Négar Djavadi – Désorientale


Une iranienne à Paris !

Négar Djavadi - DésorientalePour son premier roman, l’écrivaine d’origine iranienne Négar Djavadi s’inspire de son vécu pour nous livrer une saga familiale sur plusieurs générations qui nous emmène de Téhéran à Paris.

« Désorientale » démarre en compagnie de Kimiâ Sadr dans la salle d’attente d’un service de procréation médicalement assistée. Alors qu’elle est en train de patienter, la narratrice laisse ses souvenirs affluer : son pays d’origine, son exil et sa famille…

« Désorientale » propose une fresque familiale sur trois générations, qui démarre en compagnie de l’arrière-grand-père aux cinquante-deux femmes et aux vingt-huit enfants, pour ensuite faire la connaissance de Nour, la grand-mère aux yeux bleus, puis de ses parents : Sara, la mère débordante d’amour et Darius, le père journaliste surveillé de très près par le régime…

« Désorientale » est un roman sur l’exil, sur le déracinement, sur la différence, sur la recherche d’identité, sur les origines et sur la transmission, qui permet d’une part de dresser le portrait de l’Iran du Shah, tout en offrant le regard d’une exilée sur notre société.

Mon esprit cartésien aurait probablement préféré une narration un peu plus linéaire, surtout qu’il faut déjà solidement s’accrocher pour ne pas tomber de l’arbre généalogique sur lequel la narratrice bondit d’une branche à l’autre, tout en multipliant les digressions. Je n’ai cependant jamais eu l’impression de véritablement perdre le fil rouge, parsemé d’émotions, de cet excellent récit.

Si vous avez aimé l’excellent « Persépolis » de Marjane Satrapi ou « Une métamorphose iranienne » de Mana Neyestani, ce roman ne devrait pas avoir trop de mal à vous séduire !

Désorientale, Négar Djavadi, LIANA LEVI, 352 p., 11€

Ils en parlent également : Marine, Page après page, Sylvie, Emmanuelle, Gambadou, Jean-Paul, Mes mots mes livres, Ma collection de livres, Joelle, Edyta

4 Réponses vers “Négar Djavadi – Désorientale”

  1. Lu à sa sortie et c’est justement cette narration non linéaire qui m’a séduite. Merci pour cet avis.

  2. Dans le cadre du prix première 2019, j’avais du lire « les exilés aussi meurent d’amour » et beaucoup l’avait comparé à celui-ci… de mon côté, j’avais eu du mal avec la narration un peu fouilli…

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