Geoff Johns et Ivan Reis – Aquaman, Peur abyssale


Jetez-vous à l’eau !

Geoff Johns et Ivan Reis - Aquaman, Peur abyssaleJusqu’à présent, j’avais acheté tous les albums de ce fameux relaunch « The New 52 » de DC Comics, rebaptisé Renaissance par Urban Comics. Comme cette remise à zéro des cinquante-deux séries de l’univers DC propose une nouvelle porte d’entrée à tous les néophytes, autant poursuivre sur ma lancée, en m’attaquant à cette remise à neuf d’Aquaman.

Pourtant, à la base, rien ne m’attire chez ce héros totalement ringard de l’univers DC et il faudra donc un solide reboot pour que je poursuive les aventures de ce véritable loser de la Justice League. Avec Geoff Johns et Ivan Reis aux commandes de cette saga qui a donc tout pour prendre l’eau, tout espoir n’est cependant pas perdu.

Les quatre premiers épisodes de ce premier volet opposent Aquaman à une menace sous-marine qui fait route vers la surface pour s’attaquer aux humains. L’intrigue est on ne peut plus classique, mais le but de Geoff Johns est clairement de nous présenter les différents personnages, tout en redorant le blason d’Aquaman. A ce titre, l’auteur joue intelligemment avec l’impopularité de ce personnage has-been. Par le biais de plusieurs situations amusantes, le héros est mis face à tous les préjugés et les moqueries qui l’entourent. Mais, au fil des pages, l’auteur installe son personnage, revient sur ses origines à coups de flashbacks, met en place son univers et le lecteur se rend vite compte qu’il devra dorénavant compter avec ce super-héros que personne ne prenait au sérieux.

Les deux derniers épisodes se concentrent sur le passé d’Arthur et sur sa femme Mera. Cette dernière fait honneur à ses origines atlantes en proposant un caractère bien trempé (oui, je sais, c’est ridicule). L’auteur en profite également pour poser les bases de la suite de cette série, avec une intrigue qui revient sur les causes de la disparition de l’Atlantide.

Visuellement, le travail d’Ivan Reis est une belle réussite. À l’aide d’un dessin dynamique, il parvient à redonner une aura à ce personnage peu charismatique à la base. La colorisation plus douce des retours en arrière, permet de mieux distinguer les changements d’époque, tout en installant un sentiment de nostalgie lorsqu’Arthur se souvient des moments passés en compagnie de son père. Le dernier épisode dessiné par Joe Prado est légèrement moins réussi, mais cela reste tout de même très bon.

Bref, encore une belle surprise de ce relaunch DC !

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