Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse – L’Eté Diabolik


Un récit d’espionnage vintage !

Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse - L'Eté DiabolikAprès le « Souvenirs de l’empire de l’atome », Thierry Smolderen (Ghost Money) et Alexandre Clérisse délaissent la science-fiction pour se lancer dans un thriller d’espionnage qui rend hommage aux bandes dessinées des sixties et plus en particulier à Diabolik, un personnage de « fumetti » imaginé par Angela et Luciana Giussani. Ce héros masqué est tellement populaire en Italie qu’il a même fait l’objet d’une adaptation cinématographique.

Le récit est découpé en deux parties, racontées par le personnage principal. La première se déroule dans une station balnéaire durant l’été de 1967 et invite à suivre les pas d’Antoine Lafarge, un adolescent de quinze ans qui passe ses vacances en compagnie de son père, un ingénieur a priori sans histoires. Entre parties de tennis, virées à vélo, baignades, trips sous LSD et rencontres amoureuses, le jeune homme mène la belle vie. Pourtant, suite à une banale altercation lors d’un tournoi de tennis, plusieurs évènements étranges s’enchainent, conduisant même à la disparition du père d’Antoine.

La deuxième partie du récit plonge le lecteur en 1987, au moment où Antoine publie son premier roman, un ouvrage qui revient sur les évènements de cet été « Diabolik », vingt ans plus tôt. C’est à ce moment que de nouveaux éléments vont lui permettre de faire tomber les masques et de lever enfin le voile sur les nombreuses zones d’ombre qui entourent la disparition de ce père qui cache finalement bien des choses.

Ce scénario qui ne livre les pièces manquantes du puzzle qu’en fin d’ouvrage s’avère particulièrement prenant. De la Seconde Guerre Mondiale à l’assassinat de Kennedy, en passant par les espions du KGB, l’auteur multiplie les rebondissements et distille les indices qui permettent de résoudre le mystère. En multipliant les références littéraires et cinématographiques, cette histoire d’espionnage rend également hommage aux sixties en général et au héros-criminel masqué des sœurs Giussani en particulier.

Visuellement, Alexandre Clérisse crée un univers personnel qui colle avec brio à l’ambiance pop flamboyante des sixties. Sa colorisation flashie sied également à merveille au trip LSD d’Antoine, où l’auteur livre des planches sous acide assez psychédéliques.

Un excellent one-shot, qui ouvre d’ailleurs mon Top BD de l’année !

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