’accorder. Malheureusement, je trouve que Katarina Mazetti en fait très vite de trop, nuisant finalement à la crédibilité des personnages et sombrant régulièrement dans un humour forcé, voire désespérant. Au fil des pages, j’ai même fini par me lasser de l’alternance des narrateurs, me demandant où cette farce devenue trop longue allait finalement me mener. Alors certes, j’ai parfois souri, mais je me suis surtout lassé de ces personnages finalement trop caricaturaux, de cet humour trop facile et pas toujours efficace, et même de cette histoire d’amour improbable qui ne sera finalement pas parvenue à m’émouvoir.

Un roman léger, facile, amusant et probablement pas fait pour moi, que j’ai terminé malgré la lassitude, espérant découvrir d’où venait l’engouement envers cet ouvrage, mais je ne l’ai malheureusement pas trouvé et ne m’attaquerai donc pas à la suite…

Lars Kepler – L’Hypnotiseur

Posted in Littérature with tags on 14 septembre 2016 by Yvan

Du bon polar scandinave !

Lars Kepler - L'HypnotiseurAyant rarement été déçu par un polar scandinave, je me devais d’un jour tenter un roman de Lars Kepler, pseudonyme d’un couple d’écrivains, Alexander et Alexandra Ahndoril. Je me suis donc attaqué au premier roman à quatre mains des Ahndoril : L’Hypnotiseur !

J’ai immédiatement fait la connaissance d’Erik Maria Bark, le personnage principal de ce polar suédois. Ce psychiatre spécialisé dans le traitement des chocs et traumas aigus fut également longtemps un expert de renom en hypnose médicale. Ayant définitivement tourné le dos à l’hypnose suite à un scandale qui a failli lui coûter sa carrière et sa famille, le médecin n’exerce plus depuis dix ans… jusqu’à ce coup de téléphone nocturne de Joona Linna, inspecteur principal à la Rikskim de Kungsholmen. Ce dernier aimerait avoir recours à l’hypnose sur un jeune adolescent hospitalisé en état de choc après avoir assisté au massacre de sa famille, ceci afin de retrouver au plus vite le coupable de ce crime abject.

Voilà donc le point de départ de cette enquête policière qui vous happe dès la première page, malgré un style d’écriture qui privilégie le rythme et l’efficacité à la finesse. Le récit est construit en deux parties, l’une se concentrant sur l’enquête policière et l’autre revenant sur le scandale qui a poussé Bark à ne plus avoir recours à l’hypnose. Si la seconde est victime de quelques redondances et n’est pas dénué de quelques longueurs, l’ensemble s’avère néanmoins assez prenant et riche en rebondissements, surtout que la vie privée de Bark et que la santé et les fréquentations de son fils ne manquent pas non plus d’intérêt.

Bref, une très bonne lecture et j’ai donc hâte de découvrir les autres romans signés Lars Kepler.