Daniel Clowes – Patience


Amour, science-fiction et polar !

Daniel Clowes - PatienceEntre les albums de Daniel Clowes et moi, ça se termine soit en coup de cœur (lisez « David Boring » !), soit en grosse déception, au point de ne parfois pas terminer l’album. Comme j’ai non seulement terminé celui-ci, mais également bien aimé, vous avez droit à une petite chronique…

Dans ce nouveau one-shot, Daniel Clowes (Wilson, Mr Wonderful, Ice Heaven, David Boring, Le Rayon de la mort, Ghost World) invite à suivre les pas de Jack Barlow et Patience, qui attendent un heureux événement. Malgré leur manque d’argent et un petit mensonge, le couple semble néanmoins filer l’amour parfait. Cependant, un soir, en rentrant du boulot, Jack découvre le corps inanimé de Patience sur le sol du salon. Dix-sept ans après l’assassinat de sa femme enceinte, Jack n’a pas abandonné l’espoir de trouver le coupable et, lorsqu’il découvre un moyen de remonter le temps, il est bien déterminé à changer le cours des événements en empêchant le meurtre de celle qu’il n’a jamais cessé d’aimer.

Daniel Clowes livre donc une histoire d’amour mêlant polar et science-fiction. Lors de ses nombreux voyages dans le temps, Jack doit non seulement faire attention de ne pas provoquer de paradoxes temporels, mais il se retrouve surtout confronté au passé trouble de sa bien aimée. En nous présentant alternativement les points de vue de Jack et de Patience, Clowes permet d’assister à la construction du couple sous deux angles différents (voire même trois puisqu’il y a deux Jack). Comme d’habitude, l’auteur dresse également un portrait peu reluisant du genre humain en général et de l’Amérique en particulier. Patience n’a en effet pas été gâtée par la vie et les personnages croisés dans l’album constituent une belle brochette de « losers ».

Visuellement, le trait immédiatement identifiable de l’auteur saute instantanément aux yeux, ainsi que cette colorisation atypique qui vire dans les tons flashy lors des scènes du futur. Le dessin simple, réaliste et légèrement rigide de Clowes contribue à insuffler une ambiance particulière à l’ensemble. Les codes graphiques utilisés par Clowes et cette ambiance seventies prolongée au niveau des couleurs, des personnages et du découpage donnent un côté rétro/vieux comics plutôt sympathique à l’album.

Tout bon !

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top comics de l’année !

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