Archive for the Akileos Category

Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat – Le Roy des Ribauds

Posted in Akileos, BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Séries, [Accessible], [DL 2015], [En cours] with tags on 18 mai 2016 by Yvan

Au cœur des bas-fonds parisiens !

Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat - Le Roy des RibaudsAprès s’être fait remarquer sur « Block 109 », Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat délaissent l’uchronie pour un récit ancré au Moyen-âge, dans les ruelles sombres de la ville de Paris à la fin du XIIe siècle.

Les deux auteurs s’inspirent de l’Histoire et s’intéressent d’un peu plus près à cet homme de l’ombre apparu sous Philippe Auguste et chargé de garder la mainmise sur la canaille des bas-fonds de la capitale. Le personnage central de cette saga est donc le Roy des Ribauds, également surnommé le Triste Sire. Chargé de contrôler la vermine parisienne, tout en exécutant les basses œuvres du roi Philippe Auguste, cet homme impitoyable à la figure balafrée nous emmène dans les tripots et bordels des bas-fonds parisiens, en compagnie de filles de joie, de voleurs et malfrats en tout genre. S’il règne sur cet univers sombre d’une poigne de fer, l’homme a également un point faible en la personne de sa fille. Une agression sur cette dernière va en effet le pousser à commettre un faux pas qui risque d’influencer la lutte qui oppose Philippe Auguste à Richard Cœur de Lion pour le contrôle du royaume.

Ce premier volet propose donc une intrigue prenante qui mêle les actions de quelques petites frappes à une affaire d’Etat. Outre des personnages très charismatiques (mais dont certains se ressemblent parfois un peu trop), les auteurs proposent surtout un récit parfaitement rythmé, ainsi qu’un graphisme très efficace. Ronan Toulhoat livre en effet un travail remarquable au niveau de l’éclairage et de l’ambiance, plongeant de manière très convaincante le lecteur dans les ruelles les plus sombres et moyenâgeuses de Paris.

Bref, un récit médiéval fortement conseillé !

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Guillaume Griffon – Apocalypse sur Carson City, L’apocalypse selon Matthews (Tome 5)

Posted in Akileos, BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Griffon, Séries, [Accessible], [DL 2015], [En cours] with tags , on 15 juillet 2015 by Yvan

Avant-dernier tome d’une saga qui déménage !

Guillaume Griffon - Apocalypse sur Carson City, L'apocalypse selon Matthews (Tome 5)Aaaaaah, que ça fait du bien une petite saga comme « Apocalypse sur Carson City ». Tout comme la série Doggybags, il n’y rien de tel qu’un récit rendant un hommage désopilant aux séries B américaines pour vous débranchez le cerveau et passer un bon moment de lecture.

Cela fait un petit moment que cela chauffe à Carson City, comme en témoigne la situation précaire dans laquelle se retrouvent Speed, Beverly et le Cuistot. Retranchés dans une chambre d’hôpital entourée de zombies qui commencent à percer leurs barricades de fortune, le trio n’a que peu de solutions pour échapper à cet enfer. De son côté, le général Matthews met en place une solution radicale afin d’éradiquer définitivement ce mal. Sans oublier les indestructibles Ryback et Braddock (incarnés par Steven Seagal et Chuck Norris), qui n’hésitent pas à parsemer ce road-movie apocalyptique de chair fraîche… ou pas.

Pas moyen de s’ennuyer donc, car Guillaume Griffon joue à nouveau pleinement la carte de l’action et saupoudre le tout de dialogues cinglants et d’une bonne dose d’hémoglobine. S’il multiplie le nombre de zombies, il se concentre à nouveau sur seulement quelques protagonistes mal embarqués et réinstaure au passage ses fameuses fiches de personnages totalement désopilantes qui annoncent l’espérance de vie des protagonistes, en l’occurrence Trapjaw et American Ninja. Multipliant les références cinématographiques et parsemant son récit d’humour, l’ex-pistolero de Billy Wild propose non seulement un scénario totalement déjanté et digne d’un Quentin Tarantino en grande forme, mais également des personnages truculents. Au niveau des créatures monstrueuses, l’auteur n’est pas en reste car, après le « petit » ami d’Ashley lors du tome précédent, il s’en donne cette fois à cœur joie sur l’ex de Speed.

Visuellement, le découpage dynamique et la mise en images donnent à nouveau une impression très cinématographique à l’ensemble. Le graphisme de Guillaume Griffon est toujours aussi alléchant, sa maîtrise du noir et du blanc toujours aussi impressionnante et les personnages aux tronches insolites sont à nouveau expressifs à souhait.

Bref, j’adore… et il vaut mieux en profiter car ceci est déjà l’avant-dernier tome… annonçant un final que l’on imagine particulièrement explosif !

Découvrez la bande annonce :

Guillaume Griffon – Apocalypse sur Carson City, Halloween (Tome 4)

Posted in Akileos, BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Griffon, Séries, [Accessible], [DL 2013], [En cours] with tags , on 31 octobre 2013 by Yvan

Happy Halloween !

Guillaume Griffon - Apocalypse sur Carson City, Halloween (Tome 4)Y a-t-il de meilleure date que celle-ci pour poster un avis sur le quatrième volet de cette saga au scénario complètement surréaliste ? Je ne pense pas !

« Halloween » propose donc la suite des déboires de ceux qui ont eu le malheur de s’approcher de Carson City. Si le lecteur s’attendait à voir intervenir les indestructibles Ryback et Braddock (incarnés par Steven Seagal et Chuck Norris) au sein de ce road-movie apocalyptique parsemé de shérifs à la gâchette sensible, de truands et de morts-vivants, il devra néanmoins prendre son mal en patience car l’ami Guillaume Griffon les garde probablement sous la main pour un final que l’on imagine explosif. Pas de nouveaux venus donc dans ce tome, mais la suite de la quête vengeresse du shérif local et des péripéties des frères Blackwood dans une maison hantée.

Tous se retrouvent dans une situation plus que précaire. Le shérif Justice arrive au cimetière de Lone Mountain où il tombe évidemment sur des morts-vivants, mais également sur une créature écervelée répondant au nom d’Ashley et son « petit » ami Dick. Vous comprendrez les guillemets en lisant l’album, mais sachez que l’auteur en profite pour dire « non au dopage », même si cela permet de gonfler un peu les protagonistes et de les rendre encore plus effrayants. Quant aux frères Blackwood, ils ne sont pas beaucoup mieux lotis car ils sont retranchés dans leur manoir en compagnie de Jenny et du padre, mais surtout entourés de zombies qui commencent à percer leurs barricades de fortune. Heureusement que leur plan pour échapper à ce carnage est infaillible.

Si Guillaume Griffon multiplie le nombre de zombies, il se concentre sur seulement quelques protagonistes mal embarqués et joue pleinement la carte de l’action. Si l’humour noir est toujours au rendez-vous ce parti-pris a également pour conséquence que l’auteur n’a plus le temps, ni l’occasion d’insérer ces fameuses fiches de personnages totalement désopilantes qui annonçaient l’espérance de vie des nouveaux protagonistes. Si j’ai trouvé cela dommage, j’ai tout de même à nouveau accroché à la suite de cet hommage désopilant aux séries B des années 80. Multipliant les références cinématographiques et parsemant son récit d’humour, l’ex-pistolero de Billy Wild propose non seulement un scénario totalement déjanté et digne d’un Quentin Tarantino en grande forme, mais également des dialogues chiadés et des personnages truculents.

Visuellement, le découpage dynamique et la mise en images donnent à nouveau une impression très cinématographique à l’ensemble. Le graphisme de Guillaume Griffon est toujours aussi alléchant, sa maîtrise du noir et du blanc toujours aussi impressionnante et les personnages aux tronches insolites sont à nouveau expressifs à souhait.

Bon, il ne reste donc plus qu’à attendre le tome suivant, intitulé « l’apocalypse selon Matthews ». Héhé, rien que le titre me fait déjà saliver !

Weird science

Posted in Akileos, BANDES DESSINÉES, Comics, Intégrales, [DL 2012], [Sans super-héros] with tags on 4 janvier 2013 by Yvan

La SF des années 50 !

Weird scienceAprès « Frontline Combat » (récits de guerre), « Crime Suspenstories » (récits policiers) et « Tales from the Crypt » (récits d’horreur), les éditions Akileos poursuivent ce véritable travail de Mémoire qui consiste à rééditer des chefs d’œuvres de la bande dessinée populaire américaine, en s’attaquant à la publication de « Weird Science ».

Cette anthologie bimensuelle de science-fiction publiée par EC Comics entre 1950 et 1953 connaîtra vingt-deux numéros au total, dont Akileos propose ici les sept premiers numéros. Ce premier recueil qui réunit trente-deux histoires angoissantes de moins de dix pages qui abordent des thèmes variés tels que l’existence d’extraterrestres, des expériences scientifiques qui tournent mal, la course à l’armement, la recherche atomique, la conquête de l’espace, le voyage dans le temps ou la science en général. Derrière cette superbe couverture délicieusement rétro, le lecteur pourra donc découvrir l’histoire de cet homme qui rétrécit à l’infini, celle de cet individu qui ne cesse de rêver, de celui qui entend la douleur des plantes ou de ceux qui se tuent ou causent la mort de leurs proches en voyageant dans le temps. Sans oublier le récit de cet enfant radioactif qui aide un dictateur à conquérir le monde, celui de cet animateur radio qui crée une panique sans précédent en annonçant la venue des martiens, celui de cette maison dont les portes permettent de voyager dans le temps ou celui des ces explorateurs qui effectuent des expériences sur des cobayes avant de se retrouver eux-mêmes prisonniers d’une autre espèce.

Il s’agit évidemment d’histoires écrites dans les années 50, qui paraissent aujourd’hui un peu kitsch, mais qui fonctionnent toujours. Les histoires sont un peu courtes et très bavardes, mais l’ambiance est prenante et les chutes sont souvent efficaces. Les ficelles sont parfois devenues un peu grosses au fil des ans et des avancées scientifiques effectuées depuis, mais ces histoires témoignent d’une époque : celle de la SF américaine de l’après-guerre. Quoi qu’il en soit, ces récits ont constitué une formidable source d’inspiration pour les auteurs des années qui suivirent.

Visuellement, j’ai été fort surpris par ce dessin en noir et blanc qui a finalement mieux vieilli que je ne le pensais. Les différents dessinateurs se succèdent avec grande efficacité et l’album permet de découvrir le travail de quelques grands artistes, tels que Wallace Wood et Harvey Kurtzman, pour n’en citer que deux.

À l’instar de L’Eternaute, cette anthologie est un must indispensable pour tous les amateurs de SF !

Glyn Dillon – Le Nao de Brown

Posted in Akileos, BANDES DESSINÉES, Comics, K.BD, Maladie, One-shots, [Angoulême 2013], [DL 2012], [Sans super-héros] with tags , , on 3 novembre 2012 by Yvan

Dans la peau d’une victime de TOC !

Glyn Dillon - Le Nao de BrownCertains se souviennent peut-être du passage de Glyn Dillon sur Sandman, d’autres le confondront sans doute avec son grand frère Steve (lisez Preacher!!!), mais pour la plupart des lecteurs, ce Nao de Brown constituera la véritable entrée de cet artiste sur le marché franco-belge du neuvième art.

Cet album, qui paraît quasiment en même temps que de l’autre côté de la Manche, invite à suivre le quotidien d’une jeune métisse anglaise à Londres. Nao Brown est une geek qui travaille à temps partiel dans un magasin d’art toys, tout en essayant de trouver l’amour de sa vie. Rien d’extraordinaire, me direz-vous, sauf que dès la première planche elle se présente comme étant « une putain de malade mentale ».

« Ils ne se doutent pas que je suis une putain de malade mentale »

Souffrant de TOC violents, Nao s’imagine en train de tuer les personnes qui l’entourent, de l’innocent qu’elle rêve de pousser sous les rames du métro au chauffeur de taxi dont elle voudrait rompre le cou. Ces pulsions meurtrières, qui surgissent subitement au milieu de scènes de son quotidien, surprennent au début, mais, au fil des pages, le lecteur finit par les intégrer et par les accepter. Cette approche permet de partager et de mieux comprendre les angoisses de l’héroïne et de voir que les personnes qui souffrent de troubles obsessionnels compulsifs sont souvent conscients de la stupidité de leurs crises/rituels. A l’instar de l’Ascension du haut mal de David D., ce récit permet donc de mieux comprendre une maladie peu connue, qui pousse par exemple les gens à se laver les mains x fois par jours ou à compter leurs pas.

Si le sujet de ce one-shot est intéressant, le graphisme est véritablement de toute beauté. Le quotidien de Nao, réalisé à l’aquarelle, est visuellement splendide, avec des teintes qui varient intelligemment selon l’humeur de la jeune femme. La fable, qui narre la malédiction d’un individu mi-homme mi-arbre à la recherche de l’amour parfait, est réalisée dans des teintes plus sombres et dans un style qui semble issu d’une époque révolue. Si les deux récits se font progressivement écho, je pense que l’album aurait facilement pu se passer de ce conte d’une douzaine de pages.

Une très belle découverte, signée Akileos !

http://blogkbd.wordpress.com/2013/09/08/block-109-brugeas-toulhoat/Ils en parlent également: Mo’, David

Lisez également l’avis à plusieurs mains de K.BD !

Edouard Cour – Héraklès

Posted in Akileos, BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Diptyques, Franco-Belge, K.BD, [Accessible], [DL 2012] with tags on 11 juillet 2012 by Yvan

Les dix… ah ben non… douze travaux d’un demi-dieu !

Edouard Cour - HéraklèsPour son premier album, Edouard Cour revisite un grand classique de la mythologie grecque. L’histoire de ce demi-dieu, qui doit passer des épreuves jugées irréalisables pour le commun des mortels afin d’accéder à l’Olympe, est donc connue de tous. L’approche contemporaine et souvent très drôle de l’auteur fait cependant mouche dès les premières pages.

Héraklès est dépeint comme un rentre-dedans qui ne réfléchit que très rarement et uniquement après avoir frappé. Malgré ce statut de brute épaisse invulnérable, l’auteur parvient à lui insuffler une maladresse attachante et beaucoup d’humanité. Les dialogues modernes et drôles se placent au diapason d’un récit qui ne manquera pas de faire sourire. Les interventions du spectre de l’ancien maître de musique d’Héraklès sont à ce titre assez amusantes.

L’aspect répétitif des épreuves (une par chapitre) est compensé par un graphisme dynamique qui accentue le rythme très soutenu du récit. Chaque case déborde d’énergie et le trait incisif d’Edouard Cour fait parfois penser à celui de Christophe Blain.

Abandonnant le lecteur après la huitième épreuve, cette première partie de diptyque donne non seulement envie de connaître la suite, mais laisse également présager d’une suite qui apportera des réponses au passé du héros, dont ces quatre silhouettes qu’il croise régulière au fil des pages.

Une excellente découverte !
gif maker

bd du mercredi Allez découvrir les autres BDs du mercredi sur le blog de Mango !

Edouard Cour - HéraklèsIls en parlent également: Jérôme

Lisez également l’avis à plusieurs mains de K.BD !

Guillaume Griffon – Apocalypse sur Carson City, Entre la ville et la mort

Posted in Akileos, BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Griffon, Séries, [Accessible], [DL 2011], [En cours] with tags , on 17 octobre 2011 by Yvan

Hommage aux séries B !

Guillaume Griffon - Apocalypse sur Carson City, Entre la ville et la mortRien ne va plus à Carson City ! Contaminée par des fûts de produits toxiques, déversés accidentellement dans la baie de Crystal Lake, menacée par l’apparition de nombreux morts vivants et terrorisée par la cavale sanguinaire de la bande des frères Blackwood, la petite ville du Nevada n’est une nouvelle fois pas de tout repos.

Troisième volet de cette saga au scénario complètement surréaliste, « Entre la ville et la mort » poursuit l’hommage de Guillaume Griffon aux séries B des années 80. Multipliant les références cinématographiques et parsemant son récit d’humour, l’ex-pistolero de Billy Wild propose non seulement un scénario qui déménage et qu’il maîtrise avec brio, mais également des dialogues chiadés et des personnages truculents. Parsemant son récit de nombreux cadavres et annonçant l’espérance de vie des nouveaux protagonistes à l’aide de fiches de personnages totalement désopilantes (« Espérance de vie : dépend de votre vitesse de lecture ». Mort de rire), incrustées au sein du récit et ne laissant que peu d’espoir concernant leur futur, Griffon livre un scénario totalement déjanté et digne d’un Quentin Tarantino en grande forme.

Divisant son récit en plusieurs chapitres distincts, l’auteur invite à suivre la quête vengeresse du shérif local, l’hémorragie inquiétante de la championne incontestable des derniers concours de Miss T-shirt mouillé et les déboires des frères Blackwood dans une maison hantée, mais surtout le retour du général Matthews, accompagné de deux mercenaires de renom. Le récit quitte d’ailleurs momentanément le Nevada pour aller chercher les indestructibles Ryback et Braddock, respectivement incarnés par Steven Seagal (imbattable au jeu de la barbichette, haha) et Chuck Norris. Ces deux nouveaux acteurs s’invitent donc à ce road-movie apocalyptique parsemé de shérifs à la gâchette sensible, de truands, de morts-vivants et de piranhas radioactifs. Si le lecteur avisé sait qu’il ne doit pas miser son argent sur les nouveaux venus, ceux-ci semblent néanmoins d’un autre calibre.

Visuellement, le découpage dynamique et la mise en images donnent à nouveau une impression très cinématographique à l’ensemble. Le graphisme de Guillaume Griffon est toujours aussi alléchant, sa maîtrise du noir et du blanc toujours aussi impressionnante et les personnages aux tronches insolites sont à nouveau expressifs à souhait.

J’adore ce dessin, cet humour et tous les albums de cet auteur !

Retrouvez cet album dans mon Top de l’année !