Archive for the Fabien Vehlmann Category

Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti – Seuls, La Machine à Démourir (Tome 10)

Posted in BANDES DESSINÉES, Dupuis, Fabien Vehlmann, Franco-Belge, Séries, [DL 2016], [En cours], [Grand public] with tags , on 27 janvier 2017 by Yvan

Massacre à la tronçonneuse au 5ème Salon du Jouet !

Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti - Seuls, La Machine à Démourir (Tome 10)En attendant la sortie de l’adaptation cinématographique du premier cycle en février 2017, je me suis attaqué à ce dixième tome qui ouvre le troisième cycle de cette saga.

Au fil des tomes du cycle précédent, le duo Vehlmann/Gazzotti (« Des Lendemains sans Nuage ») avait dispersé les cinq héros (Camille, Leïla, Terry, Yvan et Dodji) qui errent dans les limbes en compagnie d’autres enfants décédés, développant ainsi plusieurs trames en parallèle. Ce dixième volet se concentre néanmoins surtout sur Terry, qui a trouvé refuge au sein d’un grand hangar qui abritait le 5ème Salon du Jouet. Accompagné du Maître des Couteaux, le plus jeune de la bande des cinq va tenter de construire une « machine à démourir » qui lui permettra de quitter ce Monde des Limbes et de retourner chez les vivants. L’apparition soudaine de Camille va cependant perturber son plan et plonger son compagnon dans une folie meurtrière…

En parallèle, Fabien Vehlmann laisse également entrevoir ce qu’il advient des autres enfants de la bande suite à la conclusion assez mortelle du tome précédent. Si Camille a droit à une étrange apparition aux yeux rouges, Leïla se retrouve plongée dans un sommeil sans rêve suite au coup d’arbalète du tome neuf, tandis qu’Yvan se retrouve en bord de mer dans la maison de vacances familiale suite à sa noyade. Dodji n’est pas beaucoup mieux loti puisqu’il se retrouve prisonnier du Maître Fou à Fortville.

À l’aide d’une narration impeccable, Fabien Vehlmann installe non seulement une ambiance d’angoisse et de mystère, mais il propose surtout une aventure prenante. S’il enveloppe l’ensemble d’une bonne dose d’angoisse, il parsème également son suspens de fraîcheur et d’humour… mélange qui fonctionne à merveille.

Si le cycle précédent invitait à découvrir l’organisation sociale et politique de la citée de Néo-Salem, tout en distillant quelques informations sur les « 7 familles », Fabien Vehlmann avait gardé suffisamment de matière sous la main pour nous tenir en haleine lors de ce nouveau cycle. Cette suite n’apporte à ce titre pas beaucoup de réponses, mais ne manque pas de nous tenir en haleine.

Visuellement, le dessin assez rond et légèrement caricatural de Bruno Gazzotti est d’une grande lisibilité et donc très adapté à un public plus jeune. La mise en couleur sied également très bien à ce monde peuplé d’enfants attachants à la bouille bien sympathique. Mais attention, cette série n’est pas aussi gentillette qu’elle n’en à l’air, comme en témoignent les nombreux morts, la torture infligée à Dodji ou la course poursuite à la tronçonneuse dont est victime Terry, sans même parler du fait que ces enfants errent dans les limbes.

Bon, il ne me reste plus qu’à aller voir le film avec mes enfants en attendant la sortie du onzième volet !

Fabien Velhmann et Eric Sagot – Paco les mains rouges, La grande terre

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Dargaud, Diptyques, Fabien Vehlmann, Festival BD Angoulême, Franco-Belge, [Accessible], [Angoulême 2014], [DL 2013] with tags , on 18 décembre 2013 by Yvan

Plongée dans l’enfer du bagne de Cayenne !

Fabien Velhmann et Eric Sagot - Paco les mains rouges, La grande terreCette histoire prévue en deux tomes emmène le lecteur dans l’enfer du bagne de Cayenne, où le jeune instituteur Patrick Comasson, dit Paco, a pris « perpétuité en Guyane ».

Narré sous forme de lettres à une fiancée qui ne viendra même pas lui dire au revoir lors de son départ en bateau vers cette voie de garage où l’espérance de vie moyenne est de cinq ans, « Paco les mains rouges » offre donc une plongée dans le monde des bagnards. Malgré l’environnement paradisiaque de l’endroit où sont emmenés les taulards, l’auteur propose un huis-clos particulièrement sombre.

En invitant à suivre les pas de Paco dès son embarquement pour la Guyane, Fabien Velhmann livre un récit très humain. La narration en voix-off du principal intéressé permet de partager l’évolution et les émotions du personnage tout au long de cette descente aux enfers. Des règlements de compte aux viols, en passant par les trafics en tous genres, l’auteur dévoile cet univers carcéral ultra-hiérarchisé de l’intérieur, sans épargner aucun détail sordide au lecteur. Malgré un itinéraire plus privilégié, qui va lui permettre de survivre plus longtemps que la moyenne, Paco doit tout de même s’endurcir et s’adapter au fur et à mesure de cette horrible expérience. En sombrant également dans la violence, « Paco la Pâquerette » deviendra ainsi très vite « Paco les Mains-Rouges », un meurtrier qui tente d’augmenter ses chances de survie tout en partageant ses douleurs, ses sentiments et ses secrets au fil du récit.

Visuellement, le graphisme très épuré d’Eric Sagot restitue parfaitement l’ambiance de l’époque, tout en proposant une atmosphère particulièrement sombre qui s’installe immédiatement au diapason du scénario.

Un très bon album que vous retrouverez dans la sélection officielle du dernier Festival d’Angoulême et parmi les dix albums sélectionnés dans la catégorie « Meilleur album » des BDGest’Art.

Ils en parlent également: Mo’, Jérôme, Choco, Belzaran

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Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti – Seuls, Les Arènes (Tome 8)

Posted in BANDES DESSINÉES, Dupuis, Fabien Vehlmann, Franco-Belge, Séries, [DL 2013], [En cours], [Grand public] with tags , on 2 décembre 2013 by Yvan

Un décorum gallo-romain !

Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti - Seuls, Les Arènes (Tome 8)Ce huitième volet de « Seuls » a l’originalité de proposer un tout nouveau décorum à cette saga. En fin de tome précédent, les enfants avaient réussi à quitter leur quartier qui s’enfonçait progressivement dans le sol pour rejoindre la terre haute.

Au fil des pages le lecteur découvre l’organisation sociale et politique de ce nouvelle citée baptisée Néosalem. Dans cet endroit organisé de façon gallo-romaine, les autochtones se promènent en toges et obligent nos amis à affronter une série d’épreuves se déroulant dans des Arènes. Outre des jeux aussi variés qu’intéressants, le lecteur va également en apprendre plus sur les « 7 familles ». Fabien Vehlmann en garde évidemment un peu sous la main et entretient le mystère qui enveloppe son histoire, permettant ainsi aux spéculations concernant l’étrange phénomène qui a totalement bouleversé le quotidien de Camille, Leïla, Terry, Yvan et Dodji d’aller bon train.

Fabien Vehlmann multiplie donc les rebondissements et livre à nouveau une aventure haletante qu’il enveloppe d’une bonne dose d’angoisse, sans oublier de parsemer son suspense de fraîcheur et d’humour, même si le rire et la bonne humeur sont de moins en moins présentes au fil des tomes. Visuellement, le dessin assez rond et légèrement caricatural de Bruno Gazzotti est d’une grande lisibilité et donc très adapté à un public plus jeune. La mise en couleur sied également très bien à ce monde peuplé d’enfants attachants à la bouille bien sympathique. Mais attention, cette série n’est pas aussi gentillette qu’elle n’en à l’air, comme en témoigne la méchanceté de l’accueil des habitants de Néosalem ou certaines tortures infligées à nos amis… sans même parler du fait que ces enfants errent dans les limbes. Le nouveau décorum de ce huitième volet permet aussi à Bruno Gazzoti d’un peu varier les costumes, les décors et les ambiances après tant de temps passé dans la ville fantôme.

Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti – Seuls, Les Terres Basses (Tome 7)

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Dupuis, Fabien Vehlmann, Franco-Belge, Séries, [DL 2012], [En cours], [Grand public] with tags , on 21 août 2013 by Yvan

Au fond du trou !

Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti - Seuls, Les Terres Basses (Tome 7)Le premier cycle de cinq tomes avait permis d’en apprendre un peu plus sur la condition des jeunes héros de cette saga, amis en laissant évidemment suffisamment de zones d’ombre pour justifier ce second cycle. Les spéculations concernant l’étrange phénomène qui a totalement bouleversé le quotidien de Camille, Leïla, Terry, Yvan et Dodji continuent donc d’aller bon train. La théorie de la « quatrième dimension et demie » du tome précédent était à ce titre assez séduisante, même si elle ne permettait évidemment pas d’élucider tous les mystères, comme celui des quinze familles. Mais bon, il faut bien que Fabien Vehlmann en garde un peu sous la main et entretienne le mystère qui enveloppe son histoire. Et ce n’est d’ailleurs pas ce tome qui viendra apporter toutes les réponses… au contraire…

De leur quartier qui s’enfonce dans la terre à la multiplication d’enfants zombis, en passant par un fantomatique sauvage qui n’apparaît qu’en reflet, ce septième volet est en effet particulièrement riche en évènements fantastiques qui viennent encore complexifier la donne. La situation devient d’ailleurs tellement critique, que les bandes de Saul et Dodji sont même obligées de collaborer malgré leurs différents.

Fabien Vehlmann multiplie donc les rebondissements et livre à nouveau une aventure haletante qu’il enveloppe d’une bonne dose d’angoisse, sans oublier de parsemer son suspense de fraîcheur et d’humour. En tant qu’adulte très cartésien, je me pose évidemment de nombreuses questions quant à l’accumulation de pistes non résolues, mais ma fille d’onze ans se pose beaucoup moins de questions, prend les choses comme elles viennent et s’est délectée de chaque nouveau rebondissement jusqu’à ce cliffhanger final qui lui a fait refermer cet album avec ces mots : « woaw, c’est génial, je veux connaître la suite ! ».

Visuellement, le dessin assez rond et légèrement caricatural de Bruno Gazzotti est d’une grande lisibilité et donc très adapté à un public plus jeune. La mise en couleur sied également très bien à ce monde peuplé d’enfants attachants à la bouille bien sympathique. Mais attention, cette série n’est pas aussi gentillette qu’elle n’en à l’air, comme en témoigne la méchanceté des membres de cette bande rivale, sans même parler du fait que ces enfants errent dans les limbes.

Si votre enfant a entre 10 et 15 ans, il va adorer cette saga !

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Fabien Vehlmann & Kerascoët – Voyage en Satanie

Posted in BANDES DESSINÉES, Dargaud, Diptyques, Fabien Vehlmann, Franco-Belge, [Accessible], [DL 2011] with tags on 1 novembre 2011 by Yvan

Voyage au centre de la Terre !

Fabien Vehlmann & Kerascoët - Voyage en SatanieAprès Jolies Ténèbres, Fabien Vehlmann et le duo Kerascoët réitèrent leur collaboration et proposent un huis-clos spéléologique qui emmène le lecteur vers le centre de la Terre.

Tout part d’un théorie loufoque affirmant que l’homme de Néandertal se serait réfugié sous terre afin de créer une civilisation souterraine à l’origine des enfers : la Satanie ! L’expédition souterraine partie vérifier ces dires propose une sorte de revisite du « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne, portée par une brochette de personnages hauts en couleurs. Au fil des pages, le lecteur suit ainsi un petit groupe aussi hétéroclite qu’amusant, qui s’enfonce inéluctablement dans les entrailles de la Terre. Cette aventure dans les tréfonds terrestres s’avère riche en péripéties et permet de faire des rencontres pour le moins insolites. Sur les traces de civilisations enfouies, cette histoire particulièrement divertissante mêle habilement fantastique, aventure et humour.

Le dessin à quatre mains du duo Kerascoët (Miss pas touche, « Beauté ») sied parfaitement à cette expédition improbable. Alliant dynamisme et expressivité, ce style légèrement caricatural distille une ambiance souterraine assez réussie et accompagne efficacement cette descente aux enfers rocambolesque.

Vivement la suite du voyage !
WOMEN BD

Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti – Seuls, Tome 6

Posted in BANDES DESSINÉES, Dupuis, Fabien Vehlmann, Franco-Belge, Séries, [DL 2011], [En cours], [Grand public] with tags , on 1 juillet 2011 by Yvan

La guerre des limbes !

Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti - Seuls, Tome 6J’avais été légèrement déçu par les explications à la fin du premier cycle, mais demeurant tout de même fan de cette aventure que Fabien Vehlmann enveloppe d’une bonne dose d’angoisse, tout en parsemant son suspens de fraîcheur et d’humour, je me suis donc lancé dans ce début de deuxième cycle … et j’ai bien fait !

Alors que les tensions avec la bande de Saul continuent de grimper, les spéculations concernant l’étrange phénomène qui a totalement bouleversé le quotidien de Camille, Leïla, Terry, Yvan et Dodji continuent d’aller bon train. La théorie de la « quatrième dimension et demie » est à ce titre assez séduisante, même si elle ne permet évidemment pas d’élucider tous les mystères, comme celui de quinze familles. Mais bon, il faut bien que Fabien Vehlmann en garde un peu sous la main et entretienne le mystère qui enveloppe son histoire.

Le dessin assez rond et légèrement caricatural de Bruno Gazzotti est d’une grande lisibilité et donc très adapté à un public plus jeune. La mise en couleur sied également très bien à ce monde peuplé d’enfants attachants à la bouille bien sympathique. Mais attention, cette série n’est pas aussi gentillette qu’elle n’en à l’air, comme en témoigne la méchanceté des membres de cette bande rivale, sans même parler du fait que ces enfants errent dans les limbes.

C’est donc un très bon début de deuxième cycle que nous offre le duo « Des Lendemains sans Nuage ».

Ils en parlent également : Jérôme

Fabien Vehlmann & Franz Duchazeau – Les cinq conteurs de Bagdad

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Dargaud, DIVERS, Fabien Vehlmann, Franco-Belge, Long Courrier, One-shots, [Accessible], [DL 2006] with tags on 15 juin 2011 by Yvan

Un bel éloge aux auteurs de bandes dessinées !

Fabien Vehlmann & Franz Duchazeau - Les cinq conteurs de BagdadAprès leurs deux œuvres communes précédentes (« La nuit de l’Inca » et « Dieu qui pue, Dieu qui pète »), Vehlmann et Duchazeau récidivent au sein de la collection Long Courrier avec cette ode subtile à la narration.

Le scénario toute en finesse de Vehlmann commence par une introduction interactive avec le lecteur et qui incite ce dernier à se préparer à entendre une histoire fabuleuse. Ensuite, avant de nous emmener en voyage autour du monde à la découverte d’histoires extraordinaires, Vehlmann aura le culot de nous dévoiler l’essentiel de l’histoire avant même son commencement.

L’histoire est celle de cinq conteurs perses qui vont parcourir le monde à la recherche d’histoires pour fabriquer le plus beau conte imaginable, et ainsi remporter le grand concours de contes organisé par le calife de Bagdad. Son développement intelligent va inciter le lecteur à réfléchir sur l’art de raconter des histoires et sur le pouvoir des mots.

Les cinq personnages sont très bien choisis et d’une extraordinaire complémentarité, avec Anouar l’antisocial rebelle, Ahmed le fils du calife aux remarques qui font mouche, Nazim la brute au cœur en or, Tarek le charmeur et Wahida la féministe. Leurs relations et leurs péripéties vont nous emmener dans un récit puissant, mélangeant humour, poésie, philosophie et aventure.

Même si toutes les histoires ne se valent pas forcément et qu’il manque un petit quelque chose à la fin du récit (la cerise sur le gâteau) pour le rendre culte, le mélange de légèreté et de profondeur offert tout au long du récit est à applaudir.

Le dessin typé et légèrement hachuré de Franz Duchazeau fait un peu penser à celui de Sfar dans « Le chat du rabbin » et contribue parfaitement à l’ambiance de ce conte des mille et une nuits.

Bref, un bel éloge aux conteurs d’histoires que sont les auteurs de bandes dessinées et qui explique peut-être même pourquoi il faut parfois attendre trois ans après une histoire.

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