Naoki Urasawa – Pluto 008


Revisite de l’univers d’Osamu Tezuka par le maître absolu de la narration !

Naoki Urasawa - Pluto 008Arrivé au dernier tome de cette brillante revisite de l’univers d’Osamu Tezuka, avec la disparition émouvante d’Epsilon lors du volet précédent, tous les robots les plus puissants de la Terre sont maintenant morts. C’est dans un climat de fin de monde, rythmé par le compte à rebours d’une bombe à anti-protons, que Naoki Urasawa (Monster, 20th Century Boys, Happy!) et son co-auteur Takashi Nagasaki se lancent donc dans ce sprint final.

Heureusement, tout espoir n’est pas perdu, car Astro s’est réveillé. Mais, en lui injectant la puce contenant les émotions que l’inspecteur Gesicht a ressenties au moment de sa mort, les scientifiques ont pris le risque de le faire sombrer dans la haine et dans la violence. Ce come-back permet donc tout d’abord de raviver la mémoire de l’inspecteur Gesicht, rendant ainsi une sorte de dernier hommage à ce robot qui a servi de fil rouge tout au long de cette enquête policière immergée dans la SF. Mais il permet surtout d’offrir un dernier adversaire de taille aux plans destructeurs des commanditaires de Pluto, ainsi qu’une ultime lueur d’espoir aux habitants de la Terre.

Le combat entre Pluto en Astro s’inscrit d’ailleurs dans la lignée du précédent. Tout comme Epsilon, Astro va tenter d’opposer autre chose que de la haine à la violence de Pluto, proposant donc également une alternative mêlant compréhension et compassion. Si l’affrontement final est particulièrement réussi, on notera également que, contrairement à la fin ouverte de « Monster » ou à la fin quelque peu controversée de « 20th Century Boys », Naoki Urasawa ne loupe pas sa sortie. Ce tome riche en révélations apporte en effet toutes les réponses nécessaires, tout en respectant le message d’espoir distillé par Osamu Tezuka lors de l’une des histoires les plus populaires d’ »Astro Boy » : «Le robot le plus fort du monde».

S’il faut retenir la narration exemplaire de cette saga par un maître en la matière, ainsi que le développement psychologique particulièrement réussi d’androïdes que l’auteur est parvenu à rendre extrêmement humains et attachants, il serait déjà bien de ne retenir qu’une seule chose :

« La haine est un sentiment… stérile… dont rien ne peut naître… »

Retrouvez ce manga dans mon Best Of 2011 !

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