Jerome Charyn et François Boucq – La femme du magicien


Voyage onirique au cœur de la magie !

Jerome Charyn et François Boucq - La femme du magicienAyant beaucoup aimé le récent « Little Tulip », ainsi que « Bouche du Diable », je me devais donc de lire la troisième collaboration entre le romancier américain Jerome Charyn et le virtuose du dessin François Boucq (Bouncer, Le Janitor, Jérôme Moucherot). J’ai donc profité de la réédition de « la Femme du magicien », initialement paru en 1986 et maintenant disponible au sein de la Collection Signé du Lombard, pour combler cette lacune.

En suivant les pas de la petite Rita Wednesday, qui deviendra la femme du magicien au fil des pages, puis employée d’un snackbar à New-York, le lecteur plonge dans le monde de la prestidigitation. Et il faut s’accrocher car le scénario a plus d’un tour de passe-passe dans son sac. Il y a tout d’abord l’imagination déstabilisante de cette petite fille qui vit en compagnie de sa mère dans la maison du magicien. Il y a ensuite la relation possessive étrange et malsaine entre l’illusionniste et cette jeune femme qui parcourt le monde en tant que vedette de son spectacle. Puis il y a ces crimes abominables commis dans Central Park, qui font pencher le récit vers l’enquête policière. Et pour couronner le tout, il y a l’ambiance onirique de cette histoire qui mêle rêve, réalité, fantasmes et illusions. Du coup, le lecteur qui n’aura pas accepté de se laisser embarquer sans a priori par le récit, ressortira complètement déboussolé de cette lecture, sans véritablement comprendre où les auteurs voulaient en venir. Ils pourront néanmoins se consoler en admirant le trait inimitable de François Boucq, qui livre à nouveau quelques planches qui marquent à jamais les esprits, et en se disant qu’il viennent de lire un album qui a obtenu le prix du meilleur album au festival d’Angoulême en 1986.

Personnellement, n’étant pas trop friand d’éléments trop fantastiques, j’ai plus apprécié les deux autres one-shots de ce duo.

Une Réponse to “Jerome Charyn et François Boucq – La femme du magicien”

  1. Là en revanche, je passe mon tour.

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