Alejandro Jodorowsky et François Boucq – Bouncer, And Back (Tome 9)


Aller-retour en enfer !

Alejandro Jodorowsky et François Boucq - Bouncer, And Back (Tome 9)« And Back », le neuvième volet de cette saga, propose la suite et fin de la quête vengeresse entamée par l’ex bourreau de Barro-City lors du tome précédent. Alejandro Jodorowsky et François Boucq y avaient lancé leur héros à la poursuite de Pretty John, un sadique tout vêtu de blanc, qui n’est autre que le fils de Ugly John, le redoutable directeur du pénitencier de Deep-End. C’est dans ce refuge pour hors-la-loi de la pire espèce que le lecteur avait abandonné Bouncer Van Dorman. Si le titre de cet album laisse présager que le célèbre manchot pourra finalement sortir de cet enfer, rien ne lui sera cependant épargné.

Cette fin de diptyque apporte tout d’abord toutes les réponses concernant l’origine de ce lieu de débauche et concernant l’histoire d’Ugly John et de ses trois Skulls, mais il propose surtout une course-poursuite sans pitié au sein de l’environnement désertique qui contribue à transformer cet endroit en véritable enfer. Le Bouncer se retrouve en effet traqué par les renégats de Deep-End, dont les impitoyables hommes de main d’Ugly John. Si cette chasse à l’homme s’avère haletante, Alejandro Jodorowsky continue d’enfoncer sa série encore un peu plus loin dans l’horreur et dans la violence, proposant au passage quelques scènes qui invitent à détourner le regard. Du ramassis de salopards de la pire espèce qui dirige ce pénitencier perdu au fin fond des Rocheuses aux redoutables Skulls, en passant par Goyathly ou Faucon Noir, le récit repose une nouvelle fois sur le charisme de personnages aux trognes brutales et rugueuses, que l’auteur s’amuse à renouveler au fil des cycles et qui sont en parfaite symbiose avec la cruauté et la sauvagerie de leur environnement.

Visuellement, l’inimitable François Boucq nous livre une nouvelle série de planches somptueuses, pourvues de couleurs qui collent parfaitement au style et à l’ambiance de cette terre sauvage. Un dessin fouillé qui se prête à merveille à l’univers du far west et aux tronches marquées par cette vie ingrate. Les cadrages sont magnifiques, les personnages sont d’un réalisme effrayant, les décors invitent au voyage et le trait de Boucq renforce encore la puissance et la brutalité de cette histoire.

Un excellent cycle, peut-être bien le meilleur de cette saga incontournable !

Notons également l’existence d’un épisode 8.5 publié sur le Net et intitulé Ghost Story.

Un album que vous pouvez retrouver dans mon Top du mois et dans mon Top de l’année !

Jetez également un œil à la bande annonce :

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