Archive for the [Avec super-héros] Category

Mark Waid et J.G. Jones – Strange fruit

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, One-shots, [Avec super-héros], [DL 2017] with tags on 3 mai 2017 by Yvan

Un super-héros noir dans le Sud raciste des années 20 !

Mark Waid et J.G. Jones - Strange fruit« Strange Fruit » se déroule dans le Mississippi, durant les crues historiques du fleuve éponyme en 1927, tout en imaginant l’arrivée sur Terre d’un super-héros à la peau noire.

Le titre de ce one-shot fait référence à une chanson de Billie Holiday et plus précisément aux noirs que les membres du Ku Klux Klan pendaient aux branches des arbres tels des fruits étranges. Les thèmes principaux du récit sont donc bel et bien le racisme et la ségrégation qui sévissent dans les états du Sud à cette époque. Malgré l’abolition de l’esclavage, la population blanche raciste du Sud des Etats-Unis fonctionne toujours dans la logique de l’exploitation d’une main d’œuvre noire qui n’a pas droit à la parole. L’idée d’ajouter un colosse surhumain noir à cet ancrage réaliste n’est donc certainement pas une mauvaise idée afin de venir modifier le rapport de force entre blanc et noirs…

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Mark Waid (« Irrécupérable ») exploite le genre super-héroïque à des fins diverses. En habillant son surhomme noir tombé du ciel d’un drapeau sudiste, l’auteur lance un message très clair, tout en transformant son héros en symbole pour cette population noire oppressée par les blancs. En seulement quatre épisodes, le lecteur n’a malheureusement pas le temps de s’attacher à ce héros dont la psychologie n’est pas suffisamment développée et dont la carrière est finalement beaucoup trop éphémère. D’autres personnages, tels que l’ingénieur McCoy, qui a réussi à s’affranchir dans le Nord du pays, ou le pauvre Sonny, principale victime de la haine des blancs, sont à ce titre beaucoup plus intéressants. De plus, malgré une idée de base assez originale, l’intrigue s’avère finalement assez simpliste et ne contribue donc pas non plus à faire véritablement décoller cette histoire. Par contre, au niveau du graphisme, le travail de l’artiste britannique J.G. Jones (« Wanted ») est tout bonnement sublime. A l’instar d’un Alex Ross, son style photo-réaliste fait des merveilles.

Bref, une idée de base intéressante et une mise en images de toute beauté, mais un one-shot qui aura néanmoins du mal à rester dans les mémoires.

Ils en parlent également : Yaneck

Scott Snyder et Greg Capullo – Batman, La relève – 2ème partie (Tome 9)

Posted in BANDES DESSINÉES, Batman, Comics, DC Renaissance, Séries, Scott Snyder, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2016], [Terminées] with tags on 7 avril 2017 by Yvan

La fin du relaunch New 52 !

Scott Snyder et Greg Capullo – Batman, La relève – 2ème partie (Tome 9)Ce tome qui reprend les épisodes #46 à #52 propose non seulement la conclusion du diptyque intitulé « La Relève », mais conclut également le run de Scott Snyder et Greg Capullo sur le cycle New 52… en attendant le prochain relaunch : Rebirth !

Pour rappel, Scott Snyder avait fait très fort lors du tome précédent en proposant un Bruce Wayne amnésique et un James Gordon au look surprenant en tant que nouveau Batman, dans une armure qui ressemblait plus à un grand lapin qu’à une chauve-souris. Malgré ce postulat de départ totalement casse-gueule, Snyder parvenait à s’en sortir grâce à une bonne dose d’autodérision et d’autocritique concernant ses choix. Il abandonnait ensuite Gotham City et son nouveau Batman face à une nouvelle menace nommée Mr Bloom en fin de tome précédent.

Lors de cette conclusion, la menace de Mr Bloom et de ses mystérieuses graines s’accentue encore un peu plus, plongeant Gotham City une nouvelle fois dans le chaos le plus total. Alors que je suis plutôt fan de récits réalistes où Batman se « cantonne » à un travail de détective, Snyder se dirige vers un affrontement (exagéré) entre les créatures de plus en plus gigantesques de Mr Bloom et une armée de Bat-Robots qui ne laissera pas un souvenir impérissable. Puis, comme il doit revenir à la case départ avant le prochain relaunch, il utilise une machine à cloner, inventée par Bruce Wayne, pour effectuer une sorte de reboot de son Bruce Wayne amnésique qui redevient forcément Batman avant la fin. Bon, malgré des pirouettes scénaristiques un peu capillo-tractées et un récit qui manque de réalisme, Snyder ne s’en sort finalement pas trop mal et livre quelques bonnes surprises (notamment la découverte du jeune Duke devenu Robin), ainsi qu’une conclusion qui se dévore avec grand plaisir. Puis, visuellement, il y a toujours la joie de retrouver Greg Capullo au graphisme, même si ce dernier est secondé par Yannick Paquette lors de quelques planches et remplacé par Riley Rossmo lors de l’épisode #52, d’ailleurs scénarisé par James Tynion IV, lors duquel Batman affronte Trompe-l’œil dans le but de récupérer un cahier qu’il avait rédigé étant enfant.

Bref, un très bon run signé Scott Snyder et Greg Capullo qui mérite d’être lu et dont on retiendra surtout les débuts et la fameuse Cour des Hiboux.

Ils en parlent également : Yaneck

 

 

Jeff Lemire et Greg Smallwood – Moon Knight, Bienvenue en Nouvelle Egypte

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Panini, Séries, [Avec super-héros], [DL 2017], [En cours] with tags on 20 mars 2017 by Yvan

Marc Spector est un malade mental !

Jeff Lemire et Greg Smallwood - Moon Knight, Bienvenue en Nouvelle EgypteMoon Knight est un super-héros Marvel auquel j’ai beaucoup de mal à accrocher. De temps en temps, profitant d’un relaunch ou du début d’un nouvel arc, je refais une tentative, mais, rien à faire, je n’adhère pas. Je me souviens avoir fait une tentative lors du run de Charlie Huston et David Finch, qui avaient essayé de faire revivre le personnage en 2006. J’ai ensuite profité du relaunch au sein de la collection Marvel Now par Warren Ellis pour effectuer un nouvel essai… plus ou moins concluant, même si j’aurais préféré un long run à cette relance à coups de one-shots.

Pourtant, malgré un héros qui ne m’attire pas plus que ça et une collection « All-New All-Different Marvel » qui me laisse de marbre, une fois en librairie, la couverture de cet album me fait de l’œil… pas uniquement parce qu’elle est splendide, mais surtout parce que le nom de Jeff Lemire y apparaît. Rien que l’idée de découvrir la vision de cet auteur que j’affectionne particulièrement sur ce personnage mentalement perturbé suffit donc à me précipiter sur ce premier volet qui reprend les épisodes #1 à #5, initialement parus en 2016.

Et j’ai franchement bien fait car Jeff Lemire exploite à merveille l’instabilité mentale du personnage en le présentant comme un homme atteint de troubles de la personnalité et interné dans un hôpital psychiatrique. Cela permet à l’auteur de jouer avec le lecteur, l’obligeant constamment à faire lui-même le tri entre les événements réels et ce qui se trame dans l’esprit de Marc Spector. Jeff Lemire profite également de ce « vol au-dessus d’un nid de coucou » pour incorporer de nombreuses facettes issues du passé du héros, allant de personnages secondaires tels que Jean-Paul DuChamp, Marlene Alraune et Bertrand Crawley à ses identités passées (Jake Lockley, Steven Grant), en passant par l’inévitable Konshu, le dieu de la Lune.

Si la maîtrise narrative est impressionnante, il faut également saluer les belles prestations de Greg Smallwood au dessin et à l’encrage et de Jordie Bellaire à la colorisation. Outre des découpages originaux et une utilisation intelligente du blanc, j’ai également beaucoup apprécié le « character design ». J’ai notamment pris plaisir à retrouver le look très classe, déjà présent dans le run de Warren Ellis, présentant un héros vêtu d’un superbe costume et d’un masque blanc orné du symbole de la lune. Notons également la présence de quelques belles planches dessinées par Wilfredo Torres, Francesco Francavilla et James Stokoe.

Je ne suis peut-être toujours pas un aficionado du personnage, mais je demeure grand fan de Jeff Lemire !

Robert Kirkman et Ryan Ottley – Invincible, Amis et alliés (Tome 20)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Robert Kirkman, Séries, [Avec super-héros], [DL 2017], [En cours] with tags on 1 mars 2017 by Yvan

Le viol de Mark !

Robert Kirkman et Ryan Ottley – Invincible, Amis et alliés (Tome 20)Ce vingtième volet reprend les épisodes #109 à #114 de la saga et propose surtout la suite de l’opus précédent, qui se terminait sur un cliff-hanger insoutenable..

Mark Grayson se retrouvait en effet dans une situation pour le moins embarrassante : coincé dans une autre dimension et trahi par un Robot bien décidé à prendre le contrôle de la Terre. Ce tome ne débute d’ailleurs pas sous de meilleurs auspices puisque notre héros se voit immédiatement affublé d’une coupe de cheveux totalement ridicule. Pourtant, ce nouveau look ne l’empêche pas d’avoir du succès auprès des femmes… et même de se faire violer par l’une d’entre elles. Vous aurez donc compris que Robert Kirkman ne ménage pas son personnage, surtout que l’accueil que lui réserve sa femme enceinte lors de son retour est plutôt froid…

Après un excellent tome centré autour de la menace d’Angstrom Levy, l’auteur dévoile donc les mystérieuses intentions de Robot, tout en proposant un tome riche en rebondissements, qui met son personnage principal à mal. Visuellement, le style cartoony et particulièrement dynamique de Ryan Ottley continue de faire des merveilles. La seule ombre au tableau semble être cette rumeur comme quoi la saga s’arrêterait définitivement au numéro 150, après un arc de 12 épisodes baptisé « The End of All Things ». Cela nous laisse encore quelques tomes en perspective, mais quand même…

Ne passez pas à côté d’Invincible si vous aimez les super-héros !

Frank Milller, Brian Azzarello et John Romita Jr. – Batman, Dark Knight The Last Crusade

Posted in Batman, Brian Azzarello, Comics, DC Essentiels, Frank Miller, One-shots, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2017] with tags on 24 février 2017 by Yvan

Prélude frustrant au cultissime Dark Knight Returns !

Frank Milller, Brian Azzarello et John Romita Jr. – Batman, Dark Knight The Last CrusadeQuand on entre dans une librairie et qu’on repère un album de Batman affichant Frank Milller et Brian Azzarello au scénario et John Romita Jr. au dessin, on ressort forcément avec.

Ce récit imaginé par l’auteur de « Sin City » plonge le lecteur dans une ville de Gotham toujours mise à mal par ses vilains les plus redoutables. Si Batman fait de son mieux pour déjouer les plans du Joker, de Poison Ivy et de Killer Croc, il se fait néanmoins de plus en plus vieux. Moins résistant et plus aussi vif que dans le temps, il devient plus vulnérable qu’avant et commence à évoquer sa retraite avec Alfred et Selina Kyle. Surtout que Jason Todd, le nouveau Robin, a toutes les qualités pour devenir son successeur…

« Dark Knight The Last Crusade » aborde donc le thème de la succession en compagnie d’un Batman quadragénaire au bout du rouleau, qui a pris sous son aile un side-kick aussi doué que fougueux. Cette histoire, qui forme un prélude au cultissime « Dark Knight Returns », plonge le lecteur dans les pensées d’un Dark Knight vieillissant, comme Frank Miller sait si bien le faire. Le seul point négatif est que ce récit, qui fait inévitablement écho à « Un deuil dans la Famille », ne fait même pas soixante pages et que la fin, très abrupte, risque d’abandonner beaucoup de lecteurs sur leur faim.

Heureusement, visuellement, plus de vingt ans après sa collaboration avec Frank Miller sur l’incontournable « Daredevil: Man Without Fear », on a droit à un John Romita Jr. en grande forme. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé son travail sur l’apparence du Joker et de Killer croc. De plus, afin de compenser la brièveté du récit, Urban Comics propose l’intégralité de la version crayonnée en deuxième moitié d’album, doublant ainsi (un peu artificiellement) le nombre de pages.

Un récit qui est surtout indispensable pour les fans de Batman et qui risque d’abandonner les autres sur leur faim.

J.M. Straczynski et Ardian Syaf – Superman, Terre un (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, DC Deluxe, Séries, Superman, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2016], [En cours] with tags on 2 janvier 2017 by Yvan

Une excellente revisite !

J.M. Straczynski et Ardian Syaf - Superman, Terre un (Tome 2)À l’instar de la collection « Ultimate » de Marvel, ce label « Earth One » (« Terre Un » en français) propose une relecture moderne des super-héros dans un univers très accessible, débarrassé de toute continuité. Mais ce n’est pas tout, car DC Comics profite également de l’occasion pour rompre avec le mode de publication habituel en proposant des histoires complètes de plus de 100 pages au lieu des épisodes mensuels classiques d’une bonne vingtaine de pages. Le concept fonctionne immédiatement avec cette saga, mais également avec l’excellent « Batman Terre-Un » de Geoff Johns et Gary Frank. Comme le tome précédent reprenait deux volumes de la saga en V.O. (Superman, Earth 1 volume 1 et 2), cette suite est l’équivalent du troisième tome de Superman Earth One outre-Atlantique.

C’est Joseph Michael Straczynski (« Supreme power », Rising stars) qui est chargé de revisiter les origines de l’Homme de fer dans un contexte plus réaliste. La mission est périlleuse car il n’est pas le premier à s’attaquer aux origines de Superman et il devient donc de plus en plus difficile de proposer une alternative intéressante. Agée de plus de 60 ans, l’histoire de l’unique survivant de Krypton, est connue de tous et a déjà été revisitée plus d’une fois. Après le classique « Superman – L’homme d’acier » de John Byrne en 1986, le très beau « Superman – For All Seasons » de Jeph Loeb et Tim Sale en 1998, le très original All-Star Superman de Grant Morrison et Frank Quitely, le très sympathique Superman, Origines secrètes de Geoff Johns et Gary Frank et la version déjà très moderne de Mark Waid et Lenil Francil Yu (Superman – Droit du Sang), c’est maintenant au tour de J.M. Straczynski et Shane Davis de s’attaquer aux origines de Kal-El. Et il faut bien avouer que sur base du tome précédent, les deux auteurs s’en sortaient déjà haut la main.

La suite de cette relecture des aventures de l’Homme d’Acier invite donc à suivre les pas d’un Clark Kent qui se construit progressivement une nouvelle vie à Metropolis, tout en nouant des liens d’amitiés avec sa jolie voisine Lisa Lasalle. Alors que les autorités tentent encore d’assimiler le fait qu’une créature extra-terrestre puisse faire le ménage à Metropolis (et sur le reste de la planète) quand bon lui semble, un second Kryptonien fait son apparition sur Terre. Les intentions de Zod-El, l’oncle de Kal-El, sont cependant un peu moins nobles…

L’histoire proposée par Straczynski oppose donc Superman à une nouvelle menace, ce qui n’a rien de vraiment original à la base. Cette nouvelle confrontation n’est cependant qu’un prétexte utilisé par l’auteur pour développer un peu plus les origines de Kal-El et afin de permettre à notre héros de faire le tri entre sa nature kryptonienne et son humanité, le tout en sauvant le monde au passage… comme tout Superman qui se respecte. L’auteur propose donc une intrigue familière, mais dans un monde contemporain et en compagnie d’un héros légèrement différent. Si le vilain a beau être assez classique, le travail effectué par Straczynski sur les autres personnages s’avère assez intéressant. Sa réinterprétation du rôle de Lex Luthor s’avère en effet assez intéressante et le nouveau personnage de Lisa Lasalle contribue à rendre Clark Kent plus intéressant et à bousculer un peu son côté boyscout. En développant progressivement la personnalité de ce héros très humain, fragile et quelque peu isolé de la société, l’auteur parvient à intéresser les lecteurs à une histoire qu’ils connaissent pourtant déjà.

Visuellement, le trait fin et soigné du dessinateur sied parfaitement au développement très humain du personnage dans un contexte moderne et réaliste. Les décors sont d’ailleurs très fouillés avec une ville de Metropolis et des tenues vestimentaires très modernes.

Une des meilleures revisites des origines de Superman avec Superman – Droit du Sang.

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top comics de l’année !

Garth Ennis – The Punisher, La fin

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Garth Ennis, One-shots, Panini, Punisher, [Avec super-héros], [DL 2016] with tags on 26 décembre 2016 by Yvan

Garth Ennis et le Punisher… till the end !

Garth Ennis - The Punisher, La finCet album reprend trois histoires courtes imaginées par l’artiste qui est à l’origine des runs les plus mythiques sur le Punisher : Garth Ennis !

Le premier récit (Punisher : The Tyger), dessiné par John Severin, débute lors de la première mission vengeresse du Punisher avant de revenir sur l’enfance du personnage. Ce long flash-back dépeint un Frank Castle bien avant qu’il ne devienne le Punisher et avant qu’il n’apprenne à tuer dans les jungles du Vietnam. Malgré son jeune âge, Frank est cependant déjà témoin de la violence qui règne dans le monde et il n’hésite déjà pas à affronter celle-ci du regard.

La seconde (Punisher : The Cell), illustrée par Lewis Larosa, invite à suivre un Frank Castle qui se livre volontairement aux autorités afin d’être incarcéré à Riker’s Island en compagnie de cinq mafieux avec lesquels il a encore un solide compte à régler. Si cette histoire permet de retrouver un Punisher sans pitié, il met surtout en valeur le fin tacticien qui se cache derrière le justicier. Ca vengeance n’est en effet pas purement aveugle, mais semble totalement calculée, planifiée et aucun détail n’est laissé au hasard. Si le scénario est excellent pour une histoire aussi brève, il faut également saluer le travail de Lewis Larosa, qui avait déjà œuvré dans la collection Punisher MAX et qui nous régale une nouvelle fois avec son style délicieusement sombre.

Le dernier récit (Punisher : The End), mis en images par l’inimitable Richard Corben, fait un solide bond dans le temps et invite à suivre les derniers instants du Punisher dans un monde post-apocalyptique. Parmi les rares survivants de cette catastrophe nucléaire mondiale on retrouve un certain Frank Castle, qui a réussi à échapper à l’enfer atomique car il était enfermé dans le sous-sol d’une prison haute sécurité. Malgré ses 70 ans et un corps affaibli par les radiations, notre héros se lance dans une dernière croisade afin de botter le cul des quelques survivants à l’origine du désastre. Si Garth Ennis avait déjà offert une relecture des origines du personnage, il s’attaque ici aux derniers instants du héros et, comme on pouvait s’y attendre, le garçon continue à ne pas faire dans la dentelle malgré une fin inéluctable. Ce récit qui a tout d’un scénario « What If? » dépeint donc un Frank Castle qui mène sa quête vengeresse jusqu’au bout et offre également une « belle » mort au personnage lors d’une scène finale qui renvoie intelligemment aux origines du personnage. La boucle est donc bouclée pour Garth Ennis, qui aura accompagné son personnage du début jusqu’à la fin.

Bref, le lecteur a donc droit à trois excellentes histoires qui permettent de mieux cerner le personnage de Frank Castle et qui raviront les fans du Punisher !

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top comics de l’année !