Joe Casey et Piotr Kowalski – Sexe, L’été du hard


Une série plus psychologique qu’érotique !

Joe Casey et Piotr Kowalski - Sexe, L'été du hardDerrière ce titre explicite et plutôt racoleur se cache une série intelligente et finalement beaucoup plus psychologique qu’érotique.

Joe Casey (« Butcher Baker ») invite à y suivre les pas de Simon Cooke, un ancien justicier masqué connu sous le nom du « Saint en Armure », qui tourne le dos à ses exploits héroïques pour vivre une existence normale. Si l’auteur développe en parallèle des intrigues qui s’intéressent aux anciens ennemis qui font main basse sur cette ville qui a perdu son ange gardien, ainsi qu’à ce side-kick qui choisit de poursuivre le combat contre le crime, l’intérêt principal de cette saga demeure la psychologie de ce personnage qui se cherche.

Le retour à la vie civile s’avère en effet bien plus compliqué que prévu. Pas intéressé dans la gestion de son entreprise et ne trouvant pas vraiment l’intérêt de vivre cette seconde vie qui lui servait jusque-là uniquement de façade, Simon tente de donner un sens à cette nouvelle vie. Comment combler le vide de sa véritable identité, dont une vie sentimentale et sexuelle totalement inexistante ?

Que ce soit à travers cette étrange société secrète, destinée à combler les perversions sexuelles d’une jet set dont il fait partie, ou par le biais de la relation complexe qu’il entretient avec Annabelle Lagravenese, une adversaire qu’il connaissait autrefois sous le nom de Shadow Lynx et qui s’est reconvertie en maîtresse des lieux d’un bordel de luxe, le sexe est bel est bien présent au sein de cet ouvrage, mais il sert surtout à souligner l’incapacité du héros à jouir de sa nouvelle existence.

Si la présence de plusieurs scènes asses explicites réservent cet ouvrage aux adultes, les planches de Piotr Kowalski ne s’attardent pas inutilement sur la chose. Evoluant sur un rythme lent, mais efficace, le récit est par contre accompagné d’une colorisation qui peu surprendre. Les couleurs flashy de Brad Simpson contribuent néanmoins à baigner l’ensemble dans une ambiance psychédélique, qui contraste brillamment avec la noirceur des bas-fonds de Saturn City.

Excellent !

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top du mois, ainsi que dans mon Top de l’année !

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